27-04-2008

Elisabeth Fritz : séquestrée 24 ans

Une nouvelle affaire spectaculaire de séquestration a éclaté en Autriche avec la révélation dimanche du cas d’une femme séquestrée pendant plus de 20 ans par son propre père qui lui aurait fait sept enfants, selon les enquêteurs. Elle aurait eu aussi des jumeaux dont l’un d’eux est mort faute de soins. Son corps a été brûlé dans le sous-sol. (Comment ont-ils été déclarés à l’état-civil ? )

Dans un état psychologique et physique précaire, Elisabeth Fritzl, 42 ans, a affirmé à la police avoir vécu enfermée dans la cave de la maison familiale à Amstetten en Basse-Autriche (est) depuis le 28 août 1984.

Ce jour-là, le père, Josef, aujourd’hui âgé de 73 ans et mis sous les verrous samedi soir, lui aurait administré un produit anesthésiant et l’aurait menottée dans une pièce en sous-sol.

Officiellement, elle avait été portée disparue et aurait même envoyé une lettre à ses parents demandant qu’on arrête les recherches pour la retrouver. Les autorités en avaient déduit qu’elle était tombée entre les griffes d’une secte.

En réalité, elle a dû endurer des années de calvaire dans la cave du petit immeuble où résidait la famille au cours desquelles son père a « régulièrement abusé » d’elle, comme elle l’a raconté à la police. Elle aurait ainsi eu sept enfants de son père pendant sa détention.

Tous ont, semble-t-il, été mis au monde en secret dans ce sous-sol où elle vivait recluse. L’un d’eux, un jumeau, serait décédé un mois après sa naissance, faute de soins, et son corps aurait été brûlé, selon les enquêteurs.

Trois filles et trois garçons aujourd’hui âgés de 5 à 20 ans seraient ainsi issus de cette liaison incestueuse et des tests ADN doivent être effectués afin d’obtenir plus d’informations sur les liens de parenté. (A-t-elle accouchée seule ? )

L’affaire a été découverte après l’hospitalisation à la mi-avril d’une jeune fille de 19 ans transportée dans un état très grave à l’hôpital d’Amstetten.

Afin de déterminer la nature de l’affection dont souffre la jeune Kerstin, les médecins ont cherché à entrer en contact avec la mère, Elisabeth Fritzl.

Ces recherches ont permis de découvrir la séquestration samedi soir.

Au fil des années, le père d’Elisabeth aurait réussi à adopter trois des enfants, faisant croire à sa femme, Rosemarie, et aux autorités, qu’ils avaient été déposés devant la porte de leur domicile à quelques années d’intervalle.

Avec chacun des bébés déposés âgés de quelques mois, il y avait une lettre signée d’Elisabeth disant qu’elle ne pouvait subvenir à leurs besoins car elle avait déjà d’autres enfants.

Ces trois-là, dont les grands-parents Josef et Rosemarie ont eu officiellement la garde, ont semble-t-il pu suivre une scolarité normale et vivaient dans leur maison alors que leur mère et leurs trois autres frères et soeurs (une fille de 19 ans, un garçon de 18 et un de 5) végétaient dans la cave. Seul le père les aurait ravitaillés alors, son épouse ignorant leur présence. (La mère ignorait la présence de 4 personnes dans la cave ? Quelle eau et quelle électricité utilisaient-ils ? Qui payait ? Personne n’avait remarqué cette serrure électronique sur une porte de cave ? )

Ce n’est que samedi qu’ils auraient été libérés, le patriarche ayant alors déclaré à sa femme qu’Elisabeth avait soudainement reparu avec ses enfants.

Face aux accusations de « crimes massifs » de sa fille Elisabeth, qui aurait subi des sévices sexuels depuis l’âge de 11 ans, Josef n’a accepté que dimanche soir de révéler le code de la serrure électronique d’accès à la cache dans la cave du petit immeuble comptant quatre appartements.

Il s’agit d’un espace étroit avec plusieurs pièces de 1,70m sous plafond doté de sanitaires et d’un téléviseur, selon la police. (Qui a construit cette installation ? )

Comme Kerstin, toujours entre la vie et la mort à l’hôpital, l’état de santé de sa mère, qui paraît 20 ans de plus que son âge, et de ses frères et sœurs est préoccupant.

Ni les voisins, ni les services sociaux ne semblent avoir été alertés dans cette affaire qualifiée de cas le plus dramatique de l’histoire criminelle autrichienne.

Elle rappelle celui de Natascha Kampusch, retenue pendant huit ans et demi dans le sous-sol d’un pavillon de la banlieue de Vienne entre mars 1998 et août 2006 lorsqu’elle a réussi à s’échapper. Son ravisseur s’est suicidé le soir de l’évasion.

http://www.meinbezirk.at/index.php?bez=22,21&channel=1

Vidéo : http://www.actu24.be/article/monde/sequestree,_24_ans,_par_son_pere_incestueux!/137534.aspx

Photos : http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/article1097344.ece

Additif : Elisabeth Fritzl, aurait eu sept (bien sept) enfants de son propre père, tous mis au monde dans le sous-sol de la maison et non déclarés aux autorités.

Trois filles et trois garçons sont âgés de 5 à 20 ans. Un nouveau né serait mort trois jours après sa naissance, ont également dit les enquêteurs qui vont effectuer des tests ADN pour plus d’informations.

Les trois enfants contraints de vivre avec Elisabeth dans la fenêtre de 5 ½ pieds de haut, ont été plus ancienne cave Kerstin, Stefan, 18, et cinq ans, Felix.

Trois autres enfants – Lisa, 16, Monika, 14, et Alexander, 12 – ont été adoptées par Josef après avoir dit à Rosemarie que Elisabeth les avait mystérieusement laissés à leur porte.

Additif (2) :

La police autrichienne, qui a écarté la complicité de la femme du suspect, Rosemarie âgée de 69 ans, suit d’autres pistes pour vérifier si Josef Fritzl a bénéficié de complicités pour séquestrer sa fille.

Les policiers s’intéressent à la lourde porte en béton armé, commandée électroniquement, qui condamnait l’accès à l’abri antiatomique de 60 m2 dans lequel Elisabeth a été détenue avec trois de ses sept enfants. « Nous avons demandé une expertise de cette porte imposante et sur le mécanisme de fermeture », a indiqué le chef de la police criminelle de Basse-Autriche, Franz Polzer.

Pour le quotidien Der Standard, « il est particulièrement choquant et révoltant de savoir que les voisins ne savaient rien, n’ont rien vu, tout en expliquant devant les caméras qu’ils avaient bien eu l’impression qu’il se passait quelque chose d’étrange ».

l’enquête a permis d’établir que le suspect, un électricien avait accumulé au fil des ans un patrimoine immobilier évalué à 2 millions d’euros, et n’avait pas aménagé de cellule dans les autres immeubles qu’il possédait. « Cinq bâtiments ont été vérifiés sans révéler de cachette ».

 

Publié par Jean dans Prisonniers de la solitude | RSS 2.0

21 Réponses à “Elisabeth Fritz : séquestrée 24 ans”

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  1. Anonyme dit :

    Elisabeth va-t-elle sortir un livre sur la vie qu’elle a menée ?

    Elle a tenu un journal. Son père cherchait à le détruire mais elle a pu en sauver une partie. J’ignore s’il sera édité.

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