16-12-2009

Paul Auster : L’invention de la solitude – 1992

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« Paul Auster est devenu écrivain parce que son père, en mourant, lui a laissé un petit héritage qui l’a soustrait à la misère. Le décès du père n’a pas seulement libéré l’écriture, il a littéralement sauvé la vie du fils. Celui-ci n’en finira jamais de payer sa dette et de rembourser en bonne prose le terrifiant cadeau du trépassé. » Là se trouve — Pascal Bruckner le note d’emblée dans sa lecture — la clef de voûte du système Auster. L’invention de la solitude est le premier livre du jeune écrivain, c’est aussi le livre fondateur de son oeuvre, son art poétique. Dans les deux parties — Portrait d’un homme invisible (le père) et le Livre de la mémoire —, Paul Auster interroge la mémoire familiale et met en place un univers que l’on retrouvera dans chacun de ses romans.

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16-12-2009

Solitaire – Elvis Presley

There was a man, a lonely man
Who lost his love, thru his indifference
A heart that cared that went unshared
Until it died within his silence

And Solitaire is the only game in town
And every road that takes him, takes him down
While life goes on around him everywhere
Hes playing Solitaire

And keeping to himself, begins to deal
And still the king of hearts is well concealed
Another losing games comes to an end
And deals them out again

A little hope goes up in smoke
Just how it goes, goes without saying
There was a man, a lonely man
Who would command the hand hes playing

And Solitaire is the only game in town
And every road that takes him, takes him down
While life goes on around him everywhere
Hes playing Solitaire

And keeping to himself, begins to deal
And still the king of hearts is well concealed

Another losing games comes to an end
And deals them out again

And Solitaire is the only game in town
And every road that takes him, takes him down
While life goes on around him everywhere
Hes playing Solitaire

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15-12-2009

Blog : Surprises

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Être seul,
la douceur d’une pensée,
cette fleur abîmée,
la force d’une impatience,
un certain désespoir,
mais le petit homme s’allumait.
Un souvenir d’une photo,
ces mouvements de toi,
jeune femme qui traverse,
le boulevard St Germain
des roses à la main.
Un chapeau sur sa tête,
imprudent passager,
l’harmonie de cette fontaine,
sous ce soleil froid,
visitant ce quartier gai.
Une autre de son allure,
en parcours d’une marche,
un mouvement vers l’azur,
funeste veste,
une fenêtre sur le petit parc,
des ondes répartis,
vers le miroir d’une femme,
sur son chemin. 

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13-12-2009

Solitude – 孤独

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12-12-2009

170) Seul – Blok Modisane (1923

Solitude terrible
Solitude
Comme un cri
en un cri solitaire
un cri sur la grève du rêve
cri d’angoisse, que nul ne peut entendre
mais vous m’entendez clair et fort :
vous écho vibrant ;
comme si je criais pour vous.
Je me parle à moi-même lorsque j’écris
hurle et crie pour moi-même
alors pour moi-même
je crie et hurle :
clamant une prière
criant des mots sans suite
sachant que de cette manière je dis
que le monde autour de moi vit encore ;
peut-être même
seulement pour crier et hurler.

Ou alors ne manque-t-il pas le contact direct
du musicien
ou bien es-il vrai que l’écrivain
crée (sauf la trinité formée par Dieu, sa machine et lui-même)

des silhouettes incestueuses
à chaque cri, à chaque hurlement
pour moi, crier et hurler
chercher pour trouve l’ami
sont déformations normales de la solitude.

Traduit de l’ancglais par Eldridge Mohamadou.

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11-12-2009

Solitude

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09-12-2009

Miryam : solitude

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Dans cette belle terre de Bretagne, au ciel bas et lourd, où le vent fait frémir les herbes grises mouillées d’embruns, dans ce pays qu’a chanté le plus grand barde, Botrel… Une histoire à la lois simple et émouvante se déroule… La guerre et l’amour s’y partagent la vedette, et l’auteur a su décrire avec infiniment de talent les angoisses par où passent les héros — héros dans tous les sens — de ce merveilleux roman.
Le comte Yves de Plougonec craint que son nom ne s’éteigne : deux de ses fils sont entrés dans les ordres… Sa fille Jeffic ne va-t-elle pas entendre, elle aussi, la voix des cloîtres blancs ? Et ce Stéphane, cet homme fruste. aux réactions violentes, trouvera-t-il le bonheur dans la terre des marins bretons ?
Vous l’apprendrez en lisant cette oeuvre pleine d’émotion et où le style si particulier de Miryam se donne libre cours.

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09-12-2009

Guy Marchand

Dans ma D.S., ma vieille D.S.
Qu’est plus de la première jeunesse
Je commence vers les minuits
Jusqu’à sept heures sept heures et demie
Y a une photo près du volant
Une vieille dame et un p’tit enfant
Y a prière de ne pas fumer
De n’pas sortir du mauvais côté
Y a une médaille de saint Christophe
Pour éviter les catastrophes
Une carte postale de Tahiti
Un indicateur de Paris
C’est dans cette caisse que j’gagne ma vie
On serre les fesses quand je conduis
Je fais le taxi de nuit

Je prends les gens qui rient qui pleurent
Qui défilent dans l’rétroviseur
Les travelos qui perdent leurs bas
Les messieurs qui s’en vont au bois
Les noirs qui s’marrent, les femmes qui s’barrent
Les gars qui boivent dans tous les bars
Je les surveille du coin de l’œil
Pour pas qu’ils gerbent sur mes fauteuils
Je mets au lit tous les zombies
Ceux qui marchent seuls sous la pluie
Je fais le taxi de nuit

Un soir v’là qu’une fille un châssis
Belle comme un ange de paradis
Me donne une adresse à Neuilly
Et croise les g’noux dans mon taxi
J’ai raté dix fois la première
J’ai même foutu la marche arrière
Quand dans l’rétro elle a souri
J’ai mis en codes tout ébloui
Mon cœur fit un bruit d’carrosserie
J’aurais même bouffé mon permis
Dans mon taxi de nuit

Vous qu’êtes comme une madone madame
Pour moi y a eu maldonne madame
J’ai glissé sur des peaux d’banane
Toute ma vie sur le macadam
Y a pas idée d’être aussi belle
C’est comme ça qu’la vie est cruelle
Ça fait mal à des vieux chiens comme moi
Qui se sentent encore plus seuls après ça
Est-ce qu’on vous l’a jamais dit
C’est pas bien d’être aussi jolie
Dans un taxi de nuit

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04-12-2009

Solo

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02-12-2009

Comme un étranger dans la ville – Gilles Marchal

Comme un étranger dans la ville261ville.jpg
Je suis plus seul qu’une ombre
Et ma voix ne parle qu’à moi
Les gens qui me regardent
N’ont pas de visage
Ils n’ont que l’ombre d’un regard.

Je veux aller où le soleil brille
A travers la pluie
Où un blouson sur mon dos me tient chaud
Echappant au vent du nord
Voguant au ciel d’été
Ou ricochant sur des vagues d’océan.

Je veux aller où le soleil brille
A travers la pluie
Où mon pauvre blouson
Me tient chaud
Echappant au vent du nord
Voguant au ciel d’été
Ou ricochant sur des vagues d’océan.

Comme un étranger dans la ville
Je suis plus seul qu’une ombre
Et ma voix ne parle qu’à moi
Mon cœur que cette ville
Ne connais pas
Mon cœur que cette ville.
Ne connais pas
Mon cœur que cette ville.

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02-12-2009

Retour au pays – Robin Hobb

56334hobb1.jpg4e de couverture : Un bateau vogue vers les Rivages Maudits avec, à son bord, des hommes et des femmes condamnés à l’exil sur des terres lointaines pour avoir trahi le Gouverneur Esclépius. Leur destination : le désert des Pluies – un pays à la végétation monstrueuse, aux eaux corrosives et aux sols fangeux. A peine débarqués, les passagers tentent d’organiser leur survie. Bientôt, la découverte d’une ville souterraine, peuplée d’apparitions extraordinaires et de sons envoûtants, les plonge dans un monde inconnu et pourtant étrangement familier… Des robinsonnades aux récits de civilisations perdues, Retour au pays emprunte à de nombreuses traditions littéraires pour bâtir, sous la forme d’un journal intime, une épopée captivante.

 

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Mon avis : Je n’ai pas aimé. On retrouve dans ce texte les mêmes stéréotypes que dans le cinéma américain. La dame Carillon commande, les autres eux sont soit ses alliés soit « perdus « . L’élitisme ! C’est elle qui sauve la troupe et montre la voie. Le mythe du  » sauveur  » encore et toujours. Quand à la survie d’une cinquantaine de personnes dans des conditions aussi hostiles, c’est à voir…

 

 

 

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25-11-2009

La Route – Cormac Mac Carthy

56332laroute1.jpg Sujet : Après une catastrophe, nucléaire (?), un père et son fils cherchent, à travers un pays dévasté, à gagner le sud. Pour cela ils suivent une route, le long de laquelle ils doivent, éviter les anthropophages, les voleurs, lutter contre le froid, la faim, les cendres, la nuit… Au cours de leur trajet, ils ne trouvent que terres et arbres brulés, maisons pillées et villes désertes.

Style : Des phrases courtes, parfois sans verbe. Aucun chapitres, mais une succession de petits paragraphes. Aucune citation littéraire à aucun moment. De sempiternelles références religieuses. La récupération de vivres et de matériel dans un ketch (p. 198) fait penser à Robinson fouillant la goelette.

Impression : Se lit d’une traite. Vous tient en haleine.

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21-11-2009

La Solitude – Maryline

56323gentiane.jpghttp://lagentiane.org/poemes/poem-0197.htm

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20-11-2009

Brassaï : prostituée

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19-11-2009

Catherine Ribeiro – 1975

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Site officiel

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18-11-2009

La Solitude lumineuse – Pablo Neruda

56323neruda.jpgEn 1928, Pablo Neruda est nommé consul à Colombo, Ceylan, puis à Singapour et Batavia. Accompagné de Kiria, sa fidèle mangouste, le poète chilien découvre les odeurs et les couleurs des rues asiatiques, les plaisirs et cauchemars de l’opium, la chasse à l’éléphant, le sourire paisible des Bouddhas… Neruda livre ses souvenirs colorés et poétiques d’un Orient colonial et se révèle comme un homme passionné, curieux de tout et de tous, et un merveilleux conteur.

 

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13-11-2009

Seule

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13-11-2009

Jean-Jacques Henner (1829-1905) : Solitude – 1886

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06-11-2009

Jean-Jacques Henner (1829-1905) – Solitude

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06-11-2009

Seul…

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25-10-2009

Henrich von Kleist – 1777-1811

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Je ne puis être heureux qu’en ma seule société, parce qu’il m’est permis, là, d’être tout à fait moi.

Correspondance.

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20-10-2009

Solitude, solitudes

56286autrement.jpgA travers l’objectif de mon appareil , j’ai voulu approcher ce qui me sépare de la solitude des autres, non pas pour un commentaire, une définition réductrice, mais bien plutôt pour l’identifier comme inséparable de notre histoire, de notre humanité. Solitude. Il faut aller au-devant de soi-même pour la découvrir, l’apercevoir dans la foule, dans les cafés, sur les trottoirs, dans les lieux de prière désaffectés, sur les banc des squares, sur les bords de Seine, dans la file d’attente chez le commerçant.

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20-10-2009

Parler seul – Jean Follain

Il arrive que pour soi
l’on prononce quelques mots
seul sur cette étrange terre
alors la fleurette blanche
le caillou semblable à tous ceux du passé
la brindille de chaume
se trouvent réunis
au pied de la barrière
que l’on ouvre avec lenteur
pour rentrer dans la maison d’argile
tandis que chaises, table, armoire
s’embrasent d’un soleil de gloire.

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20-10-2009

Philippe Geluck

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13-10-2009

Thierry Cravant

56286blanchetome1.jpg« À peine sortie du couvent, Blanche se plie à un mariage forcé.

Les mauvaises langues disent que c’est une chance que la jeune fille ait trouvée un mari malgré son handicap…

Blanche ne voit pas les couleurs.

Pourtant le miracle du mariage ne lui rend point les couleurs de la vie.

Sitôt mariée, elle est conduite sur une terre isolée où seul Toumaï, un esclave, semble comprendre son désarroi ».

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13-10-2009

Helgé

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11-10-2009

Philoctète – Jean-Pierre Siméon

56285philoctte.jpgOui oui j’ai été jeune aussi
tout comme toi la main plus prompte que la bouche
mais crois en mon expérience c’est la parole
la parole pas l’action qui mène le monde

« Si ce Philoctète suit plutôt fidèlement le dessin de la pièce de Sophocle et en retient la plupart des motifs visibles, il n’en est assurément ni une traduction (je ne lis pas le grec, hélas) ni une adaptation. A quoi du reste adapterait-on Sophocle ? Au goût du jour ? Pouah ! Au contexte socio-historique actuel ? Billevesées ! A notre oreille ? Soignons-nous plutôt l’oreille…
De quoi s’agit-il donc ? D’une réécriture, d’une totale réécriture qui est ré-appropriation de l’objet originel dans une langue autre : ce qui signifie ici non pas du grec au français, mais d’une poésie à une autre. Donc pas une équivalence plus ou moins ajustée mais une métamorphose. Ce n’est pas affaire de remodelage mais de transmutation, une transmutation qui touche tous les composants de la matière langagière : vers, rythme, scansion, métaphores, distribution de la parole. Cela implique concentrations, expansions, suppressions, ajouts, libre improvisation (notamment pour la partition du chœur).
Qu’est-ce donc que ce
Philoctète ? Je pourrais dire, avec ce qu’il faut de prétention pour l’oser dire : Sophocle tel qu’en lui-même ma poésie le change. Ce texte n’est en rien de Sophocle mais il n’eut pas existé sans lui. »
Jean-Pierre Siméon

Les Solitaires intempestifs.
Date de parution : Mai 2009
ISBN 978-2-84681-251-1

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06-10-2009

Taneda Santôka

Sur mon bureau solitaire
la libellule
consent à se poser
Anthologie du poème court japonais, p. 146

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04-10-2009

Le Robinson de la Banquise

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Fasciné par le sort de sir John Franklin, disparu en 1845 avec ses cent vingt-huit hommesd’équipage (alors qu’il cherchait un passage entre l’Atlantique et le Pacifique, via l’archipel nord-canadien), l’Américain Charles Francis Hall va tenter d’en retrouver la trace. De 1860 à 1869, l’explorateur-enquêteur se rend en Arctique. Il y apprend les techniques de déplacement inuit, recueille les traditions orales des autochtones, découvre quelques restes de l’expédition Franklin.

En 1871, le gouvernement américain nomme Charles Francis Hall commandant d’une expédition scientifique, avec pour mission d’atteindre le pôle Nord. Le périple sera frappé au coin du tragique… Pris par les glaces le long de la côte nord-groenlandaise, le navire de Hall, le Polaris, se prépare à hiverner. Très vite, des tensions se font jour entre les différents membres de l’état-major. Hall tombe brusquement malade après avoir bu une tasse de café, et ne tarde pas à mourir, accusant, dans son délire, le médecin du bord de l’avoir empoisonné. Pour les membres de l’expédition, ce décès marque le début de nombreuses et dramatiques péripéties…

Cent ans après la mort de Charles Francis Hall, Chauncey C. Loomis organise une expédition au Groenland, afin d’exhumer le corps de l’explorateur et d’élucider le mystère. Dans Le RobinMm de la banquue, il s’appuie sur les journaux de bord de l’expédition et les rapports de l’enquête officiellement ouverte après le retour des compagnons de Hall, dans l’espoir de connaître le fin mot de l’histoire : Charles Francis Hall a-t-il vraiment été empoisonné à l’arsenic ?

Chauncey C. Loomis
Traduit de l’américain par Jean-François Chaix
en librairie le 1er octobre 2007
Collection biographies / aventures
380 pages / 15 x 21 cm
29 euros
ISBN: 2-916552-04-9
Diffusion & distribution : Rando-diffusion
?

 

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01-10-2009

William-Adolphe Bougereau : Seule au monde

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Le tableau dépeint une jeune femme au cheveux courts tenant un violon, sur un pont enjambant la Seine. Elle regarde vers sa gauche avec un air mélancolique. On distingue la cathédrale Notre-Dame de Paris à l’arrière plan, ainsi que ce qui semble être le Pont Royal. Le pont sur lequel la jeune femme se trouve est donc fort probablement le Pont de Solférino.

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01-10-2009

Audrey !

56274seule.jpgSeule,
Offerte à la vie, elle attend !

Seule,
Offerte aux regards et à l’avenir !

Seule,
Elle court et n’a pas de temps !

Seule
A vingt ans ! Elle l’attend !

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01-10-2009

Seuls

56274seuls.jpgLe thème : un matin , cinq enfants découvrent qu’ils sont seuls dans leur ville. Ils forment une petite bande.

J’ai aimé :

- le dessin à la Uderzo.

- l’idée.

Critique : Les aventures de ce premier tome sont un peu simplettes. Les enfants méritent mieux.
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27-09-2009

La Solitude – Muriel Robin – Pierre Palmade – 1989

Ça, c’est sûr : quand on est tout seul, on est peinard. C’est peut être même le seul avantage d’ailleurs, parce que sinon… qu’est ce qu’on se fait chier, oui ! Moi, je vois, si je suis seule – à compter que je sois seule – j’ai compté : je suis seule – et bien si je suis seule, c’est un choix. Ah oui, on ne peut pas imposer ça à quelqu’un. Moi, on m’aurait dit : « tu vas vivre seule toute ta vie », je demande tout de suite où est le gaz. Enfin, là, c’est pas le cas, moi, j’ai choisi la solitude.Et quand je dis que j’ai choisi la solitude, je pourrais aussi bien dire que j’ai choisi la liberté… de choix… d’être seule ! Je fais comme je veux, je ne demande rien à personne. Et ? Personne ne me demande rien ? C’est pas faux non plus…Non, mais enfin, je préfère vivre seule que mal accompagnée, voilà… Comment? Bien accompagnée ? Oui, c’est autre chose… Mais franchement, si c’est pour sortir, rencontrer des gens qu’on ne connaît même pas, moi je préfère rester chez moi, devant ma télé, personne pour me dire « la 2″, « la 3″, « le foot »… De toutes façons, on se disputerait pas : je la regarde jamais la télévision, alors.J’aime pas ça. En revanche, j’aime bien écouter la radio… Et j’aime bien écouter la radio devant un petit plateau télé… beaucoup moins intéressant dans l’autre sens : je ne regarderais pas la télé devant un petit plateau radio, vous voyez !Non, et puis, être seul ou à deux, c’est pareil, ça ne change pas les choses, ça n’a pas de rapport, comment vous dire?… Un truc qui est beau, il est beau. C’est vrai, on ne regarde pas avec les yeux de l’autre. Moi, je vois, hier, je suis allée voir une exposition, toute seule, comme une grande, bon,…. Ben qu’est ce que je me suis fait chier. J’ai peut être pas pris le bon exemple !!! Bon, mais vivre seule, y a quand même des avantages. Lesquels ?… A deux aussi, y a des inconvénients ! Moi quoi qu’il en soit, je ne cours pas après la sexualité… Elle me le rend bien, faut dire ce qui est ! Non, mais c’est vrai, c’est pas mon truc ; chacun son truc, c’est pas mon truc. Je vais quand même pas me forcer… Non, moi, je mets mon énergie ailleurs : je fais du vélo camping. Et puis c’est très très sympa toute seule. L’été dernier, je m’étais fait un joli parcours :je suis passé par Vittel, puis j’ai fait une grande boucle, et je suis remonté par Mante, c’est ça, vittel-menthe, et vous qu’est ce que vous prenez ? Je plaisante… Ah, ça pour la rigolade, je suis pas la dernière… je suis pas dans le peloton de tête non plus, mais je suis pas la dernière. J’aime bien tout ce qui est comique… dans le sens humoristique. J’aime bien tout ce qui est blague, charade, rébus, calembours, même les puzzles, j’adore ça ! Je voudrais revenir sur une chose : quand je dis que je vis seule, ça ne veut pas dire que je ne vois personne. Ah, non, j’ai des amis, j’ai des amis… au bureau. Et puis c’est très très sympa. Je vois, hier Yvonne n’avait plus de papier, elle est venue m’en demander, je l’ai dépanné, c’était TRÈS sympa ! Mais en revanche, je ne les vois pas à l’extérieur, on ne se voit pas et je préfère. J’aime bien. J’aime bien parce qu’ils ont un vrai respect pour ma vie privée : ils me téléphonent jamais, ils me disent jamais quand ils sortent, bon je le sais toujours parce que le lendemain ils en parlent au bureau, mais vraiment ils respectent ma vie privée et j’aime ça. Oui, j’ai une vie privée… privée de tout, c’est vrai, mais privée quand même ! En ce moment, on rigole au bureau : c’est le jeu des surnoms. Ça n’arrête pas. Jean-Claude, c’est le distrait, il est toujours distrait ; Jacqueline, c’est la jacasse, elle parle, elle saoule tout le monde ; Y a « nez rouge » qui a toujours le nez rouge; et moi, comment ils m’ont appelée déjà… ah oui ! « Tronche de cake » ! Je sais pas où ils vont chercher tout ça, mais qu’est ce qu’on s’amuse!… Non, et puis,moi, je ne suis pas vraiment seule : j’ai maman. On se voit beaucoup avec maman. Cette année, je vais refaire mon anniversaire avec elle… enfin, j’espère,parce que l’année dernière on devait le faire ensemble, et pcore… J’arrive chez elle, elle avait tout préparé, les petits plats dans les grands, ça se présentait merveilleusement bien. Il faisait très chaud dans la maison, j’ouvre la fenêtre pour aérer. Y a un terrain de sport juste en dessous. Les gamins qui jouaient, l’amicale, je sais pas quoi, j’ai passé la tête à un moment, je me suis pris le ballon en pleine poire ! J’ai le nez qui a carrément éclaté, le menton accroché à la rambarde : une patate pendant trois semaines.Sa s’est mal goupillé, vraiment. Cette année, on crèvera tous sur place s’il faut,mais avant que j’ouvre la fenêtre, ils peuvent attendre. Ah, non, j’étais défigurée, j’avais bien besoin de ça…Pourquoi je vous dis ça ? Les anniversaires ! C’est vrai, y a les Noëls aussi. Ma mère, les Noëls, elle les fait pas. Elle dit que ça coûte trop cher. C’est vrai que ce n’est pas donné, mais on n’est pas obligé de manger du caviar non plus… Moi, je vois, l’année dernière, je m’étais fait une petite côte de porc, avec beaucoup de jus, j’adore ça. En légume, qu’est ce que j’avais mis ? Ah oui, du chou fleur, et en dessert, la bûche ! Une petite tranche de bûche pour la tronche de cake ! C’est vrai, ce qui compte pour Noël, c’est la bûche… La dinde ? La dinde d’accord, mais moi toute seule, je peux pas me la descendre ! Si c’est pour être malade, c’est pas la peine ! Moi, je dis « Noël, faut que ça reste une fête ! » J’ai une manie, tous les ans depuis très longtemps, j’enlève toujours le petit père noël, la petite hache, les petits trucs en plastique qui sont dessus, je grave l’année avec un couteau, je les range, et après dans l’année, quand je les ressors, je me rappelle… C’est chouette, hein ? J’ai regardé, cette année, Noël, ça tombe un mercredi. Mercredi, c’est bien, comme ça, y a pas de pont. La toussaint, elle tombe quand elle veut, de toutes façons, on s’en fou, y a pas de cadeaux ! Je dis ça parce que j’aime ça, les cadeaux. L’année dernière, comme j’adore la musique classique, je me suis offert l’intégrale de Cleyderman… Et puis alors des disques !… je m’y attendais pas du tout !On n’a pas sonné ? Ah, non, c’est au dessus ! Je crois toujours que c’est chez moi ; c’est ridicule : j’ai pas de sonnerie. Ben, non, j’en ai pas mis, j’en ai pas l’usage : je vais quand même pas sonner pour rentrer chez moi ! Au dessus,c’est une femme, comme moi. Elle vit seule, comme moi. Elle a l’air d’être très heureuse… »FIN.

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26-09-2009

Christophe Dejours – Florence Bègue

56270dejours.gifEntretien . Alors que les directions d’entreprise persistent à ne voir que des drames individuels, le psychiatre Christophe Dejours souligne le rôle délétère des organisations du travail qui ont déstructuré le « vivre ensemble ».

Comment en vient-on à tolérer l’intolérable, le sort des chômeurs, des nouveaux pauvres, mais aussi des conditions de travail qui mettent en danger notre santé mentale ? s’interrogeait déjà il y a dix ans Christophe Dejours dans un livre, Souffrance en France, qui fit événement. Aujourd’hui, le psychiatre, spécialiste du travail, creuse le sillon en publiant, avec Florence Bègue, un ouvrage consacré à la question du suicide et du travail. Analyse des causes, qui nous mène au coeur des transformations du travail, mises en oeuvre au nom d’une « doctrine de gestion » conçue pour accroître les profits, et qui ont « déstructuré le vivre ensemble ». Mais aussi, et surtout, proposition d’une approche, de principes d’action pour enrayer le fléau. Tant il est vrai, comme le clame Christophe Dejours dans l’entretien qu’il nous a accordé, qu’ « il n’y a pas de fatalité dans le suicide au travail ».

Les suicides au travail défrayent la chronique depuis quelques années. S’agit-il vraiment d’un phénomène nouveau ?

Christophe Dejours. C’est un phénomène qui n’existait pas, à ma connaissance, sauf dans un milieu particulier, l’agriculture, qui est à la fois lieu de travail et lieu de vie. Les salariés agricoles étaient la catégorie socioprofessionnelle la plus touchée par le suicide. C’est d’ailleurs intéressant parce que l’une des raisons pour lesquelles les salariés agricoles se suicidaient, c’était l’isolement. Or, c’est le même problème qu’on retrouve aujourd’hui dans les autres sphères de l’activité productive : la solitude.

Ces suicides au travail sont apparus à la fin des années 1990, et depuis ils sont en augmentation, semble-t-il, assez continue. Certes, le travail pouvait être en cause par le passé dans l’apparition d’un certain nombre de suicides. Mais ils ne se passaient jamais sur le lieu de travail. Quand quelqu’un va se pendre dans la forêt, commence une argumentation compliquée sur les raisons qui l’ont conduit au suicide. En revanche, quand quelqu’un va se suicider sur son lieu de travail, il n’y a plus de discussion possible : c’est évident que le travail est en cause. D’autre part, il y a des gens qui, comme le salarié de France Télécom qui s’est donné la mort à Marseille, laissent des lettres, disant clairement que ce n’est pas la peine d’aller chercher la moindre cause de leur geste ailleurs que dans le travail.

C’est d’autant plus véridique que c’est quelqu’un qui vient de bénéficier d’une augmentation. On voit bien qu’on n’est pas dans une configuration psychologique attendue quand on est psychiatre : quelqu’un qui présente depuis longtemps des symptômes annonçant une personnalité fragile, une vulnérabilité, une prédisposition à la dépression, qui serait déjà un bras cassé, qui ne marcherait pas bien dans son travail. On a des suicides chez des gens qui ne correspondent pas du tout à ce profil, sont très appréciés dans leur travail, et qui, par ailleurs, n’ont pas particulièrement de problèmes dans leur espace privé, des gens plutôt bien entourés socialement, avec une famille qui fonctionne bien. Mais si on analyse les choses plus en détail, on se rend compte qu’à chaque fois que ces choses arrivent, la personne qui se suicide est dans une relation de fondamentale solitude sur le lieu de travail.

On est frappé aujourd’hui par la vague de suicides chez France Télécom. Toutefois, pour vous, ce n’est pas le nombre qui compte, un seul suicide dans une entreprise révèle une situation alarmante.

Christophe Dejours. Une seule mort, c’est déjà une tragédie du point de vue du fonctionnement de l’entreprise. Les suicides ne survenaient pas autrefois sur le lieu de travail. Quand un suicide de ce type se produit, c’est que quelque chose a changé. Ce que cela révèle, c’est une déstructuration en profondeur de tout le tissu social du travail, tout le vivre ensemble dans le travail, sous la forme de l’attention à l’autre, le respect de l’autre, la camaraderie. Les gens sont très nombreux quelquefois, y compris sur un plateau clientèle, dans des open spaces, et en même temps, chacun est seul. Quand quelqu’un commence à présenter des signes de souffrance, de dépression, de tristesse, d’irritabilité, personne ne bouge. Autrefois, vous ne laissiez pas, dans un collectif de travail, un collègue s’enfoncer sans intervenir au bout de deux ou trois jours : « Qu’est-ce qui se passe ? » Il y avait des solidarités très fortes. Les gens se regardaient, se parlaient. La prévention du suicide était faite par tout le monde, les copains, les collègues. Le vivre ensemble, c’est une prévention du suicide. La solitude est un élément déterminant du suicide sur le lieu de travail.

Quand quelqu’un est pris tout à coup sous le feu d’un harcèlement, de quelqu’un qui commet contre lui des actes manifestement injustes, des discriminations, qui le place dans les postes les plus difficiles, cela n’a rien de nouveau dans le monde du travail. En revanche, ce qui est neuf, c’est que, lorsque vous êtes pris comme cible d’un tel comportement, personne ne bouge. À ce moment-là, vous faites l’expérience de la trahison du collectif. Ce n’est pas une simple solitude, c’est une trahison.

Vous insistez sur l’importance de ne pas laisser classer sans suite un suicide au travail.

Christophe Dejours. Si on ne fait rien à la suite d’un suicide, qu’on se contente de faire faire les constats nécessaires par la police, et qu’on reprend le travail sans pouvoir en faire quelque chose, on entérine le suicide comme un événement banal. Le message que laisse le mort, c’est que la mort fait maintenant partie des risques normaux du travail. Du coup, ça dégrade l’état psychique des gens, ils ont peur, ça aggrave le repli sur soi, la solitude, et donc le risque de suicide.

Le geste suicidaire est souvent perçu comme résultant d’un ensemble de facteurs mêlant vie privée, vie professionnelle. Les directions d’entreprise appuient en ce sens, en qualifiant les suicides de drames individuels. Pour vous, cependant, on peut affirmer que ce qui se passe dans la sphère du travail peut être déterminant ?

Christophe Dejours. Il y a une véritable difficulté, en général, à dire de façon pertinente, après investigation : il y a une cause unique au suicide. Mais dire que c’est plurifactoriel, c’est une manière de botter en touche. En fait, il y a un chemin causal. Une conjugaison d’éléments qui s’alignent les uns avec les autres selon une logique qui, finalement, conduit au suicide. C’est important de comprendre cette logique car c’est ce qui va nous permettre d’agir rationnellement. Il y a des cas où, indiscutablement, le rapport au travail est en cause. Mais il est vrai qu’en regardant ce qui se passe dans la vie privée, on va parfois voir que la situation familiale est en crise depuis un certain temps. Je peux alors vous montrer, pièces à l’appui, que c’est à cause du travail, des difficultés qu’a un agent à tenir les contraintes de travail, qui intoxiquent la sphère domestique, contaminent les relations avec le conjoint, les enfants.

Un rapport au travail détestable finit par dégrader la vie familiale. Votre fonctionnement psychique au travail, vous l’emportez chez vous. Il y a une colonisation de la vie privée, jusque dans l’intimité, par le travail. L’inverse est vrai : si, pour une raison ou une autre, vous avez de gros soucis familiaux, ça a souvent des retentissements sur le travail. Il n’y a pas d’indépendance psychologique entre travail et hors travail. C’est pourquoi l’idée de la multifactorialité, si elle est pratique, est fausse. Il s’agit donc de reconstituer le chemin causal. Et on peut alors dire qu’en modifiant le rapport au travail, on désamorce le risque de suicide. C’est ce que nous montrons dans le livre que nous publions avec Florence Bègue, à partir d’une intervention dans une entreprise après suicides : lorsqu’on modifie l’organisation du travail selon un certain nombre de principes, curieusement, les gens vont beaucoup mieux.

Les organisations du travail jouent, selon vous, un rôle essentiel dans la dégradation de la santé mentale. Vous mettez en cause tout particulièrement l’évaluation individuelle des salariés. En quoi est-ce dangereux ?

Christophe Dejours. L’élément principal dans les transformations de l’organisation, c’est l’introduction des méthodes d’évaluation individualisée, fondées prétendument sur des bases scientifiques, qui passeraient par une mesure quantitative et objective des performances. Ces méthodes mettent en concurrence les individus entre eux. Si, à l’évaluation, vous ajoutez des sanctions, ne serait-ce qu’une prime, en quelque temps, les gens commencent à avoir des conduites qui cassent le vivre ensemble : concurrence déloyale, coups bas, tuyaux pourris, dénonciation du voisin. Si, en plus, vous faites peser la menace sur l’emploi, en disant qu’en fonction de l’évaluation, à la prochaine charrette de licenciements, les moins bien notés partiront, là, c’est sans pitié. L’évaluation individualisée monte les gens les uns contre les autres, elle ne fait pas l’émulation. C’est en réalité un management par la menace. Du coup, les gens ont peur, la méfiance fait son entrée, la déloyauté remplace la loyauté… Le monde du travail est déstructuré en profondeur. En plus, cette méthode est fausse : on ne peut pas évaluer objectivement, quantitativement, le travail.

Une deuxième cause joue un rôle : la qualité totale. C’est aussi un concept faux. Les sciences du travail montrent que le travail ne se présente jamais comme prévu, il y a toujours des imprévus, des incidents, des anomalies, des pannes. La qualité totale, c’est un idéal, ça n’existe pas. Donc si vous décrétez la qualité totale, c’est un déni de la réalité. Le résultat : les gens sont obligés de mentir, de ne pas expliquer ce qui ne marche pas. Ils sont amenés à participer à des conduites que, moralement, ils réprouvent. Du coup, ils portent atteinte à l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes. C’est ce que j’appelle la souffrance éthique. Cette souffrance éthique dans le travail est massive. Dans plein d’endroits, les gens font des choses qu’ils désapprouvent.

Comment jugez-vous les réactions des entreprises qui, face aux suicides, mettent en place des cellules d’écoute, des moyens de « gérer son stress », de relaxation ?

Christophe Dejours. C’est un traitement symptomatique. Elles essaient d’abraser ce qui est le plus visible, le moins décoratif pour l’entreprise. Alors qu’il s’agit d’aller au traitement étiologique : l’analyse du chemin causal, pour avoir une action rationnelle sur l’enchaînement conduisant les gens à se suicider.

Il est essentiel, après un suicide au travail, que les salariés prennent la parole, dites-vous. Pourquoi ?

Christophe Dejours. C’est à partir de l’expérience que les uns et les autres ont du travail qu’on va pouvoir comprendre quelque chose sur ce qui a conduit au geste suicidaire d’un collègue. Pour avoir accès à cette expérience, on ne peut faire autrement que passer par la parole. Mais il ne s’agit pas d’une espèce de catharsis, où les gens parlent, et voilà, ça va mieux. Il s’agit de mettre en place un espace de délibération sur la question du travail qui permet de comprendre ce qui ne va pas dans le travail et débouche sur la possibilité de le transformer. Le simple fait de s’engager dans ce processus modifie le rapport : on reprend la main sur les événements. C’est pour cela que c’est, de fait, non seulement efficace, mais thérapeutique. Il n’y a pas de fatalité dans le suicide au travail. Nous pouvons transformer le travail, ça dépend de nous, et aussi, évidemment, de la façon dont la direction de l’entreprise est partie prenante. Ça dépend également des politiques publiques. Or, aujourd’hui, elles ne soutiennent pas cette démarche-là, alors même qu’elle a été proposée, il y a plusieurs années, dans le rapport dont j’étais responsable, au chapitre « violences et santé ».

Précisément, que devraient apporter ces politiques publiques selon vous ?

Christophe Dejours. Il y a déjà un dispositif législatif non négligeable, en particulier sur les CHSCT, l’inspection du travail. Il est souvent violé. On pourrait redonner à l’inspecteur du travail l’autorité qui lui revient, et surtout, aider par des mesures incitatives la formation des délégués des CHSCT pour développer les compétences dans le domaine de la santé mentale. On n’était pas tellement porté, dans l’activité syndicale, à s’occuper de la santé mentale. La tradition, c’était la santé du corps.

Le droit du travail a été conçu essentiellement pour protéger la santé physique des salariés, contre les accidents, les maladies professionnelles. Il est clair qu’aujourd’hui, avec l’apparition massive des problèmes de psychopathologie, le droit doit évoluer. Il n’y a qu’une loi sur le harcèlement moral au travail, c’est très insuffisant.

Au-delà de l’action dans l’entreprise, du droit à faire évoluer, vous estimez que nous sommes devant un défi intellectuel : repenser le travail.

Christophe Dejours. On a bradé la question du travail, avec un volontarisme extrêmement puissant, depuis quinze-vingt ans, en disant que les sciences du travail, c’était fini ; le travail, une valeur en voie de disparition ;que ce qui compte, c’est la gestion. Ce tournant gestionnaire, qui a des effets sociaux, politiques, majeurs, a été porté par les politiques, mais pas seulement. Les penseurs, les chercheurs ont basculé en faveur de la thèse de la fin du travail. Le travail, en général, c’est le bas de gamme. Si vous faites de la médecine, alors la médecine cardiaque, la chirurgie, la génétique, c’est chic ; si vous faites de la médecine du travail, vous êtes en rez-de-chaussée. Si vous faites de la psychologie, ah ! psychologue de la sexualité, de l’enfance, c’est très bien ; mais le psychologue du travail est au rez-de-chaussée… Tout est comme ça. Il y a vraiment un mouvement social massif, ancien, de disqualification du travail. Le problème, c’est de le réhabiliter. Il y a eu une période après-guerre où le travail était vraiment en discussion, c’est le moment où on a introduit les CHSCT, la Sécurité sociale, la médecine du travail. Il faut rendre justice à cette époque-là. Aujourd’hui, il faut reprendre cette question-là.

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12-09-2009

255

Ce soir 23h 51 : 400 000 visites au compteur !

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11-09-2009

254

254sol.jpg

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10-09-2009

Solitude photographique

253photocopie.jpg

Je me devais de faire un lien vers un blog  » frère  » :

Solitude photographique

Appréciez !

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01-09-2009

Yosa Buson

Couchant d’automne –
la solitude aussi
est une joie
Anthologie du poème court japonais, p. 120

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29-08-2009

Mâcon : morte depuis trois ans

Le corps d’une femme née en 1951, locataire d’un appartement du centre-ville de Mâcon (Saône-et-Loire), a été découvert mercredi dans (26 août) son logement, alors qu’elle était décédée depuis le début de l’année 2006, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Selon le substitut du procureur de Mâcon, Frédéric Jacques, le cadavre de cette femme a été découvert « complètement momifié », assis sur les toilettes de l’appartement, par un huissier, un serrurier et un policier venus après des impayés de loyer.

« Il n’y a pas d’éléments marquants laissant croire à une mort violente. Il n’y a donc pas lieu pour le moment de faire réaliser une autopsie », a expliqué M. Jacques.

De fait, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans le logement. Les enquêteurs ont en revanche trouvé des documents et des courriers datant du début de l’année 2006, confirmant ainsi la période du décès estimée lors du premier examen médical.

« Une enquête de voisinage a débuté », qui visera également « à vérifier l’identité de cette femme d’une cinquantaine d’années », a précisé M. Jacques.

Aucun membre de la famille de la locataire ne s’était manifesté depuis le décès et les voisins ont déclaré aux enquêteurs qu’ils pensaient que cette femme avait déménagé.

Ses enfants, contactés par la police, ont quant à eux indiqué qu’ils n’avaient plus aucun contact avec leur mère depuis plus de huit ans.

Selon M. Jacques, il n’est « pas forcément exceptionnel, même si ça peut surprendre », que des personnes « +disparaissent+ parce qu’elles n’ont plus de contact avec les autres, et en arrivent à être complètement désocialisées ».

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28-08-2009

Jaycee Lee Dugard

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25-08-2009

Matsuo Bashô

La rosée blanche -
n’oublie jamais
son goût de solitude !

Anthologie du poème court japonais, p. 137

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24-08-2009

Besoin d’îles – Louis Brigand

234brigand.jpgRésumé : Louis Brigand souhaitait s’évader des conventions doctorales. Ce qu’il nous propose ici, c’est une vie de recherches racontée comme un voyage. Comment il découvre la mer d’Iroise. Comment il s’attache à toutes les terres émergées, avec une prédilection pour les îles provisoires, celles qui n’apparaissent que le temps d’une marée. Comment, de l’île, il passe à l’insularité, allant observer des gens qui, loin de toute mer, sont des îliens du fait de leur isolement. Comment cela l’entraîne en Sibérie, au Chili. Comment, enfin, nous assistons à la métamorphose de nos îles familières dont les populations s’éloignent et sont remplacées par des touristes amoureux. Terre de solitude, terre d’exil, terre d’autonomie, l’île nous parle à tous car elle nous parle de l’essentiel. Et Louis Brigand, avec beaucoup de sincérité et de simplicité – même si l’érudition n’est jamais loin -, évoque notre histoire commune.

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23-08-2009

Natascha Kampusch

241natascha.jpg

Trois ans après s’être échappée du réduit souterrain où son ravisseur l’avait séquestrée pendant huit ans, Natascha Kampusch attire toujours l’attention des médias qui font état de nouveaux soupçons sur d’éventuels complices de ce kidnapping.

L’histoire de la jeune Autrichienne, enlevée le 2 mars 1998 à l’âge de 10 ans alors qu’elle se rendait à l’école dans la banlieue de Vienne et qui s’était libérée elle-même le 23 août 2006, a fait le tour du monde.

Son ravisseur, Wolfgang Priklopil, agent immobilier de 44 ans, s’est suicidé en se jetant sous un train, le soir même de la fuite de Natascha.

Elle sortait de huit années de séquestration dans le sous-sol d’un pavillon de Strasshof, à 25 kilomètres de la capitale autrichienne, où son ravisseur lui avait aménagé une pièce de 5 m2 et avec pour seul contact avec l’extérieur un poste de télévision.

Chouchou des médias dans les mois suivants son extraordinaire cavale – rendue possible grâce à un moment d’inattention de son ravisseur -, sa première interview télévisée avait été diffusée par plus de 120 chaînes dans le monde. Natascha Kampusch avait aussi brièvement animé une émission d’entretiens avec des personnalités sur une chaîne autrichienne câblée.

Depuis plusieurs mois cependant, elle se faisait plus discrète et insistait sur son droit à la vie privée.

Mais récemment, la commission d’enquête, constituée en février 2008 pour vérifier d’éventuelles erreurs ou négligences policières lors des investigations sur l’enlèvement, suggérait qu’il pourrait y avoir eu plusieurs ravisseurs.

Une fillette de 12 ans, témoin de l’enlèvement avait déjà dit en 1998 avoir vu deux hommes dans la camionnette blanche dans laquelle Natascha Kampusch avait été enlevée. Cet élément, négligé apparemment par les enquêteurs dans les semaines qui avaient suivi la réapparition de la victime, avait conduit la ministre de l’Intérieur à mettre en place cette commission d’enquête.

Kampusch elle-même a toujours défendu la thèse du ravisseur unique et a refusé de parler en public de ses relations avec lui pendant sa détention.

Le président de la commission, l’ex-président de la Cour constitutionnelle Ludwig Adamovich, a fait sensation récemment en déclarant au tabloïd Kronen Zeitung: « Il est concevable que sa période de captivité était meilleure que ce qu’elle avait vécu jusque là » ajoutant que la mère de la victime, Brigitta Sirny, « n’était pas une mère particulièrement affective ».

Mme Sirny a immédiatement annoncé qu’elle portait plainte contre lui.

Un autre membre de la commission, l’ex-président de la Cour suprême Johann Rzeszut, est encore allé plus loin dans un courriel au quotidien populaire Österreich en affirmant que la vie de Kampusch pourrait être en danger si Priklopil avait effectivement eu un complice.

« Nous ne craignons rien de plus que de lire un jour dans les journaux : +Natascha Kampusch victime d’un accident mortel+ », a-t-il écrit.

Même si la commission a pris soin de toujours parler d’hypothèses nécessitant des compléments d’enquête, elle fait passer la victime pour un suspect, estiment les avocats de la jeune femme, aujourd’hui âgée de 21 ans.

Kampusch vit maintenant dans son propre appartement à Vienne et rattrape son baccalauréat. Elle a hérité de la maison de Priklopil à Strasshof ainsi que de sa voiture. Plusieurs experts ont laissé entendre qu’elle pouvait souffrir du syndrome de Stockholm, selon lequel les victimes d’enlèvement finissent par développer de la sympathie pour leur ravisseur.

Dans une interview à la radio allemande NDR diffusée jeudi, elle s’est plainte de ne toujours pas pouvoir se sentir libre : « je dois constamment me défendre et justifier ma façon d’être et cela exige beaucoup d’énergie. Personne ne me laisse être moi-même » ajoutant ensuite « le ravisseur lui, m’a laissé être moi-même, d’une certaine manière ».

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18-08-2009

Ryôkan

215silhouette.jpgSous le souffle de l’automne
une silhouette
se dresse

 

Anthologie du poème court japonais, p. 131

 

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11-08-2009

Masaoka Shiki

215araigne.jpg

J’ai tué une araignée -
solitude
de la nuit froide.

Anthologie du poème court japonais, p. 117

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05-08-2009

Solitude – Françoise Dolto (Le sommeil)

L'image “http://www.galerie-du-chateau.fr/PHOTOS/MALINOWSKI/Bleu%20sommeil-40F-100x81cm-650.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ces mots de grâce du phénomène humain que nous sommes aussi pour nous-mêmes, nous en connaissons tous depuis notre enfance, lorsque la solitude n’est pas par nous ressentie comme l’amer rejet de notre désir par celui des autres mais parce que, las de nous être exercés jusqu’à notre meilleure expression donnée, dans la veille, dans un travail, ou dans des rencontres avec les autres aux limites de notre désir et de notre pouvoir, nous sombrons, avec délices dans le sommeil réparateur. Car l’homme après les jeux du désir se doit de revenir à son corps dans une solitude récupératrice de son être au monde, au rythme de son souffle, dans l’oubli des pensées, et des gestes, de ses sentiments, de lui-même et des êtres chers comme de ses ennemis dans la plongée à son anonymat réassumé.

Il s’y ressource en son dormir dans des forces qui, aux franges de son inconscience, réaniment la foi archaïque en un vivre qui s’ignore créature individuée, dans l’éclipse rythmée de son  » moi  » qui toujours désire, le confiant au repos qui le fait s’ignorer jusqu’à son réveil. Là, parfois surpris de l’étrangeté qui en songes l’a visité, menant ses pensées dans des chemins que sa veille ignore, il retrouve ses besoins d’échanges et de consommation qui le rendent alors à nouveau à son corps attentif et, par ses désirs repris, de nouveau prêt à en poursuivre les dessins. Le Livre de Poche p. 511

Illustration : Bleu sommeil, de Andrzej Malinowski

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04-08-2009

Takahama Kyoshi

Seul
je polis mes poèmes
dans le jour qui s’attarde

Anthologie du poème court japonais, p. 28

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02-08-2009

Jules Verne

L’homme est fait pour la société et non pour l’isolement. La solitude ne peut engendrer que le désespoir. C’est une question de temps. Que d’abord les soucis de la vie matérielle, les besoins de l’existence, distraient le malheureux à peine sauvé des flots, que les nécessités du présent lui dérobent les menaces de l’avenir, c’est possible. Mais ensuite, quand il se sent seul, loin de ses semblables, sans espérance de revoir son pays et ceux qu’il aime, que doit-il penser, que doit-il souffrir ? Son îlot, c’est le monde entier. Toute l’humanité se renferme en lui, et, lorsque la mort arrive, mort effrayante dans cet abandon, il est là comme le dernier homme au dernier jour du monde. Les Enfants du capitaine Grant, chp III.

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02-08-2009

Jules Verne

Un jour, j’étais seul dans une mauvaise yole sans quille. A dix lieues en aval de Chantenay, un bordage cède, une voie d’eau se déclare. Impos­sible de l’aveugler ! Me voici en détresse ! La yole coule à pic et je n’ai que le temps de m’élancer sur un îlot aux grands roseaux touffus dont le vent courbait les panaches.

Or, de tous les livres de mon enfance, celui que j’affectionnais par­ticulièrement, c’était le Robinson Suisse, de préférence au Robinson Crusoë. Je sais bien que l’œuvre de Daniel de Foë a plus de portée philosophique. C’est l’homme livré à lui-même, l’homme seul, l’homme qui trouve un jour la marque d’un pied nu sur le sable ! Mais l’œuvre de Wyss, riche en faits et incidents, est plus intéressante pour les jeunes cervelles. C’est la famille, le père, la mère, les enfants et leurs aptitudes diverses. Que d’années j’ai passées sur leur île ! Avec quelle ardeur je me suis associé à leurs découvertes ! Combien j’ai envié leur sort ! Aussi ne s’étonnera-t-on pas que j’aie été irrésistiblement poussé à mettre en scène dans l’Ile Mystérieuse les Robinsons de la Science, et dans Deux ans de vacances tout un pensionnat de Robinsons.

En attendant, sur mon îlot ce n’étaient pas les héros de Wyss. C’était le héros de Daniel de Foë qui s’incarnait en ma personne. Déjà je songeais à construire une cabane de branchages, à fabriquer une ligne avec un roseau et des hameçons avec des épines, à me procurer du feu, comme les sau­vages, en frottant deux morceaux de bois secs l’un contre l’autre. Des signaux ?… je n’en ferais pas, car ils seraient trop vite aperçus, et je serais sauvé plus tôt que je ne le voudrais ! Et tout d’abord, il convenait d’apaiser ma faim. Comment ? Mes provisions s’étaient noyées pendant le naufrage. Aller à la chasse aux oiseaux ?… Je n’avais ni chien ni fusil ! Eh bien, et les coquillages ?… Il n’y en avait pas ! Enfin, je connaissais donc les affres de l’abandon, les horreurs du dénuement sur une île déserte, comme les avaient connus les Selkirks et personnages des Naufrages célèbres, qui ne furent point des Robinsons imaginaires ! Mon estomac criait !…

Cela ne dura que quelques heures, et, dès que la marée fut basse, je n’eus qu’à traverser avec de l’eau jusqu’à la cheville pour gagner ce que j’appelais le continent, c’est à dire la rive droite de la Loire. Et, je revins tranquillement à la maison, où je dus me contenter du dîner de famille au lieu du repas à la Crusoë que j’avais rêvé, des coquillages crus, une tranche de pécari et du pain fait de farine de manioc !

Souvenirs d’enfance et de jeunesse.

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31-07-2009

Jules Verne : L’Oncle Robinson – 1861

211verne.jpgDemeuré inédit jusqu’en 1991, ce roman fut écrit par Jules Verne pour concurrencer le succès du « Robinson suisse » de Wyss, paru en 1816. Certains éléments furent repris au début de « L’Ile mystérieuse ». En 1861, un voilier fait route vers les Etats-Unis avec une famille à son bord. L’équipage se mutine et laisse ses passagers dans un canot qui échouera sur une île déserte, en plein Pacifique. Jules Verne imagine comment ces héros involontaires vont organiser leurs existence dans un milieu inconnu et hostile, aidés par l’oncle Robinson, un brave matelot qui leur est demeuré fidèle. Ce manuscrit se trouvait dans les archives achetées en 1981 par la ville de Nantes aux descendants de l’écrivain.

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