29-03-2017

Jean Giono (1895-1970) : Les vraies richesses

64-125 giono-[La foule] est comme une solitude. Mais elle est une solitude qui ne vous appartient pas, inféconde ; une solitude qui est séparation et non pas union du meilleur de l’esprit à travers les distances, une solitude qui n’est pas harmonie et divin concert, mais le silence total de l’âme par étouffement.
Et tout ce qu’on a dit sur la poésie et le pittoresque de cette foule n’est que battements de flancs et balivernes. C’est comme la chanson de cet ouvrier de la carrière de grès, là-haut dans la montagne. Ce soir qu’il est saoul il chante La Tosca, mais avant-hier il était couché dans le grand pré, dessous le col de Biache, et il imitait le chant des cailles, et les cailles s’y trompaient. (1937)

Publié par Jean dans Extrait | RSS 2.0

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