10-05-2011

T. C. Boyle : L’Enfant sauvage

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Un soir d’automne en 1797, des chasseurs capturent un garçon errant, nu, sale et hirsute, dans une forêt du Languedoc. Tout le pays est en émoi, fasciné par la découverte de ce « prodige », qui semble aussi dépourvu d’âme et de raison qu’une bête. Qui est cet « enfant sauvage », vivant défi au siècle des Lumières ?
Traîné d’orphelinats en salons mondains tel un monstre de foire, il sera bientôt abandonné par ses tuteurs à son incurable sauvagerie. Seul le jeune docteur Itard, de l’Institution des sourds et muets à Paris, s’entête à croire que de cet « animal » il saura faire un homme. Des années durant, l’enfant sauvage, rebaptisé Victor, va subir l’apprentissage de la civilisation sous la férule de son maître.
Dans ce bref et intense récit, l’un des plus flamboyants écrivains américains s’empare de la célèbre histoire de Victor de l’Aveyron. Une magistrale leçon de littérature.

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03-05-2011

Ivo Andric : Contes de la solitude

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Qu’il évoque la révélation mystique d’un vizir déchu, la tragédie d’un menteur invétéré, les frasques d’un aventurier français en pays ottoman, la fin d’un prince aux yeux tristes, qu’il s’attache aux humbles et tragiques destinées d’un directeur de cirque malheureux en amour, d’une prostituée au grand cœur, d’un géomètre jaloux ou d’une esclave qui préfère la mort au déshonneur, c’est avant tout l’homme qui passionne et bouleverse Ivo Andric -dans son infinie grandeur et ses innombrables petitesses, du cher Sarajevo de l’auteur au Sud de la France, des époques légendaires jusqu’à nos jours.

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26-04-2011

Norbert Elias : La Solitude des mourants

58150elias.gifPrésentation de l’éditeur

A l’heure où les tabous sexuels sont battus en brèche par une société qui veut assumer son humanité, la mort se retire paradoxalement du champ de nos représentations collectives. Abordée au Moyen-Age comme un événement social, auquel proches et moins proches se devaient de participer, l’agonie apparaît aujourd’hui comme un ultime égarement de solitude. Progrès de la médecine contre recul du sentiment religieux, accroissement de l’espérance de vie contre négation de son dénouement inéluctable, c’est cette contradiction entre une existence à la fois mieux maîtrisée dans son déroulement et de plus en plus insaisissable dans son issue que Norbert Elias nous détaille. Mêlant les approches historiques, psychologiques et philosophiques du dernier voyage, « La solitude des mourants » nous invite à regarder en face ces angoisses profondes que l’on peut éluder un moment, mais pas refouler éternellement.

Quatrième de couverture

Si la dissimulation et le secret qui entouraient jadis le domaine sexuel se sont heureusement relâchés, les tabous sociaux se sont déplacés et singulièrement renforcés en ce qui concerne la mort. L’attitude pusillanime de refus et de gêne qui entoure aujourd’hui la fin d’un être humain est tout à fait comparable à celle qui prévalait dans le domaine sexuel a l’époque victorienne. Telle est la thèse que développe Norbert Elias dans ce livre qui, après La Civilisation des mœurs et La Société de cour, viendra enrichir la connaissance d’une œuvre qu’il convient de situer aux côtés de celles de Lucien Febvre ou d’Erwin Panofsky puisque, comme eux, sur des terrains différents, il s’est attaché à reconstituer de grands ensembles de signes formant, pour chaque temps,  » l’esprit du temps « . –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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22-04-2011

Protégé : Modifications d’avril

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17-04-2011

Guillaume Musso (1974- : Que serais-je sans toi ?

Guillaume Musso (1974- : Que serais-je sans toi ? dans Mots d'auteurs

On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C’est la tristesse du premier jour d’école. C’est lorsqu’il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C’est Orly ou la gare de l’Est à la fin d’un amour. C’est l’enfant qu’on ne fera jamais ensemble. C’est quelquefois moi. C’est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d’une rencontre …

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10-04-2011

Charles Baudelaire (1821-1867) : Mon coeur mis à nu

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03-04-2011

Christiane Singer : Derniers fragments d’un long voyage

58115singer.jpgJ’ai accompagné jusqu’au bout amer ma propre solitude, mon propre abandon. Il est bon et juste d’accompagner jusqu’au bout tout ce qu’on ressent, d’aller au plus aigu de la pointe. Pour être délivré de quelque chose, surtout de rejoindre de si près, de si près qu’on sente le souffle du dragon dans la nuque ! Oui seulement si je suis capable d’accompagner ma misère, de l’admettre, de la reconnaître, elle prendra fin ; mais si je tente de surmonter, de succomber à l’héroïsme ou à la seule indignation “c’est horrible”, alors tout se durcit et se prolonge. En prenant dans notre responsabilité ce que nous vivons, ce que nous faisons, ce que nous disons, nous avançons sur le chemin de la paix.

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27-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : La Chaumière indienne – 1790

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20-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie – 1787

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Je me suis fixé dans cette île peu habitée, séduit par la douce température et par ses solitudes.

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13-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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Tout homme qui a eu beaucoup à se plaindre des hommes, cherche la solitude.

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06-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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Si l’on ne se fait une solitude intérieure, d’où notre opinion sorte bien rarement, et où celle d’autrui n’entre jamais…

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27-02-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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C’est dans la classe des solitaires que se trouvent les hommes qui poussent le plus loin la carrière de la vie.

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20-02-2011

Karl Kraus (1874-1936) : Aphorismes

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La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu’on évite.

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18-02-2011

Juliette : Un petit vélo rouillé

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement minable
Tourne sur mon oreiller
Une ronde interminable
Il va, le guidon tordu
Brinqueballe, les roues voilées
Indifférent et têtu
Sur le point de dérailler.
Petite reine abimée
Par ces courses sans victoire
Qui laisse mon âme tachée
Du cambouis des idées noires.
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés.

125eme tour : le sentiment de culpabilité laisse place à la parano !

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement bizarre
N’en finit pas de rallier
La raison aux cauchemars
Il va, en suivant sa route
Sans pilote ni passager
Ce n’est rien qu’un petit doute
Dont les freins auraient lâché
Et sur la piste ensablée
Des bas-fonds de ma mémoire
Il fait tintinnabuler
La sonnette des idées noires
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés

653ème tour : l’amour est dépassé par la jalousie mortelle

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement sordide
Prend un chemin embrouillé
Et pédale dans le vide
Il va roulant sur la jante
De plus en plus déglingué
Traçant d’une roue méchante
Un cercle vicieux et vicié
Pour n’pas le voir zigzaguer
Je crains qu’il ne soit trop tard
J’ai sur mes deux yeux crevés
La rustine des idées noires
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés

1247ème tour : quelques idées de meurtre font une apparition remarquée

Ainsi vont mes nuits sans toi
Soufflant et suant mille peines
Dans le désert de nos draps,
attendant que tu reviennes
Tu vas d’un mot adorable
Sûr’ment le faire tomber
Ce ptit vélo misérable
Qui m’aura, le cœur, cassé !
Il n’y a que toi pour montrer
Combien il est dérisoire
Tout en pièces détachées
Le cycle des idées noires…

Mais je sais qu’il reviendra
Quand tu auras le dos tourné
Réparé il reprendra
Ses tours de piste obstinés

 

1er tour bouclé pour Le Phénix du vélodrome qui nous revient ce soir en très grande forme !

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13-02-2011

Jérôme Attal

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La vraie solitude c’est d’avoir tout le monde dans le collimateur et personne en vue.

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12-02-2011

Alfred de Musset (1810-1857) : A George Sand

Il faudra bien t’y faire à cette solitude,
Pauvre cœur insensé, tout prêt à se rouvrir,
Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir.
Il faudra bien t’y faire ; et sois sûr que l’étude,

La veille et le travail ne pourront te guérir.
Tu vas, pendant longtemps, faire un métier bien rude,
Toi, pauvre enfant gâté, qui n’as pas l’habitude
D’attendre vainement et sans rien voir venir.

Et pourtant, ô mon cœur, quand tu l’auras perdue,
Si tu vas quelque part attendre sa venue,
Sur la plage déserte en vain tu l’attendras.

Car c’est toi qu’elle fuit de contrée en contrée,
Cherchant sur cette terre une tombe ignorée
Dans quelque triste lieu qu’on ne te dira pas.

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06-02-2011

Charles Hamel : Solitude de la chair

La solitude de l’esprit est la véritable solitude.

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30-01-2011

Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947)

Il n’y a plus de solitude là où est la poésie.

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23-01-2011

Arthur Schopenhauer (1788-1860)

La solitude offre à l’homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier, d’être avec soi-même, et le second de n’être pas avec les autres.

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02-01-2011

Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Une seule chose est nécessaire. Aller en soi-même et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir… S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être près des choses : elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et dans celui des bêtes, tout est plein d’évènements auxquels vous pouvez prendre part..

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31-12-2010

Véronique Samson : mi maître ni esclave

Tout a été dit tout
Dans les chansons mélancoliques
ça t’intéresse pas
ça m’intéresse plus
ça a des relents de déjà vu
Mais quand on a plus d’ espoir
Quand on se sent vraiment tout petit
On a besoin de pleurer tout haut sa rage

Oh non
Je marche dans la neige et c’est lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

Quand on a personne
On se sent tellement minable
On voit des choses abominables
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est son propre maître à bord
Moins que l’ esclave de son remords
La fin du monde est pour demain

Prisonnière du large
Comme un bateau brisé dans les glaces
Je voudrais vous y voir
J’peux plus m’envoler
Je reste figée dans mon cauchemar
ça fait longtemps que j’attends
Que l’on m’aime un peu de temps en temps
J’ai besoin d’air et j’ai besoin d’exister

Oh non
Encore un autre rêve lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

 

Quand on a personne
On rend les gens impardonnables
On se rend mille fois coupable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
D’une liberté indiscutable
La fin du monde est pour demain

 

Et on se perd
Dans un désert impitoyable
Une solitude inoubliable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
Du genre de vie qu’on se prépare
La fin du monde est pour demain

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07-11-2010

Gustavo Adolfo Becquer (1836-1870)

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La solitude est très belle quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire.
Lettres littéraires à une femme (1871)

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05-11-2010

Ismaïl Kadaré : L’hiver de la grande solitude

57338kadar.jpgPour la première fois de son œuvre, Ismail Kadaré aborde, en 1969, un pan capital de l’histoire contemporaine de son pays : le schisme survenu en 1960-1961 au sein du monde communiste avec, d’un côté, Pékin et Tirana, de l’autre le bloc soviétique « révisionniste ». Sa première version de L’Hiver de la grande solitude achevé en 1971, paraît au printemps de 1973, au moment où le régime déclenche une campagne contre les milieux intellectuels. Elle soulève un tollé. Éloigné de Tirana en 1975, Kadaré est frappé d’une interdiction de publier tout nouveau roman. Il propose alors une seconde version, augmentée, qui paraît en 1978, sous un titre plus sobre, Le Grand Hiver. Cette nouvelle mouture comporte des passages qui laissent penser que le peuple fait bloc derrière ses dirigeants. Ces passages disparaissent dans la version établie dans le présent volume laquelle constitue, grosso modo, un retour à la version originelle.
Le livre s’ouvre et se referme sur la même image d’une tempête qui malmène les antennes sur les toits, antennes par lesquelles le chant du monde atteint tous les foyers et que l’on redresse après la bourrasque comme si le vent de l’Histoire, en définitive, était impuissant à changer le cours de la vie, celle de l’homme éternel. Le succès de ce roman à sa parution en Occident tint pour partie au tableau général qu’il donnait de la sombre Olympe du monde communiste, une Olympe déchirée qui n’hésitait pas à faire couler le sang et à répandre la terreur.

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02-11-2010

Geraldine Brooks : La Solitude du docteur March

57332march.jpgDans le Massachusetts, à Concord, un homme quitte femme et enfants pour s’engager auprès des nordistes. Un père aimant, mari fidèle et abolitionniste convaincu : le docteur March.

Enrôlé comme aumônier, March va bientôt voir ses certitudes ébranler par les atrocités commises sur le champ de bataille. Mais rien n’aurait pu le préparer à retrouver celle qu’il n’a jamais pu oublier : la belle et douce Grace, une esclave rencontrée vingt ans plus tôt…

Entre attirance tragique et culpabilité dévorante, engagements humanistes et devoirs familiaux, lynchages publics et mise à sac de plantations, March va devoir affronter des épreuves qui le changeront à jamais. Seul face à lui-même, sur une terre où s’effacent les frontières entre le bien et le mal…

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31-10-2010

William Shakespeare (1564-1616)

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Laissez-moi seul avec moi-même.

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29-10-2010

Julien Mudry : Solitude : Un soir de novembre 2007 à Yverdon-les-Bains.

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Allez voir : un (beau) photoblog…

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29-10-2010

A.M. Otwell : Song of Solitude – 2002

Dear God,
I set a man up in your place
I guess I needed a human face,
an object,
an idol,
a god I could adore
yet explore
with my fleshly fingers.
I clung to someone I could see,
for what was faith to me?
with such concrete evidence of love
and goodness in the world.
Now I kneel at an empty bed
to pray to you instead.
If only I could feel your touch,
gaze deep into your eyes.

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26-10-2010

Georgina Harding : La Solitude de Thomas Cave

57332cave.gif 1616.
Dans une île inhabitée du Svalbard au nord du cercle polaire, un bateau s’éloigne de la rive glacée. Thomas Cave vient de parier avec les marins du Heartsease qu’il peut passer un hiver sur cette terre gelée et déserte. Dans son journal, il décrit minutieusement son quotidien, la chasse des rares animaux, l’équipement de sa cahute, le décompte de la nourriture, la température, les considérations climatiques.
Très vite, il est happé par les vieux fantômes qu’il a fuis en reprenant la mer. La Solitude de Thomas Cave est un livre totalement hypnotique. Marqué par la blancheur du désert de l’archipel, strié du rouge sanglant des scènes de chasse à la baleine et de dépeçage de phoques. Des Indes à Zanzibar en passant par le Pacifique, nul n’avait à ce jour contemplé de solitude aussi profonde que celle de Thomas Cave.
La Solitude de Thomas Cave est le troisième livre de Georgina Harding et son premier roman.

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24-10-2010

Thomas de Quincey (1785-1859) : Suspira de profundis

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Personne ne déploiera jamais les facultés de son intelligence
s’il n’intercale, pour le moins, quelques moments de solitude dans sa vie.

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20-10-2010

Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57323kolmar.jpgTu crois que je peux difficilement m’imaginer ton isolement. Tu te trompes. Quand des hommes nagent ensemble dans le grand fleuve, il est bien naturel que celui qui ne plonge pas avec tout le monde, se retrouve relativement isolé sur la rive. Oui, l’isolement est d’autant plus grand que celui qui reste en arrière a plus de connaissances, d’amis, de parents. S’il vit seul extérieurement, il pourra croire que sa solitude intérieure, n’est que la conséquence de sa fermeture au monde, que des amis, s’il en avait, le comprendraient, l’approuveraient. Mais cette illusion, cet espoir n’est pas permis à celui qui ne rencontre aucune âme accordée parmi ses nombreuses connaissances et il se sentira plus seul que celui qui n’a pas d’amis. Ceux que j’appelle  » les grands solitaires » n’étaient pas toujours seuls, ils avaient des partisans, des admirateurs, des amis et des serviteurs, mais une espèce de paroi invisible les en séparait. Est-ce que par hasard tu as lu mon drame de Tibère ? Lui aussi était un solitaire de cette sorte… 22.10.1939 à Hilde, p. 75

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17-10-2010

Albert Einstein (1879-1955)

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La solitude est douloureuse quand on est jeune, mais délicieuse quand on est plus mûr.

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16-10-2010

Gertrud Kolmar (1894-1943) : La Solitaire

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je m’entoure de ma solitude
elle est comme une robe chaude
sur moi venue sans pincement ni piqûre
même si les manches tombent profondément sur ma main
un inconnu en a pris les mesures,
le visage étranger se ressent comme souffle trouble ;
Les longs cous noirs des cygnes sont courbés
sur leurs plis : mais seule moi je peux les voir.

Mes regards intérieurs se font ouverts
- un regard de paon qui déploie ses ailes -
et montre l’onde du courant couleur jade,
les bordures débordent lumière et affluent.
Comme un cheveu de l’Elbe elles mouillent.
Elles portent encore le fleuve. Elles halent le profond.
Et l’année est prise dans une ville abrupte,
c’est ainsi qu’un oiseau affolé appelle le jour.
Et tout est maintenant silence. Et l’habit se gonfle.

Je dois grandir, pour qu’encore il m’aille
à l’intérieur des poissons, comme jamais ils ne furent vraiment,
et ma poitrine flotte avec des branchies bleu pourpre.
la pointe de la terre est ensemencée de l’intérieur.
De mes épaules surgit une falaise d’or,
le drap nageant au travers, s’aiguise et se gonfle
et doucement roule en boule sur mon front.

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10-10-2010

Henri de Montherlant (1895-1972)

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Vive qui m’abandonne, il me rend à moi-même. Carnets.

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09-10-2010

Christine de Pisan (1363-1430)

A qui dira-t-elle sa peine,
La fille qui n’a point d’ami?

La fille qui n’a point d’ami,
Comment vit-elle?
Elle ne dort jour ne demi
Mais toujours veille.
Ce fait amour qui la réveille
Et qui la garde de dormir.

A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n’a point d’ami?

Il y en a bien qui en ont deux,
Deux, trois ou quatre,
Mais je n’en ai pas un tout seul
Pour moi ébattre.
Hélas! mon joli temps se passe.
Mon téton commence à mollir.

A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n’a point d’ami?

J’ai le vouloir si très humain
Et tel courage
Que plus tôt anuit que demain
En mon jeune âge
J’aimerais mieux mourir de rage
Que de vivre en un tel ennui.

A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n’a point d’ami?

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03-10-2010

Alexandra David-Néel (1868-1969)

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Je ne rêve que solitude et silence.

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26-09-2010

Francis Bacon (1561-1626)

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La pire solitude est de ne pas avoir de véritables amitiés.

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19-09-2010

Gustave Flaubert (1821-1880)

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Or (c’est la conclusion) je suis résigné à vivre comme j’ai vécu, seul, avec une foule de grands hommes qui me tiennent lieu de cercle, avec ma peau d’ours, étant un ours moi-même, etc. Je me fiche du monde, de l’avenir, du qu’en dira-t-on, d’un établissement quelconque, et même de la renommée littéraire, qui m’a jadis fait passer tant de nuits blanches à la rêver. Voilà comme je suis ; tel est mon caractère. Lettre à sa mère le 15 décembre 1850, de Constantinople

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Plus…

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12-09-2010

Eda Le Shan (1922-2002)

Quand on est incapable de vivre seul, cela signifie qu’on n’apprécie pas comme il faut le seul compagnon qu’on aura de la naissance jusqu’à la mort : soi-même.

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07-09-2010

Natascha Kampusch : 3096 Tage

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Mercredi a paru en Autriche, « 3096 Tage  » (3096 jours), livre dans lequel, Natascha aidée de deux journalistes raconte son enlèvement et son calvaire. Elle a été enfermée dans une cave de 6 m², affamée, battue jusqu’à 200 fois par semaine, les cheveux rasés, abusée… Son tortionnaire l’appelait : Bibiane. Admirateur d’Hitler il voulait en faire son esclave. Le Livre paraitra chez JC Lattès le 3 novembre.

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23 août 2009

23 août 2007 

 

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05-09-2010

Goerge Bernard Shaw (1856-1950)

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L’indépendance vaut bien que l’on supporte la solitude.

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03-09-2010

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29-08-2010

Ellen Burstyn (°1932 -) actrice américaine

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Quelle agréable surprise que de découvrir combien la solitude peut être une bonne compagne.

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28-08-2010

Charles Cros (1842-1888)

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Feuilles, tombez sous la fureur du vent
Et sous la pluie atroce de novembre.
Toute splendeur, à la fin, se démembre.
L’eau, trouble, perd son reflet décevant.
Ainsi s’en va tout mon bonheur d’avant.
Les doux retraits de mon âme charmée
Sont dénudés, sans oiseaux. L’avenir
Et mes projets, forte et brillante armée,
Sont en déroute à ton seul souvenir,
Ô ma maîtresse absolument aimée !

J’ai tant vécu dans ton charme énervant,
Comme nourri de gâteaux de gingembre,
Comme enivré de vétyver et d’ambre !
Et, rassuré, je m’endormais souvent
Sur tes beaux seins, tiède ivoire vivant.
Moi, j’aurais cru ta voix accoutumée ;
Le sort brutal voulut la démentir.
Car il mentait ton long regard d’almée !…

Mais je n’ai pas, certes, de repentir,
Ô ma maîtresse absolument aimée !
Et maintenant, seul comme en un couvent,
J’attends en vain le sommeil dans ma chambre,
Ta silhouette adorable se cambre
Dans ma mémoire. Et je deviens savant
À m’enivrer des drogues du Levant,
Que ma ferveur soit louée ou blâmée,
Je veux t’aimer, n’ayant meilleur loisir.
Tu resteras en moi comme un camée,
Comme un parfum chaud qui ne peut moisir,
Ô ma maîtresse absolument aimée !

ENVOI

Monde jaloux de ma vie embaumée,
Enfer d’engrais, de charbon et de cuir,
Je hais tes biens promis, sale fumée !…
Pour ne penser qu’à toi, toujours, où fuir
Ô ma maîtresse absolument aimée ?

Le Coffret de santal, Poésie/Gallimard n° 77 p. 136

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27-08-2010

Serge Lama : Vivre tout seul

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Je veux vivre, tout seul

 

Libre comme un oiseau sur son fil
Sans famille, sans femme et sans amis.
Je veux vivre, tout seul
Rien que moi de face et de profil
Sans visa, sans papiers et sans pays.

J’en ai marre
De toujours faire le beau,
De sourire quand j’ai mal dans mon cœur.
J’en ai marre
Je veux monter plus haut,
A l’abri des chiens et des chasseurs.

Je veux vivre, tout seul
Comme un émigrant, comme un reptile
Sans visa, sans papier et sans pays.
Je veux vivre, tout seul
Libre comme un poète en exil
Sans famille, sans femme et sans amis.

Certain soir,
Je trouve sur ta peau
Quelque chose qui ressemble au bonheur.
Mais hélas,
Tu t’endors aussitôt.
Le matin tu te lèves à 8 heures.

Je veux vivre, tout seul
Libre comme un oiseau sur son fil

Sans famille, sans femme et sans amis.

 

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25-08-2010

Y, Le denier homme (tome 4) : Stop/Encore.

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Contient les épisodes 18 à 23

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22-08-2010

Jean Yanne (1933-2003)

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La solitude, c’est l’impossibilité de vivre seul.

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21-08-2010

Lucien Becker (1911-1984) : La Solitude est partout

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Au-dessus de la terre, il y a une chambre
où la solitude et le papier peint sont éternels.
Quand je n’y suis pas, des femmes de clarté
vont au-devant du jour ou de l’armoire

et, dès que je rentre, rejoignent mes yeux.
Gardiennes de secrets, elles revivent en moi
comme un buisson éperdu de printemps.
Le cœur s’enfonce dans le corps

tiède de pleurs, de plantes et de sources.
La voix n’a plus d’ombre, ni de retard
et monte comme une lame ensanglantée
de la terre entr’ouverte par le ciel.

Une grande amertume envahit la fenêtre
qui dénude le front avec un reste de jour
en y laissant la cicatrice des veines
et partout le rire jaillit des bouteilles.

Plus+

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20-08-2010

Françoise Hardy : Tous les garçons et les filles – 1962

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Tous les garçons et les filles de mon âge
Se promènent dans la rue deux par deux
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c’est d’être heureux
Et les yeux dans les yeux
Et la main dans la main
Ils s’en vont amoureux
Sans peur du lendemain
Oui mais moi je vais seule
Dans la rue l’âme en peine
Oui mais moi je vais seule
Car personne ne m’aime
Mes jours comme mes nuits
Sont en tous points pareils
Sans joies et pleins d’ennuis
Personne ne murmure je t’aime à mon oreille

Tous les garçons et les filles de mon âge
Font ensemble des projets d’avenir
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que aimer veut dire
Et les yeux dans les yeux
Et la main dans la main
Ils s’en vont amoureux
Sans peur du lendemain
Oui mais moi je vais seule
Dans la rue l’âme en peine
Oui mais moi je vais seule
Car personne ne m’aime

Mes jours comme mes nuits
Sont en tous points pareils
Sans joies et pleins d’ennuis

Oh quand pour moi brillera le soleil
Comme les garçons et les filles de mon âge
J’connaîtrais bientôt ce qu’est l’amour
Comme les garçons et les filles de mon âge
Je me demande quand viendra le jour
Où les yeux dans les yeux
Où la main dans la main
J’aurais le cœur heureux
Sans peur du lendemain
Le jour où je n’aurais plus du tout
L’âme en peine
Le jour où moi aussi
J’aurais quelqu’un qui m’aime

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20-08-2010

Jørn Riel : Une épopée littéraire

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Comment ce rustre de Fjordur, l’Islandais, s’y prend-il pour tricher aux cartes avec l’aide de Miss Dietrich, sa chienne préférée, surtout quand on sait qu’elle a perdu la voix?
Comment le Grand Désert Arctique, le froid extrême, la solitude la plus absolue, font-ils de Petit Pedersen, moche et bourré de complexes, un vrai géant, une force de la nature, un chasseur de premier ordre, bref un authentique héros polaire?
Comment trente-huit boîtes à sardines, dont une accidentellement transpercée par une balle perdue, ont-elles pu sauver un chef-d’œuvre de la littérature mondiale?
Comment le capitaine Olsen, d’ordinaire si avisé, en est-il arrivé, en négligeant une banale histoire de rat, à devoir bouffer sa casquette?

Jørn Riel répond à tout cela et nous dit bien d’autres choses encore sur ses héros, les derniers trappeurs des compagnies de chasse qu’il a bien connus là-bas, au Groenland, il y a un demi-siècle.

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18-08-2010

Y, Le denier homme (tome 3) : Un petit Pas.

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Regroupe les épisodes 11 à 17.

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