20-08-2010

Jørn Riel : Une épopée littéraire

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Comment ce rustre de Fjordur, l’Islandais, s’y prend-il pour tricher aux cartes avec l’aide de Miss Dietrich, sa chienne préférée, surtout quand on sait qu’elle a perdu la voix?
Comment le Grand Désert Arctique, le froid extrême, la solitude la plus absolue, font-ils de Petit Pedersen, moche et bourré de complexes, un vrai géant, une force de la nature, un chasseur de premier ordre, bref un authentique héros polaire?
Comment trente-huit boîtes à sardines, dont une accidentellement transpercée par une balle perdue, ont-elles pu sauver un chef-d’œuvre de la littérature mondiale?
Comment le capitaine Olsen, d’ordinaire si avisé, en est-il arrivé, en négligeant une banale histoire de rat, à devoir bouffer sa casquette?

Jørn Riel répond à tout cela et nous dit bien d’autres choses encore sur ses héros, les derniers trappeurs des compagnies de chasse qu’il a bien connus là-bas, au Groenland, il y a un demi-siècle.

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18-08-2010

Y, Le denier homme (tome 3) : Un petit Pas.

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Regroupe les épisodes 11 à 17.

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15-08-2010

Georges Duhamel (1884-1966)

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Il faut, à certaines heures, que l’homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude, et qu’il ouvre un livre pour y rechercher un principe d’intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d’oubli.

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13-08-2010

Alfredo Le Pera/ Carlos Gardel : Solitude

Qu’on ne me dise pas que
Tu m’as déjà sorti
Du bonheur de ta vie
Pour rêver ton appel impossible mon
Cœur exige le mensonge.
Je ne veux pas qu’on sache
Combien amère et profonde est
Mon éternelle solitude…
Passent les heures, traîne l’aiguille des minutes mon
Cauchemar est un lent tic-tac.

Dans l’ombre douloureuse de ma chambre guettant
Ses pas qui ne reviendront pas je
Crois parfois qu’ils n’osent entrer
Mais personne, elle ne vient pas,
Illusion des mes rêves elle
S’évanouit ne laissant qu’apparences
Cendres, sur mon cœur.

Sur le cadran argenté de l’horloge les
Heures agonisantes refusent de passer,
Défilé de silhouettes étranges me
Contemplant d’un regard
Moqueur, interminable procession
Avec leurs grimaces elles se perdent dans
L’oubli emportant cette bouche que je possédais seule
Me reste l’angoisse et la douleur.

Traduction Jean-Pierre Balpe
Les Poètes du Tango, par Henri Deloy et Saül Yurkievich Poésie/ Gallimard n° 422 p. 141

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13-08-2010

Henry David Thoreau (1817-1862) : Walden ou la vie dans les bois – 1854

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Texte

Récit des deux ans, deux mois et deux jours passés seul par Thoreau dans une forêt. Il y évoque les effets positifs de la vie en solitaire et les rencontres faites dans ce bois. Notamment, celle d’un jeune bûcheron canadien-français tranquille et solitaire, comme lui.

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11-08-2010

Y, Le denier homme (2) : Un petit Coin de Paradis.

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Contient les épisodes 6 à 10.

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08-08-2010

Marilyn Monroe (1926 Norma Jeane Mortenson-1962)

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Il vaut mieux être malheureux seul qu’avec quelqu’un.

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07-08-2010

Louis Aragon (1887-1982)

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C’était un temps de solitude
O long carême des études
Où tout à son signe est réduit
Aux constellations la nuit
La vie affaire de mémoire
De chiffres blancs au tableau noir
Et lorsqu’on mourait à Viny
Moi j’apprenais l’anatomie

J’avais l’homme abstrait pour domaine
Or les récits des Téramène
Fallait-il deux fois qu’on les tue
Transformaient les morts en statues
De toujours les grands mots m’irritent
Et ces millions d’Hippolyte
Ils étaient sur leurs chars et moi
J’avais quatre-vingts francs par mois

Pardonnez-moi cette amertume
Mais l’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Comme le regain sous la faux
Tout y sonnait morte et faux
Et qu’opposer sinon nos songes
Au pas triomphant du mensonge
Nous qui n’avions pour horizon
Qu’hypocrisie et trahison

La guerre on la voit à l’envers
Et vienne le troisième hiver
Petit verre des condamnés
Est-ce que c’est pour cette année
Le ciel déjà prend goût de terre
Puisqu’on est des morts sursitaire
Tous les calculs que nous ferons
Auront une balle en plein front

Comment croire ce qu’on enseigne
J’ai touché pourtant ce qui saigne
J’ai vu frémir j’ai dû fermer
De mes doigts des yeux bien-aimés
D’autres les ont à la taverne
J’eus moi mes vingt ans en caserne
Enfant maigre habillé de bleu
Rêvant beaucoup et mangeant peu

C’était le Paris de l’An Mille
Adieu ma vie adieu ma ville
Pont Alexandre pâle et beau
Le soir comme un vers de Rimbaud
Ma Tour au loin qui semble un air
Renouvelé d’Apollinaire
Se peut-il que je vous oublie
O palefreniers de Marly

J’ai laissé mon cœur à la traine
Dans les bosquets de Cour-la-Reine
Je ne vous reverrai jamais
Fleurir marronniers que j’aimais
Je pars et je vous abandonne
Longs quais de pierre sans personne
Veillant sur le fleuve profond
Où les désespérés s’en vont

Il paraît que je pars me battre
Adieu Paris mon grand théâtre
Adieu viaduc de Passy
Adieu tout ce qu’on voit d’ici
Les deux rives fuyant à l’amble
Ce qui se cache et ce qui tremble
Les jardins du Trocadéro
Et le ver luisant du métro

Le roman inachevé, Poésie n° 7, Gallimard, p. 50

En plus…

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06-08-2010

Hugo Lapointe : Célibataire – 2004

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Célibataire
J’commence à m’y faire
À sortir tous les soirs
Rencontrer, boire et rentrer tard
J’ai vécu ces dernières années
Des nuits chaudes non censurées
Je fais la cour sans préalable
Je fais l’amour comme un nomade

Célibataire
J’commence à m’y plaire
Je n’ai rien d’un solitaire
P’t'être que j’ai seulement besoin d’air

(refrain)
Je me sens devenir vieux garçon
Sans être en manque d’émotion
L’amitié, les femmes, la musique
La liberté c’est poétique
J’aime mieux quand personne ne m’attend
Je suis en retard trop souvent
Je préfère prendre mon temps…
Et une célibataire de temps en temps!

Célibataire
Y’a pas de quoi sans faire
On est jamais seul sur la terre
Les amis c’ta ça que ça sert
Je veux vivre les prochaines années
À faire l’amour et m’amuser
Je n’ai qu’une seule vie à vivre,
Pas question que j’me prive

Célibataire
C’est le critère pour me plaire
Je n’ai rien d’un solitaire
P’t'être que j’ai seulement besoin d’air

(refrain)
Je me sens devenir vieux garçon
Sans être en manque d’émotions
L’amitié, les femmes, la musique
La liberté c’est poétique
J’aime mieux quand personne ne m’attend
Je suis en retard trop souvent
Je préfère prendre mon temps…
Et une célibataire de temps en temps!

Bien sûr j’aimerais trouver l’âme soeur
Et redéfinir mon bonheur
Quelqu’un avec qui partager
Mes peines, mes joies et ma fierté
Je n’suis pas un très bon menteur
Quand je parle avec mon coeur
Dites-moi qui veux consoler
Un manque d’amour en liberté
Consoler

Un célibataire
Qui commence à s’y faire
À sortir tous les soirs
Rencontrer, boire et rentrer tard

(refrain)
Je me sens devenir vieux garçon
Sans être en manque d’émotion
L’amitié, les femmes, la musique
La liberté c’est poétique
J’aime mieux quand personne ne m’attend
Je suis en retard trop souvent
Je préfère prendre mon temps…
Et une célibataire de temps en temps!

Prendre mon temps
Et une célibataire de temps en temps!

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04-08-2010

Y, Le Dernier Homme (1) : No man’s land

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02-08-2010

Enfants du placard

  1. 1835: Apparition de Kaspar Hauser.
  2. 1931 : Edith Riley.
  3. 1938: Anna de Pennesylvanie et Isabelle de l’Ohio.
  4. 1963 : Yves Cheneau, de Saint-Brévin.
  5. 1970-11-4 : Génie Curtiss, jeune fille de 13 ans, découverte à Los Angelèes, enfermée et maltraitée durant 10 ans par un père handicapé mental. Genie allait tout juste commencer à parler à 20 mois, quand un médecin annonça à sa famille qu’elle semblait un peu lente, probablement mentalement retardée. Le père de Genie interpréta cet avis à l’extrême et, la croyant profondément retardée, lui fit subir un sévère isolement et un mal-traitement rituel, afin « de la protéger ». Harnachée nue sur une chaise percée le jour, ficelée dans un sac de contention la nuit, affamée quelquefois, elle était battue par son père si elle essayait d’attirer l’attention.. La date de naissance de Gennie coïncide avec la date de publication des Syntatic Structures par Noam Chomsky qui professait à nouveau la nature innée du langage. On ne pouvait rêver d’un être sorti d’un univers plus inimaginable pour tomber dans les bras de la science. Elle allait devenir l’enjeu de la confirmation ou de la réfutation des théories de Chomsky et une véritable aubaine pour la neurologie. Elle constituait un exemple exceptionnel de communication non-verbale. Allait-elle être capable d’un développement linguistique complet traversant les phases canoniques décrites par les spécialistes? Existait-il une date limite à l’apprentissage du langage ? Gennie allait-elle être capable de formuler des événements vécus antérieurement à l’inclusion des mots dans son monde ? En avait-elle gardé la mémoire ? Les fonctions cérébrales de l’enfant étaient-elles équilibrées ? Quel effet avait l’expérience vécue sur le développement et le comportement du cerveau ? Dans quelle mesure l’intelligence a-t-elle besoin des liens affectifs pour se déployer ? Elle est, comme Victor, le prototype de l’enfant qui émerge à point nommé pour les tests, les études et les rivalités savantes. A un autre moment, elle aurait sans doute glissé de l’oubli à l’oubli après un bref passage sous les flashs de la presse.Pendant plus d’une décennie elle fut complètement cloîtrée, laissée seule dans une pièce, sans aucune forme d’échange.Découverte à l’âge de 13 ans, elle n’émettait aucun son. Genie devint rapidement un sujet d’étude, notamment pour découvrir s’il existe un âge limite pour l’apprentissage du langage. Placée dans une maison d’accueil spécialisée, elle développa sa motricité fine, apprit à parler (quelques phrases élémentaires) et à pratiquer le langage des signes. En dépit d’une éducation intensive, Genie ne progressa guère. 1 an après sa libération : à l’âge de 14 ans, son langage correspondait à celui d’un enfant «normal» de 18-20 mois.

  6. 1984-2008 : Elizabeth Fritzl et ses enfants.
  7. 1988 : Horst Weiner, de Dûsseldorf.
  8. 1998-2006 : Natasha Kampusch
  9. septembre 1999 : Découverte de Norco, Californie. Enchainée à un lit depuis 5 ans, une fillette de 6 ans.

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01-08-2010

Milan Kundera (1929-

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Solitude : douce absence de regards. L’Immortalité

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31-07-2010

Stéphane Mallarmé (1842-1898) : Salut

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Rien, cette écume, vierge vers
À ne désigner que la coupe;
Telle loin se noie une troupe
De sirènes mainte à l’envers.

Nous naviguons, ô mes divers
Amis, moi déjà sur la poupe
Vous l’avant fastueux qui coupe
Le flot de foudres et d’hivers;

Une ivresse belle m’engage
Sans craindre même son tangage
De porter debout ce salut

Solitude, récif, étoile
À n’importe ce qui valut
Le blanc souci de notre toile.

un coup de dés, jamais

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30-07-2010

Damien Robitaille : Homme autonome

Je suis venu seul au monde, sans assistance
Un enfant qui vit dans l’indépendance
Pour grandir, je m’étirais en me retirant
Et comme ça, je suis devenu un grand.

Je fais tout, tout seul
Seul, comme un grand
Grand, comme un homme
Un homme autonome.

x2

Condition héréditaire
Ma famille, c’est une bande de solitaires
Depuis plus de cinq générations
Nous n’avons eu aucune réunion.

(refrain) 

Un maniaque, autodidacte
Libre comme l’air, célibataire.
Je ne reçois qui que ce soit
Tant que je gueule, je reste tout seul.

Ma voiture, c’est une auto-exclusion
Elle me mène dans des coins à reculons.
J’vais l’échanger, tout comme mon téléphone
Il doit être brisé, jamais il ne sonne.

(refrain x3)

Je dors
Tout seul
Je marche
Seul
Je parle
Seul
Je pleure
Seul
Je ris
Seul
Je bois
Tout seul
Je chante
Seul
Je danse
Seul

Voir+ 

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29-07-2010

Protégé : Modifs de juillet

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25-07-2010

Yvon Deschamps (1935-)

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C’est tout seul qu’on est le plus nombreux. Titre de son spectacle d’humoriste.

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24-07-2010

Winston Perez : Etoiles solitaires

Le ciel est parsemé d’étoiles solitaires
Qui vivent dans l’oubli en ces temps bien obscurs
Tristes sont les augures, quand vient le long sommeil,
Quand l’horizon se perd, quand s’assombrit l’Azur,
Ces étoiles sont pétries d’Angor et de douleurs
Quand en se retournant elles voient le ciel briller
Elles entendent siffler ces Symphonies d’Auteurs
que l’amertume des sens a réussi à tuer
Ô Vénus ton arôme est si bon quand il vient
se poser sur l’Etoile. Et protéger la Fleur
Que l’Ange et son Démon un jour ont partagé,
D’une belle saison aux jardins enchanteurs
que tout héros perdu parvient à museler

Soleil brille, Ô Soleil brille
Dans le cœur des gens triste qu’on croyait inégaux
Viens détruire l’astre fixe qu’au lendemain des nuits
on abhorre en geignant

Exécute ta tâche
Ô Globe
du firmament

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18-07-2010

Sophie Fontanel (1962-

Je vis seule parce que l’idée d’avoir à construire un couple me fait penser au métier de notaire. Parce que je n’ai plus peur de la solitude. Parce que les hommes me font rêver. Parce que les hommes ont peur des femmes qui attendent d’eux des merveilles. Parce que rien ne me fait plus peur qu’un homme qui a peur. Parce que l’amour survient, même quand on vit seule, le savez-vous ?

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11-07-2010

Bernard Werber (1961-

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J’ai le sentiment d’être un homme libre, sans aucune dépendance ; mais si j’éprouve une euphorie, c’est dans le fait d’écrire, pas dans celui de vivre seul. Je n’ai rien contre le couple, c’est le quotidien qui me fait horreur, la routine de ce demain qui est un autre hier. J’ai une compagne, mais nous ne vivons pas ensemble. Nous n’avons donc pas à négocier tous les jours nos territoires.

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10-07-2010

Nérée Beauchemin (1850-1931) : La maison vide

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Petite maison basse, au grand chapeau pointu,
Qui, d’hiver en hiver, semble s’être enfoncée
Dans la terre sans fleurs, autour d’elle amassée.
Petite maison grise, au grand chapeau pointu,
Au lointain bleu, là-bas, dis-le-moi, que vois-tu ?

Par les yeux clignotants de ta lucarne rousse,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort,
Et froncer les sourcils sous ton chapeau de mousse.
Vers ces couchants de rêve où le soleil s’endort,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort.

Il est couché, là-bas, au fond du cimetière,
Celui qui t’aime encore autant que tu l’aimais.
Petite maison vieille, au chapeau de poussière,
Celui qui t’aime encore autant que tu l’aimais,
L’absent, tant regretté, ne reviendra jamais.

Patrie intime

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04-07-2010

Marc Lévy (1961-

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Il n’est de pire solitude que celle qu’on éprouve quand on est deux.
La solitude peut être une forme de compagnie.

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03-07-2010

Victor Hugo : Aux arbres

Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
L’étude d’un atome et l’étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! -
J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

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01-07-2010

9% des français souffrent de solitude

Près d’un Français sur dix souffre de grande solitude, un phénomène de plus en plus précoce, selon une enquête de la Fondation de France, diffusée jeudi par le Parisien/Aujourd’hui en France et France Info.

Quatre millions de personnes, soit 9% de la population, vivent dans un état d’isolement absolu, coupés de tout réseau social, à commencer par la famille et les amis.

Ces derniers ont moins de trois « contacts directs » dans une année, c’est-à-dire qu’ils ne tiennent pratiquement aucune conversation personnelle avec autrui.

A l’approche des grands départs en vacances, l’enquête rappelle que les victimes de la canicule de 2003 sont moins morts de chaleur que d’isolement.

« Nous devons tous rester conscients que la solitude et l’isolement d’un nombre trop important de personnes constituent une voie sans issue, tant pour ceux qui s’épuisent à l’affronter que pour la société à laquelle ils appartiennent », souligne Francis Charhon, directeur général de la Fondation de France.

Quelque 23% des Français ne disposent que d’un réseau de socialisation (famille, amis, voisins, collègues, voisins…), ce qui les place dans une situation de fragilité. Un simple déménagement suffit à faire basculer dans l’isolement.

Une personne interrogée sur dix confie se sentir soit exclue, soit abandonnée, soit inutile, même lorsqu’il dispose d’au moins un réseau relationnel. Ce ressenti concerne une personne sur trois, quand il s’agit de Français touchant un faible niveau de revenu (moins de 1.000 euros par mois).

Autre enseignement de cette enquête, la « précocité » du phénomène d’isolement, qui commence à se manifester de manière sensible dès la quarantaine.

Même si la solitude touche d’abord les seniors, 16% des plus de 75 ans, elle frappe aussi la tranche d’âge des 40-49 ans (9%), des 50-59 ans (11%) et des 60-74 ans (15%).

Sondage effectué par téléphone, entre le 5 et le 22 janvier 2010, auprès de 4.006 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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27-06-2010

Julien Green (1900-1998) : Journal 1935-1939

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Je voudrais écrire pour celui qui est seul.
Le Livre de Poche n° 3704 p. 252

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26-06-2010

Sybille Rembard : Artichaut de l’espoir – 1997

Patauger dans une mare noire, fine
Suivant le chant du corbeau
Qui nous ronge au plus profond de notre âme
Rouge


Comme un éclat rubis d’une mouette blessée
Je t’ai cueilli le jour de tes rubicondes solitudes
Comme un soupir qui s’éparpille dans la lenteur
Jaune


La vie débute au chant du coq
Désormais je ne suis plus seule.
Bleu

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25-06-2010

Joe Dassin : Ça m’avance à quoi ? – 1966

Chaque fois que j’y pense,
Ça m’avance à quoi?
Dis, ça m’avance à quoi?

Si, j’en rêve, oh oh whoh
Car j’en crève, oh oh whoh
De rester sans toi

Passer d’une pièce à l’autre,
Ça m’avance à quoi?
Dis, ça m’avance à quoi?

Quand en deux places, oh oh whoh
Dans l’espace, oh oh whoh
Tout est vide sans toi

Ces mégots que j’ecrase
Ça m’avance à quoi?
Ça m’avance à quoi?

Dans la brume, oh oh whoh
Qui m’enfume, oh oh whoh
J’oublie ton parfum

Et l’alcool qui me soule,
Ouais, ça change quoi?
Dis, ça m’avance à quoi?

Si tout se trouble, oh oh whoh
Si je vois double, oh oh whoh
Je ne te vois pas plus pour ça

Toute la nuit à t’attendre
Ça m’avance à quoi?
Dis, ça m’avance à quoi?

Le jour se lève, oh oh whoh
Et j’en crève, oh oh whoh
De rester sans toi

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20-06-2010

Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) : Terre des hommes

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Nul n’échappe dans la solitude à ces retours. L’autre se réveillait en lui, sans prévenir.

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19-06-2010

François Coppée (1842-1908)

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Elle sait que l’attente est un cruel supplice,
Qu’il doit souffrir déjà, qu’il faut qu’elle accomplisse
Le serment qu’elle a fait d’être là, vers midi.
Mais, parmi les parfums du boudoir attiédi,
Elle s’est attardée à finir sa toilette.
Et devant le miroir charmé qui la reflète,
Elle s’impatiente à boutonner son gant ;
Et rien n’est plus joli que le geste élégant
De la petite main qui travaille ; et, mutine,
Elle frappe le sol du bout de sa bottine.

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13-06-2010

Emilio Prados (1899-1962)

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Solitude, nuit à nuit je te construis.

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13-06-2010

Stefan Zweig (1881-1942) : Amok ou le fou de Malaisie – 1922

… sans argent, sans montre, sans illusions, je tournai le dos à l’Europe, et je n’éprouvais pas la moindre tristesse lorsque nous sortîmes du port.

« Je m’assis sur le pont, comme vous voilà en ce moment, comme tous les autres, et j’aperçus un jour la Croix du Sud et les palmiers, et mon cœur s’épanouit. Ah ! les forêts, la solitude, le recueillement, tout cela remplissait mes rêves.

 » Oh ! ce n’est pas la solitude qui allait me manquer. On ne m’envoya pas à Batavia ou à Soerabaya, dans une ville où se trouvent des êtres humains, des clubs, un jeu de golf, des livres et des journaux, mais – le nom ne fait rien à l’affaire – dans une de ces stations de district qui sont à deux journées de voyage de la ville la plus voisine. Quelques fonctionnaires ennuyeux et desséchés, deux « demi-caste » formaient toute ma société ; à part cela, il n’y avait partout autour de moi que la forêt, des plantations, la brousse et le marais.

Au début, c’était encore supportable. Je me livrai à des études de toutes sortes. Un jour, comme le vice-résident, au cours de sa tournée d’inspection, avait eu son automobile renversée et s’était cassé la jambe, je fis, à moi tout seul une opération dont il fut beaucoup parlé. Je collectionnais des poisons et des armes d’indigènes ; je m’occupais de cent petites choses pour me tenir en haleine.

Mais cela ne dura que tant qu’agit en moi l’énergie apportée de l’Europe ; après quoi, je me rabougris. Les rares Européens que je voyais ne m’inspiraient que de l’ennui ; je rompis toutes les relations avec eux, et je me mis à boire et à me recroqueviller dans des rêveries solitaires.

Bibliothèque cosmopolite Stock p. 35

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06-06-2010

Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) : Terre des hommes – 1939

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« Les hommes seuls bâtissent leur solitude. » Dans un monde où la vie rejoint si bien la vie, où les fleurs dans le lit même du vent se mêlent aux fleurs, où le cygne connaît tous les cygnes, les hommes seuls bâtissent leur solitude.

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05-06-2010

Katia Granoff (1895-1989) : Les Fleurs n’ont plus de jardinier

Tu me chargeais les bras de roses
Que tu coupais en ce jardin
Où tu gardais mon âme enclose
Quand je partais dans le matin

L’âme, je ne l’ai pas reprise…
Les fleurs n’ont plus de jardinier.
Seule, je prends la route grise
Où tu venais m’accompagner.

Mémoire Chemin de ronde, 10/18 p. 41

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30-05-2010

Milan Kundera (1929- : La plaisanterie – 1975

Car ce ne sont pas les ennemis, mais les amis qui condamnent l’homme à la solitude.

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23-05-2010

Edouard Estaunié (1862-1942)

La solitude ne dépend pas de l’extérieur; – C’est une chose du dedans.

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05-04-2010

Alain : mort chez lui depuis un an !

Depuis des mois, ce retraité de la sécurité sociale ne donnait plus signe de vie. La boîte aux lettres, dans le hall de son immeuble, regorgeait de courrier, selon La Provence. Alain, 66 ans, n’avait plus payé les charges de copropriété de son appartement, situé rue Château-Payan, à Notre-Dame-du-Mont, dans le 6ème arrondissement de Marseille. Vendredi, une employée du syndic s’est présentée à son domicile. Elle était accompagnée des pompiers et de la police. C’est dans la salle de bains de l’appartement qu’Alain a été retrouvé, sans vie, précise aussi La Provence. Mort depuis plus d’un an. Le parquet de Marseille a ordonné une autopsie du corps de la victime. Toutefois, selon les premiers éléments de l’enquête, ce retraité serait mort de mort naturelle. Une mort naturelle, dans l’indifférence générale. «J’avais même téléphoné l’an dernier au commissariat du 6ème arrondissement. On m’avait dit qu’il fallait appeler le 17 ! Je me disais aussi: c’est pas normal, il vient d’habitude à toutes les réunions de copropriété» témoigne aussi un de ses voisins à La Provence. D’autres voisins confient qu’ils étaient «inquiets», tout en imaginant que le retraité «était parti passer quelques temps dans une maison de repos».

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02-04-2010

Pearl Sydentricher-Buck (1892-1973) : Je n’oublierai jamais – 1961

Je me laissai tomber sur le talus couvert d’herbe, et j’écoutai. Les cris cessèrent, remplacés par des éclats de voix et des rires. C’était donc un garçon ! Une nouvelle vie ! Je m’étendis sur l’herbe et restai longtemps le regard fixai sur le ciel. On ne voyait pas d’étoiles, la lune brillait et je la fixai si longtemps qu’il me sembla la voir bouger. Une immense lassitude s’infiltrait en moi, la lassitude que donne l’acceptation de l’inévitable, la certitude de l’immuable. Désormais, je devais me résigner à ne partager avec personne les moments importants de mon existence, et pourtant j’en connaitrais encore. Nous savourions toujours en commun l’exaltation de la beauté ou de l’accomplissement, nous partagions tout, lui et moi, aussi instinctivement, que l’air que nous respirions. Eh bien, c’était fini… Comment peut-on croire que la créature ne parcourt pas seule le chemin de la vie ? Au contraire, le chemin sans fin se déroule devant elle, dans une solitude éternelle. Le Livre de Poche n° 3885 p. 221

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02-04-2010

Alma Perdida

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Plus…

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26-03-2010

Masahisa Fukase (1934- : Solitude of Ravens – 1998

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Sendagaya district of Tokyo, 1984

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20-03-2010

57-109

Aujourd’hui la barre  des :

500 000 !

visites est dépassée !

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19-03-2010

Masahisa Fukase (1934- : Solitude of Ravens – 1998

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12-03-2010

Masahisa Fukase (1934- : Solitude of the Ravens – 1998

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12-03-2010

Marc Lavoine : Ma solitude.com

Ma solitude point comme
Un soleil matinal
Une migraine en automne
Une aube grise et sale
Le solo de trombone qui vient de l’arrière salle
Dans ma mémoire résonne comme un carnet de bal

Ma solitude.com
La lumière est si pâle
La lune est comme une pomme
Mon lit bien vertical
Sur un nuage de rhum dans les bois de santal
Comme un fumeur d’opium qui s’en foutrait pas mal

Etre vivant m’étonne ce que la vie fait mal
Elle reprend ce qu’elle donne
C’est la vie c’est normal

Ma solitude.com
Ma solitude.com

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09-03-2010

Ankana : La solitude

Elle a toujours été là,
Quelque part en nous,
Derrière chacun de nos pas,
Elle s’insinue dans tout.
Dans une boule à l’estomac,
Un creux qui aspire tout.
Un mal qui n’en fini pas.
Une douleur qui nous met à genoux.
Elle se nourrit de l’incompréhension,
De tous ce qui nous fait défaut,
D’une souffrance, d’un abandon,
A quoi bon l’expliquer avec des mots.
La solitude on la vit,
On la ressent, on y survit.
Elle nous entoure, elle nous traverse,
A chaque détours, elle nous renverse.
On a beau être fort, ça a beau être dur,
On gardera en nous ses brûlures.

Ankana.

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07-03-2010

Aziz Chouaki

La solitude c’est promener son chien.

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05-03-2010

Masahisa Fukase (1934- : Solitude of the Ravens – 1998

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05-03-2010

Gerard Presgurvic : La solitude

J’devais avoir dix ans
Quand j’me suis dit maint’nant
A personne, je dirai plus rien
Même si ça me fait du bien
J’ai pas t’nu ma promesse
Et les soirs de détresse
Quand le blues a retrouvé mon adresse
A des paumés d’un soir
J’raconte mon désespoir
Mais je sais bien que personne n’écoute
Oui je sais que personne n’écoute
La solitude
Ça s’apprend
La solitude
Ça s’apprend
C’est pour une femme qui vous ment
Pour un ami qui vous vend
La solitude
Combien d’fois j’suis parti
Seul au milieu de la nuit
Combien d’fois j’ai tendu les mains
Pour dire à quelqu’un
Je t’aime, à toi je tiens
Mais je sais bien que personne n’écoute
Oui je sais bien que personne n’écoute

La solitude
Ça s’apprend
La solitude
Ça s’apprend
C’est pour une femme qui vous ment
Pour le chagrin d’un enfant
La solitude
C’est comme la peur
On vit avec, mais on en meurt
La solitude
Je connais ceux qui veulent
A tout prix vivre seuls
C’est vivre dans un désert
Le cœur froid comme la pierre
Et moi j’veux pas
Non j’veux pas

La solitude
Ça s’apprend
La solitude
Ça s’apprend
C’est pour une femme qui vous ment
Pour un ami qui vous vend
La solitude
C’est comme le vent
Quand c’est trop fort
Ça vous rend…
La solitude
C’est pour une femme qui vous ment
Pour un ami qui vous vend
La solitude
La solitude

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28-02-2010

Jean Cocteau

Le cinématographe est un moyen admirable de donner corps à des rêves individuels et de permettre à un grand nombre de personnes d’y participer, d’expulser et d’orchestrer de la solitude. La nuit des salles devient alors semblable à celle des corps où une foule d’individus rêverait à l’unisson.

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26-02-2010

Tunisiano : solitude

Tu tu tunisianoo ouhoo ohh ouhoo hoooo
Tuuniisiiaanoo..

Tunisiano :
Elle est venue sans prévenir
Sans le savoir elle m’a prise,
Elle m’a marqué de son étreinte
M’a fait rentrer dans sa matrice,
Sa présence fait réfléchir
Mon esprit est en crise
Oui elle m’a laissé son empreinte
Observe donc comme elle m’attriste
Solitude, tu me fais peur et ta présence est si rude
Ton silence brise le cœur
Oui je brise les pleurs lorsque je pense à ma famille
J’ai si peur de perdre ces gens qui peuplent ma vie
J’ai vu des amis changer, cherchant à se venger
Me traitant tel un étranger
Sous prétexte que j’aurais manger en ayant trouvé un public
J’y ai laissé des proches
Car ma présence se fait plus rare que ce que je me mets dans les poches
A quoi bon prier
Car des tonnes d’enragés tu sais
A quoi bon kiffer sans pouvoir partager
C’est vrai que je remplis des salles grâce à ma sale gueule
Mais le soir face au miroir au final je suis seul

Seule,
J’ai si peur d’être sans vous
Mais sans vous Je suis si seule
Parce que le temps sépare
Parce qu’on vient et on part
On est seul
Sans personne pour entendre
Ni comprendre comme on est seul
Parce que le temps sépare même si le temps répare

Amel Bent :
Je suis seule et sans recours
Dans ma tête tout se trame
Sans pouvoir appeler au secours
Sans pouvoir verser de larmes
Y a trop d’choses qui me font peur
Quand j’imagine le futur
Un jour on vis, un jour on meurt
Partir le dernier c’est dur
J’aimerai être naïve et croire que tout est éternel
que l’amour c’est pour la vie
Les amis sont tous fidèles
Sans même jamais penser à ce jour tant redouté
Quand je perdrais ma mère, ma moitié
J’ai, j’ai si peur qu’on me tourne le dos
Et si j’en pleur
C’est que c’est le genre de maux qui ne se soignent pas par des mots
Et j’ai si peur, je n’trouve pas de repos
Et si j’en meurs, je crèverais seule en sortant avec moi ce fardo

Seule,
J’ai si peur d’être sans vous
Mais sans vous Je suis si seule
Parce que le temps sépare
Parce qu’on vient et on part
On est seul
Sans personne pour entendre
Ni comprendre comme on est seul
Parce que le temps sépare même si le temps répare

Tunisiano :
J’écris ce que j’endure mes blessures sont des résines
Ma carapace est une armure qui m’écrase contre les récifs
Tout ceci me rend ouf j’aimerais vous dire ce que j’éprouve
C’est fou comme je souffre et comme ce silence me bouffe
Hé Aket’, Blacko, j’aimerais vous dire comme je regrette
Comme je vous ai dans la peau
J’en pleur quand je suis seul, cette fierté me tuera
Si Sniper meurt c’est une partie de moi-même qui s’en va
Hé les gars, même si à cette heure-ci je saigne
Les gars, faut qu’je vous dise comme je vous aime
Les gars vous pourrez toujours compter sur moi
Les gars comment sommes-nous arriver là?
t’sais, je viens parler avec le cœur
J’en suis bouleversé, chaque larme qui coule a la couleur du sang versé
Prendre le temps et l’inverser
Repartir en arrière mais tout refaire
Mais en mieux car aujourd’hui je me sens

Seule,
J’ai si peur d’être sans vous
Mais sans vous Je suis si seule
Parce que le temps sépare
Parce qu’on vient et on part
On est seul
Sans personne pour entendre
Ni comprendre comme on est seul
Parce que le temps sépare même si le temps répare

Tunisiano :
C’est ce sentiment qui peut parler à tout le monde,
On a tous peur d’se retrouver seul quelque part
Que serait Amel sans sa mère ?
Bachir sans S.N.I.P.E.R ?
Einh ?

Tu, tunissanO

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26-02-2010

Brassaï

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23-02-2010

Mort depuis février 2007

Le sexagénaire, habitant Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne, ne donnait plus signe de vie depuis trois ans. Pourtant, c’est seulement vendredi dernier, vers 17h30, que le commissariat d’Asnières recevait un message d’alerte de son frère, qui ne s’était pas inquiété jusque-là. Ce proche venait en fait d’être contacté par un généalogiste, lui-même mandaté par les avocats du syndic de l’immeuble. L’homme ne payait en effet plus les charges de son studio depuis janvier 2007.

Arrivés sur place, rue Liouville, dans un quartier résidentiel et proche du centre-ville, les policiers devaient découvrir une boîte aux lettres débordant de courriers, les plus anciens remontant à février 2007. Les pompiers, appelés par la police, se rendaient alors à l’appartement de l’homme qui ne donnait plus de nouvelles, situé au premier étage d’un immeuble en comptant quatre. Et c’est dans ce logement qu’ils découvraient le corps en état de putréfaction du sexagénaire, allongé au sol, dans son studio.

Le corps a été transporté depuis lors à l’Institut médico-légal pour une autopsie, mais selon les premiers éléments de l’enquête, la mort serait naturelle. « Ce drame est assez révélateur de l’isolement dans nos sociétés« , a réagi le maire socialiste d’Asnières Sébastien Pietrasanta. « La vraie difficulté, c’est qu’on ne peut pas obliger une personne qui ne veut pas être en contact avec les services sociaux à le faire« .

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