05-04-2008

André Dumas : Le Phare

Lentement, tristement, le jour pâlit et meurt.
La mer, que nous révèle une sourde rumeur,
Dort là-bas, invisible, et, debout, dans la brume,
Le vieux phare, fidèle à son devoir, s’allume.
L’un blanc et l’autre rouge, éclairs intermittents ;
Ses feux alternatifs jaillissent par instants,
Projetant autour d’eux leur clarté fraternelle.
Et jusqu’au petit jour, vaillante sentinelle,
Le phare, scrutant l’ombre et tenant tête au vent,
Veille et palpite, car c’est quelqu’un de vivant.
Et le marin battu par des souffles contraires
Moins seul dans l’infini, songe aux hommes, ses frères,
Dont la main secourable alluma des flambeaux.

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

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