27-03-2007

7) Pierre Reverdy (1889-1959)

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Je suis dur
Je suis tendre
Et j’ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place ou la foudre a frappé trop souvent
Un cœur ou chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement

La liberté des mers

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27-03-2007

Chateaubriand

Il est seul au fond des forêts, mais l’esprit de l’homme remplit aisément les espaces de la nature, et toutes les solitudes de la terre sont moins vastes qu’une seule pensée de son coeur.

François-René de Chateaubriand, Le Génie du christianisme

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27-03-2007

6) Sully-Prudhomme (1839-1907) : Dernière solitude

Dans cette mascarade immense des vivants
Nul ne parle à son gré ni ne marche à sa guise ;
Faite pour révéler, la parole déguise,
Et la face n’est plus qu’un masque aux traits savants.


Mais vient l’heure où le corps, infidèle ministre,
Ne prête plus son geste à l’âme éparse au loin,
Et, tombant tout à coup dans un repos sinistre,
Cesse d’être complice et demeure témoin.

Alors l’obscur essaim des arrière-pensées,
Qu’avait su refouler la force du vouloir,
Se lève et plane au front comme un nuage noir
Où gît le vrai motif des œuvres commencées.


Le cœur monte au visage, où les plis anxieux
Ne se confondent plus aux lignes du sourire ;
Le regard ne peut plus faire mentir les yeux,
Et ce qu’on n’a pas dit vient aux lèvres s’écrire.

C’est l’heure des aveux. Le cadavre ingénu
Garde du souffle absent une empreinte suprême,
Et l’homme, malgré lui redevenant lui-même,
Devient un étranger pour ceux qui l’ont connu.


Le rire des plus gais se détend et s’attriste,
Les plus graves parfois prennent des traits riants ;
Chacun meurt comme il est, sincère à l’improviste :
C’est la candeur des morts qui les rend effrayants

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27-03-2007

Amour et solitude

Mardi 27 mars 2007

Un autre caractéristique de l’amour, c’est la solitude. Et, nous pouvons toujours se demandé pourquoi la solitude ? Puisque l’amour doit nous apporter la joie, le bonheur et l’harmonie.   

L’amour remplie notre cœur, notre âme et notre pensée. Mais, de l’autre côté, nous apporte, l’incertitude et la peur. Et, c’est cette incertitude et cette peur, qui nous emmène la solitude. 

L’amour à besoin de solitude, pour se renforcer. L’amour à besoin de solitude, pour pouvoir se redécouvrir. L’amour à besoin de solitude, pour mieux se comprendre. 

L’amour, fait en sorte que nous nous mettons en question et pour pouvoir répondre à ces questions, nous avons besoin de la solitude. 

Mais, cette solitude est différente. Car, quand l’amour est là, nous sommes jamais seul. Il/Elle est toujours avec nous, dans notre cœur et notre pensée.   

Nous parlons toujours de l’amour et la passion, d’ailleurs c’est le titre de mon blog. Mais j’aimerai parler de ce que j’appel, le Véritable Amour. 

Qu’est ce que le Véritable Amour ? Pour moi, c’est l’Amour qui reste. C’est l’amour qui grandit de jour en jour. C’est l’amour qui nous donne la force de continuer et la joie de vivre. C’est le bonheur et l’harmonie. 

Nous pouvons dire que tout cela, ce sont les caractéristiques de l’amour et la passion, dans ce cas, qu’est ce qui peut être différent ? 

Donc, il faudra d’abord comprendre qu’est ce que c’est
la Passion amoureuse? 

Remarquons curieusement que le mot passion signifie « douleur ». Voilà une surprise ! Mais en fait, le passionné souffre. ça lui fait mal ! Il vit une douloureuse alternance d’euphorie (quand l’objet de la passion est là) et de manque (quand l’objet de la passion n’est pas là). La passion, c’est comme un feu qui ravage l’être. C’est un feu, que nous ne pouvons pas le maîtriser, et que son fumé nous rend aveugle. 

La passion maîtriser, c’est le Véritable Amour qui dure toute une vie. C’est l’amour que l’Homme est a sa recherche, que peut être, ne le trouvera jamais. 

ULPA

http://ulpa.unblog.fr/amour-et-solitude/

Interessant cette utilisation de la solitude dans l’amour alors que beaucoup de textes donnent pour origine à la solitude l’absence d’un être à aimer.

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26-03-2007

5 ) Solitude – Jean Campion

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À l’heure où l’ombre du mystère
Étends son lourd manteau d’ennui,
Rêvant à l’aube salutaire,
J’accepte le froid de la nuit !

Crois-tu pouvoir réduire en cendres
Mes pauvres souvenirs passés ?
Pour moi, je ne puis me déprendre
De tant de rêves amassés.

Prêtresse de ma solitude,
Puisque me voici désarmé,
Tu peux, en ta sollicitude
Me consacrer au mal d’aimer !

On dit qu’au creuset du silence
Se forge l’espoir du retour…
Peux-tu me donner cette chance
D’ébaucher des rêves d’amour ?…

Déjà, là-bas, perçant la brume,
L’aurore de ses traits dorés
Poursuit la nuit qui se consume :
Pour moi, c’est l’heure d’espérer !

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26-03-2007

Coumarine

Lundi 26 mars 2007 

Solitude (Poème de vie)

Il règne un silence étrangement rigide sur notre petit carré de vie grise. Mais ce n’est qu’illusion. Maman cause, palpite, explique, palabre sans fin. Les mots de Papa, prisonniers derrière des lèvres pourtant entr’ouvertes, n’ont pas de place dans ce cafouillis. Et ma petite sœur chantonne dans son coin. Mes oreilles se sont fermées à l’expression de cette vie trop superficielle. Trop de choses me pèsent, là, au fond de mon cœur. Personne ne veut entendre mes pourquoi et comment. Mes états d’âme dérangent ! J’aimerais communiquer au-delà des apparences, et je me heurte contre un mur de convenances. Les rochers de l’âge adulte ! Ma petite sœur, inatteignable derrière ces lourds manteaux d’habitudes et de traditions établies, que peut-elle bien ressentir ? Je n’aurais qu’un pas à faire hors du cadre pour le savoir, mais par peur de tomber dans le vide, je reste assis. Alors, je pleure à l’intérieur… Et silencieusement, mon cœur se meurt …!

http://coumarine2.canalblog.com/archives/2006/10/25/2987825.html

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26-03-2007

René Char

Les femmes sont amoureuses et les hommes sont solitaires. Ils se volent mutuellement la solitude et l’amour.

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25-03-2007

Désert – Bruce Chatwin

Le mieux est de marcher. Car la vie est une traversée du désert. Bruce Chatwin.

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25-03-2007

Protégé : 3) Blog

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22-03-2007

Milan Kundera (1929- : La plaisanterie

Etre courageux dans l’isolement, sans témoins, sans l’assentiment des autres, face à face avec soi-même, cela requiert une grande fierté et beaucoup de force.

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21-03-2007

4) La Solitude

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La solitude, ça n’existe pas…
Qui a dit ça?
Regardez autour de vous!
Vous en verrez un peu partout.
Ils n’ont plus aucune ambition,
Ils se sont fait une raison.
Passent les semaines, les années,
Pour eux, ils n’y a rien de changé.
Ils voudraient avoir de la compagnie,
Mais où les trouver, ces amis?
L’amitié… on vient qu’on n’y croit plus,
Quand on a beaucoup vécu.
On voudrait bien faire un effort,
Et essayer d’y croire encore,
Car si on pouvait être deux,
La solitude, ce serait merveilleux

http://www.chezmaya.com/sophie/poemes/023.htm

Tellement bien dit ça !!!

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20-03-2007

Paz

La solitude est le fond ultime de la condition humaine.L’homme est l’unique être qui se sente seul et qui cherche l’autre.

Otavio Paz

(Le labyrinthe de la solitude)

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20-03-2007

3) Ma solitude – Virginie Bergeron-Larose

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Dans les yeux je vois toute l’émotion cachée,
Tout ce qui est ressenti et bien enfermé,
La peur, la peine, la naïveté,
La souffrance, la douleur ou la gaîté.
Je peux y décrypter tous les messages possible,
Tout ce qui, à l’oreille humaine, est inaudible.
Suffit simplement de se concentrer,
Et de laisser ses émotions immerger,
Pour y ressentir ce qu’il y a de plus fort.

En un seul regard je comprends les gens,
Toute cette douleur je la ressens,
Comme si j’étais connectée à tous les cerveaux,
Et que je revivais leurs malheurs à nouveau.
Suffit simplement de regarder et d’écouter,
Pour, jour après jour, aider l’humanité.
Je guéris petit à petit toutes les blessures,
Je fais oublier toutes les mésaventures,
Pour pouvoir créer l’inimaginable sur cette terre.

Mais malgré tous les petits miracles que je fais,
La solitude me ronge, je le sais.
Je meurs lentement, à petit feu,
Et, bientôt , plus personne ne s’occupera d’eux,
Car je n’ai jamais de repos,
Jamais personne pour visiter mon cerveau.
Alors j’attends simplement le prochain,
Celui qui me remplacera peut être demain,
Mais je sais, au fond de moi, que j’attendrai très longtemps.

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20-03-2007

Marceline Desbordes-Valmore – (1786-1859) : Elégie solitaire

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Abîme à franchir seule, où personne, oh ! Personne
ne touchera ma main froide à tous après toi ;
seulement à ma porte, où quelquefois Dieu sonne,
le pauvre verra, lui, que je suis encor moi,
si je vis ! Puis, un soir, ton essor plus paisible
s’abattra sur mon cœur immobile, brisé
par toi, mais tiède encor d’avoir été sensible
et vainement désabusé !

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19-03-2007

1) La Solitude – Marc-Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661)

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Oh! que j’aime la solitude !
Que ces lieux sacrés à la nuit,
Éloignés du monde et du bruit,
Plaisent à mon inquiétude !
Mon Dieu ! que mes yeux sont contents
De voir ces bois, qui se trouvèrent
A la nativité du temps,
Et que tous les siècles rêvèrent,
Être encore aussi beaux et verts
Qu’aux premiers jours de l’univers !

Un gai zéphire les caresse
D’un mouvement doux et flatteur.
Rien que leur extrême hauteur
Ne fait remarquer leur vieillesse.
Jadis Pan et ses demi-dieux
Y vinrent chercher du refuge,
Quand Jupiter ouvrit les cieux
Pour nous envoyer le déluge,
Et, se sauvant sur leurs rameaux,
A peine virent-ils les eaux.

Que sur cette épine fleurie,
Dont le printemps est amoureux,
Philomèle, au chant langoureux,
Entretient bien ma rêverie !
Que je prends de plaisir à voir
Ces monts pendant en précipices,
Qui, Pour les coups du désespoir,
Sont aux malheureux si propices,
Quand la cruauté de leur sort
Les force à rechercher la mort !

Que je trouve doux le ravage
De ces fiers torrents vagabonds,
Qui se précipitent par bonds
Dans Ce vallon vert et sauvage !
Puis, glissant sous les arbrisseaux,
Ainsi que des serpents sur l’herbe,
Se changent en plaisants ruisseaux,
Où quelque Naïade superbe
Règne comme en son lit natal,
Dessus un trône de cristal !… …

Que j’aime à voir la décadence
De ces vieux châteaux ruinés,
Contre qui les ans mutinés
Ont déployé leur insolence !
Les sorciers y font leur sabbat ;
Les démons follets s’y retirent,
Qui d’un malicieux ébat
Trompent nos sens et nous martyrent;
Là se nichent en mille trous
Les couleuvres et les hiboux.

L’orfraie, avec ses cris funèbres,
Mortels augures des destins,
Fait rire et danser les lutins
Dans ces lieux remplis de ténèbres,
Sous un chevron de bois maudit
Y branle le squelette horrible
D’un pauvre amant qui se pendit
Pour une bergère insensible,
Qui d’un seul regard de pitié
Ne daigna voir son amitié.

Aussi le Ciel, juge équitable,
Qui maintient les lois en vigueur,
Prononça contre sa rigueur
Une sentence épouvantable
Autour de ces vieux ossements
Son ombre, aux peines condamnée,
Lamente en longs gémissements
Sa malheureuse destinée,
Ayant, pour croître son effroi,
Toujours son crime devant soi…

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17-03-2007

Laurent Cipriani : solitude

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17-03-2007

Anton Pavlovitch Tchekov : Le peuplier

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…là-bas sur la colline se dressait un peuplier solitaire ; qui l’avait planté, et pourquoi était-il là ? Dieu seul le savait. On avait du mal à détacher les yeux de sa silhouette élancée et de son habit vert. Etait-il heureux, cet arbre superbe ? En été, c’est la canicule, en hiver, le froid et les tempêtes de neige, en automne, les nuits effrayantes qui ne sont que ténèbres et où l’on entend que le hurlement insensé et furieux du vent, et surtout, toute sa vie durant, il serait seul… seul

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16-03-2007

1) Guy de Maupassant (1850-1893)

Notre grand tourment dans l’existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes, tendent qu’à fuir cette solitude.

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01-02-2006

Marie de Solemne : La grâce de la solitude

solenne-A une époque où les moyens de communication n’ont jamais été aussi nombreux, s’interroger sur l’origine de notre solitude et sur ses conséquences paraît incontournable. Qu’elle soit vécue sous le mode de l’abandon ou de l’exclusion, qu’elle soit sociale, familiale ou conjugale, la solitude impose un face-à-face avec soi-même qui génère souvent bien plus de panique que de bien-être. Les réflexions et expériences personnelles des personnalités qui dialoguent ici avec Marie de Solemne accompagnent notre redécouverte de ce mode d’être singulier qui, avec l’état amoureux, est sans doute le mieux partagé par tout être humain.

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