29-04-2008

Ouang-tchang-ling (Wang Changling)

Tantôt couché sous les grands arbres, je m’abandonne à une longue rêverie,
Tantôt je me promène, solitaire, sans m’inquiéter s’il fait jour ou s’il fait nuit.
Un jour que j’étais ainsi descendu dans la vallée de Palin,
Je longeais les bords de la rivière, où j’avais jeté mes hameçons.
Ma main enleva deux carpes,
Tandis que mes yeux suivaient un vol d’oies sauvages qui se perdit à l’horizon ;
Je compris combien ces oiseaux étaient heureux de leur liberté immense ;
Je sentis dans quelle affliction ces deux poissons étaient tombés ;
Et, laissant aller les poissons dans l’onde fraîche et pure,
Je fis un retour sur moi-même, je songeai aux périls où la convoitise peut entraîner.
Alors je me mis à penser aux montagnes, aux hôtes de leurs cimes bleuâtres,
Qui, s’ils retournent la tête, se voient séparés du monde par les nuages blancs.
Placés à ces sublimes hauteurs, ils n’ont que du dédain pour les passions de la terre ;
L’ambition leur est inconnue : les idées de gloire et de renommée ne sauraient troubler la paix de leur cœur.

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

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