Archives pour la catégorie 'Paroles de solitaires'

18-07-2008

La solitude, de Herdé

La solitude, un bien ou un mal ?
Si c’est un bien, il serait moral de la partager… Mais comment l’ouvrir sans la perdre immédiatement ? J’aime ma solitude car lorsque que je la ressens c’est que tout ne dépend plus que de moi ; si je suis seul face à moi même, c’est à moi uniquement d’en assumer et en maîtriser les conséquences. Enfin en terrain balisé, loin de l’incertitude des réactions d’autrui, des aléas de leur prétendu caractère, du bon vouloir d’une hypothétique Fortune. Seul, je me comprend, et n’ai pas besoin d’user de stratagèmes psychologiques pour découvrir à quelles fins je veux arriver: je suis dans moi et sais exactement ce que je ressens.  » Qu’est-ce que tu ferais à ma place ? « : je SUIS à ma place, et suis à l’écoute de moi même, de mes sensations, sentiments, douleurs et plaisirs, moraux ou physiques, je partage tout avec moi même car je sais m’écouter de l’intérieur. S’en remettre au destin, à la Providence, aux bon conseils des gens est inutile. S’en remettre à soi même, son moi profond, telle est la vraie liberté (merci Bergson !). Lorsque j’atteins cette solitude, je suis enfin moi même, je suis libre donc serein. Le bonheur ?

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13-07-2008

Solitude – Jacques

Il se cachait dans l’ombre ,
Silhouette maigre et sombre ,
Enveloppé d’un manteau,
Ployé sous un fardeau ,
Il portait ,
sa solitude .

Il n’était rien ,
Il n’avait rien ,
Rien à donner ,
A échanger ,
Pour partager
Sa solitude .

Près de lui , une ombre ,
Se mélait à son ombre ,
Ce n’était rien ,
Rien qu’un chien ,
Pour apaiser ,
sa solitude .

A la pluie et au vent ,
Au temps indifférent,
Il était là , assis
Ignoré et banni.
Personne n’a regardé ,
sa solitude .

Et puis , il est parti,
Dans l’abime de sa vie ,
Il n’avait pas de nom ,
peut-être un prénom.
Nous avons oublié ,
sa solitude .

http://jacquesvuillemin.blog.lemonde.fr

 

Jacques que je remercie de m’avoir fait parvenir ce poème.

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04-06-2008

Jean Zay

Jeudi 7 décembre 1940

À quatre heures du matin, sous la conduite d’un lieutenant de gendarmerie, que renforcent un brigadier et deux gendarmes – je ne me savais pas si dangereux –, j’ai quitté Clermont-Ferrand. Ces gendarmes sont charmants, comme tous ceux auxquels j’ai eu affaire. Il y a une gentillesse des gendarmes, instituée par la nature comme contrepoids à l’injustice humaine. À la gare de Clermont, sinistre dans la nuit, sous ses haillons de neige sale, un ami, que j’avais alerté par un de ces moyens clandestins dont on dispose toujours en prison et qui s’est déjà renseigné, réussit à m’approcher quelques secondes et me souffle que je pars pour la Guyane : pour l’île du Diable même…

La Guyane ! C’est le lieu ordinaire de la déportation. L’île du Diable ! Quelle brusque évocation… Depuis mon procès, terminé le 4 octobre par une peine politique, dont le choix constituait un aveu, personne n’a supposé qu’on songeât à me déporter effectivement. Partait-il encore des bateaux pour la colonie ? Ne risquaient-ils pas d’être interceptés ? Vichy semblait embarrassé de son prisonnier ; je me croyais oublié dans ma cellule de Clermont-Ferrand. Pourquoi se détermine-t-on soudain à exécuter cette anachronique condamnation ? Sous la verrière de la gare, d’où s’abattent des paquets de neige fondue, je ne me pose pas de questions. J’ai appris à ne plus m’émouvoir. Cependant ces mots : la Guyane, l’île du Diable, si hauts en couleur pour l’esprit quand l’hiver glace le corps, rendent un son étrange ; ils matérialisent tout à coup mon incroyable aventure, symbolisent l’arrachement qui m’emporte des miens et de la vie. C’est par là que l’émotion naît et que mon cœur se serre. Le voisinage des gens dans le train, après ma longue solitude, est une bizarre sensation. Leurs visages soucieux, leurs attitudes, leurs conversations paraissent appartenir à un autre monde. J’ai envie de leur toucher le bras pour m’assurer de leur réalité. Si près d’eux, je me sens à mille lieues, transporté dans un autre élément. Ils se meuvent derrière un écran invisible. Qu’est-il désormais de commun entre eux et moi ? Par quoi suis-je encore rattaché a mon ancien univers ? Et ma solitude ne s’accroît-elle pas un peu plus, quand on me croirait mêlé à la foule, en face de mes gendarmes silencieux ? Souvenirs et Solitude

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03-06-2008

Susan Blackmore

Quels sont vos projets, Dr Blackmore ?

Franchement, je n’en ai aucun. Ou devrais-je dire que le selfplex n’en a pas ? Je n’ai délibérément pas fait de plans, à part celui de ne pas retourner dans une université. Parmi les possibilité il pourrait y avoir un autre livre sur la conscience. Mon recueil de textes tentait de couvrir les théories de tout le monde sans faire ressortir la mienne. En vérité je n’ai pas de théorie de la conscience, et c’est ce qui à mes yeux m’a rendue qualifiée pour écrire ce livre. Mais j’ai quelques idée de plus après trois ans de travail sur la conscience, et donc je pourrais bien les développer un peu.

Je pourrais aussi entreprendre une retraite solitaire plus longue que les précédentes. Je suis convaincue qu’une grande partie du travail intellectuel sur la conscience passe complètement à coté de l’essentiel. Il faut pratiquer, pratiquer et pratiquer encore en regardant droit au cœur de l’expérience vécue pour voir ce qui s’y passe. C’est très difficile, et je pense que la solitude et la méditation disciplinée sont les meilleurs moyens d’y arriver. J’ai fait plusieurs retraites solitaires d’une semaine dans une ferme isolée au Pays de Galles et j’espère recommencer.

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01-06-2008

Michèle Vilet

Je peux en parler car je l’ai connu de longues années et l’héroïne du livre  » Pourquoi ai-je dis oui si vite  » qui me ressemble en parle beaucoup. La solitude n’est ni l’enfer, ni le paradis. Alors que beaucoup de gens, les hommes comme les femmes la considèrent comme un enfer dont il faut sortir à tout prix. Je ne dirai pas :  » vivons en couple à tout prix parce que la solitude est infernale « . L’on peut faire beaucoup de choses dans la solitude, elle permet un retour sur soi même, après une passion amoureuse, un moment de solitude fait du bien. Ceci dit il ne pas non plus s’enfoncer dans la solitude et y prendre trop d’encrage, parce qu’alors, elle se referme sur vous et c’est le début des aigreurs.

Les moments de solitude au cours d’une journée sont absolument indispensables. Je crois qu’une journée où l’on n’a pas été seul au moins un quart d’heure, est une journée un peu perdue. La solitude est aussi très liée à l’écriture car c’est dans la solitude que les mots me viennent.

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12-05-2008

Bernard-Marie Koltès : entretien sur la solitude

JFA Avril 2008 Dialogue entre Bernard-Marie Koltès et Lucien Attoun Entretien radiophonique du 22 novembre 1988, rencontre spontanée et sans préparation.Lucien Attoun est producteur à la radio France Culture et Directeur du Théâtre ouvert.

Vous avez dit : « J’ai pas d’héritiers ». Qu’est-ce que vous pensez de cette phrase de je ne sais plus qui : « On meurt seul et sans héritiers » ?

Ben oui. Moi, je trouve… oui. Oui, je sais pas, c’est très petit bourgeois… de penser aux héritiers. c’est très très petit bourgeois. Les gens qui achètent des maisons pour leurs héritiers… Ils n’ont qu’à prendre une assurance-vie. Non, mais c’est vrai…

Oui, mais il y a aussi « seul ». On meurt … seul !

Ah ben on meurt… et on vit seul, oui. Ca c’est une banalité.

Oui, mais on peut essayer quand-même de vivre à deux… Vous n’aimez pas tellement ça vous…

(Rire). Avec qui, Seigneur ? Non, non, non… ça quand même faut pas exagérer… (rire). Non. Mais même à deux les gens sont terriblement seuls. C’est pas ça qui résout le problème…Vivre à deux, c’est un peu la trouille de la solitude… Et en même temps ça résout pas le problème… alors… Rentrer le soir et trouver quelqu’un à la maison, c’est quand même un peu… Moi je préfère sortir le soir… pour trouver quelqu’un. Franchement… non mais c’est vrai…

On peut rentrer à deux aussi…

Oui, oui… Je sais pas… peut-être… Non, mais la solitude, c’est pas ça… La solitude c’est quand-même quelque chose de plus… de plus intérieur. On peut être mondain et solitaire… On peut être en couple et solitaire… Voyez !

C’est vrai. Mais nous ne sommes pas à la télévision. Nous sommes à la radio. N’empêche que le seul moment, probablement, où vous baissez les yeux, c’est quand on parle de solitude.

Mais oui… parce que qu’est-ce que vous voulez qu’on en dise ? Qu’est-ce que vous voulez qu’on en dise… On est de toute évidence…

Je sens bien qu’il y a quelque chose dont vous ne voulez pas parler, mais dont vous pourriez parler, là…

J’en parle pas parce que je ne sais pas quoi vous dire. Si ce n’est qu’on est dans une solitude totale. Toute la vie…

Vous l’avez choisie, vraiment ?

Mais je ne l’ai pas choisie ! Ca ne se choisit pas. C’est une évidence. Ca se présente comme ça…

Vous auriez pu faire comme presque tout le monde : être à deux… Quel que soit l’autre.

Oui, oui… Mais je ne vois pas pourquoi. Je ne vais pas me compliquer la solitude en plus ! (Rire). Avec une personne… avec qui il faut négocier, il faut… Quitte à être seul, soyons seul aussi physiquement ! Donc…

Parce que vous, vous pensez qu’au fond de soi on est seul…

Ah ben oui, ça, tout le monde…Tout le monde. Alors il y a ceux qui… se brouillent l’esprit, comme ça… en ayant des enfants, en étant mariés…

On peut être à deux sans avoir d’enfants.

Oui, oui… mais bon, c’est pas ça qui va résoudre la solitude. C’est un truc fondamental : tous les hommes… toute l’humanité est complètement seule… Pour la bonne raison qu’on meurt seul, évidemment ! Donc… pfff… on naît tout seul et on meurt tout seul… et on vit tout seul, évidemment…

Et ça vous convient ?

Mais…la vie ne me convient pas, en soi ! (Rire). Non, ça ne me convient pas. Je ne peux pas dire que la vie soit une chose formidable. Elle est là : elle est là… J’ai pas une raison suffisante pour l’arrêter… J’ai pas… Bon, voilà. Mais franchement, je n’en fais pas…je n’en fais pas une chose extraordinaire. Non. Je trouve que c’est une chose…. c’est, c’est minuscule, quoi…C’est une petite chose minuscule…On la vit, on la vit…bon, voilà. Il n’y a pas de quoi en faire un fromage, comme dit la publicité ! (Rire). Vraiment… Non : c’est pas grand chose, mais je suis pas le premier à le dire ! Shakespeare l’a assez bien raconté. C’est pour ça que le théâtre c’est bien !

Je croyais que c’était futile ?

Oui Justement ! Parce que c’est la futilité de la futilité. Et ça raconte… Ca raconte de la manière la plus futile qui existe… l’existence… la vie, qui est la chose la plus futile ! Les grandes phrases de Shakespeare… que le monde est un théâtre sur lequel les pantins s’agitent ! Alors, c’est marrant de le mettre dans un théâtre ! (Rire). Voilà !

Source : Le Magazine Littéraire, n°395, février 2001

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04-05-2008

Virginia Woolf (1882-1941) : Journal

http://aristotelianbirdseyeview.files.wordpress.com/2007/01/hoursvw1.jpgJournée glaciale succédant à une nuit fraîche et venteuse durant laquelle on avait allumé toutes les lanternes chinoises pour la garden-party de Roger. Ah, je n’aime pas mes semblables ! Je les déteste. Je les ignore. Je les laisse glisser sur moi comme des gouttes de pluie sale. Et je ne parviens plus à rassembler cette énergie qui, lorsqu’elle aperçoit une de ces petites formes flottant à la dérive, ou plutôt collée à un rocher, tourne autour d’elles, les soulève, les pénètre, les anime, et finalement les emplit et les crée. Il fut un temps où j’avais un don pour cela, et une ardeur, et c’était ce qui rendait les réceptions à la fois difficiles et passionnantes. Maintenant, lorsqu’il m’arrive de m’éveiller tôt, je goûte le luxe d’une pleine journée de solitude ; une journée de calme, sans être obligée de se composer un visage ; un peu de gravure ; et glisser tranquillement dans les eaux profondes de mes propres pensées ; naviguer dans le monde souterrain ; et, le soir, remplir ma citerne d’un peu de Swift. samedi 27 juin 1925

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24-04-2008

Jean-Louis Aubert

C’est donc pour être «vide» que vous vous êtes retiré, seul, au château d’Hérouville (où sont passés Bowie, Iggy Pop…)?

C’était assez monacal, un peu triste: le château est réputé hanté et il y fait froid. Mais il y avait une pièce et un piano magnifiques. C’était, comme je dis dans une chanson, «ma chère solitude»: quand on n’y est pas forcé, c’est merveilleux, la solitude. Elle permet de laisser le conscient et l’inconscient se mélanger. Là-bas, j’attendais, je compulsais mes notes et j’appliquais ce que je préfère dans la vie: «une idée par jour». Une fois par jour, je fais de la musique, n’importe quoi, avec ou sans paroles, je joue un tas d’instruments: je me jette. J’ouvre mon carnet au hasard, je vois ce que ça donne avec la musique. J’enregistre tout, c’est mon «grenier»: je retourne souvent y farfouiller.

http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=257507

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17-04-2008

Aimé Césaire (1913-2008) : solitude

57098aimecesaire.jpgPour toi Aimé Césaire, qu’est-ce que c’est que la solitude?

Ah! Qu’est-ce que c’est que la solitude? [Je ne sais pas] très bien comment répondre à cette question. C’est que la solitude on ne la définit pas, on l’éprouve et je me suis senti et je me sens encore un homme isolé. Peut-être d’ailleurs que si j’écris c’est précisément pour sortir de l’isolement. Mais je crois que tout poète, tout homme éprouve ce sentiment-là. Je ne crois pas du tout que ce soit un sentiment qui me soit particulier. Peut-être ce sentiment de solitude, peut-être était-il plus accusé chez moi dans ma Martinique. D’abord parce que la Martinique est une île. Ce sentiment que l’île se suffit jamais à elle-même, elle appelle autre chose. Elle a besoin d’un complément. Et le fait que étant peu accessible, peu en accord avec les valeurs de la société martiniquaise, je me sentais tout à fait isolé. Ça c’est très vraisemblable.

Allons on va voir l’autre côté de la question si tu veux. Tournons le miroir. Il y avait quand même l’enfance. L’enfance est une chose extraordinaire surtout pour un homme comme toi, c’est-à-dire pour un poète. Aujourd’hui, tu m’as dit ton âge tout à l’heure, avec ta permission je vais dire que tu as dépassé largement la cinquantaine. Pas besoin je crois de jeter un regard en arrière, ton enfance t’accompagne n’est-ce pas?

Peut-être ! Sans doute, même ! Oui !

Et dans cette enfance il y a eu miracle aussi sûrement. A part cette solitude, à part ce rejet du lieu où tu étais, cette espèce de refus de ce qui étais à côté de toi, il y a eu quand même le miracle qui est inhérent à l’enfance malgré toutes les situations bonnes ou mauvaises dans lesquelles on se trouve.

Ah, je crois que ce miracle c’est que, c’est le miracle de la communion n’est ce pas, de la communion avec un certain nombre de choses. Il est clair que cet isolement ne pouvait pas être total. Je me suis identifié, je me suis raccroché à un certain nombre de choses: avec la nature, avec les paysages de chez moi, avec tout le petit peuple de la Martinique, avec le folklore martiniquais. Au fond! comment se fait-il que moi Martiniquais, dans une génération qui était entièrement coupée de l’Afrique et qui était fière de se couper de l’Afrique, qui n’avait qu’un souci c’était de se couper de l’Afrique, de tout ce qui était noir dans un monde qui se voulait complètement assimilé à la France, comment les idées qui sont les miennes à l’heure actuelle, comment ses idées-là ont-elles pu naître, ces idées qu’on a pu appeler une sorte de panafricanisme. Comment cela a pu naître au fond. C’est parce que tout simplement ma mère était une femme du peuple, ma grand-mère était une femme du peuple, j’ai baigné dans le petit peuple, j’ai passionnément aimé le petit peuple. Et je l’ai aimé physiquement, je l’ai aimé dans ses poèmes, je l’ai aimé dans son folklore

http://www.potomitan.info/index.php

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07-01-2008

Protégé : Elodie

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09-12-2007

Encore un jour sans toi – Tristana

071209nuitblanche.jpg

Encore une nuit de solitude,
Encore une nuit d’incertitude,
Où es-tu Amour de ma vie,
Pourquoi me laisses-tu languir?

Encore une journée d’attente,
Encore une journée perdue,
A espérer que notre amoureuse entente
N‘ait pas été un malentendu.

Encore une nouvelle semaine,
Sans aucune bonne ou mauvaise nouvelle.
Pourrais-je me convaincre de t’appeler ?
Pourrais-je arrêter de pleurer?

Encore une nuit de solitude,
Envahie par la lassitude,
Je m’endors en pensant à toi,
Dans mes rêves, je suis dans tes bras.
  

Lien : Blog de Tristana

Voir aussi : Les mots du coeurje veux un cerveau de mec

Poème découvert chez Véro. 

Lien : Mes Univers  Voir aussi : Penser, L’illusion des mots,

Une idée a retenir : le flash-back. Véroreib fait des ponts entre ses textes. Cela permet au nouveau visiteur de se familiariser avec le blog.

J’ai aimé ce blog plein de poésie.

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28-11-2007

Toutecrue : le goût de la solitude

 

071128caf.jpg

un matin d’il y a peu
je suis à une terrasse
avec mon chien

je suis arrivée à me glisser dans un rayon de soleil
le seul de toute la terrasse
j’ai le journal
et mon livre dans mon sac

j’ai envie que le café soit bon
que la cigarette soit délicieuse
j’ai envie de fermer les yeux
et de penser un court instant
que je suis bien dans ma peau
que tout va bien
et que la vie est belle
juste un court instant
pourquoi pas

alors un monsieur me demande l’âge de mon chien
puis son nom
il est anglais
alors il s’assoit à ma table
et me parle de son chien qui est mort
de son malaise ( à lui, l’anglais)

de son bref séjour à l’hôtel Dieu
de son ex femme
de ses enfants
de son métier dans la banque

à londres

c’est un peu long
et je n’ai toujours pas lu une ligne de mon journal
alors une dame assez âgée
me demande où se trouve la place des vosges
puis regarde mon chien
le caresse
me demande son âge
son nom
et tout de go
me sort une photo de son chien
qui est mort

finalement elle s’en va
et l’anglais me dit
« elle savait où est la place des vosges
mais elle avait envie de parler de son chien
et de montrer sa photo »

(oh did she?)
et il continue à me raconter sa vie
sa maladie
sa douleur

puis je rentre chez moi
avec mon chien
mes cigarettes
le goût du café
et un autre goût
plus rude
dans la bouche….

J’aime la fraîcheur de ce texte et son apparente désinvolture Et si un jour elle publie j’achète. .

Lien : Toute crue (1)

Lien : http://toutecrue.blogspot.com/

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24-11-2007

24 novembre

Lu : http://gulululu.unblog.fr/2007/11/23/la-gulu-elle-bouffe-sa-solitude/#

La Gulu elle aimerait…
être amoureuse
avoir quelqu’un à qui penser
tomber amoureuse d’elle même aussi!
mettre du piment dans sa vie
ne pas rester en pyjama toute la journée
oublier la saveur coupable du chocolat
arrêter de se détruire
arrêter d’écrire ce genre de choses sur mon blog…
ôter la sensation ancrée au fond de son cœur, qui lui dit que la vie est difficile, que la vie ne la veut pas, qu’elle n’y arrivera jamais avec la vie.
La vie est faite de montagnes pour la Gulu
Alors elle crée les montagnes sur son corps, pour lui permettre d’oublier celles que lui réservent la vie.
La gulu bouffe sa solitude et elle en crève.
Crises depuis deux soirs. J’ai découvert la cachette à biscuit. En fin d’après-midi, comme d’habitude; Plus rien ne compte à part MANGER. Manger, bouffer, avaler, encore et encore.
Mon Dieu mais pourquoi je fais ça?
Alors que ça me fait souffrir je continue.
Une crise de boulimie est une atrocité que l’on s’inflige à soi même. Plusieurs crises plusieurs jours de suite, c’est ……. un calvaire.
Je veux tellement m’en sortir, si vous saviez. Mais je ne suis pas assez forte. Je n’y arrive pas. Plus.
ça me rend folle si vous saviez!!

Une certaine forme de solitude. Celle de l’absence de celui qui n’est pas encore venu.

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27-10-2007

27 octobre

Blog : La solitude à l’hôpital, par l’écriveuse ! Surprise pour une noctambule !

Le lit, par Lilou la Teigne ! Je suis emballé par la présentation de son blog !

Espace de solitude, Espace d’amour.
Mon lit est lit comme les autres, mais c’est le mien avec mon odeur et ses souvenirs.
Parfois il m’accueille le soir dans toute ma solitude.
Je me couche en lui, blottis sous la couette, un bon livre à la main.
J’attends le bon moment pour enlever les chaussettes qui réchauffent mes petons glacés, je garde le pyjama.
Je me cale contre les deux oreillers et j’attaque mes deux bonnes heures de lecture.
Puis quand enfin le sommeil me gagne je m’étale en lui, je me vautre littéralement.
Je cherche la position la plus confortable pour y trouver le sommeil réparateur.
D’autre fois il devient espace d’amour, et là pas besoin de chaussettes ou de pyjamas pour me réchauffer.
J’ai le corps et les bras de mon P.C. pour cela.
Ces soirs là je m’endors détendue, heureuse, je me vautre dans ses bras, je me cale dans son corps et le rêve m’emporte.
La nuit est toujours trop courte.

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23-10-2007

Solitaire – Briens Renault Dominique

071023sol2.jpgSolitaire,
est-ce que l’on meurt
de cette douleur,
de se taire?
Cette vie peut-on
la distraire,
on va à tâtons,
on espère.

On ne peut l’oublier
car elle a éteint la lumiére,
ce rêve familier
on va c’est certain le refaire.

Solitaire,
est ce qu’on a peur
de cette âme soeur,
de lui plaire?
D’un amour précaire,
d’un amour menteur?

Solitaire,

Où on s’habitue
à ce qui nous tue,
on se terre
jusqu’au jour suivant
comme un fou vivant

Ce texte a été laissé en commentaire ici. Il risque fort de passer aux oubliettes. Pour éviter cela je recopie en article et j’en profite pour remercier encore son auteur.

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17-10-2007

Solitude – Lili-san

071016sol1.jpg

Toi ma chère et tendre solitude
Toi qui depuis longtemps fais parti de mes habitudes
J’aimerais tellement te quitter aujourd’hui
Oublier et combler mon manque et mon ennuie.

J’ai envie de connaitre à nouveau
Tous ces gestes qui effraient et qui donnent chaud.
Qui font monter en nous le désire d’aller plus loin
Tous ces plaisirs que j’ai abandonné dans un coin.

J’aimerais un jour sentir ses mains
Venir visiter mon corps depuis longtemps éteind
Faire renaitre en moi l’angoisse
Qui nait dans les draps qui se froissent.
 

J’ai simplement envie de ce garçon
De ressuciter dans mon coeur le feu de la passion.
Qu’il ose me prendre dans ses bras
Qu’il aille plus loin et s’en donne à coeur joie.

Mais moi j’ai beau le regarder
Presque du regard le dévorer
Lui il ne détourne pas les yeux
Je suis invisible pour cet homme beau comme un Dieu.

Comment attirer son attention sur moi ?
Comment lui montrer que je suis là ?
Je perds encore surement mon temps
Je ferai mieux d’abandonner avant de m’attacher dangeuresement.

Alors ma très chère solitude tu vois
Encore cette fois je revient preés de toi
Toi qui est la seule à m’avoir ouvert les bras
Les jours ou je pleurais tout bas.

Lien

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08-10-2007

je t’attendais – paindepice

071008attente.jpg Attente 

- Ah, enfin, te voilà, je t’attendais ! Il se fait tard, tu sais. La nuit est tombée depuis longtemps. Ici tout est calme, nous sommes loin de l’agitation des villes. Écoute, on entend juste le bruit du vent et le souffle des mots..

Les années se sont écoulées, je suis restée seule, seule avec nos souvenirs. Quels souvenirs ! Te souviens-tu, nos délires et nos fous rires ? Rappelle-toi les roulades dans les prés, les balades en forêt, les pentes dévalées, rappelle-toi l‘océan…

Je n’ai pas cherché ailleurs cette complicité, je savais qu’elle n’existait pas, impossible : parce que c’était toi, parce que c’était moi…  Je n’en ai pas eu envie ; ça aurait été une trahison.

Même à ton ombre, j’ai su rester fidèle. Mais tu ne voulais pas que je t’aime. J’avais compris que je n’étais pas celle que tu espérais. Peut-être m’étais-je trompée ?

Quand tu m’as abandonnée, j’ai bien cru mourir, j’ai cru sombrer mille fois ; combien de larmes ai-je pu verser ? renoncer à toi, c’était renoncer à la vie ; par moments, je devenais folle, et le temps a passé, je me suis résignée et je me suis installée ici, dans ce havre de paix.

Pendant toutes ces années, tu m’as accompagnée, dirigeant mes pas, mes gestes, je n’étais pas tout à fait seule. Je me suis habituée à cette “solitude”, elle est presque devenue mon amie. J’ai dompté le silence, le tic-tac régulier de l’horloge m’est devenu familier. J’ai apprivoisé la nostalgie et la mélancolie.

Approche. Tu n’as pas changé, toujours cette étincelle dans les yeux, toujours ce même regard si profond qui me transperçait quand il se posait sur moi ; et ta bouche, ah, ce qu’elle a pu me manquer, souviens-toi, nos baisers passionnés. Et tes mains, tu t’amusais à les cacher au fond de tes poches, comme si tu avais peur que j’y lise l’avenir.

Bien sûr, je t’aurais dit la souffrance, les tourments, l’alcool, je t’aurais dit la solitude, enfin les femmes, la folie, l’amour encore et toujours.

Mais amour et liberté ne font pas bon ménage, tu aimais tant ta liberté et moi je ne savais que t’aimer.

“Je t’aime encore tu sais…”

Allez, viens, pose ta tête sur mon épaule et tes peines sur mon cœur.

©pain d’épices (13/04/2007)

L’un des textes qui donnent envie de retourner sur ce site.

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06-10-2007

Mon amie la solitude… par Imana.

071006dlaisse.jpg Maro  : Délaissée

Solitude, Oh ma redoutable ennemie, et pourtant tu demeures ma plus fidèle amie, tu es la seule qui ne m’as jamais trahi, la seule qui refuse de me quitter, la seule à m’aimer, à m’aimer sincèrement, purement , profondément. Savais tu que tu es également ma préférée? Toi, qui ne dit point un mot, silencieuse à mes cotés, tu m’observes furtivement sans que je te vois, mais je te sens, oui je sens ta présence partout, tu es d’ores et déja le devenir qui me comble, l’avenir que je redoute!

D’emblée, je me demande si tu t’amuses à me voir souffrir? si tu réalises l’intensité de ton omniprésense, qui m’offense, me blesse, me tue…

Ingrate que je suis ! je tourne le dos à celle qui m’a abrité sous son toit, au moment où j’étais tourmentée, délaissée, perdue! Oh, ma chère, tu dois surement pensé que je ne veux plus de toi, que je rompe avec notre solide et ancienne amitié, que je t’abondonne!

Et bien tu as tort, entièrement tort, parfaitement tort! Es- tu surprise?ça ne t’es pourtant jamais arrivé de te tromper, ta sagacité et ton flair exceptionel te guidaient vers moi quand j’avais besoin de ta compagnie, alors que je présumais niaisement que tout allait bien.C’est plus le cas, Solitude, précieuse Solitude, je te veux encore prés de moi, je veux que tu me protèges, protège moi de ce monde orné de trahison, de haine et de mépris..

En guise de morale, » la solitude est la meilleure amie de l’homme, l’homme le sain, le spontané et le candide » bref, tout comme moi:)

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30-09-2007

La solitude ras le bol

Tant de jours
De nuits trop brèves
Ces soupirs
Que tu achèves
Sans y croire, dérisoire

Tu voudrais
D’un autre monde
Je te sens
La proie d’une ombre
Illusoire, il faut me croire.

Il n’y a pas d’ailleurs
Il n’y a pas d’ailleurs
Tu sais que ta vie, c’est ici
Il n’y a pas d’ailleurs
Il n’y a pas d’ailleurs
Tu sais que ta vie
C’est la mienne aussi

Pour renaître
De tes cendres
Il te faudra
Réapprendre
Aimer vivre, rester libre

Délaisser
Tes amertumes
Te frayer
Jusqu’à la lune
Un passage, il me faut me croire…

Lien Voir aussi Ma vie ( à l’attention de Cathy)

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26-09-2007

Quand, la fin de cela ?… – carpe diem

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Il y a ton absence… Et il y a tes mots si beaux…

Il y a la lourdeur de l’air qui m’entoure, il y a les longues heures de solitude parmi ces gens que je n’ai pas choisis… et qui sont ma famille.

Il y a l’impression qu’ils ne me laisseront jamais exister. La prise de conscience… Quatre enfants, et trois pour le moment qui se sentent perdus parmi Eux. Car il y a le mur. Il y a les mots que nous avons eu et qui n’ont rien changé.

Car ils ne… Ils nous écoutent, oui, mais dès le lendemain ils parlent de nos conversations en des termes blessants… Ils ressortent avec négligence les mots, que dis-je, les maux que je leur ai livrés. Je l’ai fait après des années de silence, je leur ai confiés, pensant qu’enfin ils sauraient en prendre soin… Mais j’ai eu tort…

Ils ne comprennent pas le don que je leur ai fait, ils jouent avec… Et moi rien que d’écrire cela, j’ai les larmes aux yeux. Pourquoi je me mets dans un tel état à cause d’eux ?…

C’est parce que je n’en peux plus… De vivre en me demandant ce qu’ils vont encore inventer pour m’étouffer davantage, ce qu’ils vont me cracher au visage, cette fois… En me demandant de quelle manière ils vont baisser mon moral, aujourd’hui. Ils y arrivent quasiment quotidiennement.

Ils le répètent, qu’ils souhaitent mon bonheur. Et croient même prendre les moyens de me rendre heureuse. Mais je m’en fous, de tous les plaisirs matériels qu’ils m’accordent. Et quand je demande leur accord pour ce qui me tient réellement à cœur, c’est le refus. Parce que mon âge. Parce que je suis une fille. Parce que de leur temps.

Parce qu’ils regardent leur jeunesse, et n’y voient pas la mienne.

Je les imagine, d’après leurs récits… Ne ratant jamais une occasion de sortir, voir du monde, futiles et drôles, pas très bosseurs, mais suffisamment pour qu’on leur foute la paix. Respectueux de leurs parents… Bref, comme la majorité des adolescents.

Oui mais voilà. Moi je n’aime pas danser, je n’aime pas sortir pour voir des gens que je connais à peine. Je n’aime pas les éclats de rire si faux, les sourires hypocrites.

Moi, je m’évade autrement. Mes amis n’auraient pu être les leurs.

Mes goûts ne sont pas ceux de l’adolescente-type… Je ne me préoccupe pas du maquillage, ni de la mode, ni des garçons, ni des potins… Tout ça me passe au dessus.

En fait, je suis tellement différente d’eux qu’ils sont perdus… Et puis, je leur donne une image de moi qui n’est pas entièrement vraie… Mais c’est pour me protéger, et j’ai vu ce que ça faisait, quand j’enlevais un peu de ma carapace…

[Et leurs mots m'atteignent si durement... Ma mère, au repas "Mais tu as peur de tout, toi !", d'un air ironique visant à me ridiculiser. Si elle savait à quel point c'est vrai... Ses mots m'ont surprise. Je ne savais que répondre... Car elle avait raison, mais elle n'en mesurait pas la portée. Elle ne comprenait pas.]

La seule chose que je leur demande, ce qui me permettrait d’être heureuse… Cela serait d’être libre… Libre de penser, libre d’aller où je veux, libre de voir qui je veux, libre d’aimer, libre de vivre…

Je n’ai pas ces libertés. Le mensonge s’est instauré entre eux et moi. Je l’avais toujours refusé, mais je n’ai pas pu faire autrement… Et à chaque fois que je doit mentir, ça me sert le cœur. Dès qu’ils me parlent de confiance…

Quand, la fin de cela ?… Lorsque j’aurai dix-huit ans ?… Et encore. Lorsque j’aurai pris mon envol, lorsque je n’habiterai plus ici.

Je me demande où je vais, comme ça… Il reste beaucoup de temps, avant que je ne sois indépendante… La situation va-t-elle empirer ? Le peut-elle ?…


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25-09-2007

Mots-à-mots : sa solitude

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Elle ne fait pas de bruit, elle fragilise les cœurs, elle mobilise les chercheurs de crédits, elle hante toutes les chansons dans les hits, c’est l’héroïne
Préoccupante, on l’a subit, on l’a choisit, elle nous entoure, elle est omniprésente, on la refuse, on l’a demande.
Elle nous apprivoise.
Elle a cet aspect de liberté et de responsabilité, mais en même temps elle aime jouer la douloureuse.
C’est un lieu de silence, qui redonne sens et force aux mots.
Elle se nourrit du bruit de notre éparpillement, pour cacher cette souffrance, disons pour essayer d’oublier cette souffrance.
Elle est ambiguë, elle nous détruit, elle nous construit, c’est la meilleure et la pire des choses.
Elle nous révèle à nous même, c’est notre antichambre de douleur, notre désespoir, notre coup de cafard.
A quoi bon, il n’y a ni fuite, ni repli, aucun vide, on recherche ce je ne sais quoi, ce quelqu’un.
C’est tout simplement le reflet d’une peur, la peur d’être soi-même
Ce n’est rien d’autre, que la juste distance de l’amour, d’une relation équilibrée que l’on assume sans s’y noyer.
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24-09-2007

Red : Ma solitude

On est toutes deux inséparables
Moi et mon amie obscure
Pourtant son silence m’accable
Elle me fait peur… elle me torture

J’essaye de lui parler parfois
Mais elle refuse de dire un mot
Cependant, je n’ai pas le choix
Je l’aurais toujours sur le dos

Elle attend que tout le monde s’en aille
Pour venir me rendre visite
Elle m’encercle par ses murailles
Et refuse qu’un jour on se quitte

Même quand je suis accompagnée
L’insolente se faufile parfois
Et tisse ses toiles d’araignée
Dans ma tête et autour de moi

Et comme j’ai dû la supporter
Depuis le temps qu’on est unies,
J’ai appris à cohabiter
Et apprécier sa compagnie

Je la trouve même si agréable
Qu’on pourrait faire un compromis :
Puisqu’elle demeure inévitable,
Ce sera ma meilleure ennemie.

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20-09-2007

La solitude, de chtitezada

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J’aime ces moments où, seule assise à ce comptoir dans ce bar qui diffuse cette musique douce, je ne pense plus à rien… Pouvoir faire le vide et regarder ces gens dont je ne sais rien. Ni d’où ils viennent, ni qui ils sont.

J’aime ces moments où, seule dans cette rue ou dans ma voiture par une nuit douce, je regarde ces lumières et admire ce silence et cette tranquillité… repenser à chaque instant et à chaque moment qui ont construit ma vie et ce que je suis.

J’aime ces moments où, seule par cette pluie battante, je regarde les gouttes ruisselées le long de cette vitre. Je me demande d’où elles viennent et ce qu’elles ont traversé. Je m’identifie à elles et repense à tous ces bons moments.

C’est de la poésie en prose ! Lien : chtitezada Voir aussi Les boulettes !

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13-09-2007

Electron libre : Viens ma solitude

Viens ma solitude
Viens te lover au creux de moi
Écoutons ensemble le chant du vent
Qui poursuit les nuages dans les cieux
Et caresse la cime des arbres

Viens te réfugier contre moi
Ensemble fermons les yeux
Et laissons nous prendre
Par la chaleur de notre étreinte

Nous n’aurons pas d’enfant
C’est toi qui ce soir m’enfante
Me renouvelle et me brûle
De cet amour sans nom
Qui nous envahit tous deux
Sans les corps sans les sens

Serons nous bienheureux

Déjà tu t’endors et me laisses
Seul dans ce lit sans sommeil
Sans rêve et sans lumière

Viens ma solitude
Je te connais déjà
Et ne veux plus te perdre

Tu n’es pas un mensonge
Tu effaces les mirages
Viens me serrer un peu en toi
M’ouvrir à d’autres songes
Comme les arcs en ciel
Ou les couleurs des saisons

Viens ma solitude
Viens au plus près de moi.

(17-2-2007)

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29-08-2007

Soledad

070829soledad.bmpMe sorprende ver la cantidad de personas jóvenes, de buenas personas, que se sienten solas, y no me refiero a la soledad familiar o de amistades, me refiero a la soledad que se siente al ver pasar los años sin que aparezca ese “alguien especial” que nos haga alucinar y abandonarlo todo para empezar una vida juntos.

Creo que el individualismo y el exitismo en los que vivimos actualmente nos hacen, a muchos de nosotros, de alguna u otra forma, postergar el tema de pareja y enfocarnos en tener una carrera exitosa que nos permita cierta estabilidad y comodidad antes de pensar en formar una familia, y de pronto te das cuenta que los años han pasado y que tu corazoncito siente cada vez más el peso de la soledad.

Para mí los malditos cuentos infantiles tienen mucha responsabilidad en todo esto, los que dicho sea de paso… no pueden ser más tétricos y poco apropiados para las sanas mentes infantiles, pero eso es tema para otro post. Creces con historias de « pobres mujeres sacrificadas » que no logran encontrar la felicidad hasta que llega su “príncipe azul” a “salvarlas” y “viven felices para siempre”, convenciéndonos que en alguna parte del mundo cada una tiene SU príncipe que nos pertenece y que tarde o temprano llegará para hacernos felices, y con los años, obviamente vamos descubriendo que eso es una farsa, que el Sr. Perfecto no existe y que hay muchos que pasan por esta vida sin ni si quiera haber conocido el amor.

Por otra parte, la desilusión que sufren los hombres no es menor, ya que no sólo se dan cuenta que la princesa perfecta tampoco existe, sino que además, acostumbrados a ser el “príncipe valiente” o el “Superhéroe” que todo lo puede y que debe salvar al mundo o a su princesa, un día se dan cuenta que no siempre se la pueden solos y que de salvataje no tienen ni idea…

Al final la vida misma es la que se encarga de romperte los modelos creados y las ilusiones de los « happy ending » que no siempre los hay. El resultado? miles de personas solas y desesperanzadas, que buscan sin encontrar y que esperan sin llegar a alcanzar.

Un beso,

Solitaire

L’auteure de ce texte tient pour reponsable de la solitude d’une partie des gens, les contes de fée que l’on raconte aux enfants contenant des princesses et des prince-charmants, qui ce lon lui fairait que l’on attend l’être idéal qui ne vient jamais.

Lugar: Santiago, Chile

Psicóloga de profesión, mamá de corazón

DESDE EL DIVÁN http://cotevg.blogspot.com/

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21-08-2007

P’tit-Caillou : Le prix de la solitude

070821timothyjclark.jpgPas toujours facile de faire comprendre aux proches, amis, connaissances, que le seul remède au mal que l’on a c’est la solitude. Pourtant c’est une  » thérapie  » reconnue, et même fortement conseillée.

Mais comment faire comprendre, ou du moins accepter, aux  » autres  » qu’on a besoin de cette solitude pour se concentrer sur soi-même, pour trouver l’énergie d’un renouveau ? On essaye d’arrêter d’être accaparée par l’attention des autres, leurs efforts à nous sortir de cette solitude pour nous  » forcer  » à avoir une vie familiale ou sociale. Mais le choix de la solitude n’est pas compris comme une nécessité, comme un besoin vital de temps pour soi-même, pour réfléchir au calme.

Goûter au calme et au silence pour réfléchir, pour arriver à quitter certains chemins que l’on connaît, pour en prendre d’autres, sans vraiment savoir ce qui nous attend.

Tout, chez tout le monde, part d’un bon sentiment, d’un élan de solidarité. Aider l’autre. Mais à un certain moment, si aider l’autre c’est de le laisser à sa solitude, on se heurte à l’incompréhension. Qui parfois peut aller au rejet. On veut aider, mais de la façon dont on a décidé d’aider, pas de la façon dont l’autre a besoin d’être aidé.

Tout cela pour en venir à la constatation que je suis en train de perdre certaines personnes, rien que parce que mon besoin de solitude n’est pas accepté. On veut prendre soin de moi, alors que le parcours actuel est d’apprendre à prendre soin de moi par moi-même. J’ai beau dire et répéter que je prends soin de moi, que je suis en thérapie, que la seule personne avec qui je suis capable d’échanger quoi que ce soit pour le moment c’est ma psy, rien n’y fait.

J’ai traversé deux mois de grand désespoir où la seule chose qui me faisait du bien était de pleurer sur mon triste sort. J’ai passé des jours et des jours à pleurer que parfois je me suis demandé comment il était possible qu’un corps  » fabrique  » tant de larmes…… Et puis un jour, de façon assez soudaine, les larmes se sont arrêtées. Je m’en souviens très bien, j’ai pleuré tout un samedi, et le dimanche matin, c’est comme si j’avais réalisé que c’était fini. Les larmes avaient été évacuées. C’était la fin du désespoir.

Puis commence la période de chagrin. De tristesse. Il n’y a plus de larmes, juste un état de tristesse, une sorte d’acceptation du chagrin. C’est à nouveau une période propice à la solitude, au retrait, pour un face-à-face avec soi-même. Ce besoin d’intimité, d’espace, de temps pour soi et soi seul.

Je suis en plein dans cette période. Je ne peux sortir de la solitude qu’à certains moments, qui ne peuvent pas être décidé par les autres. Je suis incapable de forcer quoi que ce soit, c’est trop difficile. Je  » craque  » encore trop souvent. Je suis encore trop à apprendre à me prendre en charge.

Je suis mon propre rythme de vie. J’essaye de m’exprimer du mieux que je peux. Mais souvent les gens ne me  » reconnaissent  » pas, ne retrouvent pas la personne que j’étais avant. Celles dont ils étaient l’amie, la sœur, le frère, le mari.

Mais moi, je suis toujours moi. Je suis simplement arrivée à cette croisée des chemins où le passé ne me convient plus, et où je suis dans une sorte de période de transition. J’ai tout arrêté pour me  » retirer « , me recentrer sur moi.

Je découvre des choses formidables sur moi, certains coins de voile qui se lèvent, des prises de conscience bénéfiques.

Tout cela a un prix : la perte de certaines personnes, qui pour une raison ou une autre, n’acceptent pas.

J’ai écrit tout cela pour elles. Je suppose que leur abandon, leur rejet, est quelque part dû au mal que je leur fais par ce besoin de solitude et de repli sur moi.

Mais ce mal m’est nécessaire, et je leur en demande pardon.

Et puis, il y a les autres. Ceux qui comprennent. Qui sont là, quoi que je fasse, quoi que je décide. Ils restent dans l’ombre et attendent. Ils savent. Prennent de temps en temps de mes nouvelles.

Je sais qu’ils sont là. Parfois, plutôt que d’attendre qu’ils prennent de mes nouvelles, je leur en donne, spontanément. Ils savent, que de temps en temps, je sors de cette solitude, et que j’irai vers eux. Tout cela m’est nécessaire et bénéfique, je le sais.

Dimanche passé, la main de ma mère qui serre la mienne, était l’ultime confirmation que, si le choix de cette solitude à un prix, il vaut très largement la peine d’être payé.

http://lesjoursapres.skynetblogs.be/post/3953871/le-prix-de-la-solitude

 

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06-08-2007

Lilou la Teigne : Solitude

Quand tu me tiens
Si l’on m’avait dit il y un siècle que je finirais par l’aimer, j’aurais ri à la barbe de ON.
Il y a un siècle j’aimais la compagnie, la fête, les discussions pour refaire le monde.
Je vivais entouré de monde, dans ma vie professionnelle, familiale et amicale et j’aimais cela plus que tout au monde.
La vie passe, la jeunesse s’enfuit, la femme a fait place, est-ce cela qui explique mon besoin actuelle de solitude.
J’aime aller seule à la plage un bon bouquin sous le bras, regarder la vie qui bouge.
J’aime faire le « Flan » des après midi entières dans mon lit, entre deux eaux laisser mon esprit vagabonder, être en demi sommeil
J’aime m’isoler pour ressasser mes idées noirs, un peu comme un chirurgien traquant une tumeur et l’extirper doucement jusqu’à son anéantissement totale.
J’aime marcher seule dans la foule et pousser de longs hurlements confidentiels.
J’aime sourire au vent et au soleil, à la lune et aux étoiles aussi.
J’aime ces longs tête à tête avec moi même.
J’aime par dessus tout observer les gens vivre, s’agiter, courir comme si leur vie en dépendait.
J’aime dans ces moments là le sentiment d’être transparente.
Transparente comme l’eau claire d’un ruisseau qui suit son tracer millénaire pour ce noyer dans la grande bleue.
http://www.lilou-la-teigne.org/?2007/07/30/325-solitude
Un blog très sobre, très personnel, loin des paillettes parce que tout est dans les textes. Des petits textes frais, rafraichissants… avec des idées et un style. Un bon moment la visite de ce blog.

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22-07-2007

Solitude

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Entouré de bras, entouré de mains, qui se tendent vers moi, Je suis seul.

Different de tous, different de toi qui ne m’aime pas, Je suis seul.

Ta bouche contre la mienne, mon corps dans le tien, Je suis seul.

Le rêve d’une nuit, le rêve d’une vie s’effondre aujourd’hui, Je suis seul.

Quand ton amour me glisse dessus et que le mien la tue, Je suis seul.

Quand ils m’appellent ce matin, et que je leur dit qu’avec toi je ne suis plus, et que dans leur voix, j’entend les cris morbides d’un espoir renaissant, Je suis seul.

Quand je vois que pour vous l’amour se compte en années ou en bonnet, Je suis seul.

Quand toutes vos passions m’exaspèrent et que même les miennes n’existent que pour combler ce que sera désormais ma vie, Je suis seul.

Quelqu’un partagera-t-il sa solitude un jour avec moi ?

 Posté par respirations le 25 mars 2007

 070722couple3.jpg

Ta demande m’honore ! Comme j’ai trouvé un texte de toi sur la solitude, je peux créer le type de  lien que je préfère ! L’illustation correspond exactement à ce que je te souhaite !

 

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21-07-2007

Protégé : Manu Causse : Gloom gloom

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06-07-2007

Seule, par Pavlina

070706nu.jpgSeule, toujours seule, toujours cette solitude qui est là, mais pourquoi ? Pour qui ? Puisque l’on dit que dans la vie tout a un sens alors que l’on m’explique cette solitude qui est ma plus grande et fidèle compagne ? Pourquoi ne suis-je pas comme les autres ? Ou alors les autres sont comme moi mais elles arrivent à mieux le cacher ? ! Je ne crois pas ! Néant moins, je suis toujours aussi seule sans personne à qui parler, sans personne pour m’écouter. Que m’arrive-t-il ? Pourquoi suis-je autant perdue ? J’ ai l’impression que je perd le cours de la vie, je ne sais plus quoi faire ! Y-a-t-il quelqu’un, quelque part qui peut me répondre et m’aider ? Quelqu’un qui puisse m’écouter et enfin combler cette solitude ? ! Quelqu’un qui puisse m’aimer… Suis-je en mal d’amour ? Peut être mais je suis toujours aussi seule. Est-ce dans ma tête que cela ne va pas ou suis-je seulement entrain de passer une petite crise ? Toujours des questions, malheureusement, elles restent sans réponses car je n’ai personne pour y répondre, personne pour me comprendre, si ce n’est que cette solitude qui reste aussi à mon goût parfois trop silencieuse. Je suis lasse d’être seule… Pavlina

le monde de Mysterre

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01-06-2007

De la solitude, de Tippie

En anglais, il y a “alone” et “lonely ».
Deux adjectifs qui, en français, se traduisent par le même mot : “seul », alors qu’il y a pourtant une grosse nuance entre les deux.

Je ne saurai pas très bien expliquer cette différence. Je ne suis pas douée en explications.
Je vais quand même essayer…

Alone, c’est -être- seul.
Je veux dire : quantativement.
To be alone, c’est ne pas être avec quelqu’un / être isolé.
Et c’est pas forcément nul, mais (à mon avis) ça dépend dans quel cas de figure.

Lonely, c’est plutôt -se sentir- seul.
Ca veut aussi dire : être dépourvu d’attention ou de soins, par exemple.
Dans tous les cas c’est toujours triste, je trouve.

Lonely : on peut aussi bien l’être quand on est seul (alone) que quand on est avec d’autres.
Alone : induit juste que l’on est seul. (Point !)

You can be alone and still be happy. (Etre seul mais heureux)
But you can also be alone and feel lonely. (Etre seul et se sentir seul)
Or you can not be alone but still feel lonely. (Ne pas être seul mais se sentir seul)

J’écrivais hier à un ami, dans un mail :

I wouldn’t be able to be/feel happy if I was alone… Already just living alone would kill me.
Although I need to have time on my own (a lot even) and “time off” my family (by going on a week-end alone for example)… I cherrish the presence of my hubbie and kid, near me. I’m happy not to find an empty and cold bed at night. Enjoy taking breakfast all together on Sundays. And hear my child’s laughter any moment of the day. )

Je ne saurai pas vivre seule, sans personne avec moi.
“If I was living alone, I would feel lonely”

Il est vrai que j’ai besoin d’être seule parfois, ou même souvent (I need to be alone, at times). Mais si j’etais vraiment seule, sans mon mari, sans mon enfant, je ne serai pas heureuse (But if I -was- alone, without my husband and kid)… car alors, je me sentirai trop seule (then I’d be sad and I’d feel lonely).

 De la solitude, de Tippie dans Paroles de solitaires 13223950

Il ne faut pas confondre la solitude voulue (« solitude ») par besoin, pour méditer par exemple ou ‘respirer’ un peu, se détacher des autres pour mieux les retrouver.
Et la solitude forcée/imposée (« loneliness »), quand au moment où l’on aurait besoin de se sentir entouré, on se sent seul au monde, rejeté, mal-aimé ou incompris.
Ou tout simplement, quand on est pas là où l’on souhaiterait être.

Comme quoi, on peut être en couple ou en famille, entouré de gens et tout de même se sentir seul.
Cela m’arrive d’ailleurs bien souvent.
Moins par sentiment d’être rejetée ou mal-aimée (ça par contre, ça m’arrivait bien plus souvent pendant mon adolescence), ou même incomprise (ça arrive encore des fois, mais plus rarement), mais plutôt me sentir seule car je souhaiterai être ailleurs, ça oui… c’est souvent.
Et c’est bien triste finalement.

Je reste surprise.
Comment se fait-il qu’il n’y ait qu’un seul mot en français pour traduire ces deux mots ?

So-Tippie-Ccal  Blog datant de février 2005 !!!!!  A voir !

Mon commentaire : J’aime votre blog ! Quelle maitrise ! Tout d’abord le fond de coquelicots. Puis le contenu. J’y ai découvert un article sur la solitude. Plutôt que de faire un lien que personne n’utilisera je préfére, si vous le permettez reproduire cet article sur mon blog, y compris une photo venant de vos commentaires. Vous parlez de solitude avec une originalité. Bien sur je ferai un lien. Je le retirerais si vous me le demandiez et je comprendrais très bien.

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01-06-2007

Elle est là en moi qui me torture

Photo :

070601lasolitudeausommetdelaplushautecollineaplovdiv.jpg

Poésie :

Elle est là en moi qui me torture
Me rendant cette vie de plus en plus dure
J’écoute ses silences
Tâchés de complaisance
Elle se nourrit de ma misère
Se délecte de mes angoisses
Circulant dans toutes mes artères
Epuisant ma carcasse.
Elle s’est faite prison
Forteresse imprenable
Cachée dans le donjon
Elle se croit inviolable
Parfois elle semble m’oublier
Je retrouve ma liberté
Je respire à pleins poumons
A m’enivrer de cet air qui sent si bon
Mais très vite sa griffe cruelle
De ma perpétuité se rappelle.
Alors je courbe le dos
Recevant d’elle les pires maux
Il n’est d’ennemi plus puissant
Invisible conquérant
Elle est l’envers de la quiétude
Elle a pour doux nom : solitude.
B.T

 Anonyme trouvé sur la toile. Terrible non de ne pas connaitre l’auteur ?

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28-05-2007

La solitude de Christine.

Lorsque vendredi son fils rentre à la maison il trouve un petit mot :  » Je suis parti avec un ami. «  Intrigué, parce qu’il sait que sa mère est seule il la cherche. Elle est dans son lit.

Cédric appelle sa copine, Julie,  ma collègue. Elle arrive et il s’avère que Christine a fait une tentative de suicide. Veuve depuis trois ans, elle a laissé un autre mot à sa fille : « Je n’en peux plus !« . Elle a cinquante ans.

Le plus triste dans tout cela c’est que ses enfants ne savent pas gérer la situation, encore moins aider cette femme et qu’ils culpabilisent. Son fils ayant l’air d’avoir trouvé la femme de sa vie,  elle a mit à exécution un projet décidé de longue date. Mais eux pensent qu’elle jalousait Julie. 

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25-05-2007

Cri de solitude, de Véronique

La journée au bureau terminée, après de longues embrassades avec les collègues, elle préférera rentrer à pied, et profiter de la foule qui se presse, comme chaque soir… les uns ayant oubliés d’acheter du pain, d’autres s’offrant un dernier verre, ou d’autres encore se louant un film, achetant des cigarettes, des magazines, quelques courses de dernières minutes… Et malgré le froid hivernal, elle lézardera comme souvent chaque soir, absorbant ici et là les paroles, les rires, de ceux qu’elle croise, puisant dans chaque regard un peu de chaleur, de gaieté… Elle s’étonnera d’être arriver devant la porte de l’immeuble, encore une fois beaucoup trop vite. Elle ne prendra pas l’ascenseur, espérant par la même, croiser un voisin, dans les escaliers, ou les couloirs des étages. Un tour de clé, dans une porte au cinquième étage, et elle pénètre une fois de plus, dans un appartement en location, laissant la porte se refermer sur le silence, un silence installé depuis deux ans, maintenant… Un silence mortel…

Dehors la nuit est tombée, sur les retardataires, les foyers sont animés, elle peut deviner, en s’approchant de la baie vitrée de son salon, ce qui se passent dans les appartements voisins, tous éclairés… Un papa, jetant sa veste, et accueilli par des cris d’enfants, et des bisous… une jeune femme, élevant la voie sur un compagnon déjà installé devant la télé… un équipe de copains, bières à la main, criant devant un écran géant, sur lequel un match de foot est retransmis… une maman, intransigeante, s’activant en cuisine, tout en surveillant les devoirs de ses enfants, peu enclin à l’écouter, parce qu’ils tombent de fatigue… De l’autre côté de son appartement, elle peut deviner l’amour, la joie, les rires, les pleures… la vie… Elle flânera, n’allumera que l’écran de la télé, pour s’éclairer, fumera une cigarette, puis emmitouflée dans un peignoir, se jettera sur le sofa, avec un café, en guise de repas. Elle zappera d’une chaîne à l’autre… Elle se morfond, décidément, il n’y a rien à faire… Elle finira par s’attarder sur un film d’amour, la nostalgie l’envahira, elle versera même quelques larmes, qu’elle essuiera de ses mains. Ses mains, qu’elle regarde, et qui ne connaissent plus de frissons, assise sur le sofa, les souvenirs se raniment… Elle se souvient de la chaleur d’une caresse, de la douceur d’un baiser, du sexe, de l’amour… Alors d’autres larmes couleront, seule au milieu, d’un appartement désespérément vide, elle finira par aller se coucher, espérant que dans la nuit, sa tristesse s’évanouira…Pendant que d’autres derrière des fenêtres encore éclairées, font la fête, ou regardent enlacer tendrement la télé… que d’autres donnent un biberon au dernier né, ou cajolent racontent des histoires aux petits, ou que d’autres encore font l’amour… Elle… elle a peine à s’endormir, le cœur serré, elle ne fait que ressasser depuis des années, elle qui n’avait rien vu venir, elle essaie de comprendre pourquoi brutalement, il l’a abandonnée, pourquoi un soir, il n’est pas rentré…Les années de galères, partagée entre colère et rancœur, elle a élevé seul ses deux enfants, aujourd’hui, partis eux aussi… Depuis la monotonie a pris place dans sa vie, elle déteste ce silence, qu’elle trouve finalement horriblement assourdissant…

Si seulement, elle pouvait sans que sa bonne conscience ne vienne gérer sa vie, et ses envies, s’offrir, comme l’aurait fait un homme, un intermède chaleureux, un intermède pas forcement amoureux, mais bon pour la tête et l’esprit… Pour ne pas être seule, un soir, elle voudrait se vautrer sous les draps, aux côtés d’un homme, elle voudrait se délecter d’un moment de bonheur, en compagnie d’un amant, même d’un soir… Mais il y a des légèretés que les mœurs n’ont pas encore acceptées, alors cette nuit encore, elle refreinera ses envies, seule au fond de son lit… Il manque pourtant à sa peau, à ses seins, son ventre, la tendre caresse d’une main chaude… il manque à sa bouche, la saveur d’un baiser longuement langoureux… il manque à son sexe, la venue d’un ôte viril, avec qui elle partagerait en cadence et douceur, une nuit d’amour, d’extase, une nuit de plaisir…

Elle voudrait crever sa solitude, en s’offrant ce que certains appelleront, le premier venu, et alors… D’avoir attendue que les enfants grandissent, pour ne pas leur faire de peine, peut-être, ou tout simplement par peur, elle n’a plus connu le plaisir de rencontrer quelqu’un, de découvrir un corps, de se découvrir aussi…alors, elle ne sait plus, si elle peut encore séduire, ou sourire, elle a peur de ne plus savoir comment on fait, ce qui, elle l’avoue, lui manque le plus… l’amour…Il manque à sa tête cette complicité entre deux êtres qui se cherchent, qui se séduisent, et qui se donnent l’un à l’autre sans compter, juste pour le plaisir… Parce qu’elle n’était qu’une épouse, qu’une mère, pendant des années, elle a envi, aujourd’hui, de devenir une amante et dans les bras d’un autre homme, de laisser s’envoler par la fenêtre, un soir quand elle osera, sa solitude, dont elle veut tant se débarrasser…

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20-05-2007

15 mai 1969, de Gabrielle Russier (1937-1969)

15 mai 1969, de Gabrielle Russier (1937-1969) dans Paroles de solitaires h_9_ill_795984_app1999122362143

Albert,

Je t’écris sans même savoir si tu recevras mes lettres. Depuis hier je suis seule en cellule, tu ne peux pas savoir comme je suis mieux. La fille qui est partie, que je remplace, a laissé des petits objets, sans savoir qui viendrait, des riens, des boites de couleurs, un bouquet de buis, un peu de lessive dans un pot. Des riens, mais c’est la première fois que je vois une solidarité vraie entre détenues – vraie et gratuite. Et puis rien = tout, ici. Depuis que je suis en bas je vois moins le ciel, mais je suis tellement plus libre, que le petit morceau de nuage qui passe a une densité merveilleuse. Le soir toutes, dehors, elle se parlent, je suis seule avec vous tous, et je suis sûre que Mozart n’est pas triste, que tu l’écoutes pour moi et qu’il n’est pas triste.

Christian Rossi :

« Les (deux ans) de souvenirs qu’elle m’a laissés, elle me les a laissés à moi, je n’ai pas à les raconter. Je les sens. Je les ai vécus, moi seul. Le reste, les gens le savent : c’est une femme qui s’appelait Gabrielle Russier. On s’aimait, on l’a mise en prison, elle s’est tuée. C’est simple. »

 

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16-05-2007

Sexe, amitié… et questions philosophiques !, par Françoise

Avec un ami grec, nous parlions un jour de la différence entre amitié, intimité, sexualité, complicité, connivence. Souvent, je suis davantage comblée par l’intimité que par le plaisir (par intimité, j’entends cette impression, avec de très rares personnes, d’être là où je dois être, comme une éblouissante évidence qui n’a pas besoin de mots pour se définir). Le désir me transporte mais peut aussi être douloureux. Les amis sont indispensables, mais la solitude, si décriée, donne aussi une grande sérénité (notamment en regardant la mer dans une odeur d’Hélichryse italienne, cette fleur si odorante des rivages méditerranéens). Dans l’écriture aussi, je trouve la plénitude.

Je crois de plus en plus que ce n’est pas une personne ou un modèle de vie qui peuvent combler, mais plusieurs, vu la diversité et la complexité de nos personnalités, de nos existences. Les schémas affectifs sont là pour rassurer, mais la réalité de l’affectif, elle, n’est pas rassurante pour deux sous : c’est d’ailleurs ce qui en fait la richesse, la souffrance et aussi les joies.

Blog : Blog de Françoise Simpère

Mon avis : Là il y a matière à débat. J’aimerais bien que François me fasse un texte sur la solitude.

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13-05-2007

Solitude, de Benoit.

Personne autour de moi. Ancien refrain tant seriné. Mais cette après midi, c’est particulièrement vrai.
Personne dans le bureau, le silence d’un été doux, une légère brise, la pénombre des murs, dehors le chant des oiseaux, étouffé.
La solitude construit de douces variations, ce week-end, perdu au milieu de médecins que je ne connais pas, sur une île excentrée, je rêvasserai à plus tard en serrant des mains anonymes.
Cette solitude est celle de l’insouciance, comme si rien n’arrivait à parvenir à moi, elle baigne dans l’oubli.
Il est des moments extrêmement légers, où rien ne vient heurter la conversation de soi à soi-même. Les blocs et aspérités de la vie sont toujours présents, mais inoffensifs, lointains, amollis par la douceur de l’air.
Personne dans la ville. Il n’y a à Hambourg personne à qui je tienne vraiment ou sois attaché, j’ai toujours l’impression de me déplacer dans un désert, parfois pesant, parfois incroyablement libre. Libre d’aller n’importe où, de parler à n’importe qui, d’être juste là, pour un instant, en attendant la suite, que je ne connais pas.
La solitude agréable, car purifiante, reposante aussi, rend les gens différents, empêche les importuns, chasse les angoisses, et distend le sens jusqu’à lui retirer toute signification.
Nulle part des ordres ou des contraintes, nulle part non plus de douceur et d’agrément. Juste un grand vide en face de moi, sans aucune qualité.
L’occasion, sans doute, d’appliquer la règle de St Benoît, ora et labora, la prière et le travail. Et de penser à ceux qui sont partis, peut être pour faire la même chose, même sans le savoir, à l’autre bout du monde (ou pas).
Blog : litanies

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10-05-2007

La solitude et l’amour, par Lucie.

Lien : lucie0552

Dans la solitude il y a ce vers quoi on va fatalement, soi. Mais ce n’est pas une fatalité. On naît seul, il y a tout au long de sa vie des interactions, des rencontres, des affinités, des amours. Dans la solitude, celle que je vis chaque jour m’a toujours mis à l’abri du mensonge, du faux semblant. Je n’ai plus peur de la solitude. Dans cette solitude je ne me sens pas seule, abandonnée, j’ai mis des années à le comprendre, j’ai rencontré quelqu’un, moi. Je sais qui je suis, je sais où je vais, ce que je veux, et surtout j’ai appris à croire en moi. J’ai appris que chaque mot, que chaque acte devait être en harmonie avec ce que je suis. Dans cette solitude il n’y a de place pour personne. Aimer pour moi, c’est une évidence. L’évidence aussi c’est que l’amour ne touchera jamais à cette solitude. Je n’ai jamais comblé des vides, des manques. C’est un leurre de croire que l’amour peut combler des vides. L’amour détient en lui un secret universel que tout le monde détient en soi, et que chacun garde bien précieusement. L’amour se donne, se reçoit. L’amour c’est un échange. Je suis allée loin dans la solitude pendant de longues années, non pas pour m’éloigner des autres, mais pour aller vers l’autre en sachant qui je suis.

Mon commentaire :

Ton texte m’interesse beaucoup, Lucie.

Si tu le permets je vais le reproduire sur mon blog.

Il va certainement y entrainer des discussions.

Deux  » écoles  » en effets s’affrontent. Un couple est-ce deux solitudes qui se rencontrent et vivent en parallèle ou est-ce la fusion de deux solitudes pour n’en faire plus qu’une?

Tu sais toi ? Pourquoi y-a-t-il tant de solitude à notre époque ?

Je vais bien sur faire un lien et je reviendrai te saluer.

Mon avis : Chacune des phrases de Lucie est une pensée qui peut être prise seule et méditer. ça a été un plaisir de lire ces lignes ce soir.

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05-05-2007

Ma solitude, par tiki-tiki

chaise.jpg Ma solitude a changé de visage…

 Elle n’est plus pareille…

 Avant c’était être seul, vivre seul, manger seul, dormir seul..Ma solitude a changé de visage Et maintenant elle me sourit Ma solitude c’est l’instant d’absence,

L’instant où Elle n’est pas là

Ma solitude est latente… L’attente,  seul,  de La revoir enfin. Alors la chaise vide devient tout autre chose, La chaise vide devient presque une amie, Ma solitude je m’en suis fait une amie…

Blog :  Etats…..

Mon commentaire : J’aime ce texte parce qu’il contient un aperçu de deux solitudes : celle ou l’on attend rien et surtout celle ou on l’attend : Elle ! Pas n’importe qui, mais Elle.

Bambou on est moins seule quand on attend quelqu’un ! Tu as Fab dans ton attente.

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05-05-2007

Solitude, par ?

 

L' attente

Pour des raisons diverses, mon Tendre parfois m’abandonne. Enfin, c’est pas grave hein, il ne part que  quelques jours (travaux, associations…) mais il revient… toujours !

Je n’appréhende pas ces journées, quelque part, c’est une bulle de liberté. Non, la vie avec mon Tendre ne me pèse pas, loin de là, mais je me dis qu’enfin, pour quelques jours, je serai dispensée de faire la cuisine midi et soir (déjà que je suis pas fana !), que je pourrai manger comme je veux, léger, que je pourrai rester à l’ordi des heures, que je n’aurai pas à lui passer la main dans le dos pendant des heures !!

Donc, il s’en va, et comme dans la pub, il disperse ici ou là des post-it de mots doux, que je recherche fébrilement. Puis, je me retrouve seule, et rien ne va plus. C’est comme si je n’avais plus d’énergie, je traîne, je ne fais aucune des choses que j’avais envisagées, je tourne en rond ! Ça ne me rend pas triste, mais j’ai l’impression d’être incomplète, déconstruite… Il manque une moitié à ma vie !

C’est pas de l’amour ça ?

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01-05-2007

Solitude du dimanche soir

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Dimanche soir, allongée ou plutôt recroquevillée sur la canapé sous un doudou. Je regarde la télé. Je me sens paresseuse. J’ai faim mais je n’ai aucun envie de me lever pour voir ce que je peux me faire à manger. Insidieusement, ce même sentiment m’envahi encore. Triste constat qu’est le mien; ma solitude me pèse. Je veux dire à quelqu’un que j’ai faim, que j’ai pas envie de m’en occuper; que j’ai froid que j’aimerais me coller; que je suis seule, que j’aimerais qu’on s’occupe de moi. Je boude encore un peu et je me lève en pestant! Bon il faut que je prenne soin de moi, sinon qui le ferait? Je pense à mes copines, tout aussi seules que moi, sans doute à regarder la même émission avec personne à leur coté pour ne fut ce qu’échanger sur les inepties du type qui passe à la télé.
Et comme pour me prouver qu’on est décidément jumelle, je reçois un sms de ma copine:  »3 filles depress un dimanche soir a Montréal. Il doit bien y avoir 3 gars celib comme nous ki veulent notre chaleur car aussi depress! ».
Alors, je vous le demande, ils sont où ces pauvres mecs tout seul?

Blog : CELIBATISSIME

Mon avis : Belle description de la solitude de fin de semaine d’une célibataire.

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30-04-2007

Solitude, de Fabrice

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Solitude est programmée
Au creux de la peau au bord de l’été
Au bout des doigts qui s’engourdissent
Dans la fièvre des corps qui s’alourdissent.

Solitude fait la légère
Dans les tours, les bistrots et les guêpières
Dans les salons dans les tourbières
Au creux des mots qui frôlent les guerrières.

Solitude n’a qu’une loi
Et c’est pour toi qu’elle s’installe là
Mange ta vie entre ses doigts
Elle s’offre pour un amour sans joie.

Solitude est une putain
Elle prend toujours mais ne donne rien
Elle laisse les tables vides
Et puis elle te barbouille de rides.
 

 

Mon avis : Grosse colère. J’aimerais bien connaitre son blog. Il a laissé ce texte dans un commentaire.

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30-04-2007

Rony : Viens ma solitude

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30-04-2007

Virtuelle : la solitude au milieu des autres

Virtuelle souffre de timidité. Elle vient peut-êre de rencontré l’amour. J’ai insris son blog dans mes favoris pour le suivre.

Je vais parler un peu de ma timidité et de ma life….Mes problèmes remontent à assez loin.J’étais d’une grande timidité dès mon plus jeune âge, je me souviens qu’à l’école primaire, j’étais déjà isolée des autres enfants .A la récréation, je voyais ma soeur jouer avec les autres enfants, et moi isolée dans mon coin je me demandais pourquoi .Ainsi j’ai passé la quasi totalité de ma vie scolaire à ne parler à personne, souffrant d’être seule au milieu des autres.Le collège et le lycée ont été les années les plus dures car j’étais dépressive en plus.Ensuite à l’université je me suis sentie plus anonyme, donc moins seule au milieu des autres.J’ai toujours pensé que j’étais pas normale en dehors du monde….
Mais depuis j’ai pu lire des témoignages de gens ayant le même problème de timidité que moi sur un forum de timidité. et dans le livre « la peur des autres », c’est d’ailleurs dans ce bouquin là que j’ai appris les termes de phobie sociale et de personnalité évitante.C’est vers 16 ou 18ans je ne sais plus que j’ai commencé à éviter et à fuir les situations sociales.C’était devenu systématique une fois à la fac.J’évitais de croiser mes voisins etc….
Le temps n’a rien arrangé….

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28-04-2007

La solitude de ptibout

nucharmeamateurjohann.jpgSensation bizarre, je suis entourée, soutenue, mais tellement seule au fond de moi…
Les gens sont là, ils sont gentils, ils sont prévenants, ils me donnent mais pas ce que je veux…
Je me sens un peu comme un enfant déçu pzar ces cadeaux de Noël… Vous voyez? On fait mine d’être content et heureux parce qu’il faut l’être, parce qu’on se doit de l’être, parce que c’est comme ça que les gens veulent nous voir, on fait ça pour eux… mais, à l’intérieur, c’est tout l’inverse que nous ressentons…
L’incompréhension rend seule… Plus fort encore cette sensation de ne pas être compris car si peu écouté… vraiment écouté, décodé devrais-je dire…
Je sais que ça peut paraitre vraiment nul ce que je dis car tout le monde n’a pas cette chance de recevoir… mais faut il pour autant que je renonce à ce que je veux vraiment? je ne le pense pas et ne le veux pas surtout…

Blog de ptibou : Ben, qu’est ce qu’y a ?

Idem.

Comme je connais ce tu ressents… J’ai bien peur que cela ne soit plus grave que ce que l’on veut bien s’avouer : on n’aime plus les gens qui nous entourent. Triste mais vrai.

J’ai reproduis ce texte sur mon blog. Je le retirerai si tu me le demande.

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25-04-2007

Ly

LyElle est revenue : Elle s’excuse presque de nous avoir parlé de sa solitude :

Concernant ma solitude, elle fait partie de moi comme c’est le cas pour de nombreuses personnes je crois mais elle ne me dépasse jamais, j’avais juste envie d’écrire là dessus, d’écrire mes sentiments du jour, de la soirée.

Mon commentaire :  

C’est ce texte sur  ta solitude qui m’a amené sur ton blog et j’en suis très content.. Comme tu n’avais pas écris depuis ce moment-là je m’inquiétais un peu. Ecris-nous plus souvent, même si c’est pour dire que ça va pas.

A mon avis il est très important de laisser sortir tout ce que l’on a sur le coeur cela ne peut faire que du bien.
Bonne soirée Ly !

Je vais encore te faire un peu de pub sur mon blog….. http://namoou.over-blog.com

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20-04-2007

Solitude

yui.jpgLe paradoxe de la Solitude quand elle est au pluriel…
Il y a des unions qui bien souvent ne sont que tristes réunions de simples solitudes.
Il y a des désunions qui se cachent par crainte de trop de solitudeS.
Il y a des solitudes inévitables qui ne cachent que la peur d’aimer et d’être aimé,
les solitudes parallèles qui resteront des solitudes tant qu’elles resteront parallèles,
les solitudes heureuses balisées de petites manies et de petits plaisirs,
les solitudes douloureuses au milieu de la foule,
les solitudes grises aux couleurs de nos âmes…

http://www.u-blog.net/IN/note/83

Blog qui n’est plus mis à jour.

Moi : des solitudes et non une solitude!

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19-04-2007

Conversation avec ma solitude, par Ly

ly.bmpTu es toujours là ? je croyais que je t’avais chassé de mon esprit … Pourquoi tu restes là, tu n’a donc pas compris que je ne voulais plus que tu me suives partout ? Laisse moi tranquille, j’essaye de m’en sortir ! Tu ne vois dont pas que j’essaye de redevenir comme avant ??? !!! Avant tu n’étais pas là et je me portais très bien, avant tu n’avais même jamais traversée mon esprit et tu t’étais encore moins décidée à t’installé parce que je n’avais même pas le temps, j’étais bien trop forte pour toi ! Mais ca ….. c’était avant … Avant que tu ai trouvé ma faille, quand mes questions avaient encore des réponses … Vas-t’en maintenant j’ai besoin d’être seule, de me retrouver et de penser ! *Spupir* Mais penser à quoi ? ……. Tu as raison, après tout je ne sais même pas si je compte pour ces gens, je le sais bien … De toutes façcons tu as toujours raison … A chaque fois j’essaye de te donner tort mais je n’y arrives pas … Je sais que ce que tu me dis est vrai, je sais que je n’ai compté pour pratiquement personne depuis le début … Mais si t’étais vraiment mon amie TU ME DIRAIS PAS CA ! Putain, mais si tu m’aimais vraiment toi, t’aurais pas besoin de me faire ouvrir les yeux sur cette réalité pourrie ! Tu’aurais pas envie que je me sente si mal tous les jours, pas envie d’alimenter ce paradoxe qui me torture !!!! A moins que …… non, c’est pas possible, putain alors meme toi en fait qu ne me comprends pas ! Mais en fait tu t’en fous de comment je me sens…. VAS T’EN !!! Je veux plus jamais te voir ! Vas t’en laisse moi seule ! »

Mais juste une question : Si je chasse ma solitude, celle qui me connait le mieux, alors il va falloir que je fasse face à ma plus grande peur…… me retrouver seule……. Parce qu’a la fin … on est toujours tout seul …

Je me présente je suis – Ly – et je vais avoir 17 ans dans quelques jours (le 23) !! Je suis atteinte d’une leucémie lymphoblastique depuis Avril 2005…

http://namoou.over-blog.com

Moi : voilà un vrai blog.

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18-04-2007

Solitude l’a., par Lara

070418lara.jpgOn l’appelle Lara.

17 ans l’a.

Elle ne possède rien.

Rarement seule, et toujours seule.

Elle refuse de voir. Le flou devant elle la rassure.

Elle refuse d’entendre. Selon l’intonation de la voix de l’Autre, elle écoute, cependant. Ou pas.

Elle pense beaucoup. Tout le temps. Elle refuse de voir, d’entendre. Autre chose qu’elle. Elle. Elle. Elle.

Elle aime être seule. Avec elle.

Elle se deteste. Elle deteste l’Autre.

Elle est pas vraiment avec elle. Elle est hors de tout. Elle est l’Autre. 

Elle se deteste. Elle, l’Autre, Eux.

Rarement un souvenir bon lui vient. Vivre dans la douleur. Elle connait la souffrance, la tristesse. Elle a peur de ce qu’elle ne maitrise pas, ce qu’elle ne connait pas. Elle aime se connaitre. Tristesse.  

Seule, toujours. Seule. Ne faire confiance en personne. Arriver à avoir peur d’elle-même.

S’exclure. Pleurer sa tristesse. Sa solitude.

Penser.

Elle sourit seule. Rire, parfois. Qu’y a-t-il? Rien. Pleurer seule. Sourire seule. Vivre seule. Après tout, elle est née seule, et mourra seule. L’egoïste ne partage rien. Pas même ses mots.

La Solitude prend tant de place, qu’elle n’est jamais vraiment elle. Elle est toujours accompagnée. Solitude.

Je ne suis ni dieu ni démon,
Et tu m’as appelé ton frère;
Où tu vas, j’y serai toujours,
Jusques au dernier de tes jours,
Où j’irai m’assoir sur ta pierre.
Le ciel m’a confié ton coeur.
Quand tu seras dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le chemin;
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la Solitude.

Nuits.

Moments privilégiés. Où être seule n’a pas d’importance. Seuls, ils le sont tous. Se sentir comme l’Autre. Eux aussi.

Alors pouvoir réellement l’aprécier, sans faire semblant.

Se sourire dans un miroir.  » Tu es là. Toi. Seule, jamais ». Ils le sont tous, pas nous. Nous sommes deux. La nuit, seul le miroir nous divise. Celle qui sourit. Celle qui observe. Celle qui ment et celle qui se tait.

On m’appelle. Ils ne savent pas que je ne m’appelle pas. Vide de toute interaction.

Secher ses larmes.

Aller sourire et chanter.

Oui, aujourd’hui, 14 ans l’a. Mais elle a. Elle. Tout. Elle est. Car elle pense être. Et tout lui va. Elle est simplicité. Elle accepte. Sourire.

                       Solitude l'a., par Lara dans Paroles de solitaires Coin-seule

http://www.ublog.com/babsye/2007/04/15

Elle compose des chansons. Elle tient un blog depuis trois ans. Je doute d’être capable d’une telle constance.

Ce texte, même, si certaines idées m’échappent dégage une atmosphère et c’est cela qui compte.

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17-04-2007

Dans ma solitude…

070417seule.jpgSeule, Assise Sur Ce Pont,
Seule, Versant Des Larmes,
Seule, Ayant Mal Au Fond,
Seule, Pire Qu’une Lame.
Je Suis Seule Et J’Ai Froid
Et Je Pense Que Cela Ne Passera pas…
Mon Coeur Pleure
Et Je Reste Là En Silence
Me Perdant Dans Ce Vide Immense
Et Me Noyant Dans Mes Pleurs
Seule, Je Me Trouve Sans Personne
Seule, Je Suis « Alone »
Seule, Je Suis Assise Sur Ce Pont
En Entendant Aucun Bruit, Aucun Son..

La répétition du mot  » seule  » me plait assez ainsi que le titre du blog : je regrette de ne pas y avoir penser. Mais enfin il était prit.

11 mai

Nouvelle visite chez misslaetitia : 971915782.jpgtous les jours

Je suis toute seule en pleine déprime,
J’ai sombré au plus profond d’un abime,
J’ai le coeur tellement déchiré,
Je n’ai même plus envie de parler.

Je suis quelque part où tout est noir,
Devant moi se cassent un à un mes espoirs,
J’ai envie de saigner pour atténuer,
Cette envie au fond de moi de tout quitter.

Je suis perdue et je me sens mal dans ma peau,
Je me roule en boule et courbe le dos,
J’ai les yeux voilés de larmes d’amour,
Je n’ai plus envie de revoir le jour

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