09-01-2010

174) Louis Aragon (1897-1982)

J’ai vu ce couple au déclin du jour je ne sais dans quel quartier
Nous avions fait un détour au-dessus de Nice avec la voiture
La ville mauve en bas allumait peu à peu ses devantures

Ces enfants se tenaient par la main comme sur une peinture
Histoire de les regarder je me serais arrêté volontiers.

Il n’y avait dans ce spectacle rien que de très ordinaire
Ils étaient seuls ils ne se parlaient pas ne bougeaient pas rêvant
Ils écoutaient leur cœur à distance et n’allaient point au-devant
La place était vide autour d’eux il n’y remuait que le vent
Et l’auto n’a pas ralenti Les phares sur les murs tournèrent

Le Roman inachevé, Une respiration profonde

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

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