10-02-2017

Adolphus Washington Greely : Les Naufragés du pôle -

64-126 Greely-La faim, la folie et la mort… C’est ce que rencontrèrent la quasi-totalité des membres de la petite équipe de scientifiques américains conduite par le lieutenant Greely, qui partit le 4 juillet 1881 à la conquête du pôle Nord. Entamée dans l’enthousiasme, l’expédition prévue pour un an en durera trois : le bateau va s’égarer dans les solitudes glacées et le voyage tourner au cauchemar. Cette aventure tragique nous est connue grâce aux notes rédigées par Greely lui-même, rescapé du drame. Des notes évoquant la monotonie des nuits, la paralysie intellectuelle, les tempêtes, les paysages sinistres et effrayants, les tentatives d’hivernage dans des conditions inhumaines, l’abandon des chiens esquimaux, la mort lente. L’une des pages les plus stupéfiantes – les plus sombres, surtout – de l’histoire des explorations.

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03-02-2017

David Lefèvre : Solitudes australes – 2012

64-125 Lefèvre-À l’ouest de l’île de Chiloé, au Chili, David Lefèvre se retire seul dans une cabane, entre lac et forêt. Son projet : vivre une existence frugale proche de l’autosubsistance et tisser avec le milieu naturel un lien de respect et de connivence. Au fil des mois et des saisons, la vie s’ancre dans ce lieu isolé. L’auteur décrit ses travaux quotidiens, ses escapades au coeur de la nature sauvage qui l’entoure et les réflexions qu’elle lui inspire. C’est aussi l’occasion pour David Lefèvre de s’interroger sur sa solitude, ses racines, son rapport au monde, la signification de l’engagement, le concept de pauvreté volontaire ou encore le besoin d’errance qui l’a poussé à parcourir le monde. Ce voyage immobile est autant un récit sensible tourné vers le dehors qu’une plongée intérieure.

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27-01-2017

Antonio Pagnotta : Le dernier homme – 2013

64-124 pagnotta-Ce récit est l’histoire vraie d’un homme exceptionnel, d’un personnage de légende. Naoto Matsumura, tel un un samouraï sans maître, a refusé en mars 2011 d’évacuer la zone interdite autour de la centrale explosée de Fukushima. Malgré le tsunami et l’apocalypse nucléaire, malgré les réacteurs qui, deux ans après, continuent de cracher de la radioactivité, il a choisi de rester sur la terre de ses ancêtres, dans sa ferme, auprès des quelques animaux encore vivants. Il est aujourd’hui le dernier habitant de Fukushima.

Par cet acte de résistance, le fermier manifeste sa colère face à Tepco, le géant de l’industrie nucléaire, mais préserve aussi son honneur en refusant le sort des habitants évacués des zones contaminées, condamnés à l’errance aujourd’hui et demain aux maladies certaines, pour finir tels des parias. Dans son combat, Matsumura porte toute l’humanité de celui qui refuse de se soumettre à la bureaucratie, à la finance et au lobby nucléaire, dont les choix sont d’abord économiques : sauver le pays de la faillite à n’importe quel coût humain, y compris le sacrifice des enfants.

À travers le lien qu’il maintient entre l’homme et la nature, le respect et le soin qu’il doit aux pierres, aux plantes et aux bêtes, il incarne la lutte de la terre contre le nucléaire, le jour après l’apocalypse. Matsumura est bien plus qu’un militant écologiste ; pour trouver la force de survivre, et sauver sa ville, il puise dans le Japon de la religion et des philosophies ancestrales. (Parution 7 mars 2013)

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20-01-2017

Vassili Peskov : Ermites dans la taïga – 1999

64-125 Peskov-Une famille de vieux-croyants démunis à l’extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis… 1938 : telle est l’incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l’aventure des ermites de notre temps, puis les vains efforts de la plus jeune d’entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga, histoire de femme aussi, ce livre riche et multiple a rencontré lors de sa parution chez Actes Sud en 1992 un succès qui ne s’est jamais démenti. Et Agafia, sa magnifique héroïne, vit toujours, loin du  » siècle « , dans la sauvage solitude de la taïga.

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13-01-2017

Charles Goldstein : Sept dans un bunker – 1967

Sespt dans un bunkerCe livre n’est pas un document de plus sur les ghettos, les camps de la mort, le martyre des Juifs. S’il fallait le comparer à quelque chose, c’est à un Robinson Crusoé d’Apocalypse.
L’auteur, Charles Goldstein, arrêté à Paris, déporté à Auschwitz, a été envoyé de là à Varsovie, pour déblayer les ruines du Ghetto. C’est alors que se déclenche l’insurrection de Varsovie, dirigée par le général Bor-Komorowski. Charles Goldstein se joint à l’insurrection. Quand celle-ci est écrasée, il se réfugie avec six autres Juifs dans la cave d’une maison en ruine. Ils creusent une sorte de «bunker» qui communique avec les égouts.
Pendant quatre mois et demi, jusqu’à ce que les Russes arrivent, ils vont vivre dans la nuit une prodigieuse aventure. Il faut trouver à manger, à boire, assurer sa sécurité. Des égouts peut surgir le salut, mais aussi l’ennemi. Bientôt la neige empêche les sorties nocturnes. Les événements sont à la fois humbles et extraordinaires, comme la découverte d’une source, hélas bientôt tarie.
Parmi les sept, il y a, outre le narrateur, Ignace, ancien boucher, Haskel, petit industriel, Isaac, étudiant en médecine, Daniel, venu de Belgique et qui n’a que dix-huit ans, Samek, étudiant en chimie, et une jeune fille de vingt ans, Hannah.
Leur aventure de Robinsons suffirait à ce qu’on ne puisse laisser cette lecture inachevée. Mais il y a en plus la qualité humaine de ces hommes et de cette jeune fille, leur volonté de vivre, la tendresse qu’ils éprouvent les uns pour les autres, la sagesse et la bonté qu’ils ont découvertes dans le malheur. Il est impossible de ne pas les admirer et de ne pas les aimer.
Dans la nuit de leur bunker, ils recueillent un grand malade, trouvé dans les égouts. L’ironie veut que ce huitième homme soit un prêtre polonais qui, jusqu’ici, n’avait pas pensé à plaindre les juifs. Le prêtre est atteint de typhus et tous acceptent de risquer leur vie pour lui. Il sera sauvé avec eux au terme d’une épreuve où tous auront appris à mieux se comprendre.

Parution : 24/11/1967

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06-01-2017

John Haines : Vingt cinq ans de solitude – Mémoires du grand Nord – 2006

64-123 Haines-

En 1947, John Haines s’installe dans une cabane isolée en Alaska. Il y passera vingt-cinq ans, menant une existence rude et solitaire faite de chasse et de pêche, de pièges et de traques, de pistes tracées au sein d’étendues vierges. Dans un univers où, face au blizzard, un feu qui s’éteint signifie la mort, où le chasseur devient parfois la proie, chaque rencontre est essentielle. Ce récit, servi par une langue précise et forte et un sens aigu de l’observation, nous fait découvrir un des derniers grands espaces sauvages de la planète. Un pays où la neige, le feu, les étoiles sont les seuls livres que lisent ceux qui vivent au rythme des saisons. Avec sérénité, John Haines transforme son expérience intime en un récit initiatique et intemporel, où le moindre événement trouve sa résonance en chacun de nous.

Vingt-cinq ans de solitude est l’histoire incroyable d’un trappeur moderne, un hymne à la vie sauvage et un classique de la littérature du Grand Nord.

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30-12-2016

Patrick White : Une ceinture de feuilles

White-Un gentleman anglais et sa femme font naufrage, vers 1830, sur une plage des côtes australiennes. Les rescapés abordent sur une plage où ils sont massacrés par les indigènes. Seule Mrs Roxburgh est épargnée, mais c’est pour devenir l’esclave de la tribu. Elle partage pendant des mois la vie des sauvages, vêtue d’une ceinture de lianes où elle dissimule son alliance, avant d’être sauvée par un forçat évadé.
De toutes les figures féminines si vivantes qu’on rencontre dans l’œuvre du prix Nobel australien, Helen Roxburgh est peut-être la plus émouvante et la plus vraie. Outre le puissant intérêt du récit, ce roman offre le portrait d’une femme déchirée entre deux univers, la fidélité au souvenir d’un mari très civilisé et l’attachement à un être violent et frustre.

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23-12-2016

Henri Bourdens : Croisière cruelle – 1968

64-131 Bourdens-Âpre lutte pour l’existence sur une Ile déserte

Singa Betina navigue à travers calmes et grains, d’une ile à l’autre du Grand Archipel d’Asie. C’est la route des galions, des épices, intouchée depuis les premiers découvreurs. Mais entre Célébes et Moluques les choses se gâtent : le gréement est en si mauvais état que Henri Bourdens décide de se dérouter vers Timor. Hélas, un cyclone souffle sur la mer d’Arafura : Timor ne pourra être atteint, et après une longue traversée, essayant de gagner Darwin, Singa Betina, drossée par les courants et les vents, s’échoue sur le rivage de l’ile Bathurst, à 100 milles au nord de l’Australie.

Une petite quantité de matériel a été sauvée; un camp est dresse, dans lequel une existence précaire s’organise. Pendant deux mois, Henri et José Bourdens vont lutter pour survivre et rejoindre le monde civilisé. Les vivres sont épuisés, et les ressources locales quasi inexistantes. Inlassablement, ils tentent de traverser ou de contourner l’ile, dans une perpétuelle tragédie. Ils découvrent ce qu’est l’Enfer : un marais de palétuviers grouillant de serpents et de crocodiles. Enfin la mousson se renverse et les deux naufragés s’embarquent sur un radeau, préférant les risques du large à la lente agonie de la faim. Apres quatrevingts heures au cours desquelles l’engin s’enfonce lentement, un bâtiment australien croise leur route, in-extremis, et c’est le miracle.

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16-12-2016

William Willis : Le chant du Pacifique – 1956

64-1322 Willis-En 1954, l’auteur de ce livre, William Willis, appareillait seul, de Callao au Pérou, sur un radeau en bois de balsa qu’il avait lui-même construit et équipé, pour aborder, 115 jours plus tard, aux Samoa, après avoir franchi, à travers le Pacifique, une distance de 6 700 milles.
Le Chant du Pacifique n’est pas seulement la relation exacte d’un exploit sportif d’une rare audace. Sorte d’épopée de la grande aventure humaine, c’est, tout frémissant de passion et de poésie, le chant bouleversant de l’homme jeté seul dans l’univers, en quête d’absolu.

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09-12-2016

Benjamin Guérif : Pietro Querini – Les naufragés du Röst – 2008

64-132 Querini-En 1431, alors que Venise étend son empire maritime sur la Méditerranée, le capitaine Pietro Querini, patricien cultivé et polyglotte, conduit vers les Flandres un lourd vaisseau de commerce. Â peine le navire a-t-il dépassé Gibraltar qu’une violente tempête l’endommage. Commence alors une longue dérive vers le Nord inconnu, vers le froid et la nuit hivernale arctique, peuplée par l’imagination populaire de monstres et de créatures légendaires… Après avoir enduré d’insupportables épreuves, Pietro Querini et ses hommes débarquent sur l’île de Röst, terre désolée perdue au large de la Norvège. La découverte de cette improbable société  » barbare  » bouleversera leur destin. Porté par une écriture éblouissante, ce livre inspiré de faits réels, fondé sur le journal de bord de Querini et sur des témoignages de marins, est, plus qu’un magnifique récit d’aventures, une réflexion subtile sur l’histoire, l’humanité et l’altérité.

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02-12-2016

Jacques Chancel – Le désordre et la vie

62-332 chancel-Un dimanche parmi tant d’autres. Se lever tôt, se coucher tard, écrire à n’en plus finir, des heures durant, non pas pour faire œuvre mais pour noircir des pages, c’est le lot de la solitude que l’on se donne. Ce que j’aime ce sont les notes jetées à la hâte sur des bouts de papier, les impressions de l’instant souvent mal formulées, les mots du cœur qui tombent libres sur la page et que l’on effacera bien sur, par pudeur souvent, par orgueil parfois. La publication fige les meilleures intentions, fragilise la phrase. Paraître, c’est limiter l’immense espace de l’imaginaire, c’est amenuiser, raccourcir, blesser la rêverie. Mais c’est une nécessite. Glenn Gould s’est arreté un jour de jouer… mais c’était pour mourir.

2950 – [Le Livre de poche n° 9669, p. 303] 

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02-12-2016

Daniel Floch : Les oubliés de l’île Saint-Paul – 1982

64-133 Floch-Ils étaient nos parents ou nos grands-parents. Voulant s’affranchir d’une vie difficile et sans avenir, ils sont partis à la poursuite d’un rêve, celui de la fortune qui devait leur permettre une vie meilleure. « Je vous offre de l’or, l’île Saint-Paul pullule de langoustes, il suffit de se baisser pour les ramasser » : quand, en 1928, René Bossière décide de coloniser l’île Saint-Paul, à quelque 13 000 kilomètres de la Bretagne, non loin des Kerguelen, il n’a aucune difficulté à convaincre quelques dizaines de Bretons de s’engager pour une saison de pêche. Comment résister à de telles sirènes ? Mais les promesses du recruteur sont restées à quai. La réalité se révèle bien différente. Sur Saint-Paul, tout est à faire pour ces pionniers : la pêche elle-même, la construction d’une conserverie et celle des baraquements pour se loger. Les relations s’enveniment alors rapidement, d’autant plus que l’île n’offre guère de distractions : le paysage est désertique et le rocher battu par les tempêtes. Lorsque « L’Austral », seul navire de l’île, quitte Saint-Paul, les quelques gardiens pensent qu’ils vont vivre une courte période d’isolement qui sera récompensée par un ravitaillement en produits frais. Mais les mois passent, l’hiver s’installe et « L’Austral » n’est toujours pas au rendez-vous. C’est l’enfer qui commence. La maladie – cette fois-ci le scorbut – frappe ces « oubliés ». Des sept Bretons demeurés dans l’île, abandonnés et sans secours durant neuf mois, quatre mourront, trois autres pourront être sauvés. La détermination de René Bossière n’est pourtant nullement entamée. Les tentatives suivantes se soldent par de nouveaux et dramatiques échecs. Saint-Paul, rêve englouti d’une pêche miraculeuse, fut pour les « oubliés » une terrible tragédie.

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25-11-2016

Thor Heyerdahl : Fatu Hiva – Le retour à la nature – 1937

64-134 Heyerdahl-« Nous débarquâmes sans vivres et sans armes, décidés à vivre de ce que nous pourrions réaliser de nos mains nues. Il n’y avait pas d’autres blancs sur l’île et nous ne connaissions pas la langue marquisienne. La baleinière retourna vers la goélette qui attendait au large, après que le capitaine nous eût promis de revenir dans un an. Nous étions abandonnés sur une plage de l’île sans radio ni autres moyens de communication avec le reste du monde. »

Thor Heyerdahl écrivit ces lignes en 1937, lors d’une première expédition aux îles Marquises. Il raconte, dans ce livre, l’expérience d’un retour à la nature, qu’il fit avec sa jeune femme, dans l’île luxuriante et sauvage de Fatu Hiva. A cette époque Thor Heyerdahl essaya de fuir la civilisation et de découvrir d’autres valeurs, comme Gauguin l’avait fait avant lui quelques quarante ans plus tôt dans ces mêmes îles. « Fatu Hiva » est avant tout le récit d’un grand scientifique à la recherche de la vraie nature de l’homme. Au cours de cette aventure, Thor Heyerdhal aura l’intuition de théories sur les migrations polynésiennes qu’il vérifiera plus tard lors de ses célèbres expéditions du Kon-Tiki et d’Aku-Aku.

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18-11-2016

Jean-Claude Brouillet : Lîle aux perles noires – 1984

64-134 Brouillet-Perdue dans le bleu, une île. Introuvable, secrète, inaccessible. Centre de nulle part comme le Paradis. Au cœur de l’île, un lagon de saphir. Et dans l’abîme du lagon, veillées par les requins, plus somptueuses que les nuages, plus rares que le diamant, les perles noires. Nées d’un rêve et d’une nacre. Nacre inconnue, rêveur connu : Jean-Claude Brouillet. Son destin s’inscrit dans les neuf lettres de son nom : B, comme Béarnais. R, comme réussite. O, comme orgueil. U, comme un. I, comme imaginaire. L et L, comme lion et liberté. E, comme espace. T, comme trajectoire. La sienne. Unique. Qui l’a mené, de coups de gueule en coups de poing, de coups d’audace en coups de reins, de la jungle du Gabon aux atolls du Pacifique dans une éblouissante course au soleil où la vie, pour une fois, est plus vraie qu’un roman.

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11-11-2016

François Leguat (1635-1735) – Aventure d’un protestant et de ses compagnons exilés en deux îles désertes de l’océan Indien : 1690-1698

64-136 Leguat-Les Français possédaient un Robinson (publié avant celui de Defoe) et ils l’avaient oublié ! Et le plus fort de l’affaire est que l’ouvrage qui nous conte ses aventures n’est pas un roman : François Leguat a bien existé, il a bel et bien vécu (entre 1690 et 1698) l’impossible histoire qu’il nous relate ici par le détail – et, dernier miracle, il a eu l’âme assez généreuse pour en faire un grand livre. Lui et ses compagnons font partie de la triste cohorte de ces protestants exilés que Louis XIV, sottement conseillé par la Maintenon, avait chassés de France en révoquant l’édit de Nantes. Réfugié en Hollande, Leguat, secondé par une poignée de gaillards sans expérience, se voit dépêché par les autorités d’Amsterdam au beau milieu de l’océan Indien afin de mettre en valeur les îles Mascareignes. L’île Bourbon – aujourd’hui La Réunion – n’étant alors peuplée que par une poignée de malheureux un peu oubliés par la France, c’est d’abord vers elle qu’on les a dirigés (Maurice était pour lors possession hollandaise). Mais Louis XIV se décidant enfin à s’occuper de son île, ils échouent sur la plage d’une terre parfaitement déserte – qui répond au beau nom de Rodrigue. Cette robinsonnade, contée avec vivacité par un Rousseau avant la lettre, ferait déjà un bon livre, mais les choses ne tardent pas à mal tourner… et la seconde « isle » où échouent nos exilés sera celle de l’horreur. D’où le livre de l’infortuné Leguat va tirer – pour notre âpre édification – une altitude inattendue…

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04-11-2016

Dean King : Les naufragés du Sahara –

Mise en page 1

En 1815, douze marins et leur capitaine, en route du Connecticut vers les îles du Cap-Vert, s’échouent au large de la Mauritanie actuelle. Faits prisonniers par des marchands d’esclaves, ils effectuent avec eux une véritable odyssée à travers le Sahara, pendant laquelle ils sont confrontés à l’insoutenable. Se basant sur les écrits de deux survivants, dont le capitaine Riley, et sur sa propre expérience du désert, Dean King nous fait revivre avec brio cette expérience infernale. Il en profite pour nous instruire sur les diverses coutumes des peuples, la géologie et l’histoire naturelle du désert.

Nus, les pieds écorchés, sous un soleil mordant, affamés, assoiffés, battus, méprisés en tant qu’infidèles, assaillis par des tempêtes de sable et des invasions de sauterelles, les captifs marchent sans fin dans un milieu hostile. Ils apprennent comment tenir en se nourrissant d’insectes séchés, de moelle animale, ou d’urine concentrée. Cette abondance de détails scabreux ne sombre pourtant jamais dans le sordide.

Nous avons là à la fois un manuel de survie, un incroyable livre d’aventures vécues où l’horreur le dispute à la fascination, et une relation sans fard de la douleur physique. Ce récit constitue en fait une véritable ode au courage et au dépassement de soi. On ne sort pas indemne de cette histoire inoubliable.

 

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02-11-2016

Jacques Chancel : Le désordre et la vie

62-332 chancel-J’ai toujours en ligne de mire Les Trois Mousquetaires, Vingt mille lieues sous les mers et Robinson Crusoé. Je me faisais un monde, comme Michel Mohrt qui publie en ce moment L’Air du large : qui n’a rêvé de se trouver un jour sur une île déserte, libre des contraintes de la civilisation, maître de son temps et de soi comme de l’Univers ? Robinson Crusoé est vraiment devenu un mythe, au même titre que Don Quichotte ou Faust, et Mohrt a raison de rappeler que l’histoire racontée par Daniel Defoe nous passionne plus encore aujourd’hui. « Robinson incarne l’un des grands thèmes de la civilisation occidentale : le triomphe de l’homme sur la nature qu’il sait utiliser, exploiter, pour subvenir à ses besoins. » Il m’est arrivé de trouver des îles mais chercher est plus exaltant. Beautés de la quête, de l’inaccessible étoile.

[Le Livre de poche n° 9669, p. 21/2]

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28-10-2016

Margret Wittmer : Les robinsons des Galapagos – 1960

64-139 Wittmer-1932, la silhouette d’un voilier se perd peu à peu dans la brume. Un homme, une femme le regardent s’éloigner. Le rivage est nu, l’intérieur de l’île de Floreana, est luxuriant mais hostile. Nous sommes aux Galapagos, archipel qui ne servit jamais que d’abri temporaire à des corsaires ou à des naufragés. Et c’est le prélude à l’aventure extraordinaire des nouveaux Robinsons, obligés de lutter contre la nature, contre les éléments et parfois contre les hommes, pour s’organiser avec ingéniosité une existence d’abord primitive et finalement confortable. Mais entre temps que d’imprévus, que de rencontres inopinées, que de dangers !

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21-10-2016

Bernard Villaret : Piti-U-Tai – mon île déserte du Pacifique – 1952

69-139 villaret-Six mois de chasse sous-marine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14-10-2016

Bernard Gorsky : Ronbinson sous-marin – 1972

69-140 Gorsky-Après un naufrage, un homme se réveille sur son bateau, qui s’est encastré sur un récif. Il se trouve sur l’île Surprise, îlot corallien du Pacifique sud, manifestement inhabité. Grâce au matériel conservé à bord, il se construit une case entre des cocotiers et s’installe de manière décente. Mais sa nouvelle vie commence vraiment le jour où, s’étant lancé à la poursuite d’une tortue, il découvre les fonds sous-marins.

Son émerveillement est immédiat. Il va désormais consacrer la plupart de son temps à l’exploration du lagon, plongeant et replongeant sans se lasser à la rencontre des créatures qui le peuplent. Il apprend à chasser au harpon, afin de se nourrir, mais ce sont surtout ses yeux et son esprit qu’il entend réjouir en s’immergeant ainsi. Cette activité devient une véritable drogue, au point que, même blessé ou malade, il n’a qu’une idée en tête : y retourner.

À la fin, alors qu’une plongée trop profonde vient de briser son organisme, le narrateur est sauvé par un bateau venu pour la saison de la pêche aux tortues.

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07-10-2016

Yves Parlier : Ronbinson des mers – 2001

69-142 parlier-Le 16 mars dernier, à 15 h 47, au bout de 126 jours, 23 heures et 36 minutes de course, 34 jours après Michel Desjoyaux, Yves Parlier arrive aux Sables-d’Olonne, 13e du Vendée-Globe 2000-2001 et vainqueur dans le coeur des Français. Après avoir pris la tête de la course, le 9 novembre, Yves Parlier doit, au sortit des tempêtes des cinquantièmes hurlants, faire une course effrénée pour recoller au duo de tête. Mais, le 17 décembre, son mât se brise. En trois. Là où tant d’autres auraient abandonné, celui qui, à douze ans, se projetait dans les récits des grands aventuriers, n’y pense pas un seul instant. Un mois plus tard, après dix jours passés sur l’île Stewart au cours desquels avec autant d’obstination que de génie, Yves Parlier a réparé son bateau, il reprend la course I! n’a plus grand-chose à manger et, très vite, l’heure est au rationnement ; il se restreint ci huit cents calories quotidiennes. « Des rations de bébé », plaisante-t-il. Même s’il se sait préparé psychologiquement à affronter des semaines difficiles, jamais il ne se mettra, lui ou son bateau, en danger. Le 16 mars, enfin, Aquitaine Innovations revient aux Sables-d’Olonne où une foule est venue l’acclamer et le remercier. Durant sa longue course, Yves Parlier nous a fait redécouvrir à tous la véritable nature d’un sport que les contraintes techniques semblent aujourd’hui domine, et surtout la véritable signification du courage…

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30-09-2016

Christian Zuber : Retour aux Galapagos – Le paradis des bêtes – 1975

64-139 zuber-

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23-09-2016

Robb White : Notre île vierge – 1954

64-143 white-« Il nous arrive parfois de rêver d’une île déserte comme d’un paradis, mais ce n’est qu’un rêve. Pour Robb White, auteur de Notre île vierge, ce rêve est devenu réalité.
Écrivain sans notoriété et sans le sou, il n’hésite pas, le jour même de son mariage avec Radie, belle et riche héritière, à emmener celle-ci aux Antilles. La lune de miel du jeune couple débute dans une masure sans portes ni fenêtres, infestée de moustiques et de scorpions. La nuit, des chiens sauvages traversent la maison en troupeaux, le jour, Radie est importunée par le satyre local, un demi-fou à l’aspect monstrueux, et par la servante autoritaire qui envahit les lieux avec sa nichée de négrillons.
Robb, qui a excercé tous les métiers, y compris celui de matelot, n’a qu’un but : devenir écrivain. Tant bien que mal, il continue inlassablement à noircir du papier. Il ne se croit pas doué, mais s’acharne ; rien ne le fera céder : il sera écrivain, et il bâtira, sans aucun secours que celui de leur amour, une union solide avec celle qu’il aime.
Pour Radie, il n’y a pas de problème ; avec sérénité, grâce à un solide bon sens, elle s’en tient au serment de la cérémonie du mariage, « Tu prends cet homme pour le meilleur et pour le pire ».
lorsqu’ils découvriront enfin leur île vierge, petit îlot battu par les ouragans, acheté pour soixante dollars, Radie, de ses belles mains blanches, aidera son mari à défricher, creuser le roc, gâcher le ciment, pour construire peu à peu leur demeure et leur amour.
Notre île vierge n’est pas un roman d’aventures, mais l’aventure y est toujours présente. Ce n’est pas un documentaire, et pourtant, sa lecture terminée, on n’ignore plus rien des us et coutumes antillais, de l’art de naviguer à bord d’une coquille de noix sur les océans traîtres. On sait aussi comment un homme risque sa vie pour arracher aux barracudas une nasse indispensable à sa subsistance et à celle de sa femme, et l’on comprend la joie que peuvent éprouver deux êtres à posséder enfin une chose aussi banale qu’un lit, par exemple.
Notre île vierge n’est pas un roman d’amour, c’est l’histoire vraie d’un amour vrai, qui a aujourd’hui dix-sept ans… Histoire moins écrite que racontée par l’auteur, au fil de la pensée, avec un humour des plus savoureux, une simplicité authentique, et aussi, parfois, un pathétique que l’auteur n’a pas cherché, qui est simplement le pathétique merveilleux de la vie.»

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16-09-2016

David Conover – Une si jolie petite île – 1970

64-144 Conover-

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09-09-2016

Wilfried Erdamnn : Les Robinsons de l’océan – 1975

64-145 erdmann-

« Les robinsons de l’océan » est le journal de bord, absolument unique en son genre, d’un jeune ménage allemand qui fit son voyage de noces en entreprenant le tour du monde à bord d’un voilier de neuf mètres de long…..

Cette croisière dura près de trois ans. C’est dire qu’elle fut fertile en incident de toutes sortes, joyeux ou dramatiques, que l’auteur relate avec sérénité.

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02-09-2016

Caneza de Vaca : Naufrages et relation de voyage -1980

64-147 cabeza

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26-08-2016

Piers Paul Read : Les Survivants – 1974

64-149 read-Le 13 octobre 1972, un bimoteur affrété par de jeunes Uruguayens étudiants et rugbymen s’écrase dans la Cordillère des Andes. Les autorités sont contraintes d’abandonner toute recherche au bout de huit jours. C’est alors que les trente-cinq survivants de l’accident prennent la décision de découper et de manger leurs camarades morts. Seize survécurent.

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19-08-2016

Gérard d’Aboville : Seul – 1993

60-346 aboville-seulEn 1980, après avoir traversé l’Atlantique à l’aviron, Gérard d’Aboville déclarait : « S’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que jamais je ne repartirai dans une telle galère ! »
Onze ans plus tard, il se « parjure » en s’attaquant au Pacifique Nord, le plus monstrueux des océans. Le 11 juillet 1991 à Choshi (Japon), il embarque à bord d’un minuscule catamaran et le 21 novembre atteint la côte américaine.
Cent trente-quatre jours de lutte incessante contre les éléments déchaînés, la solitude, la peur, la douleur, le doute, la détresse ; contre les typhons, les chavirements, la mort qui rôde… Un combat démesuré pour la plus grande jouissance qu’un homme puisse connaître : la victoire sur lui-même.

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12-08-2016

Narcisse Peltier : Chez les sauvages – Dix-sept ans de la vie d’un mousse vendéen dans une tribu aborigène, 1858-1875 – 2002

64-150 Peltier-Engagé comme mousse à l’age de douze ans, Narcisse Pellletier, jeune Vendéen, décide de tenter l’aventure à bord du trois mâts le Saint-Paul. Le 5 janvier 1858, après un naufrage, Narcisse, âgé d’à peine quinze ans, est abandonné par ses compagnons d’infortune sur les terres d’Endeavour. Seul et perdu dans cette région encore inexplorée, il doit la vie la tribu aborigène Ohantaalas qui va l’adopter et devient Amglo, fils du chef Maademan. Il mènera pendant dix-sept ans une vie sauvage et oubliera sa langue maternelle, jusqu’un jour de 1875, où un navire anglais de passage enlève ce « primitif blanc » pour le mener à Sidney, vers la civilisation.
Identifié, il est escorté jusqu’en France où il renoue peu à peu avec ses origines et livrera un témoignage précieux sur sa vie Chez les Sauvages.

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05-08-2016

Naufragés

64-151 naufragés-En avril 1431, la nef Querina, navire vénitien, quitte la Crète pour les Flandres, avec à son bord soixante-huit hommes. Le voyage devait durer dix mois. Dix-huit mois plus tard, seuls onze rescapés emplis d’effroi reviennent à Venise. De leur épouvantable naufrage aux abords du cercle polaire, nous possédons deux témoignages, à la fois complémentaires et divergents, l’un de Pietro Querini, propriétaire et capitaine du navire, et l’autre des marins Cristoforo Fioravante et Nicolo de Michiel. Tous racontent comment, poussés par des tempêtes incessantes en plein Atlantique, après des semaines de dérive sur une nef en désagrégation qu’il fallut abandonner pour de frêles chaloupes, ils échouèrent finalement, au cœur de l’hiver boréal, sur une île déserte de l’archipel des Lofoten, au nord de la Norvège. Dans ces récits de survivants nous est révélée avec une force rare la peur universelle de l’engloutissement dans les abysses.

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29-07-2016

Alain Bombard : Naufragé volontaire – 1954

64-151 bombard-Ce dimanche 19 octobre 1951, un jeune médecin de 28 ans quitte le port de Las Palmas aux Canaries. Direction : l’Amérique. Moyen de transport : un canot pneumatique. Matériel embarqué : une voile, deux avirons, divers instruments de navigation, un couteau, quelques livres. Provisions d’eau : néant. Vivres : néant. Objectif : prouver qu’un naufragé peut survivre plusieurs semaines en buvant de l’eau de mer et en se nourrissant de plancton et de poisson. Tout le monde le traite de fou. Objet d’un tapage médiatique sans précédent, il est aussi tourné en ridicule, et les mieux intentionnés cherchent à le détourner de ce projet suicidaire par tous les moyens. Téméraire, sans doute. Suicidaire en aucun cas : il a seulement pris une provision de barbituriques, au cas où il tomberait à la mer et ne parviendrait pas à rejoindre son canot, crânement baptisé L’Hérétique. Bombard n’est pas un masochiste. Il va souffrir le martyre pourtant, les pires angoisses, les tortures du soleil comme de la pluie. Et il réussira, atteignant La Barbade trois mois et trois jours après son départ. Il signe là l’un des plus grands exploits de l’histoire maritime, que nous conte ce récit vivant, tumultueux, et traversé par les éclairs d’une vraie poésie.

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22-07-2016

Dougal Robertson : Survivre !. l’extraordinaire odyssée de la famille robertson – 1973

64- Robertson- Le 15 juin 1972, le schooner La Lucette vogue en plein Pacifique. A son bord, Dougal Robertson, sa femme et leurs trois enfants en route pour un tour du monde.
Soudain, les terribles épaulards attaquent. En une minute le bateau coule et la famille Robertson ne doit son salut qu’à un radeau pneumatique hâtivement jeté à la mer.
Commence alors la plus extraordinaire histoire de survie en mer jamais vécue. Durant des semaines, avec au départ trois jours de vivres seulement, sans carte ni compas, les Robertson vont dériver.
« Survivre ! » tel est le cri de ralliement de tous. Survivre à la faim, à la soif, aux lames de dix mètres de haut, aux pluies tropicales, aux attaques des requins. A la présence immense et inhumaine du Pacifique.
Jamais pourtant les naufragés ne désespérèrent ni n’abandonnèrent la lutte. Et c’est au matin du 38e jour qu’un thonier japonais croisa leur route…

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15-07-2016

Chauncey C. Loomis : Le Robinson de la banquise – 2007

64-156 Le-robinson-de-la-banquiseChauncey C. Loomis, universitaire américain, organise une expédition au Groenland afin d’élucider si le célèbre explorateur Charles Francis Hall a bel et bien été assassiné. En 1871, le navire Polaris commandé par Hall se retrouve prisonnier des glaces, l’équipage s’apprête donc à hiverner. Bientôt, des tensions apparaissent entre les différents membres de l’état-major jusqu’au jour où Hall tombe malade après avoir bu une simple tasse de café.

Dans son délire, il accuse son médecin de l’avoir empoisonné à l’arsenic. Ce décès ne fait que marquer le début de nombreuses et dramatiques péripéties…

S’appuyant sur les journaux de bord de l’expédition du navire Polaris et les rapports de l’enquête officielle, Chauncey C. Loomis cherche à comprendre et à définir les raisons d’une telle accumulation de catastrophes.

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08-07-2016

Willem Bontekoe : Le naufrage de Bontekoe et autre aventure en mer de Chine -

64-157 BontekoeEn 1618, Bontekoe quitte la ville de Hoorn pour l’île de Java. En plein océan Indien, le feu prend à l’eau-de-vie, puis aux poudres, et le vaisseau explose alors «en tant de débris que l’on ne pouvait plus distinguer si ceux-ci pro­venaient d’hommes ou d’autres choses». Parmi l’équipage resté à bord, Bontekoe, grièvement blessé, et un jeune mousse sont les seuls survivants. Mais 70 hommes, qui s’étaient enfuis en chaloupe pendant l’incendie, viennent les repêcher. Des jours durant, dérivant au gré des courants et des vents, les tortures de la famine et de la soif les réduisent aux extrémités les plus pénibles. Miraculeusement sauvé, Bontekoe raconte ensuite son voyage aux Moluques et diverses expéditions en mer de Chine, dont le ?asco de l’attaque contre les Portugais de Macao en juin 1622. Ce récit est considéré aujourd’hui comme le grand classique de la littérature de voyage néerlandaise.

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10-05-2016

Derek Cianfrance : Un vie entre deux océans – 2016

64-120Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Il fait la rencontre d’Isabel et l’épouse.

Leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?

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17-04-2016

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28-01-2015

Sauvage – Biographie de Marie-Angélique Le Blanc – 2015

64-126 sauvage-1720. Âgée de huit ans, une petite fille, partie du Canada, fuit l’esclavage. Arrivée à Marseille, après avoir subi viols et brimades, elle se réfugie dans les forêts de Champagne. Ainsi débute dix années d’errance jusqu’à sa capture et sa progressive réhabilitation. Mêlant nature et culture, bestialité et aristocratie, violences et douceurs, cet album de contrastes raconte l’histoire extraordinaire de Marie- Angélique, l’enfant sauvage.

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10-04-2014

Pétrarque : CCLIX

J'ai recherché toujours la solitaire vie
(les rivages le savent, les champs et les bois)
afin de fuir ces esprits sourds et louches
qui du chemin du ciel sont fourvoyés ;

si mon désir en ce s'accomplissait,
loin du doux air des provinces toscanes,
encor m'aurait aux beaux coteaux ombreux
Sorgue qui m'aide à pleurer et chanter. 

Mais ma fortune toujours ennemie
me refoule en ces lieux où suis fâché
de voir mon beau trésor parmi la fange.

A ma main qui écrit elle est amie
pour une fois, et peut-être à bon droit : 
Amour le vit, sait Madame, et moi.

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23-03-2014

Henri Perruchot : La vie de Cézanne

59-070 perruchot-Nullement combatif, Cézanne appartient à cette sorte de gens qui, dès qu’on les attaque, cèdent le terrain et n’ont qu’une hâte : disparaître. Ce qu’inspire à Cézanne le tumulte provoqué par ses toiles, c’est, avec une accablante tristesse, un immense désir de silence. Assez ! Assez ! Qu’on l’abandonne à sa solitude. Qu’on le laisse à sa paix !

1673 - [Le Livre de poche n° 487/488, p 268]

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06-01-2014

Alexandre Blomme : Le prestige et la solitude

blomme-blomme-blomme-

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01-09-2013

Anne Cayre : La fille sauvage de Songy -

64-126 cayre-La fille sauvage de Songy – sujet de ce beau roman – a vécu au XVIIIe siècle, capturée en forêt champenoise par des villageois de Songy.
Des documents officiels, des livres, attestent de quelques événements de sa vie, son baptême, sa mort, mais en laissant de côté, toujours, le ressenti de cette jeune fille.
Anne Cayre choisit de combler ce manque, de redonner à celle qui deviendra plus tard Marie-Angélique Le Blanc, une réalité physique et morale dont la privent tous les écrits de cette époque.
En s’appuyant sur les archives, l’auteure imagine avec beaucoup de délicatesse les difficultés et les souffrances éprouvées par cette enfant que l’on voit combattre et résister pour sa survie, puis, petit à petit se familiariser avec le langage et l’écriture, se sociabiliser jusqu’à parvenir, adulte, à une autonomie et à une réflexion qui la sauveront. Ou pas. (1/9/2013)

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16-06-2012

Les naufragés du lagon bleu – 16 juin 2012

64-137Emma et Dean, deux lycéens, participent avec leur classe à un projet humanitaire sur l’île de Trinidad, dans les Caraïbe. Au cours d’une fête sur un bateau,  Emma tombe accidentellement dans l’eau, elle est sauvée par Dean, ils se retrouvent tous les deux sur un canot de sauvetage, perdus au beau milieu de l’océan. Une tempête éclate alors, entraînant ces derniers sur une île déserte. Loin de leurs proches et en terre inconnue, livrés à eux-mêmes dans la nature, Emma et Dean apprennent à se connaître et tombent follement amoureux l’un de l’autre. Les parents, eux, sont très inquiets comme tous les amis d’Emma et Dean qui voulaient à tout prix les retrouver.

 

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13-08-2011

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) : L’Exilé

58256desbordesvalmore.jpg

Oui, je le sais, voilà des fleurs,
Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages;
Mais une onde plus pure et de plus verts ombrages
Enchantent ma pensée, et me coûtent des pleurs.

Oui, je le voie, ces frais zéphyrs
Caressent en jouant de naïves bergères;
Mais d’un zéphyr plus doux les haleines légères
Attirent loin de moi mon âme et mes soupirs.

Ah ! je le sens, c’est que mon cœur,
Las d’envier ces bois, ces fleurs, cette prairie,
Demande, en gémissant, des fleurs à ma patrie :
Ici rien n’est à moi, si ce n’est ma douleur. »

Triste exilé, voilà ton sort :
La plainte de l’écho m’a révélé ta peine.
Comme un oiseau captif, tu chantes dans ta chaîne;
Comme un oiseau blessé, j’y joins un cri de mort.

Goûte l’espoir silencieux !
Tu reverras un jour le sol qui te rappelle;
Mais rien ne doit changer ma douleur éternelle :
Mon exil est le monde… et mon espoir aux cieux.

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17-07-2011

Tonoharu

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Ce roman graphique américain, paru à l’origine en deux volumes, suit Daniel Wells à son arrivée dans une petite ville de la province japonaise au poste d’assistant scolaire. Loin du Japon qu’il espérait, il est bientôt confronté à un pays froid et terne, où le moindre contact social relève de l’exploit. Ce journal d’une solitude semi-autobiographique suit les difficiles tentatives du jeune homme pour s’intégrer à une société étrange et étrangère.

Les points forts de la série :

Lars Martinson propose une sorte de Stupeur et Tremblement ou de Lost in Translation subtil et feutré, où le Japon se dévoile dans un trait dur et dans le silence d’une province grise et monolithique. A l’opposée d’un pays souvent décrit comme excessif,
Tônoharu dresse le portrait d’un Japon très différent, source de désillusion pour l’Occidental plus habitué aux anime et aux frasques de la mégalopole tokyoïte.
La rigidité feinte du dessin, qui révèle l’influence de Chris Ware et de Seth, résonne avec l’immobilisme de la vie du personnage, empruntant parfois au registre des gravures qui ont fait les grands récits de voyage européens.

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16-07-2011

Félicité de La Mennais (1782-1854) : L’éxilé

58261jmdelamennais.jpg Il s’en allait errant sur la terre. Que Dieu guide le pauvre exilé !
“J’ai passé à travers les peuples et ils m’ont regardé. Je les ai regardés et nous ne sommes point reconnus. L’exilé partout est seul !
Lorsque je voyais au déclin du jour s’élever du creux du vallon la fumée de quelque chaumière, je me disais : heureux celui qui retrouve le soir le foyer domestique et s’y assied au milieu des siens. L’exilé partout est seul !

Ces arbres sont beaux, ces fleurs sont belles, mais ce ne sont point les fleurs ni les arbres de mon pays. Ils ne me disent rien. L’exilé partout est seul !
Ces chants sont doux, mais les tristesses et les joies qu’ils réveillent ne sont ni mes tristesses ni mes joies. L’exilé partout est seul !
On m’a demandé : pourquoi pleurez-vous ? Et quand je l’ai dit, nul n’a pleuré, parce que nul ne me comprenait. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des jeunes filles sourire, d’un sourire aussi pur que la brise du matin, à celui que leur amour avait choisi pour époux ; mais aucune ne m’a souri. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des vieillards entourés d’enfants, comme l’olivier de ses rejetons, mais aucun de ces vieillards ne m’appelait son fils, aucun de ces enfants ne m’appelait son frère. L’exilé partout est seul !

J’ai vu des jeunes hommes, poitrine contre poitrine, s’étreindre comme s’ils avaient voulu de deux vies n’en faire qu’une ; mais aucun ne m’a serré la main. L’exilé partout est seul !”
Pauvre exilé, cesse de gémir ! Tous sont punis comme toi. Tous voient passer et s’évanouir pères, frères, épouses, amis.
La patrie n’est point ici-bas ; l’homme vainement l’y cherche ; ce qu’il prend pour elle n’est qu’un gîte d’une nuit.
Il s’en va errant sur la terre ! Que Dieu guide le pauvre exilé !

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09-07-2011

Sumitaku Kenshin (1961-1987)

64-149

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02-07-2011

Nakamura Kusatao (1901-1983)

Nakamura Kusatao (1901-1983) dans Poésies 59-090-nakamura--95x150

Nakamura Kusatao

biographie

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25-06-2011

Hoshinaga Fumio

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18-06-2011

Yokoyama Hakkô

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11-06-2011

John Keats (1795-1821)

Ô solitude ! si je dois avec toi demeurer,
Que ce soit parmi l’inextricable amas
De bâtiments noircis! Escale avec moi la pente escarpée —
Cet observatoire de la Nature — d’où le val
Ses pentes fleuries, sa rivière gonflée de cristal,
Paraissent un empan peut-être; laisse-moi veiller à ta place,
Parmi les rameaux en bannières, où le bond vif du cerf
Effraie l’abeille sauvage hors les doigts de la digitale
Mais quand bien même j’aurais joie à tracer ces scènes avec toi
La douce conversation d’un esprit innocent
Dont les mots sont images de pensées raffinées
Est le plaisir de mon âme; et ce doit être en vérité
Des humains la cime ou peu s’en faut de la félicité
Lorsque vers tes repaires deux âmes-sœurs s’enfuient.

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