15-03-2017

Ascanio Condivi : L’Œuvre littéraire de Michel-Ange

LXII. — Dès sa jeunesse, Michel-Ange s’était adonné, non seulement à la sculpture et à la peinture, mais encore à tout ce qui se rattache à ces arts. Il s’y livrait si studieusement qu’il finit par s’isoler longtemps du commerce des hommes, ne pratiquant que le moins d’amis possible. Les uns, par là, le jugèrent orgueilleux, les autres bizarre et fantasque. Aucun de ces vices n’était sien ; mais, comme on l’a vu chez des hommes supérieurs, l’amour de la vertu et le continuel exercice des arts valeureux le faisaient solitaire et se complaire si bien dans son isolement que la compagnie des hommes, non seulement ne le contentait pas, mais lui déplaisait même, comme si elle eût troublé sa méditation. Il n’était jamais moins seul que lorsqu’il était solitaire, ainsi qu’accoutumait de dire le grand Scipion.

Publié par Jean dans Extrait | RSS 2.0

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