02-05-2008

J.-C. Beaune : Vagabondage et solitude

Tout vagabond n’est pas solitaire, sans doute. Il y a même des familles, des ethnies nomades alors que la solitude implique une condition autistique psychique ou philosophique. Certaine vision du sceptique ou du cynique grec suggère un solitaire accompli – capable de se réduire à sa propre animalité canine pour disparaître à l’humanité révoquée, sinon pour l’observer à la meilleure distance, avec le meilleur recul possible. Mais la solitude possède aussi d’autres images, littéraires cette fois. Ulysse, bien sûr, en est le Maître qui, revenant en son pays perd ses compagnons, ne côtoie plus que des dieux et des monstres – et va devenir le schème fondamental de la littérature du voyage, cette littérature de la « frontière » aussi, qui le situe au cœur de l’ambivalence par Conrad, Steinbeck, Cooper, Faulkner, Joyce et tant d’autres Ulysses de reconstitution. Ulysse est un solitaire par nécessité mais aussi par contingence, par ce rictus de la divinité et ce hasard des mondes qui le vouent à son incertitude.

Le moins que rien : vagabondage et solitude (à lire)

http://www.aleph-idris.com/trois/moinsquerien.htm

 

Publié par Jean dans Textes | RSS 2.0

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