27-04-2007

24) Antoine de Nervèze (1570-1622)

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J’aime la solitude et me rends solitaire
Pour penser librement à mes belles amours,
Je cherche les forêts et les lieux les plus sourds
Pour leur dire les maux qu’aux mortels je veux taire.

Ils servent à mon deuil de loyal secrétaire,
Recevant les soupirs que je pousse toujours ;
C’est le trésor caché des regrets de mes jours,
L’air en est le registre et le vent le notaire.

Le vent écrit ma plainte et la répand en l’air,
Mes soupirs lui dictant mon martyre sans pair,
Et je me fie à lui parce qu’il n’a point d’âme.

S’il était animé, je tairais mon regret
Parce que j’aime tant en amour le secret,
Qu’on ne sait ni le bien ni le mal de ma flamme.

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27-04-2007

5) Léo Ferré : La solitude – 1971

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Je suis d’un autre pays que le vôtre, d’un autre quartier, d’une autre solitude. Je m’invente aujourd’hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous. J’attends des mutants. Biologiquement je m’arrange avec l’idée que je me fais de la biologie: je pisse, j’éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s’il s’agissait d’objets manufacturés. Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais…
La solitude…
Les moules sont d’une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n’avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de regarder devant vous car devant c’est derrière, la nuit c’est le jour. Et…
La solitude…
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d’arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n’est qu’une dépendance de l’ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant…
La solitude…
Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l’appellerons « bonheur », les mots que vous employez n’étant plus « les mots » mais une sorte de conduit à travers lequels les analphabètes se font bonne conscience. Mais…
La solitude…
Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l’incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties. Je voudrais m’insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc.

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26-04-2007

23) Solitude – Anna Akhmatova – 1913

16547.jpg

Faible est ma voix, mais mon vouloir ne cède pas.
Et même, sans amour, je me sens plus légère.
Et dans les hauteurs du ciel un vent souffle ample et pur
Et mes pensées ignorent la souillure.

Donc le passé sur moi perd son pouvoir.
La délivrance est proche. Je pardonne
En regardant la lumière qui joue
Sur le lierre mouillé par le printemps.

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26-04-2007

Protégé : Le blog, 10 000

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25-04-2007

Ly

LyElle est revenue : Elle s’excuse presque de nous avoir parlé de sa solitude :

Concernant ma solitude, elle fait partie de moi comme c’est le cas pour de nombreuses personnes je crois mais elle ne me dépasse jamais, j’avais juste envie d’écrire là dessus, d’écrire mes sentiments du jour, de la soirée.

Mon commentaire :  

C’est ce texte sur  ta solitude qui m’a amené sur ton blog et j’en suis très content.. Comme tu n’avais pas écris depuis ce moment-là je m’inquiétais un peu. Ecris-nous plus souvent, même si c’est pour dire que ça va pas.

A mon avis il est très important de laisser sortir tout ce que l’on a sur le coeur cela ne peut faire que du bien.
Bonne soirée Ly !

Je vais encore te faire un peu de pub sur mon blog….. http://namoou.over-blog.com

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24-04-2007

Protégé : Héroïne 2

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24-04-2007

22) Sonnet – Félix Arvers (1806-1850).

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Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.

Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas.

À l’austère devoir, pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

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23-04-2007

21) La solitude – Théophile de VIAU (1590-1626)

Bois de Boulogne

Ode

Dans ce val solitaire et sombre
Le cerf qui brame au bruit de l’eau,
Penchant ses yeux dans un ruisseau,
S’amuse à regarder son ombre.

De cette source une Naïade campagneverduredomicileyonne.jpg
Tous les soirs ouvre le portail

De sa demeure de cristal
Et nous chante une sérénade.

Les Nymphes que la chasse attire
À l’ombrage de ces forêts
Cherchent des cabinets secrets
Loin de l’embûche du Satyre.

Jadis au pied de ce grand chêne,
Presque aussi vieux que le Soleil,
Bacchus, l’Amour et le Sommeil
Firent la fosse de Silène.

Un froid et ténébreux silence
Dort à l’ombre de ces ormeaux,
Et les vents battent les rameaux
D’une amoureuse violence.

L’esprit plus retenu s’engage
Au plaisir de ce doux séjour,
Où Philomèle nuit et jour
Renouvelle un piteux langage.

L’orfraie et le hibou s’y perchent,
Ici vivent les loups-garous ;
Jamais la justice en courroux
Ici de criminels ne cherche.

Ici l’amour fait ses études,
Vénus dresse des autels,
Et les visites des mortels
Ne troublent point ces solitudes.

Cette forêt n’est point profane,
Ce ne fut point sans la fâcher
Qu’Amour y vint jadis cacher
Le berger qu’enseignait Diane.

Amour pouvait par innocence,
Comme enfant, tendre ici des rets ;
Et comme reine des forêts,
Diane avait cette licence.

Cupidon, d’une douce flamme
Ouvrant la nuit de ce vallon,
Mit devant les yeux d’Apollon
Le garçon qu’il avait dans l’âme.

À l’ombrage de ce bois sombre
Hyacinthe se retira,
Et depuis le Soleil jura
Qu’il serait ennemi de l’ombre.

Tout auprès le jaloux Borée
Pressé d’un amoureux tourment,
Fut la mort de ce jeune amant
Encore par lui soupirée.

Sainte forêt, ma confidente,
Je jure par le Dieu du jour
Que je n’aurai jamais amour
Qui ne te soit toute évidente.

Mon Ange ira par cet ombrage ;
Le Soleil, le voyant venir,
Ressentira du souvenir
L’accès de sa première rage.

Corine, je te prie, approche ;
Couchons-nous sur ce tapis vert
Et pour être mieux à couvert
Entrons au creux de cette roche.

Ouvre tes yeux, je te supplie :
Mille amours logent là-dedans,
Et de leurs petits traits ardents
Ta prunelle est toute remplie.

Amour de tes regards soupire,
Et, ton esclave devenu,
Se voit lui-même retenu,
Dans les liens de son empire.

Ô beauté sans doute immortelle
Où les Dieux trouvent des appas !
Par vos yeux je ne croyais pas
Que vous fussiez du tout si belle.

Qui voudrait faire une peinture
Qui peut ses traits représenter,
Il faudrait bien mieux inventer
Que ne fera jamais nature.

Tout un siècle les destinées
Travaillèrent après ses yeux,
Et je crois que pour faire mieux
Le temps n’a point assez d’années.

D’une fierté pleine d’amorce,
Ce beau visage a des regards
Qui jettent des feux et des dards
Dont les Dieux aimeraient la force.

Que ton teint est de bonne grâce !
Qu’il est blanc, et qu’il est vermeil !
Il est plus net que le Soleil,
Et plus uni que de la glace,

Mon Dieu ! que tes cheveux me plaisent !
Ils s’ébattent dessus ton front
Et les voyant beaux comme ils sont
Je suis jaloux quand ils te baisent.

Belle bouche d’ambre et de rose
Ton entretien est déplaisant
Si tu ne dis, en me baisant,
Qu’aimer est une belle chose.

D’un air plein d’amoureuse flamme,
Aux accents de ta douce voix
Je vois les fleuves et les bois
S’embraser comme a fait mon âme.

Si tu mouilles tes doigts d’ivoire
Dans le cristal de ce ruisseau,
Le Dieu qui loge dans cette eau
Aimera, S’il en ose boire.

Présente-lui ta face nue,
Tes yeux avecques l’eau riront,
Et dans ce miroir écriront
Que Vénus est ici venue.

Si bien elle y sera dépeinte
Que les Faunes s’enflammeront,
Et de tes yeux, qu’ils aimeront,
Ne sauront découvrir la feinte.

Entends ce Dieu qui te convie
A passer dans son élément ;
Ouïs qu’il soupire bellement
Sa liberté déjà ravie.

Trouble-lui cette fantaisie
Détourne-toi de ce miroir,
Tu le mettras au désespoir
Et m’ôteras la jalousie.

Vois-tu ce tronc et cette pierre !
Je crois qu’ils prennent garde à nous,
Et mon amour devient jaloux
De ce myrthe et de ce lierre.

Sus, ma Corine ! que je cueille
Tes baisers du matin au soir
Vois, comment, pour nous faire asseoir,
Ce myrthe a laissé choir sa feuille !

Ouïs le pinson et la linotte,
Sur la branche de ce rosier ;
Vois branler leur petit gosier
Ouïs comme ils ont changé de note !

Approche, approche, ma Driade !
Ici murmureront les eaux ;
Ici les amoureux oiseaux
Chanteront une sérénade.

Prête moi ton sein pour y boire
Des odeurs qui m’embaumeront ;
Ainsi mes sens se pâmeront
Dans les lacs de tes bras d’ivoire.

Je baignerai mes mains folâtres
Dans les ondes de tes cheveux
Et ta beauté prendra les voeux
De mes oeillades idolâtres.

Ne crains rien, Cupidon nous garde.
Mon petit Ange, es-tu pas mien !
Ha ! je vois que tu m’aimes bien
Tu rougis quand je te regarde.

Dieux ! que cette façon timide
Est puissante sur mes esprits !
Regnauld ne fut pas mieux épris
Par les charmes de son Armide.

Ma Corine, que je t’embrasse !
Personne ne nous voit qu’Amour ;
Vois que même les yeux du jour
Ne trouvent point ici de place.

Les vents, qui ne se peuvent taire,
Ne peuvent écouter aussi,
Et ce que nous ferons ici
Leur est un inconnu mystère.

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22-04-2007

« Quant à la solitude » André COMPTE-SPONVILLE

Solitude, de Elke Thiébaut
 

Quant à la solitude, c’est évidemment notre lot à tous : le sage n’est plus proche de la sienne que parce qu’il est plus proche de la vérité. Mais la solitude n’est pas l’isolement : certains la vivent en ermite, certes, dans une grotte ou un désert, mais d’autres, aussi bien, dans un monastère, et d’autres encore – les plus nombreux – dans la famille ou la foule… Être isolé, c’est être sans contacts, sans relations, sans amis, sans amours, et bien sûr c’est un malheur. Être seul, c’est être soi, sans recours, et c’est la vérité de l’existence humaine. Comment serait-on quelqu’un d’autre ? Comment quelqu’un pourrait-il nous décharger de ce poids d’être soi? « L’homme naît seul, vit seul, meurt seul », disait le Bouddha. Cela ne veut pas dire qu’on naisse, vive et meure dans l’isolement ! La naissance, par définition, suppose une relation à l’autre : la société est toujours déjà là, l’intersubjectivité est toujours déjà là, et elles ne nous quitteront pas. Mais qu’est-ce que cela change à la solitude ? Dans les Pensées, de même, lorsque Pascal écrit: « On mourra seul », cela ne veut pas dire qu’on mourra isolé. Au XVIIème siècle, ce n’était presque jamais le cas ; dans la pièce où l’on mourait, il y avait ordinairement un certain nombre de personnes : la famille, le prêtre, des amis… Mais on mourait seul, comme on meurt seul aujourd’hui, parce que personne ne peut mourir à notre place. C’est pourquoi aussi l’on vit seul : parce que personne ne peut le faire à notre place. L’isolement, dans une vie humaine, est l’exception. La solitude est la règle. Personne ne peut vivre à notre place, ni mourir à notre place, ni souffrir ou aimer à notre place. C’est ce que j’appelle la solitude : ce n’est qu’un autre nom pour l’effort d’exister. Personne ne viendra porter votre fardeau, personne. Si l’on peut parfois s’entraider (et bien sûr qu’on le peut !), cela suppose l’effort solitaire de chacun, et ne saurait – sauf illusions – en tenir lieu. La solitude n’est donc pas refus de l’autre, au contraire : accepter l’autre, c’est l’accepter comme autre (et non comme un appendice, un instrument ou un objet de soi !), et c’est en quoi l’amour, dans sa vérité, est solitude. Rilke a trouvé les mots qu’il fallait, pour dire cet amour dont nous avons besoin, et dont nous ne sommes que si rarement capables : « Deux solitudes se protégeant, se complétant, se limitant, et s’inclinant l’une devant l’autre »… Cette beauté sonne vrai. L’amour n’est pas le contraire de la solitude : c’est la solitude partagée, habitée, illuminée – et assombrie parfois – par la solitude de l’autre. L’amour est solitude, toujours, non que toute solitude soit aimante, tant s’en faut, mais parce que tout amour est solitaire. Personne ne peut aimer à notre place, ni en nous, ni comme nous. Ce désert, autour de soi ou de l’objet aimé, c’est l’amour même. 

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21-04-2007

20) Charles GUÉRIN (1873-1907)

Dans la solitude agréable, de Marisa  Bigongiari

Ton image en tous lieux peuple ma solitude.
Quand c’est l’hiver, la ville et les labeurs d’esprit,
Elle s’accoude au bout de ma table d’étude,
Muette, et me sourit.

A la campagne, au temps où le blé mûr ondule,
Amis du soir qui tombe et des vastes couchants,
Elle et moi nous rentrons ensemble au crépuscule
Par les chemins des champs.

Elle écoute avec moi sous les pins maritimes
La vague qui s’écroule en traînant des graviers.
Parfois, sur la montagne, ivre du vent des cimes,
Elle dort à mes pieds.

Elle retient sa part des tourments et des joies
Dont mon âme inégale est pleine chaque jour ;
Où que j’aille, elle porte au-devant de mes voies
La lampe de l’amour.

Enfin, comme elle est femme et sait que le poète
Ne voudrait pas sans elle oublier de souffrir,
Lorsqu’elle me voit triste elle étend sur ma tête
Ses mains pour me guérir.

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20-04-2007

19) 20 avril

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20-04-2007

Solitude 2, par Daniel

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http://daniel-photos.skynetblogs.be/tag/1/Solitude

Blog de photos. Celle-ci me plait particulièrement. Celles d’oiseaux sont à voir.

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20-04-2007

Solitude

yui.jpgLe paradoxe de la Solitude quand elle est au pluriel…
Il y a des unions qui bien souvent ne sont que tristes réunions de simples solitudes.
Il y a des désunions qui se cachent par crainte de trop de solitudeS.
Il y a des solitudes inévitables qui ne cachent que la peur d’aimer et d’être aimé,
les solitudes parallèles qui resteront des solitudes tant qu’elles resteront parallèles,
les solitudes heureuses balisées de petites manies et de petits plaisirs,
les solitudes douloureuses au milieu de la foule,
les solitudes grises aux couleurs de nos âmes…

http://www.u-blog.net/IN/note/83

Blog qui n’est plus mis à jour.

Moi : des solitudes et non une solitude!

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20-04-2007

4) Florent Pagnys : La solitude

pagny.jpg

La solitude
Ça s’apprend
La solitude
Ça s’apprend
C’est pour une femme qui vous ment
Pour un ami qui vous vend
La solitude
Combien d’fois j’suis parti
Seul au milieu de la nuit
Combien d’fois j’ai tendu les mains
Pour dire à quelqu’un
Je t’aime, à toi je tiens
Mais je sais bien que personne n’écoute
Oui je sais bien que personne n’écoute

La solitude
Ça s’apprend
La solitude
Ça s’apprend
C’est pour une femme qui vous ment
Pour le chagrin d’un enfant
La solitude
C’est comme la peur
On vit avec, mais on en meurt
La solitude
Je connais ceux qui veulent
A tout prix vivre seuls
C’est vivre dans un désert
Le cœur froid comme la pierre
Et moi j’veux pas
Non j’veux pas

La solitude
Ça s’apprend
La solitude
Ça s’apprend
C’est pour une femme qui vous ment
Pour un ami qui vous vend
La solitude
C’est comme le vent
Quand c’est trop fort
Ça vous rend…
La solitude
C’est pour une femme qui vous ment
Pour un ami qui vous vend
La solitude
La solitude

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19-04-2007

Conversation avec ma solitude, par Ly

ly.bmpTu es toujours là ? je croyais que je t’avais chassé de mon esprit … Pourquoi tu restes là, tu n’a donc pas compris que je ne voulais plus que tu me suives partout ? Laisse moi tranquille, j’essaye de m’en sortir ! Tu ne vois dont pas que j’essaye de redevenir comme avant ??? !!! Avant tu n’étais pas là et je me portais très bien, avant tu n’avais même jamais traversée mon esprit et tu t’étais encore moins décidée à t’installé parce que je n’avais même pas le temps, j’étais bien trop forte pour toi ! Mais ca ….. c’était avant … Avant que tu ai trouvé ma faille, quand mes questions avaient encore des réponses … Vas-t’en maintenant j’ai besoin d’être seule, de me retrouver et de penser ! *Spupir* Mais penser à quoi ? ……. Tu as raison, après tout je ne sais même pas si je compte pour ces gens, je le sais bien … De toutes façcons tu as toujours raison … A chaque fois j’essaye de te donner tort mais je n’y arrives pas … Je sais que ce que tu me dis est vrai, je sais que je n’ai compté pour pratiquement personne depuis le début … Mais si t’étais vraiment mon amie TU ME DIRAIS PAS CA ! Putain, mais si tu m’aimais vraiment toi, t’aurais pas besoin de me faire ouvrir les yeux sur cette réalité pourrie ! Tu’aurais pas envie que je me sente si mal tous les jours, pas envie d’alimenter ce paradoxe qui me torture !!!! A moins que …… non, c’est pas possible, putain alors meme toi en fait qu ne me comprends pas ! Mais en fait tu t’en fous de comment je me sens…. VAS T’EN !!! Je veux plus jamais te voir ! Vas t’en laisse moi seule ! »

Mais juste une question : Si je chasse ma solitude, celle qui me connait le mieux, alors il va falloir que je fasse face à ma plus grande peur…… me retrouver seule……. Parce qu’a la fin … on est toujours tout seul …

Je me présente je suis – Ly – et je vais avoir 17 ans dans quelques jours (le 23) !! Je suis atteinte d’une leucémie lymphoblastique depuis Avril 2005…

http://namoou.over-blog.com

Moi : voilà un vrai blog.

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18-04-2007

Solitude l’a., par Lara

070418lara.jpgOn l’appelle Lara.

17 ans l’a.

Elle ne possède rien.

Rarement seule, et toujours seule.

Elle refuse de voir. Le flou devant elle la rassure.

Elle refuse d’entendre. Selon l’intonation de la voix de l’Autre, elle écoute, cependant. Ou pas.

Elle pense beaucoup. Tout le temps. Elle refuse de voir, d’entendre. Autre chose qu’elle. Elle. Elle. Elle.

Elle aime être seule. Avec elle.

Elle se deteste. Elle deteste l’Autre.

Elle est pas vraiment avec elle. Elle est hors de tout. Elle est l’Autre. 

Elle se deteste. Elle, l’Autre, Eux.

Rarement un souvenir bon lui vient. Vivre dans la douleur. Elle connait la souffrance, la tristesse. Elle a peur de ce qu’elle ne maitrise pas, ce qu’elle ne connait pas. Elle aime se connaitre. Tristesse.  

Seule, toujours. Seule. Ne faire confiance en personne. Arriver à avoir peur d’elle-même.

S’exclure. Pleurer sa tristesse. Sa solitude.

Penser.

Elle sourit seule. Rire, parfois. Qu’y a-t-il? Rien. Pleurer seule. Sourire seule. Vivre seule. Après tout, elle est née seule, et mourra seule. L’egoïste ne partage rien. Pas même ses mots.

La Solitude prend tant de place, qu’elle n’est jamais vraiment elle. Elle est toujours accompagnée. Solitude.

Je ne suis ni dieu ni démon,
Et tu m’as appelé ton frère;
Où tu vas, j’y serai toujours,
Jusques au dernier de tes jours,
Où j’irai m’assoir sur ta pierre.
Le ciel m’a confié ton coeur.
Quand tu seras dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le chemin;
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la Solitude.

Nuits.

Moments privilégiés. Où être seule n’a pas d’importance. Seuls, ils le sont tous. Se sentir comme l’Autre. Eux aussi.

Alors pouvoir réellement l’aprécier, sans faire semblant.

Se sourire dans un miroir.  » Tu es là. Toi. Seule, jamais ». Ils le sont tous, pas nous. Nous sommes deux. La nuit, seul le miroir nous divise. Celle qui sourit. Celle qui observe. Celle qui ment et celle qui se tait.

On m’appelle. Ils ne savent pas que je ne m’appelle pas. Vide de toute interaction.

Secher ses larmes.

Aller sourire et chanter.

Oui, aujourd’hui, 14 ans l’a. Mais elle a. Elle. Tout. Elle est. Car elle pense être. Et tout lui va. Elle est simplicité. Elle accepte. Sourire.

                       Solitude l'a., par Lara dans Paroles de solitaires Coin-seule

http://www.ublog.com/babsye/2007/04/15

Elle compose des chansons. Elle tient un blog depuis trois ans. Je doute d’être capable d’une telle constance.

Ce texte, même, si certaines idées m’échappent dégage une atmosphère et c’est cela qui compte.

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17-04-2007

Tauaea Rairoaoa, dit Tavae

070418mer.jpgTavae a 55 ans, et habite Faa’a, commune proche de Papeete. Il est pêcheur et vend son poisson. Son bateau, le Tehapiti fait 8 mètres. Le 15 mars 2002 il part en mer. Une vague plus grosse que les autres noie son moteur : il ne possède pas de balise de détresse.

Commence alors un voyage de 118 jours et de 1200 km qui l’enmènera vers les iles Cook où il abordera le 10 juillet, ayant survécu de pêche et d’eau de pluie. Il passera de 70 à 49 kg.   »j’eus soudain le sentiment vertigineux d’être entré sans y prendre garde dans le vide infini du monde  ». Il abordera à l’île Aitutaki (groupe nord de l’archipel) où il sera hospitalisé.

De retour chez lui le 5 août, il a reprit son travail En collaboration avec Lionel Duroy il a publié dans  » Si Loin du monde  » le récit de son aventure. A noter qu’il ne sait ni lire ni écrire.

Extrait :

« J’eus de nouveau faim, le soir, et cette faim me rassura. Je pris deux belles tranches de mahi mahi sur le pont et je les mastiquai lentement, conscient que je devais me maintenir en bonne santé. Je me sentis plein de gratitude pour ce corps qui ne cédait pas aux cauchemars, lui, qui réclamait sa part. Le poisson était à mon goût, bien gras, nourrissant, et, mon repas terminé, je pris deux petites gorgées d’eau. La perspective du jour à venir et des surprises que je pouvais en espérer m’avait rendu confiance. Entre-temps, le crépuscule avait tout éteint autour de moi. Je me couvris de ma brassière et de mon ciré et, pour la seconde nuit, j’allai me lover tant bien que mal dans l’arc de la proue. Cette fois, je n’avais pas allumé les feux pour économiser la batterie, et je demandai donc au Seigneur d’écarter de mon bateau les périls que nous risquions de croiser dans la nuit. »

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17-04-2007

Morte depuis trois ans !

20060414mortedevantlatl.bmp
Publié le 14 avril 2006

Publié par Jean dans Actualité, Mort | 10 Commentaires »

17-04-2007

Dans ma solitude…

070417seule.jpgSeule, Assise Sur Ce Pont,
Seule, Versant Des Larmes,
Seule, Ayant Mal Au Fond,
Seule, Pire Qu’une Lame.
Je Suis Seule Et J’Ai Froid
Et Je Pense Que Cela Ne Passera pas…
Mon Coeur Pleure
Et Je Reste Là En Silence
Me Perdant Dans Ce Vide Immense
Et Me Noyant Dans Mes Pleurs
Seule, Je Me Trouve Sans Personne
Seule, Je Suis « Alone »
Seule, Je Suis Assise Sur Ce Pont
En Entendant Aucun Bruit, Aucun Son..

La répétition du mot  » seule  » me plait assez ainsi que le titre du blog : je regrette de ne pas y avoir penser. Mais enfin il était prit.

11 mai

Nouvelle visite chez misslaetitia : 971915782.jpgtous les jours

Je suis toute seule en pleine déprime,
J’ai sombré au plus profond d’un abime,
J’ai le coeur tellement déchiré,
Je n’ai même plus envie de parler.

Je suis quelque part où tout est noir,
Devant moi se cassent un à un mes espoirs,
J’ai envie de saigner pour atténuer,
Cette envie au fond de moi de tout quitter.

Je suis perdue et je me sens mal dans ma peau,
Je me roule en boule et courbe le dos,
J’ai les yeux voilés de larmes d’amour,
Je n’ai plus envie de revoir le jour

Publié par Jean dans Paroles de solitaires | 1 Commentaire »

17-04-2007

L’absolu de la solitude, par Malaïka

070417souslaneige.jpg

La solitude à mes yeux prend des visages différents.

C’est quelque fois tendre la main et saisir le vide.

Enlacer de ses bras l’absence de l’être aimé.

Parler tout seul non par choix mais faute de vis à vis.

Au moment du dernier voyage passer de l’autre côté dans l’indifférence.

Mais à mes yeux, l’absolu de la solitude c’est d’arriver au bout de soi

Et ne trouver personne.

Parce qu’on se sera perdu en route, ou parce qu’on n’aura su,

Ou n’aura pas voulu prendre  le temps d’une rencontre avec soi.

Je vous souhaite à tous de ne jamais faire face à cette solitude là.

http://dipitadidia.unblog.fr

Mon commentaire:

Je n’avais pas encore lu l’idée d’aller au bout de soi et de ne trouver personne… Le sens que toi tu as mis dans cette phrase m”échappe. Néanmoins ce texte me plait et je le copie pour mon blog. Si cela te pose un problème je le retirerai. Jc

Publié par Jean dans Paroles de solitaires | 2 Commentaires »

16-04-2007

Temps-Solitude

Temps-Solitude dans Paroles de solitaires mob643_1176484071 

« Je suis d’une nature assez calme. On peut dire aussi que je suis assez froid, obscur ou insondable. Le fait de se maîtriser ne signifie absolument pas, jamais, par définition même, qu’on ne ressent rien. Au contraire je ressens trop, je crois. La charge d’un regard, la modulation d’un changement de ton, le mouvement d’une main, la pose d’un corps, sont autant de messages qui viennent marquer mes sens. C’est exténuant parfois. Lorsque Nacara inscrit au frontispice de son site qu’elle a besoin de deux heures de temps-présence par jour, moi j’ai besoin de deux heures de temps-solitude par jour, deux heures de calme et de repos où les autres ne viennent pas exciter mes sens. Deux heures dont je rêve de pouvoir me passer. Parfois j’aimerais pouvoir tout faire disparaître d’un claquement de doigts. Ce n’est pas agréable. Toutefois je ne peux pas reprocher aux autres de ne pas sentir ce que je n’exprime pas.

[…]

Un jour une personne m’a écrit qu’elle préférait ne pas me rencontrer pour ne pas risquer d’être déçue. Je crois qu’elle a raison. Pour qui me découvre à travers mes histoires je serai sans doute très décevant en vrai. Je suis un type normal, banal, avec des soucis et des préoccupations communes et comme tout le monde. J’ai mal et j’ai peur comme tout le monde mais je ne le reconnaîtrai pas. Je l’écrirai, peut-être. Si vous me voyiez vous ne croiriez même pas que c’est moi. Il vaut peut-être mieux faire le chemin dans l’autre sens, dans le bon sens. » Ju.

2003.04.07 01h53 |http://iokanaan.net/

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16-04-2007

19) Le songe d’un habitant du Mogol – Jean de La Fontaine

070415solitude.jpg

Jadis certain Mogol vit en songe un vizir
Aux Champs Elysiens possesseur d’un plaisir
Aussi pur qu’infini, tant en prix qu’en durée
Le même songeur vit en une autre contrée
Un ermite entouré de feux,
Qui touchait de pitié même les malheureux.
Le cas parut étrange, et contre l’ordinaire
Minos en ces deux morts semblait s’être mépris.
Le dormeur s’éveilla tant il en fut surpris.
Dans ce songe pourtant soupçonnant du mystère,
Il se fit expliquer l’affaire.
L’interprète lui dit «Ne vous étonnez point ;
Votre songe a du sens; et, si j’ai sur ce point
Acquis tant soit peu d’habitude,
C’est un avis des dieux. Pendant
l’humain séjour,
Ce vizir quelquefois cherchait la solitude ;
Cet ermite aux vizirs allait faire sa cour.»

Si j’osais ajouter au mot de l’interprète,
J’inspirerais ici l’amour de
la retraite
Elle offre à ses amants des biens sans embarras,
Biens purs, présents du ciel, qui naissent sous les pas.
Solitude où je trouve une douceur secrète,
Lieux que j’aimai toujours ne pourrai-je jamais,
Loin du monde et du bruit, goûter
l’ombre et le frais?
Oh! qui m’arrêtera sous vos sombres asiles ?
Quand pourront
les neuf sœurs, loin des cours et des villes,
M’occuper tout entier, et m’apprendre des cieux
Les divers mouvements inconnus à nos yeux,
Les noms et les vertus de
ces clartés errantes
Par qui sont nos destins et nos mœurs différentes !
Que si je ne suis né pour de si grands projets,
Du moins que les ruisseaux m’offrent de doux objets !
Que je peigne en mes vers quelque rive fleurie !
La Parque à filets d’or n’ourdira point ma vie,
Je ne dormirai point sous de riches lambris
Mais voit-on que le somme en perde de son prix ?
En est-il moins profond, et moins plein de délices ?
Je lui voue au désert de
nouveaux sacrifices.
Quand le moment viendra d’aller trouver les morts,
J’aurai vécu
sans soins, et mourrai sans remords.

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15-04-2007

Jolie demoiselle

070415moi.jpgJe suis triste d’être qui je suis, de faire ce que je fais, de savoir que je ne suis rien… Je m’ennui de lui, je m’ennuie seule dans cette maison, je m’ennuie de moi, de qui je fût… J’ai peur de le perdre, que l’on s’éloigne, de me perdre, de sombrer a nouveau… Je ne suis pas sûr de ce que je veux, pas sûre de ce que je peux, mais je suis sûre que je l’aime… Je me déteste, je me déteste, je me déteste… J,ai honte de moi, car je suis une ratée et car je me déteste…  Je l’aime sous tout ses angles, malgrés les complications qu’il y a dans ma tête… Je l’aime pour ce qu’il est, pour ce qu’il vaut, pour ce qu’il fait, je l’aime car il m’aime tout autant… Je l’aime, je l’aime… Je me sens seule , seule avec ce corp que j’habite et avec ces voix qui me parlent, je me sens seule et seule… Je suis heureuse car il est 3h35, car il seras ici bientôt, car je l’aime et il m’aime…
.
070415elle.jpg
Passer du temps avec moi, ç’est perdre son temps.. Mais au moin, ce temps perdu est plûtôt sympa… J’aime bien rire, parler, me moquer du monde … Mais j’aime aussi être seule..
La solitude crée un vide face au monde extérieur, mais comble un certain vide qu’il y a à l’intérieur de nous… Du moin, je trouve…

http://www.blogg.org/blog-35628-date-2007-01.html
J’ai aimé.

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15-04-2007

Exploration en solitaire

Exploration en solitaire dans Blogs à part...Ne pas se fier au titre, rien à voir avec des films d’horreur. Mais la réalité est plus simple. Un site de photos des maisons, châteaux, friches industrielles de sa région. Voici ce qu’en dit l’auteur.

Je prend beaucoup de Photos dans ces Endroits (abandonnés) pour garder un Souvenir lorsque ces Endroits ne seront plus là, quand ils seront rasés pour y construire à la place une Zone Pavillonnaire Pourrie. Prendre des Photos de ces Endroits est aussi une manière de témoigner de l’évolution de l’urbanisme à ma façon. J’éprouve beaucoup de nostalgie à regarder des Photos d’endroits aujourd’hui détruits. Ça rejoint la Tristesse dont je parlais plus haut, celle liée à la Visite de ces endroits, car si les visiter, c’est déjà triste / plaisant, c’est encore plus triste / plaisant de se consoler en se promenant dedans via les Photos qu’il en reste. Il reste une « trace », suis-je le seul à garder des traces de ces endroits ? Suis-je le seul à observer les changements urbains en m’intéressant à ce qu’il y avait avant, et non après ? Pourquoi suis-je attiré par ces Endroits Morts ?

Travail de photographe, d’historien, d’écologiste, d’archéologue des friches, mais aussi d’économiste (pourquoi ne pas avoir logé des sans abris dans ses maisons avant qu’elles ne soient dans ces états-là ?) et puis des photos donnant vraiment une impression de solitude. Ça devrait être généralisé à la France. Ça va faire école. A voir l’usine Renault de l’île Seguin..

http://glauqueland.free.fr

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15-04-2007

Jacques Waynberg

squelettesdivers1.jpgLa crainte de la solitude motive souvent le maintien de situations fausses, d’un simulacre de vie familiale, en différant sans cesse une décision de rupture que l’agonie de sentiments justifie.

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15-04-2007

François-René de Chateaubriand (1768-1848) : René

Vue prise à Bellevue, près Meudon, de Edouard CibotLa solitude absolue, le spectacle de la nature, me plongèrent bientôt dans un état presque impossible à décrire. Sans parents, sans amis, pour ainsi dire seul sur la terre, n’ayant point encore aimé, j’étais accablé d’une surabondance de vie. Quelquefois je rougissais subitement, et je sentais couler dans mon cœur, comme des ruisseaux d’une lave ardente; quelquefois je poussais des cris involontaires, et la nuit était également troublée de mes songes et de mes veilles. Il me manquait quelque chose pour remplir l’abîme de mon existence: je descendais dans la vallée, je m’élevais sur la montagne, appelant de toute la force de mes désirs l’idéal objet d’une flamme future; je l’embrassais dans les vents; je croyais l’entendre dans les gémissements du fleuve; tout était ce fantôme imaginaire, et les astres dans les cieux, et le principe même de vie dans l’univers.
Toutefois cet état de calme et de trouble, d’indigence et de richesse, n’était pas sans quelques charmes: un jour je m’étais amusé à effeuiller une branche de saule sur un ruisseau, et à attacher une idée à chaque feuille que le courant entraînait. Un roi qui craint de perdre sa couronne par une révolution subite, ne ressent pas des angoisses plus vives que les miennes, à chaque accident qui menaçait les débris de mon rameau. Ô faiblesse des mortels! Ô enfance du cœur humain qui ne vieillit jamais ! Voilà donc à quel degré de puérilité notre superbe raison peut descendre! Et encore est-il vrai que bien des hommes attachent leur destinée à des choses d’aussi peu de valeur que mes feuilles de saule.
Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives, que j’éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert : on en jouit, mais on ne peut les peindre.L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes: j’entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays, le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait; je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur ; mais une voix du ciel semblait me dire: «Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande.»
Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur.

 

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15-04-2007

18) Adieu – Richard Weilbrenner

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Si un jour je meurs seul
Loin de toi je reviendrai
Sous la forme du vent
Danser dans les rues
De la ville et faire valser
Aux fenêtres les rideaux
Des chambres endormies

Si un jour je meurs seul
Sans toi je me changerai
En rai de lune et glisserai
Cependant que tu dors
Sur ta chevelure rousse
Tout le long de ton cou
Jusqu’au val de tes reins

Si un jour je meurs seul
Sans toi au bout du monde
Je reviendrai je te le jure
Trousser ton blanc jupon
De dentelle fine et tracer
Sur la peau de tes mollets
Ronds les poèmes d’amour
Que je faisais hier pour toi

Si jamais je meurs un jour
J’imprégnerai tes songes
Des parfums de la myrrhe
Et sèmerai dans ta mémoire
Le souvenir du nom de fleur
Que je te donne en silence
Quand je t’aime tendrement

Si je meurs sans toi un jour
J’emporterai dans le Fleuve
Le sang amer des oranges
D’Espagne et de cette encre
Enchantée je ferai sur les flots
Des lettres que ton âme bleue
Accueillera dans le secret

Je vivrais pourtant une heure
De plus même sous la torture
Pour seulement une seconde
Encore te serrer contre moi
Ah! envahir ton corps brûlant:
Comme l’ange aimer la fille
Ou le démon ravir la pucelle

Je meurs à l’instant mon amour
Je ne serai plus là à ton réveil
Mon destin s’accomplit — Déjà
Le rêve s’assombrit à l’exemple
Du ciel à la tombée du jour, déjà
L’aigle de feu disparaît au loin
Seul sans toi au bout du monde

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15-04-2007

Ostracisme

En Grèce, des tessons d’argile (ostrakon) sur lesquelles on écrivait le nom d’une personne trop riche ou trop puissante devinrent un moyen d’isoler un individu. Privée de son réseau social, la personne ostracisée était coupée des bases sociales de la richesse. Là se trouve le fondement historique de ce qui est maintenant un obiter dictum (diction) dans le mouvement d’intégration communautaire: le véritable handicap, c’est l’isolement. Cet exemple peut aussi servir d’appui aux études de l’institutionnalisation, en confirmant que la vulnérabilité d’une personne vient de l’absence de relations sociales.

DAVE DRISCOLL, « Philia: l’économie et l’esprit du don« , L’Agora, vol 10, no 2

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15-04-2007

17) Voeu – Paul Verlaine

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Ah ! les oaristys ! les premières maîtresses !
L’or des cheveux, l’azur des yeux, la fleur des chairs,
Et puis, parmi l’odeur des corps jeunes et chers,
La spontanéité craintive des caresses !

Sont-elles assez loin toutes ces allégresses
Et toutes ces candeurs ! Hélas ! toutes devers
Le printemps des regrets ont fui les noirs hivers
De mes ennuis, de mes dégoûts, de mes détresses !

Si que me voilà seul à présent, morne et seul,
Morne et désespéré, plus glacé qu’un aïeul,
Et tel qu’un orphelin pauvre sans sœur aînée.

Ô la femme à l’amour câlin et réchauffant,
Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,
Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !

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15-04-2007

15) 15 avril

070415entrecieletneige.bmpChaque jour je suis un peu plus convaincu qu’il n’existe pas une solitude mais des solitudes et que ce n’est pas le mal du siècle comme on baptiste tout aujourd’hui mais celui qui fait surface actuellement, parce que je crois que dans les siècles passés les solitudes ont été aussi importantes qu’actuellement : d’ailleurs il y a un travail de recherches à faire sur ce thème. Les religions ont utilisées les solitudes : l’ermite, les monastères… Les moyens de communiqués étaient extrêmement limité. On était plus proche de son voisin et de sa famille mais on ignorait tout des autres régions du pays, des autres nations… Ceux qui sont partit pour le Nouveau Monde ont bien souvent perdu complètement de vue leur famille et leurs amis d’enfance.

Chacun a sa solitude : celle de l’absence de quelqu’un étant la plus connue. Ce quelqu’un étant un(e) amant(e), un(e) confident(e), un(e) ami(e)… Mais il y a la solitude de ceux qui souffrent physiquement et psychologiquement, de l’émigré, du prisonnier… et au bout de tout cela la solitude n’est-elle pas du temps perdu irrémédiablement.

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14-04-2007

Solitude, par Colette

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Touvé ce matin : 

Bonjour,

Comme c’est étrange moi aussi j’ai écrit dans mon nouveau blog un billet sur la solitude.
J’ai parcouru votre site surtout les textes, ils m’ont beaucoup plu. Je vous invite à jeter un regard sur mon blog si vous avez le temps:  

http://celebration-colette-nys-mazure.over-blog.fr/

J’ai ajouté votre lien dans mon blog

Cordialement 

Le texte de Colette : 

Espoir

Je veux partager avec vous ce soir une réflexion de Colette Nys-Mazure à propos de la solitude. Cette dernière est un mal destructeur, rongeur. Elle nous réduit à néant et nous désarme.

Au lieu de se cloîtrer et se recroqueviller sur soi-même, il faut abandonner sa coquille, sa carapace et dépasser les illusions qui se tiennent obstacles devant soi. La lumière du jour doit être épuisée au tréfonds de nos âmes. Il faut s’emplir d’amour et de générosité pour promouvoir les idéaux d’équité, de solidarité et cultiver les valeurs du respect, d’estime, de reconnaissance et de valorisation.

J’ai appris il y a longtemps quelques sagesses de R. Tagore : « We live in the world, when we love it » et « The man barricads against himself ». Devant les difficultés, les amertumes, le désespoir, la déception, j’ai eu recours souvent à ces enseignements pour pouvoir embellir mon quotidien et donner sens à ma vie.

Aujourd’hui j’ai pu accéder à l’acception de Colette Nys-Mazure de la vie, du bonheur, du partage, de la générosité et de la célébration. C’est un atout supplémentaire me confortant dans ma marche, me préservant des illusions et me permettant de mieux célébrer la beauté qui m’entoure et peuple ma vie de tous les jours.

Je vous laisse contempler ci-après  une pensée de Colette Nys- Mazure débordante d’optimisme et palpitante d’espérance :

« Etre à soi-même une présence amie. Cultiver un espace où se rassembler afin de donner sans retour sur soi, sans éprouver l’impression d’être vidée, épuisée (…) Cette clôture à l’intérieur de laquelle on ne laisse entrer personne ni rien qui abîme et racornisse. Etre une présence, une présence réelle, un vrai silence qui écoute plutôt qu’un miroir qui reflète ou un abîme qui engloutit.        

Je vous écris d’une solitude que je voudrais telle » (Célébration du quotidien, page 117, Ed° Desclée de Brouwer, 1997).

Merci pour ce lien Colette. Voici le mien pour votre blog. Dites-moi ce que vous en pensez !

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13-04-2007

3) Georges Moustaki : Ma solitude – 1966

moustaki.jpg Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m’en suis fait presqu’une amie
Une douce habitude
Elle ne me quitte pas d’un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m’a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu’où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j’y prenne goût
Ou que je réagisse?
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Par elle, j’ai autant appris
Que j’ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l’amour
D’une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Paroles et musique: Georges Moustaki

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13-04-2007

16) Solitude – Sara Bégin

Rapahël

Ceci est déjà en moi
Ce n’est pas déjà choisi
C’est dans mon mode de vie.
C’est ma solitude

Elle n’est ni douce ni rude
Mais elle est tout ce qu’il me faut
Juste assez, rien de trop.

Dans ma solitude je suis née,
Dans ma solitude je mourrai
Car sans elle je ne suis rien
Et sans moi je la plains.

Je n’ai jamais demandé
À trouver ma destinée
Je n’ai jamais rêvé
À ce que quelqu’un puisse m’aimer.

Et voilà que tu arrives
Comme un bateau à la dérive
Je ne sais plus quoi penser
Ma solitude j’ai abandonnée.

À ma solitude je crie
Et celle-ci rit
Elle m’a déjà oubliée
Et je reste avec ma destinée.

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13-04-2007

La solitude est une bête à pleurer

Lac d'Annecy Tablier d’un pont dont on connaît à peine le nom. Les pieds dans le vide d’un temps à oublier, souffrance inconnue, ancienne, refoulée au fond d’une âme perdue dans un nuage, isolé parmi tant d’autres.

Sauvage, un goût d’amertume scelle la bouche d’un monde qui marche sur cette jolie fleur, penchée un peu trop près d’un trottoir de centre-ville. Rouge, comme une borne-fontaine sur laquelle un chien lève la patte pour pisser. Le sang d’une vierge inconnue, pucelle dépucelée par un portefeuille bien garni et laissée pour compte sur la marche d’escalier d’un bidonville. Vierge dont on ne se rappellera jamais le prénom ni même le nom. La solitude est une bête à pleurer.

Solitaire comme celui qui n’a jamais dormi sous une couette bien chaude. Deux mains en coupoles, quêteuses de présence, d’amour, d’attentions et de nourriture pour un corps amaigri, anorexique, squelettique. Une chandelle dans un coin, lumière pour l’âme de celle qui chante la complainte de l’ermite reclus sur une île, assez déserte pour n’être vu que par l’hirondelle de mer qui fait sa ronde après un repas bien arrosé d’eau-de-vie. La solitude est une bête à penser.

Comme un saule qui pleure, l’enfance ravie par une main trop lourde appuyé sur un corps issu d’un utérus encore ensanglanté. Voici les yeux d’un ange, posés tel un bréviaire, sur le ventre d’un gamin en prière. Que l’aube se lève et marque ainsi le voile d’un silence de gamme. La solitude est une bête à traquer.

Solitude des yeux qui, au-delà du monde, regardent au loin et cherchent les racines oubliées des enfants déracinés. Une jeune femme sur un banc, attend l’amant qui ne viendra pas. Dans un lit immense, se fondre dans les fleurs d’un drap bien trop froid pour qu’allume le feu des amours interdits. Secret bien gardé, caché sous des glaciers en pleurs. Solitude de l’âme qui remue ciel et terre pour trouver sa sœur, perdue quelque part entre les limbes et le néant.

Seule avec soi, écouter le bruit, le murmure rassurant du ruisseau qui coule dans les veines de la terre. Marcher dans les bois hérissés, comme les poils sur un bras rempli d’émotion à faire rougir de plaisir. Faire un clin d’œil à la vie et poser le pied, pour la première fois, sur les berges d’un lac qui ne demande qu’à te prendre dans ses bras et t’avouer qu’il aime le monde par-dessus tout. La solitude est une bête à apprivoiser.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 3 février 2007, par Micheline Mercier

http://sisyphe.org

A rapprocher des textes de Valérie ?

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13-04-2007

La Douleur, par Valérie

070412henry.jpg

Je sens mon coeur pris dans cet étau.  

Il s’emballe; la douleur, pourtant, n’est qu’un mot ?  

J’ai mal, mal à en crever, putain !  

Qui  a-t-il de plus douloureux que le chagrin !  

 Il y a des silences qui en disent longs, 

Sur ces maux imperceptibles et indicibles au fond, 

Je voudrais trouver un remède à la mélancolie. 

Et toute cette affliction, cette folie !  

Je n’arrive plus à respirer, 

A trouver encore ce souffle inné. 

Je ne sais plus le chemin du repos et du calme, 

Je suis perdue, c’est le drame !  

Comment errer, là, seule avec ce chagrin, 

Sans personne pour me tenir la main,

Ô douleur, endors-toi dans les fissures de mon coeur, 

Tais-toi un instant, tu me fais peur !

 http://www.viedecop.net

Elle utilise des mots très forts et ne fait pas de périphrase pour faire passer son message. Voir : le Plagia.

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12-04-2007

L’homme au masque (de Fer)

071008masquefer.gifY-a-t’il eu un homme plus seul que lui ? Emprisonné en juillet 1669 dans le donjon de la forteresse de Pignerol avec pour gardien exclusif Monsieur Benigne de Saint-Mars. Lui seul est habilité à s’occuper de lui. Il suit son geôlier au grès des affectations de celui-ci.

En juin 1681, Saint-Mars reçoit le gouvernement de la forteresse d’Exiles (entre Suse et Briançon). Puis en janvier 1687, ils quittent ce terrible endroit pour rejoindre la citadelle de Sainte-Marguerite, (dont Saint-Mars a été nommé gouverneur ainsi que Saint Honorat au large de Cannes), puis en juillet 1698 la Bastille.

Le Masque meurt le 19 novembre 1703 vers 22 heures à la Bastille après 34 ans de prison.

Il ne devait révéler à personne son identité. Il était très bien traité. Rien ne prouve qu’il portait un masque – de velours laissant voir la bouche – en permanence. Ce qui est sur c’est qu’il le porta durant son transfert de Sainte-Marguerite à Paris et durant ses promenades dans la Bastille. A quoi cela servait-il de garder un homme dans ces conditions-là ? Pourquoi ne pas le faire disparaitre comme on l’avait fait avec les coupables de l’affaire des poisons emprisonnés au fort de Joux dont ils ne revinrent jamais. ? Est-ce qu’on avait encore besoin de lui ? et pourquoi ? Pourquoi ne s’est-il pas suicidé ? Lui a-t-on imposé ce masque pour que personne ne puissent témoigner plus tard de sa présence ou de sa survie ? De quoi avait-on peur pour qu’on veuille absolument cacher sa présence ou son existence ?

L’affaire est lancée par Voltaire dans le Siècle de Louis XIV :

Quelques mois après la mort de ce ministre [Mazarin], il arriva un évènement qui n’a point d’exemple; et ce qui est non moins étrange, c’est que tous les historiens l’ont ignoré. On envoya dans le plus grand secret au château de l’île Sainte-Marguerite, dans la mer de Provence, un prisonnier inconnu, d’une taille au-dessus de l’ordinaire, jeune et de la figure la plus belle et la plus noble (…)

La légende :

- Frère jumeau de Louis XIV (Voltaire, Pagnol)
- Demi-frère de Louis XIV (Mme Mast)
- Eustache d’Auger (D. et C. Dufresne)
- Eustache d’Auger de Cavoye (Maurice Duvivier)
- Molière (1883, Anatole Loquin)
- Comte Matthioli
- Duc de Beaufort
- Nicolas Fouquet (Pierre-Jacques Arrèse, 1970)
- Louis de Bourbon
- Un fils de Cromwell
- Duc de Guise
- Comte de Vermandois

- Une femme
- Duc de Monmouth
- Cremonville
- Le nègre Nabo
- Un moine dominicain
- Lieutenant Général de Bulonde
- Marc de la Morelhie
- R.P. de La Cloche (Barnes, 1908)
- Un valet de Louvois
- Louis de Rohan
- Blaise Pascal
- Samson Dubreuil…

- une mascarade (Jean-Christian Petitfils)

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12-04-2007

Bui Duc Phuc

070412mer.bmpBui Duc Phuc, 33 ans, pêchait le calamar sur une petite embarcation de bambou au large de la province centrale de Quang Ngai quand un fort courant l’a éloigné du bateau de pêche qu’il suivait.

Quatre jours plus tard, toujours à la dérive, le pêcheur tiraillé par la faim et la soif a réussi à attraper une tortue de mer qu’il a dévoré crue et bu sa propre urine. Au huitième jour, il a recueillir de l’eau de pluie et au quatorzième jour, le 5 juin (2004), un autre bateau de pêche l’a retrouvé, inconscient. Son embarcation avait dérivé sur une centaine de kilomètres. Le pêcheur a pu rentrer chez lui et s’est totalement remis, selon la presse.

Tuoi Tre (journal)

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12-04-2007

http://www.dialogus2.org/

mosselbay.jpgEn mer ce n’est pas la solitude qui fait peur. Ce sont les humeurs de la mer. La solitude devient alors un double manque: l’aide pratique et le réconfort moral d’un ou d’une autre. Vous avancez l’hypothèse que l’absence d’humanité pourrait favoriser une vie plus poétique. Je ne crois pas. La poésie vient au coeur dans le souvenir des navigations. C’est l’apanage des après. La poésie pointe son regard dans les accalmies au large et les repos des escales. Pendant l’action la poésie laisse plutôt la place à la philosophie fulgurante ou aux réflexions concrètes sur sa vie et les choix qu’on y fait. Et laissez-moi vous dire que la solitude n’est pas une absence d’humanité. Le solitaire est toute l’humanité à lui tout seul. Comme la goutte est la mer à elle toute seule.

Captain Slocum

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12-04-2007

15) Solitude – Wilfried

070411soleilcouchant.bmp
Petite fille apeurée
Dans une salle isolée
Contre ton gré
Ils t’ont enfermée
Tu as crié
Tu as hurlé
Avec tes poings, tu as frappé
Avec une seringue, ils t’ont shootée
Tes cris et tes coups ont cessé
Petite fille apeurée
Tu as fini par sombrer
Ton âme s’est évaporée
Dans un sommeil focalisé
De sentiments édulcorés
Ton sommeil a été troublé
Par une femme, tu as espéré
Pouvoir t’envolée
Mais la porte s’est refermée
Tu t’es remise à pleurer
Dans la salle isolée
Tes cris et tes pleurs m’ont touché
Petite fille apeurée.

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11-04-2007

Tard ou tôt, 22 janvier 2005

070411champs.jpg

Tard ou tôt.
Les mots défilent sur l’écran au moment de se coucher.
Je fais des phrases, des bulles, des rêves.
Seul dans la nuit.
J’écris, je n’invente rien.
Avant de m’abandonner au sommeil.
Journée bien remplie jusqu’au bout.
Rien n’est à moi, je sais.
Surtout pas les mots.
Tout est en location ici.
Et il faudra tout rendre.
Ne pas l’oublier.
Trop facile d’oublier.
Dans la nuit on est vraiment face à soi même.
C’est un bon moment pour écrire.
Sans prétention.
Sinon l’orgueil nous tue.
En nous coupant du monde.
Des autres.
Continuer à apprendre, perséverer.
Jours et nuits.
S’ouvrir au monde et à l’amour.
Accepter ce qui est.
Vivre.

http://yannickvalentin.canalblog.com

J’aime tout particulèrment ce texte. Mais le blog ne fonctionne plus.

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11-04-2007

Joseph Lallier

070411barrire.jpgDans les grandes émotions, la solitude est parfois salutaire.

C’est tellement vrai qu’il faut la solitude pour arriver à faire face à certaine émotion.
      

Publié par Jean dans Mots d'auteurs | Pas de Commentaires »

11-04-2007

La solitude, une pseudo-émotion.

070411hiver.jpgQu’est-ce que c’est ? La solitude n’est pas une émotion, c’est un état de fait. Lorsqu’on emploie ce mot toutefois, c’est habituellement pour traduire autre chose que cette situation de fait; c’est dans le but d’exprimer un sentiment. Mais il est impossible de déduire automatiquement le sentiment de cette expression.

Être seul peut s’avérer une situation heureuse comme malheureuse, mais l’expression je me sens seul a toujours une connotation de manque, de privation.

À quoi sert « l’impression » de solitude ?

L’expression « se sentir seul » fait image. Comme chaque fois qu’on utilise une image pour traduire le vécu, celle-ci sert d’approximation des sentiments. Je me sens seul aujourd’hui peut être une façon de dire: je suis triste car je n’ai d’importance pour personne ou encore, j’ai besoin de contact. Je me sens seule dans la vie peut signifier: je n’ai personne sur qui m’appuyer; je n’ai pas de contact réellement nourrissant; je n’ai pas d’ami intime; je n’ai pas l’amour dont j’ai besoin; etc… et cela m’attriste.Les manques affectifs engendrent de la tristesse. L’impression d’être seul peut être considérée comme l’antichambre de la tristesse ou comme une manière voilée de parler de sa tristesse.

Mais l’impression de solitude n’est pas toujours empreinte de peine. « Je me sens seule dans cette foule » peut avoir toutes sortes d’autres significations: je ne connais personne et j’ai peur; je suis étrangère à tous ces gens et cela me déplaît; je n’arrive pas à établir des contacts et cela me déçoit; personne ne fait attention à moi et cela me peine; etc…

L’impression de solitude est toujours accompagnée d’émotions. Ce sont ces dernières qui permettent d’identifier ce qu’elle traduit vraiment.

Michelle Larivey

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11-04-2007

Solitude

070411mulatressesolitude.jpgSolitude a existé, mais ce que l’on sait d’elle relève principalement de la légende.

Elle est née vers 1772, d’un viol que sa mère a subit d’un marin sur le bateau qui l’emmenait en Guadeloupe. Elle vécue les huit premières années de sa vie avec sa mère, qui s’était enfuie de sa plantation. A son adolescence, elle choisit de lutter contre l’esclavage, devient nègre marron et prend le nom de Solitude. Ce commencement de liberté la grise. C’est à la révolution française, avec la première abolition de l’esclavage, que les nègres des colonies prennent goût à la liberté.

Mais Napoléon envoie Richepanse rétablir l’esclavage en Guadeloupe en 1802, ce qui déclencha un conflit, entre les troupes Napoléoniennes et les bataillons noirs de l’armée républicaine.

A la tête d’une troupe de nègres marrons, elle se bat mais elle est vaincue et arrêtée.

Elle assiste à la résistance et les morts héroïques d’Ignace et de Delgrès.

Solitude est une maîtresse femme. Sa légende est née de son courage, que les Blancs caricaturaient, en la présentant comme folle. Elle s’est vainement battue pour éviter une vie d’esclave à l’enfant qu’elle portait en elle.

Après son arrestation, elle est condamnée à mort. Elle est exécuté par pendaison le 29 novembre 1802. La veille seulement Solitude a mis au monde l’enfant dont elle était enceinte, aussitôt arraché de son sein pour s’ajouter aux biens d’un propriétaire d’esclaves. Elle aurait du être exécutée six mois plus tôt, mais les colons ne voulaient pas de gâchis : ce ventre animé pouvait rapporter deux bras de plus à une plantation.

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11-04-2007

Rainer Maria Rilke (1875-1926)

070411clture.jpgTout apprentissage est un temps de clôture. Ainsi pour celui qui aime, l’amour n’est longtemps, et jusqu’au soir de sa vie, que solitude, solitude toujours plus intense et profonde.

 

Lettres à un jeune poète.

Publié par Jean dans Mots d'auteurs | Pas de Commentaires »

10-04-2007

Hubert Grenier

070410pommier.bmpLa solitude, la solitude il est clair que c’est un état d’âme. Il n’y a de solitude qu’éprouvée, sentie du dedans, vécue par un moi. La solitude ne se définit pas du dehors, comme si c’était quelque chose d’objectif, de géographique. Est seul qui a l’impression d’être seul. Nul ne le sait à part lui. On peut être seul sans aucunement éprouver de solitude, si l’on pense par exemple à ceux que l’on aime, et au milieu d’une multitude, on peut avoir le sentiment d’être totalement isolé. On est isolé dans un groupe, si on n’est pas à l’unisson, si on pressent que si on se mêle vraiment à la conversation, nul ne comprendra réellement ce que l’on veut dire.
Il n’y a donc pas de solitude matérielle. Il n’y a pas de place dans le monde pour de la solitude. Spatialement, tout est rattaché à tout, un point n’est point que par rapport à tous les autres points. La solitude ne saurait être que celle d’un sens. La solitude, c’est le drame du sens, l’échec de la communication.
Le solitaire est enterré en soi-même.

http://cine-philo.blogspot.com

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10-04-2007

L’ame sensible

Valentine
Fille de 27 ans. Du signe Capricorne, dont pourquoi cette sensibilité. La solitude m’isole de tout mon être pour me protéger contre les coups dur. Mais en même temps, elle m’empoisonne. Elle me manipule.. Et c’est pourquoi, j’écris..

Solitude

Ma pluie est comme une larme qui tombe
Et qui voudrait bien la réparer cette larme amère
Tellement amère
Qu’elle veut souffrir encore
Encore pour naître une autre sur la joue
Et pour finir tellement
Une rivière sur ma joue…

Solitude

Viens me faire rompre la douleur
Je me sens fondre en larme
J’ai tellement de pleure
Mon coeur est en flamme

Quand mon for intérieur
Il se meurt
Il voudrait de la douceur
Pour dissiper mes pleures

Ma solitude
Est comme une habitude
Elle me ronge l’intérieur
Je suis tellement en pleure

Je me sens seule
Même s’il y est du monde
Autour de moi, ça m’isole

Je me sens immonde
Je suis tellement tanner
Sans de me laisser t’aimer

7 mai 1999

http://amesensible.blogspot.com

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10-04-2007

La solitude douce-amère. Fragments spirituels, de Pierre Talec

Une vie en solitaire

     Pierre Talec parle de solitude, de son voyage en solitaire. Démarche unique, inédite, originale. Peut-il en être autrement ? La solitude touche tout le monde, mais chaque être construit sa propre solitude et personne ne peut vraiment emprunter les traces déjà faites, mettre ses pas dans ceux d’autres solitaires. () la solitude ne peut pas se partager ! Talec dira: « Chacun, chacune de nous est créé d’une manière admirablement individuelle, inassimilable à quiconque, irremplaçable. Aucune réplication possible. Seulement de la ressemblance avec les autres! » Mais le parcours que trace l’auteur se présente comme un miroir où se reflètent tant d’autres solitudes. Paradoxalement, le livre crée des connivences. Il incite à former une solidarité dans nos solitudes. Une sorte de communion dans nos distances.

     L’auteur place la solitude sous le signe de Janus, le dieu aux deux visages. « Ressemblance frappante avec la solitude! Elle aussi a deux visages. Sur la même face de notre existence, elle est à la fois douce et amère. » D’une part, il y a la solitude qui vous taraude comme une blessure. Sa souffrance envahit l’esprit, paralyse le corps, étouffe le coeur. Une autre solitude, par contre, renvoie la personne dans son jardin intérieur, quand le jardinier est bien avec lui-même. Talec parle alors de « douceur de vivre », de « sérénité »: un état d’esprit qui favorise la présence à soi, qui permet d’apprivoiser l’étranger en soi, qui amène à devenir le compagnon ou la compagne de soi-même.

     Ces deux visages de sa solitude, Pierre Talec en précise les traits en parcourant son itinéraire de vie. L’enfance de l’auteur n’annonce pas la solitude. Au contraire, la maison est peuplée. Six enfants – ils iront jusqu’à neuf! – partagent un logement exigu avec leurs parents à qui la fortune ne sourit pas. Puis, c’est l’école à la Maîtrise de Notre-Dame-de-Paris: 60 marmots qui s’initient à la vie en société tout en pénétrant dans le monde de la connaissance. Vient ensuite le séminaire où l’auteur se prépare à son rôle de prêtre dans un style aux allures monastiques. Enfin, les années riches et diversifiées au service de la mission pastorale de l’Église.

Se désencombrer

     Rien, dans cet itinéraire, ne conduit à l’ermitage. Au contraire, l’homme a été public, exposé, entouré, envahi. Mais, dans cette foule, au contact des autres, il a créé sa solitude, il l’a affinée, ciselée. Point question ici de fuite ou de repli sur soi. Plutôt cette distance qui permet de mieux communiquer, de s’ouvrir davantage, de se donner pleinement. « Quoi qu’il en soit du Temple de Jérusalem, il est emblématique de l’espace sacré que nous sommes, il symbolise la maison de l’Esprit en nous. Une même exigence s’impose: s’instaurer grand prêtre de soi-même pour faire le vide, sinon une fois l’an, au moins de temps en temps. Non pour s’anéantir en renonçant à la vie, mais plutôt afin de se désencombrer de toutes les vieilleries qu’on laisse suspendre dans les penderies de son âme, faire le tri de l’essentiel. »

     Un chapitre plus technique fait un rapide survol – très rapide même! – de la pensée des philosophes sur la solitude. Ça sent un peu les notes de lecture personnelle. Ça paraît moins intégré à l’ensemble de l’ouvrage.

     Les chapitres qui suivent font vite oublier cette faiblesse. Particulièrement impressionnant le chapitre qui marie prière et solitude. Je ne résiste pas à la tentation de vous livrer quelques lignes: « Ne vous étonnez pas! Il arrive un moment où l’on éprouve un immense besoin de silence. Oui, immense besoin. Silence d’amour sans le mot Amour. Comme a dit un critique à propos de la peinture de Claude Monet: ce fondu enchaîné des couleurs dans les formes suggérées, c’est « un cantique sans paroles ». Le silence priant est impressionnisme de la foi. Il sous-entend ce que le coeur de l’homme ne peut exprimer. L’image de Dieu en nous, c’est de l’impressionnisme divin. Comprenez qu’avec Dieu il se passe ce qui arrive parfois entre vieux époux fidèles. La pudeur, le sous-entendu de la tendresse, fait qu’ils n’éprouvent plus le besoin de dire « je t’aime »… Le silence suffit à Dieu. Il est autant Parole que silence. »

     Les vrais livres ne se lisent pas; ils mènent à la conversation. Celui de Talec conduit à converser avec soi-même. Il est fait pour panser les blessures quand la solitude n’est qu’isolement amer. Il est fait surtout pour éveiller la solitude sereine quand l’être est en train de s’accomplir. Un livre à parcourir en compagnie de… sa solitude.

De la solitude qui vous accomplit  par Denis Gagnon, o.p.

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10-04-2007

14) L’impossible – Jules Laforgue

070410hiver.jpg

Je puis mourir ce soir! Averses, vents, soleil
Distribueront partout mon cœur, mes nerfs, mes moelles.
Tout sera dit pour moi! Ni rêve, ni réveil.
Je n’aurai pas été là-bas, dans les étoiles!

En tous sens, je le sais, sur ces mondes lointains,
Pèlerins comme nous des pâles solitudes,
Dans la douceur des nuits tendant vers nous les mains,
Des Humanités sœurs rêvent par multitudes!

Oui! des frères partout! (Je le sais, je le sais!)
Ils sont seuls comme nous. – Palpitants de tristesse,
La nuit, ils nous font signe! Ah! n’irons-nous jamais?
On se consolerait dans la grande détresse!

Les astres, c’est certain, un jour s’aborderont!
Peut-être alors luira l’Aurore universelle
Que nous chantent ces gueux qui vont, l’Idée au front!
Ce sera contre Dieu la clameur fraternelle!

Hélas! avant ces temps, averses, vents, soleil
Auront au loin perdu mon cœur, mes nerfs, mes moelles,
Tout se fera sans moi! Ni rêve, ni réveil!
Je n’aurai pas été dans les douces étoiles
!

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09-04-2007

Nolwenn Leroy

alone2.jpg

14/02/2007

14 février

Il y a des jours
Des jours où les dieux vous oublient,
Où certains souvenirs vous pèsent
Des jours qu’il ne faudrait pas vivre,
Où mettre entre parenthèses,
juste un jour,
que j’ai rayé
Pour toujours
14 février
Il y a des jours
Des jours qui sont des ennemis
Pire que des vendredis 13
Des jours qui passent au ralenti
Sans que les pendules se taisent
Juste un jour
Du calendrier
Juste un jour
14 février
Quand on sait le temps, quand on sait le mal
Que ça demande – pour oublier
Quand on sait le vide, quand on vit ce manque
En attendant – de ne plus aimer
De ne plus aimer
Il y a des nuits
Qu’on ne voudrait pas voir venir,
Vous mettent au bord d’une falaise
Des nuits trop blanches pour s’enfuir
Parce qu’elles vous rendent mal à l’aise
Comme ce jour
Du sablier
Juste un jour
14 février
Quand on sait le temps, quand on sait le mal
Que ça demande – pour oublier
Quand on sait le vide, quand on vit ce manque
En attendant – de ne plus aimer
Quand on sait le temps, quand on sait le mal
Que ça demande – pour oublier
Quand on sait le vide, quand on vit ce manque
En attendant – de ne plus aimer

(Nolwenn)

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09-04-2007

Valentine

valentine1.jpgMa pluie est comme une larme qui tombe
Et qui voudrais bien la réparer cette larme amer
Tellement amer
Qu’elle veut souffrir encore
Encore pour naître une autre sur la joue
Et pour finir tellement
Une rivière sur ma joue…

Solitude Mar 1 2007,

http://www.toutelapoesie.com

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