01-05-2008

Vivre et mourir seul.

Vivre seul n’est donc plus du tout l’affaire des personnes âgées à qui la mort a arraché le père, la mère, l’époux, les frères, les sœurs et les amis. En très peu de temps, le Québec est passé des grosses familles aux vies en solo. Ce style de vie, choisi ou subi, est maintenant largement répandu chez les gens dans la trentaine et la quarantaine, au gré des séparations. Or, les déceptions amoureuses coupent aussi les liens avec les proches du conjoint. «Avant, les belles-sœurs et les beaux-frères se tenaient beaucoup ensemble et ils avaient intérêt à s’entendre, parce qu’ils en avaient pour 30 ou 40 ans à se côtoyer. Aujourd’hui, on ne sait pas si la belle-sœur de ce Noël-ci sera encore là le Noël suivant, relève Hélène David, professeure de psychologie à l’Université de Montréal. De divorce en séparation, de nos jours, on repart souvent à zéro dans une même vie.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060104/CPACTUEL/60104019

En 2001, une enquête nationale menée en France révélait qu’à l’hôpital, seulement 24 % des gens meurent accompagnés de leur proches.

Bien sûr, sachant la fin prochaine, plusieurs vont faire leurs adieux dans les heures précédant la mort, mais une personne sur quatre, donc, rendra son dernier souffle entourée du seul personnel soignant.

Guillaume Garilus, animateur de pastorale depuis sept ans au Centre universitaire de santé McGill, s’étonne de ces tristes données françaises. «Par contre, ici, à Montréal, je dirais que pendant toutes ces années, je n’ai pas vu plus de cinq personnes mourir seules à l’hôpital.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060104/CPACTUEL/60104015

Publié par Jean dans Textes | RSS 2.0

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