23-09-2016

Robb White : Notre île vierge – 1954

64-143 white-« Il nous arrive parfois de rêver d’une île déserte comme d’un paradis, mais ce n’est qu’un rêve. Pour Robb White, auteur de Notre île vierge, ce rêve est devenu réalité.
Écrivain sans notoriété et sans le sou, il n’hésite pas, le jour même de son mariage avec Radie, belle et riche héritière, à emmener celle-ci aux Antilles. La lune de miel du jeune couple débute dans une masure sans portes ni fenêtres, infestée de moustiques et de scorpions. La nuit, des chiens sauvages traversent la maison en troupeaux, le jour, Radie est importunée par le satyre local, un demi-fou à l’aspect monstrueux, et par la servante autoritaire qui envahit les lieux avec sa nichée de négrillons.
Robb, qui a excercé tous les métiers, y compris celui de matelot, n’a qu’un but : devenir écrivain. Tant bien que mal, il continue inlassablement à noircir du papier. Il ne se croit pas doué, mais s’acharne ; rien ne le fera céder : il sera écrivain, et il bâtira, sans aucun secours que celui de leur amour, une union solide avec celle qu’il aime.
Pour Radie, il n’y a pas de problème ; avec sérénité, grâce à un solide bon sens, elle s’en tient au serment de la cérémonie du mariage, « Tu prends cet homme pour le meilleur et pour le pire ».
lorsqu’ils découvriront enfin leur île vierge, petit îlot battu par les ouragans, acheté pour soixante dollars, Radie, de ses belles mains blanches, aidera son mari à défricher, creuser le roc, gâcher le ciment, pour construire peu à peu leur demeure et leur amour.
Notre île vierge n’est pas un roman d’aventures, mais l’aventure y est toujours présente. Ce n’est pas un documentaire, et pourtant, sa lecture terminée, on n’ignore plus rien des us et coutumes antillais, de l’art de naviguer à bord d’une coquille de noix sur les océans traîtres. On sait aussi comment un homme risque sa vie pour arracher aux barracudas une nasse indispensable à sa subsistance et à celle de sa femme, et l’on comprend la joie que peuvent éprouver deux êtres à posséder enfin une chose aussi banale qu’un lit, par exemple.
Notre île vierge n’est pas un roman d’amour, c’est l’histoire vraie d’un amour vrai, qui a aujourd’hui dix-sept ans… Histoire moins écrite que racontée par l’auteur, au fil de la pensée, avec un humour des plus savoureux, une simplicité authentique, et aussi, parfois, un pathétique que l’auteur n’a pas cherché, qui est simplement le pathétique merveilleux de la vie.»

Publié par Jean dans Île déserte, Livres, Récit, Robinsonnade | RSS 2.0

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