10-04-2008

Jules Supervielle : Iles sur le vent

Mon cœur, si mal blotti dans notre solitude,
L’un à l’autre attachés, nourris d’un même sang,
Mon cœur et mon cerveau, mes ramiers sous le vent,
Retenu à leur toit par une corde rude,
Le toit c’est encore moi et même la maison ;
Et même les ramiers qui sont à naître encore
Mais devinent déjà les couteaux de l’aurore,
Palpitants et peureux dans un sommeil sans fond.

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

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