02-11-2016

Jacques Chancel : Le désordre et la vie

62-332 chancel-J’ai toujours en ligne de mire Les Trois Mousquetaires, Vingt mille lieues sous les mers et Robinson Crusoé. Je me faisais un monde, comme Michel Mohrt qui publie en ce moment L’Air du large : qui n’a rêvé de se trouver un jour sur une île déserte, libre des contraintes de la civilisation, maître de son temps et de soi comme de l’Univers ? Robinson Crusoé est vraiment devenu un mythe, au même titre que Don Quichotte ou Faust, et Mohrt a raison de rappeler que l’histoire racontée par Daniel Defoe nous passionne plus encore aujourd’hui. « Robinson incarne l’un des grands thèmes de la civilisation occidentale : le triomphe de l’homme sur la nature qu’il sait utiliser, exploiter, pour subvenir à ses besoins. » Il m’est arrivé de trouver des îles mais chercher est plus exaltant. Beautés de la quête, de l’inaccessible étoile.

[Le Livre de poche n° 9669, p. 21/2]

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28-10-2016

Margret Wittmer : Les robinsons des Galapagos – 1960

64-139 Wittmer-1932, la silhouette d’un voilier se perd peu à peu dans la brume. Un homme, une femme le regardent s’éloigner. Le rivage est nu, l’intérieur de l’île de Floreana, est luxuriant mais hostile. Nous sommes aux Galapagos, archipel qui ne servit jamais que d’abri temporaire à des corsaires ou à des naufragés. Et c’est le prélude à l’aventure extraordinaire des nouveaux Robinsons, obligés de lutter contre la nature, contre les éléments et parfois contre les hommes, pour s’organiser avec ingéniosité une existence d’abord primitive et finalement confortable. Mais entre temps que d’imprévus, que de rencontres inopinées, que de dangers !

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21-10-2016

Bernard Villaret : Piti-U-Tai – mon île déserte du Pacifique – 1952

69-139 villaret-Six mois de chasse sous-marine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14-10-2016

Bernard Gorsky : Ronbinson sous-marin – 1972

69-140 Gorsky-Après un naufrage, un homme se réveille sur son bateau, qui s’est encastré sur un récif. Il se trouve sur l’île Surprise, îlot corallien du Pacifique sud, manifestement inhabité. Grâce au matériel conservé à bord, il se construit une case entre des cocotiers et s’installe de manière décente. Mais sa nouvelle vie commence vraiment le jour où, s’étant lancé à la poursuite d’une tortue, il découvre les fonds sous-marins.

Son émerveillement est immédiat. Il va désormais consacrer la plupart de son temps à l’exploration du lagon, plongeant et replongeant sans se lasser à la rencontre des créatures qui le peuplent. Il apprend à chasser au harpon, afin de se nourrir, mais ce sont surtout ses yeux et son esprit qu’il entend réjouir en s’immergeant ainsi. Cette activité devient une véritable drogue, au point que, même blessé ou malade, il n’a qu’une idée en tête : y retourner.

À la fin, alors qu’une plongée trop profonde vient de briser son organisme, le narrateur est sauvé par un bateau venu pour la saison de la pêche aux tortues.

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07-10-2016

Yves Parlier : Ronbinson des mers – 2001

69-142 parlier-Le 16 mars dernier, à 15 h 47, au bout de 126 jours, 23 heures et 36 minutes de course, 34 jours après Michel Desjoyaux, Yves Parlier arrive aux Sables-d’Olonne, 13e du Vendée-Globe 2000-2001 et vainqueur dans le coeur des Français. Après avoir pris la tête de la course, le 9 novembre, Yves Parlier doit, au sortit des tempêtes des cinquantièmes hurlants, faire une course effrénée pour recoller au duo de tête. Mais, le 17 décembre, son mât se brise. En trois. Là où tant d’autres auraient abandonné, celui qui, à douze ans, se projetait dans les récits des grands aventuriers, n’y pense pas un seul instant. Un mois plus tard, après dix jours passés sur l’île Stewart au cours desquels avec autant d’obstination que de génie, Yves Parlier a réparé son bateau, il reprend la course I! n’a plus grand-chose à manger et, très vite, l’heure est au rationnement ; il se restreint ci huit cents calories quotidiennes. « Des rations de bébé », plaisante-t-il. Même s’il se sait préparé psychologiquement à affronter des semaines difficiles, jamais il ne se mettra, lui ou son bateau, en danger. Le 16 mars, enfin, Aquitaine Innovations revient aux Sables-d’Olonne où une foule est venue l’acclamer et le remercier. Durant sa longue course, Yves Parlier nous a fait redécouvrir à tous la véritable nature d’un sport que les contraintes techniques semblent aujourd’hui domine, et surtout la véritable signification du courage…

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30-09-2016

Christian Zuber : Retour aux Galapagos – Le paradis des bêtes – 1975

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23-09-2016

Robb White : Notre île vierge – 1954

64-143 white-« Il nous arrive parfois de rêver d’une île déserte comme d’un paradis, mais ce n’est qu’un rêve. Pour Robb White, auteur de Notre île vierge, ce rêve est devenu réalité.
Écrivain sans notoriété et sans le sou, il n’hésite pas, le jour même de son mariage avec Radie, belle et riche héritière, à emmener celle-ci aux Antilles. La lune de miel du jeune couple débute dans une masure sans portes ni fenêtres, infestée de moustiques et de scorpions. La nuit, des chiens sauvages traversent la maison en troupeaux, le jour, Radie est importunée par le satyre local, un demi-fou à l’aspect monstrueux, et par la servante autoritaire qui envahit les lieux avec sa nichée de négrillons.
Robb, qui a excercé tous les métiers, y compris celui de matelot, n’a qu’un but : devenir écrivain. Tant bien que mal, il continue inlassablement à noircir du papier. Il ne se croit pas doué, mais s’acharne ; rien ne le fera céder : il sera écrivain, et il bâtira, sans aucun secours que celui de leur amour, une union solide avec celle qu’il aime.
Pour Radie, il n’y a pas de problème ; avec sérénité, grâce à un solide bon sens, elle s’en tient au serment de la cérémonie du mariage, « Tu prends cet homme pour le meilleur et pour le pire ».
lorsqu’ils découvriront enfin leur île vierge, petit îlot battu par les ouragans, acheté pour soixante dollars, Radie, de ses belles mains blanches, aidera son mari à défricher, creuser le roc, gâcher le ciment, pour construire peu à peu leur demeure et leur amour.
Notre île vierge n’est pas un roman d’aventures, mais l’aventure y est toujours présente. Ce n’est pas un documentaire, et pourtant, sa lecture terminée, on n’ignore plus rien des us et coutumes antillais, de l’art de naviguer à bord d’une coquille de noix sur les océans traîtres. On sait aussi comment un homme risque sa vie pour arracher aux barracudas une nasse indispensable à sa subsistance et à celle de sa femme, et l’on comprend la joie que peuvent éprouver deux êtres à posséder enfin une chose aussi banale qu’un lit, par exemple.
Notre île vierge n’est pas un roman d’amour, c’est l’histoire vraie d’un amour vrai, qui a aujourd’hui dix-sept ans… Histoire moins écrite que racontée par l’auteur, au fil de la pensée, avec un humour des plus savoureux, une simplicité authentique, et aussi, parfois, un pathétique que l’auteur n’a pas cherché, qui est simplement le pathétique merveilleux de la vie.»

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16-09-2016

David Conover – Une si jolie petite île – 1970

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09-09-2016

Wilfried Erdamnn : Les Robinsons de l’océan – 1975

64-145 erdmann-

« Les robinsons de l’océan » est le journal de bord, absolument unique en son genre, d’un jeune ménage allemand qui fit son voyage de noces en entreprenant le tour du monde à bord d’un voilier de neuf mètres de long…..

Cette croisière dura près de trois ans. C’est dire qu’elle fut fertile en incident de toutes sortes, joyeux ou dramatiques, que l’auteur relate avec sérénité.

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02-09-2016

Caneza de Vaca : Naufrages et relation de voyage -1980

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26-08-2016

Piers Paul Read : Les Survivants – 1974

64-149 read-Le 13 octobre 1972, un bimoteur affrété par de jeunes Uruguayens étudiants et rugbymen s’écrase dans la Cordillère des Andes. Les autorités sont contraintes d’abandonner toute recherche au bout de huit jours. C’est alors que les trente-cinq survivants de l’accident prennent la décision de découper et de manger leurs camarades morts. Seize survécurent.

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19-08-2016

Gérard d’Aboville : Seul – 1993

60-346 aboville-seulEn 1980, après avoir traversé l’Atlantique à l’aviron, Gérard d’Aboville déclarait : « S’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que jamais je ne repartirai dans une telle galère ! »
Onze ans plus tard, il se « parjure » en s’attaquant au Pacifique Nord, le plus monstrueux des océans. Le 11 juillet 1991 à Choshi (Japon), il embarque à bord d’un minuscule catamaran et le 21 novembre atteint la côte américaine.
Cent trente-quatre jours de lutte incessante contre les éléments déchaînés, la solitude, la peur, la douleur, le doute, la détresse ; contre les typhons, les chavirements, la mort qui rôde… Un combat démesuré pour la plus grande jouissance qu’un homme puisse connaître : la victoire sur lui-même.

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12-08-2016

Narcisse Peltier : Chez les sauvages – Dix-sept ans de la vie d’un mousse vendéen dans une tribu aborigène, 1858-1875 – 2002

64-150 Peltier-Engagé comme mousse à l’age de douze ans, Narcisse Pellletier, jeune Vendéen, décide de tenter l’aventure à bord du trois mâts le Saint-Paul. Le 5 janvier 1858, après un naufrage, Narcisse, âgé d’à peine quinze ans, est abandonné par ses compagnons d’infortune sur les terres d’Endeavour. Seul et perdu dans cette région encore inexplorée, il doit la vie la tribu aborigène Ohantaalas qui va l’adopter et devient Amglo, fils du chef Maademan. Il mènera pendant dix-sept ans une vie sauvage et oubliera sa langue maternelle, jusqu’un jour de 1875, où un navire anglais de passage enlève ce « primitif blanc » pour le mener à Sidney, vers la civilisation.
Identifié, il est escorté jusqu’en France où il renoue peu à peu avec ses origines et livrera un témoignage précieux sur sa vie Chez les Sauvages.

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05-08-2016

Naufragés

64-151 naufragés-En avril 1431, la nef Querina, navire vénitien, quitte la Crète pour les Flandres, avec à son bord soixante-huit hommes. Le voyage devait durer dix mois. Dix-huit mois plus tard, seuls onze rescapés emplis d’effroi reviennent à Venise. De leur épouvantable naufrage aux abords du cercle polaire, nous possédons deux témoignages, à la fois complémentaires et divergents, l’un de Pietro Querini, propriétaire et capitaine du navire, et l’autre des marins Cristoforo Fioravante et Nicolo de Michiel. Tous racontent comment, poussés par des tempêtes incessantes en plein Atlantique, après des semaines de dérive sur une nef en désagrégation qu’il fallut abandonner pour de frêles chaloupes, ils échouèrent finalement, au cœur de l’hiver boréal, sur une île déserte de l’archipel des Lofoten, au nord de la Norvège. Dans ces récits de survivants nous est révélée avec une force rare la peur universelle de l’engloutissement dans les abysses.

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29-07-2016

Alain Bombard : Naufragé volontaire – 1954

64-151 bombard-Ce dimanche 19 octobre 1951, un jeune médecin de 28 ans quitte le port de Las Palmas aux Canaries. Direction : l’Amérique. Moyen de transport : un canot pneumatique. Matériel embarqué : une voile, deux avirons, divers instruments de navigation, un couteau, quelques livres. Provisions d’eau : néant. Vivres : néant. Objectif : prouver qu’un naufragé peut survivre plusieurs semaines en buvant de l’eau de mer et en se nourrissant de plancton et de poisson. Tout le monde le traite de fou. Objet d’un tapage médiatique sans précédent, il est aussi tourné en ridicule, et les mieux intentionnés cherchent à le détourner de ce projet suicidaire par tous les moyens. Téméraire, sans doute. Suicidaire en aucun cas : il a seulement pris une provision de barbituriques, au cas où il tomberait à la mer et ne parviendrait pas à rejoindre son canot, crânement baptisé L’Hérétique. Bombard n’est pas un masochiste. Il va souffrir le martyre pourtant, les pires angoisses, les tortures du soleil comme de la pluie. Et il réussira, atteignant La Barbade trois mois et trois jours après son départ. Il signe là l’un des plus grands exploits de l’histoire maritime, que nous conte ce récit vivant, tumultueux, et traversé par les éclairs d’une vraie poésie.

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15-07-2016

Chauncey C. Loomis : Le Robinson de la banquise – 2007

64-156 Le-robinson-de-la-banquiseChauncey C. Loomis, universitaire américain, organise une expédition au Groenland afin d’élucider si le célèbre explorateur Charles Francis Hall a bel et bien été assassiné. En 1871, le navire Polaris commandé par Hall se retrouve prisonnier des glaces, l’équipage s’apprête donc à hiverner. Bientôt, des tensions apparaissent entre les différents membres de l’état-major jusqu’au jour où Hall tombe malade après avoir bu une simple tasse de café.

Dans son délire, il accuse son médecin de l’avoir empoisonné à l’arsenic. Ce décès ne fait que marquer le début de nombreuses et dramatiques péripéties…

S’appuyant sur les journaux de bord de l’expédition du navire Polaris et les rapports de l’enquête officielle, Chauncey C. Loomis cherche à comprendre et à définir les raisons d’une telle accumulation de catastrophes.

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08-07-2016

Willem Bontekoe : Le naufrage de Bontekoe et autre aventure en mer de Chine -

64-157 BontekoeEn 1618, Bontekoe quitte la ville de Hoorn pour l’île de Java. En plein océan Indien, le feu prend à l’eau-de-vie, puis aux poudres, et le vaisseau explose alors «en tant de débris que l’on ne pouvait plus distinguer si ceux-ci pro­venaient d’hommes ou d’autres choses». Parmi l’équipage resté à bord, Bontekoe, grièvement blessé, et un jeune mousse sont les seuls survivants. Mais 70 hommes, qui s’étaient enfuis en chaloupe pendant l’incendie, viennent les repêcher. Des jours durant, dérivant au gré des courants et des vents, les tortures de la famine et de la soif les réduisent aux extrémités les plus pénibles. Miraculeusement sauvé, Bontekoe raconte ensuite son voyage aux Moluques et diverses expéditions en mer de Chine, dont le ?asco de l’attaque contre les Portugais de Macao en juin 1622. Ce récit est considéré aujourd’hui comme le grand classique de la littérature de voyage néerlandaise.

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10-05-2016

Derek Cianfrance : Un vie entre deux océans – 2016

64-120Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Il fait la rencontre d’Isabel et l’épouse.

Leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?

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17-04-2016

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28-01-2015

Sauvage – Biographie de Marie-Angélique Le Blanc – 2015

64-126 sauvage-1720. Âgée de huit ans, une petite fille, partie du Canada, fuit l’esclavage. Arrivée à Marseille, après avoir subi viols et brimades, elle se réfugie dans les forêts de Champagne. Ainsi débute dix années d’errance jusqu’à sa capture et sa progressive réhabilitation. Mêlant nature et culture, bestialité et aristocratie, violences et douceurs, cet album de contrastes raconte l’histoire extraordinaire de Marie- Angélique, l’enfant sauvage.

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10-04-2014

Pétrarque : CCLIX

J'ai recherché toujours la solitaire vie
(les rivages le savent, les champs et les bois)
afin de fuir ces esprits sourds et louches
qui du chemin du ciel sont fourvoyés ;

si mon désir en ce s'accomplissait,
loin du doux air des provinces toscanes,
encor m'aurait aux beaux coteaux ombreux
Sorgue qui m'aide à pleurer et chanter. 

Mais ma fortune toujours ennemie
me refoule en ces lieux où suis fâché
de voir mon beau trésor parmi la fange.

A ma main qui écrit elle est amie
pour une fois, et peut-être à bon droit : 
Amour le vit, sait Madame, et moi.

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23-03-2014

Henri Perruchot : La vie de Cézanne

59-070 perruchot-Nullement combatif, Cézanne appartient à cette sorte de gens qui, dès qu’on les attaque, cèdent le terrain et n’ont qu’une hâte : disparaître. Ce qu’inspire à Cézanne le tumulte provoqué par ses toiles, c’est, avec une accablante tristesse, un immense désir de silence. Assez ! Assez ! Qu’on l’abandonne à sa solitude. Qu’on le laisse à sa paix !

1673 - [Le Livre de poche n° 487/488, p 268]

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01-09-2013

Anne Cayre : La fille sauvage de Songy -

64-126 cayre-La fille sauvage de Songy – sujet de ce beau roman – a vécu au XVIIIe siècle, capturée en forêt champenoise par des villageois de Songy.
Des documents officiels, des livres, attestent de quelques événements de sa vie, son baptême, sa mort, mais en laissant de côté, toujours, le ressenti de cette jeune fille.
Anne Cayre choisit de combler ce manque, de redonner à celle qui deviendra plus tard Marie-Angélique Le Blanc, une réalité physique et morale dont la privent tous les écrits de cette époque.
En s’appuyant sur les archives, l’auteure imagine avec beaucoup de délicatesse les difficultés et les souffrances éprouvées par cette enfant que l’on voit combattre et résister pour sa survie, puis, petit à petit se familiariser avec le langage et l’écriture, se sociabiliser jusqu’à parvenir, adulte, à une autonomie et à une réflexion qui la sauveront. Ou pas. (1/9/2013)

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16-06-2012

Les naufragés du lagon bleu – 16 juin 2012

64-137Emma et Dean, deux lycéens, participent avec leur classe à un projet humanitaire sur l’île de Trinidad, dans les Caraïbe. Au cours d’une fête sur un bateau,  Emma tombe accidentellement dans l’eau, elle est sauvée par Dean, ils se retrouvent tous les deux sur un canot de sauvetage, perdus au beau milieu de l’océan. Une tempête éclate alors, entraînant ces derniers sur une île déserte. Loin de leurs proches et en terre inconnue, livrés à eux-mêmes dans la nature, Emma et Dean apprennent à se connaître et tombent follement amoureux l’un de l’autre. Les parents, eux, sont très inquiets comme tous les amis d’Emma et Dean qui voulaient à tout prix les retrouver.

 

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13-08-2011

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) : L’Exilé

58256desbordesvalmore.jpg

Oui, je le sais, voilà des fleurs,
Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages;
Mais une onde plus pure et de plus verts ombrages
Enchantent ma pensée, et me coûtent des pleurs.

Oui, je le voie, ces frais zéphyrs
Caressent en jouant de naïves bergères;
Mais d’un zéphyr plus doux les haleines légères
Attirent loin de moi mon âme et mes soupirs.

Ah ! je le sens, c’est que mon cœur,
Las d’envier ces bois, ces fleurs, cette prairie,
Demande, en gémissant, des fleurs à ma patrie :
Ici rien n’est à moi, si ce n’est ma douleur. »

Triste exilé, voilà ton sort :
La plainte de l’écho m’a révélé ta peine.
Comme un oiseau captif, tu chantes dans ta chaîne;
Comme un oiseau blessé, j’y joins un cri de mort.

Goûte l’espoir silencieux !
Tu reverras un jour le sol qui te rappelle;
Mais rien ne doit changer ma douleur éternelle :
Mon exil est le monde… et mon espoir aux cieux.

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17-07-2011

Tonoharu

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Ce roman graphique américain, paru à l’origine en deux volumes, suit Daniel Wells à son arrivée dans une petite ville de la province japonaise au poste d’assistant scolaire. Loin du Japon qu’il espérait, il est bientôt confronté à un pays froid et terne, où le moindre contact social relève de l’exploit. Ce journal d’une solitude semi-autobiographique suit les difficiles tentatives du jeune homme pour s’intégrer à une société étrange et étrangère.

Les points forts de la série :

Lars Martinson propose une sorte de Stupeur et Tremblement ou de Lost in Translation subtil et feutré, où le Japon se dévoile dans un trait dur et dans le silence d’une province grise et monolithique. A l’opposée d’un pays souvent décrit comme excessif,
Tônoharu dresse le portrait d’un Japon très différent, source de désillusion pour l’Occidental plus habitué aux anime et aux frasques de la mégalopole tokyoïte.
La rigidité feinte du dessin, qui révèle l’influence de Chris Ware et de Seth, résonne avec l’immobilisme de la vie du personnage, empruntant parfois au registre des gravures qui ont fait les grands récits de voyage européens.

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16-07-2011

Félicité de La Mennais (1782-1854) : L’éxilé

58261jmdelamennais.jpg Il s’en allait errant sur la terre. Que Dieu guide le pauvre exilé !
“J’ai passé à travers les peuples et ils m’ont regardé. Je les ai regardés et nous ne sommes point reconnus. L’exilé partout est seul !
Lorsque je voyais au déclin du jour s’élever du creux du vallon la fumée de quelque chaumière, je me disais : heureux celui qui retrouve le soir le foyer domestique et s’y assied au milieu des siens. L’exilé partout est seul !

Ces arbres sont beaux, ces fleurs sont belles, mais ce ne sont point les fleurs ni les arbres de mon pays. Ils ne me disent rien. L’exilé partout est seul !
Ces chants sont doux, mais les tristesses et les joies qu’ils réveillent ne sont ni mes tristesses ni mes joies. L’exilé partout est seul !
On m’a demandé : pourquoi pleurez-vous ? Et quand je l’ai dit, nul n’a pleuré, parce que nul ne me comprenait. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des jeunes filles sourire, d’un sourire aussi pur que la brise du matin, à celui que leur amour avait choisi pour époux ; mais aucune ne m’a souri. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des vieillards entourés d’enfants, comme l’olivier de ses rejetons, mais aucun de ces vieillards ne m’appelait son fils, aucun de ces enfants ne m’appelait son frère. L’exilé partout est seul !

J’ai vu des jeunes hommes, poitrine contre poitrine, s’étreindre comme s’ils avaient voulu de deux vies n’en faire qu’une ; mais aucun ne m’a serré la main. L’exilé partout est seul !”
Pauvre exilé, cesse de gémir ! Tous sont punis comme toi. Tous voient passer et s’évanouir pères, frères, épouses, amis.
La patrie n’est point ici-bas ; l’homme vainement l’y cherche ; ce qu’il prend pour elle n’est qu’un gîte d’une nuit.
Il s’en va errant sur la terre ! Que Dieu guide le pauvre exilé !

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09-07-2011

Sumitaku Kenshin (1961-1987)

64-149

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02-07-2011

Nakamura Kusatao (1901-1983)

Nakamura Kusatao (1901-1983) dans Poésies 59-090-nakamura--95x150

Nakamura Kusatao

biographie

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25-06-2011

Hoshinaga Fumio

64-155 Hoshinaga Fumio

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18-06-2011

Yokoyama Hakkô

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11-06-2011

John Keats (1795-1821)

Ô solitude ! si je dois avec toi demeurer,
Que ce soit parmi l’inextricable amas
De bâtiments noircis! Escale avec moi la pente escarpée —
Cet observatoire de la Nature — d’où le val
Ses pentes fleuries, sa rivière gonflée de cristal,
Paraissent un empan peut-être; laisse-moi veiller à ta place,
Parmi les rameaux en bannières, où le bond vif du cerf
Effraie l’abeille sauvage hors les doigts de la digitale
Mais quand bien même j’aurais joie à tracer ces scènes avec toi
La douce conversation d’un esprit innocent
Dont les mots sont images de pensées raffinées
Est le plaisir de mon âme; et ce doit être en vérité
Des humains la cime ou peu s’en faut de la félicité
Lorsque vers tes repaires deux âmes-sœurs s’enfuient.

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31-05-2011

Protégé : Modifs de mai

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17-05-2011

Paolo Giordano : La Solitude des nombres premiers – 2008

58203giordanopaololasolitudedesnombrespremiers.jpegLes nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l’adolescence à l’âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s’effleurer et de s’éloigner dans l’effort d’effacer les obstacles qui les séparent.

Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

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10-05-2011

T. C. Boyle : L’Enfant sauvage

58205lenfantsauvage.jpg

Un soir d’automne en 1797, des chasseurs capturent un garçon errant, nu, sale et hirsute, dans une forêt du Languedoc. Tout le pays est en émoi, fasciné par la découverte de ce « prodige », qui semble aussi dépourvu d’âme et de raison qu’une bête. Qui est cet « enfant sauvage », vivant défi au siècle des Lumières ?
Traîné d’orphelinats en salons mondains tel un monstre de foire, il sera bientôt abandonné par ses tuteurs à son incurable sauvagerie. Seul le jeune docteur Itard, de l’Institution des sourds et muets à Paris, s’entête à croire que de cet « animal » il saura faire un homme. Des années durant, l’enfant sauvage, rebaptisé Victor, va subir l’apprentissage de la civilisation sous la férule de son maître.
Dans ce bref et intense récit, l’un des plus flamboyants écrivains américains s’empare de la célèbre histoire de Victor de l’Aveyron. Une magistrale leçon de littérature.

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03-05-2011

Ivo Andric : Contes de la solitude

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Qu’il évoque la révélation mystique d’un vizir déchu, la tragédie d’un menteur invétéré, les frasques d’un aventurier français en pays ottoman, la fin d’un prince aux yeux tristes, qu’il s’attache aux humbles et tragiques destinées d’un directeur de cirque malheureux en amour, d’une prostituée au grand cœur, d’un géomètre jaloux ou d’une esclave qui préfère la mort au déshonneur, c’est avant tout l’homme qui passionne et bouleverse Ivo Andric -dans son infinie grandeur et ses innombrables petitesses, du cher Sarajevo de l’auteur au Sud de la France, des époques légendaires jusqu’à nos jours.

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26-04-2011

Norbert Elias : La Solitude des mourants

58150elias.gifPrésentation de l’éditeur

A l’heure où les tabous sexuels sont battus en brèche par une société qui veut assumer son humanité, la mort se retire paradoxalement du champ de nos représentations collectives. Abordée au Moyen-Age comme un événement social, auquel proches et moins proches se devaient de participer, l’agonie apparaît aujourd’hui comme un ultime égarement de solitude. Progrès de la médecine contre recul du sentiment religieux, accroissement de l’espérance de vie contre négation de son dénouement inéluctable, c’est cette contradiction entre une existence à la fois mieux maîtrisée dans son déroulement et de plus en plus insaisissable dans son issue que Norbert Elias nous détaille. Mêlant les approches historiques, psychologiques et philosophiques du dernier voyage, « La solitude des mourants » nous invite à regarder en face ces angoisses profondes que l’on peut éluder un moment, mais pas refouler éternellement.

Quatrième de couverture

Si la dissimulation et le secret qui entouraient jadis le domaine sexuel se sont heureusement relâchés, les tabous sociaux se sont déplacés et singulièrement renforcés en ce qui concerne la mort. L’attitude pusillanime de refus et de gêne qui entoure aujourd’hui la fin d’un être humain est tout à fait comparable à celle qui prévalait dans le domaine sexuel a l’époque victorienne. Telle est la thèse que développe Norbert Elias dans ce livre qui, après La Civilisation des mœurs et La Société de cour, viendra enrichir la connaissance d’une œuvre qu’il convient de situer aux côtés de celles de Lucien Febvre ou d’Erwin Panofsky puisque, comme eux, sur des terrains différents, il s’est attaché à reconstituer de grands ensembles de signes formant, pour chaque temps,  » l’esprit du temps « . –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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22-04-2011

Protégé : Modifications d’avril

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17-04-2011

Guillaume Musso (1974- : Que serais-je sans toi ?

Guillaume Musso (1974- : Que serais-je sans toi ? dans Mots d'auteurs

On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C’est la tristesse du premier jour d’école. C’est lorsqu’il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C’est Orly ou la gare de l’Est à la fin d’un amour. C’est l’enfant qu’on ne fera jamais ensemble. C’est quelquefois moi. C’est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d’une rencontre …

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10-04-2011

Charles Baudelaire (1821-1867) : Mon coeur mis à nu

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03-04-2011

Christiane Singer : Derniers fragments d’un long voyage

58115singer.jpgJ’ai accompagné jusqu’au bout amer ma propre solitude, mon propre abandon. Il est bon et juste d’accompagner jusqu’au bout tout ce qu’on ressent, d’aller au plus aigu de la pointe. Pour être délivré de quelque chose, surtout de rejoindre de si près, de si près qu’on sente le souffle du dragon dans la nuque ! Oui seulement si je suis capable d’accompagner ma misère, de l’admettre, de la reconnaître, elle prendra fin ; mais si je tente de surmonter, de succomber à l’héroïsme ou à la seule indignation “c’est horrible”, alors tout se durcit et se prolonge. En prenant dans notre responsabilité ce que nous vivons, ce que nous faisons, ce que nous disons, nous avançons sur le chemin de la paix.

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27-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : La Chaumière indienne – 1790

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20-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie – 1787

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Je me suis fixé dans cette île peu habitée, séduit par la douce température et par ses solitudes.

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13-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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Tout homme qui a eu beaucoup à se plaindre des hommes, cherche la solitude.

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06-03-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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Si l’on ne se fait une solitude intérieure, d’où notre opinion sorte bien rarement, et où celle d’autrui n’entre jamais…

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27-02-2011

Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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C’est dans la classe des solitaires que se trouvent les hommes qui poussent le plus loin la carrière de la vie.

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20-02-2011

Karl Kraus (1874-1936) : Aphorismes

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La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu’on évite.

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18-02-2011

Juliette : Un petit vélo rouillé

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement minable
Tourne sur mon oreiller
Une ronde interminable
Il va, le guidon tordu
Brinqueballe, les roues voilées
Indifférent et têtu
Sur le point de dérailler.
Petite reine abimée
Par ces courses sans victoire
Qui laisse mon âme tachée
Du cambouis des idées noires.
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés.

125eme tour : le sentiment de culpabilité laisse place à la parano !

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement bizarre
N’en finit pas de rallier
La raison aux cauchemars
Il va, en suivant sa route
Sans pilote ni passager
Ce n’est rien qu’un petit doute
Dont les freins auraient lâché
Et sur la piste ensablée
Des bas-fonds de ma mémoire
Il fait tintinnabuler
La sonnette des idées noires
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés

653ème tour : l’amour est dépassé par la jalousie mortelle

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement sordide
Prend un chemin embrouillé
Et pédale dans le vide
Il va roulant sur la jante
De plus en plus déglingué
Traçant d’une roue méchante
Un cercle vicieux et vicié
Pour n’pas le voir zigzaguer
Je crains qu’il ne soit trop tard
J’ai sur mes deux yeux crevés
La rustine des idées noires
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés

1247ème tour : quelques idées de meurtre font une apparition remarquée

Ainsi vont mes nuits sans toi
Soufflant et suant mille peines
Dans le désert de nos draps,
attendant que tu reviennes
Tu vas d’un mot adorable
Sûr’ment le faire tomber
Ce ptit vélo misérable
Qui m’aura, le cœur, cassé !
Il n’y a que toi pour montrer
Combien il est dérisoire
Tout en pièces détachées
Le cycle des idées noires…

Mais je sais qu’il reviendra
Quand tu auras le dos tourné
Réparé il reprendra
Ses tours de piste obstinés

 

1er tour bouclé pour Le Phénix du vélodrome qui nous revient ce soir en très grande forme !

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13-02-2011

Jérôme Attal

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La vraie solitude c’est d’avoir tout le monde dans le collimateur et personne en vue.

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12-02-2011

Alfred de Musset (1810-1857) : A George Sand

Il faudra bien t’y faire à cette solitude,
Pauvre cœur insensé, tout prêt à se rouvrir,
Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir.
Il faudra bien t’y faire ; et sois sûr que l’étude,

La veille et le travail ne pourront te guérir.
Tu vas, pendant longtemps, faire un métier bien rude,
Toi, pauvre enfant gâté, qui n’as pas l’habitude
D’attendre vainement et sans rien voir venir.

Et pourtant, ô mon cœur, quand tu l’auras perdue,
Si tu vas quelque part attendre sa venue,
Sur la plage déserte en vain tu l’attendras.

Car c’est toi qu’elle fuit de contrée en contrée,
Cherchant sur cette terre une tombe ignorée
Dans quelque triste lieu qu’on ne te dira pas.

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