Archives pour décembre 2007

30-12-2007

Protégé : 30 décembre : bilan

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29-12-2007

29 décembre : ensoleillé et froid

Réflexion : La solitude ne serait-elle pas pour beaucoup de gens une solution de replis face à la dureté de cette société, où il faut en permanence affronter tout le monde pour toute chose ?

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28-12-2007

40) Antoine Pol : Les Passantes

070808femme.jpg

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connait à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir

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28-12-2007

Protégé : 28 décembre : visites

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28-12-2007

28 décembre

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25-12-2007

Omar Khayyam – Quatrains – XIII

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23-12-2007

Protégé : Noël

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23-12-2007

Soledad

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23-12-2007

23 décembre : froid

071223sol02.jpg

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22-12-2007

Claudio Rodriguez : Comme le bruissement d’une feuille de peuplier

071222peupliers.jpg

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21-12-2007

39) Tupac :Dans les Profondeurs de la Solitude

In the Depths of SolitudeI exist in the depths of solitude
pondering my true goal
Trying 2 find peace of mind
and still preserve my soul
CONSTANTLY yearning 2 be accepted
and from all receive respect
Never compromising but sometimes risky
and that is my only regret
A young heart with an old soul
how can there be peace
How can I be in the depths of solitude
when there R 2 inside me
This duo within me causes
the perfect opportunity
2 learn and live twice as fast
as those who accept simplicity

——————————-
J’existe dans les profondeurs de la solitude,
Réfléchissant à mon but véritable,
Essayant de trouver la paix de l’esprit
Tout en préservant mon âme.
Ayant CONSTAMMENT envie d’être accepté
Et de recevoir de tout du respect,
Jamais compromettant mais parfois risqué
Et c’est mon seul regret.
Un cœur jeune et une âme âgée,
Comment puis-je trouver la paix?
Comment puis-je exister dans le profondeurs de la solitude
Quand il y a deux entité en mon être?
Ce Duo à l’intérieur de moi cause
L’opportunité parfaite
D’apprendre et vivre deux fois plus vite
Que ceux qui acceptent la simplicité.

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18-12-2007

18 décembre : froid

071218saintexupery.jpgLecture : Dans les lettres à sa mère, de Saint-Exupéry, trois sont datées de Besançon. J’aimerais savoir où il était caserné, s’il avait une chambre en ville et quelles traces il y a laissées.

Dans ses lettres du Maroc, il parle de sa solitude intellectuelle et aussi matérielle dans un bourg perdu où il semble être le seul européen.

En parlant de la femme qu’il veut épouser il écrit :  » Il faut qu’elle n’aime que les gens intelligents. « 

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18-12-2007

Omar Khayyam – Quatrains – IV

 

Si assuré et ferme que tu sois, ne cause071218grandecolere.jpg
de peine à personne ;
Que personne n’ait à subir le poids de ta colère.
Si le désir est en toi de la paix éternelle,
Souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime,
te traiter de bourreau.

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17-12-2007

17 décembre : froid

071217allein.jpg

Merci Bambou !

17 décembre : Solitude : Accepter de s’isoler pour penser à sa vie, prendre du recul, réfléchir à ses actes, décider de ce l’on veut faire et où on veut aller, demain, l’année prochaine. Petit philosophie du matin, de Catherine Rambert 

 

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14-12-2007

38) Anita Lamberti / Jean-Marie Djibedjian : partager ma solitude

37contemplation1.jpg

Ce soir, tout est mélancolie,
Le jour s’efface, face à la nuit,
J’ai peur d’avoir bien trop vite
Laissé la douleur me faire vieillir,
J’ai tout gardé pour moi sans un cri.

Mais, ce soir, je veux t’aimer,
Oublier le reste et le passé,
Arracher tout ce qui m’a forcé,
Pour ne plus rester prisonnier
D’un souvenir qui m’aurait presque tué.

Oh ! Viens partager ma solitude,
Mon cœur n’attend plus rien.
Depuis tant d’années, sur la dune,
Il attendait que s’endorme le chagrin
D’un amour qui s’est un jour perdu,
Mais, aujourd’hui, il a marqué fin.
Oui ! Viens partager ma solitude…

Viens avec moi, douce princesse,
Mon âme ne sera plus solitaire,
Elle sera pour toi, caresse,
Je t’en fais la promesse,
Ensemble nous deviendrons lumière.

Et, demain sera si chaud,
Que tous les boutons de roses
Parfumeront ton cœur de leurs baumes
Et tout deviendra beau
Comme tes yeux vert émeraude.

Oh ! Viens partager ma solitude,
Mon cœur n’attend plus rien.
Depuis tant d’années sur la dune,
Il attendait que s’endorme le chagrin
D’un amour qui s’est un jour perdu
Mais aujourd’hui il a marqué fin.
Oui ! Viens partager ma solitude

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13-12-2007

Protégé : 13 décembre : pause

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11-12-2007

Nicolas Franck : Solitude saharienne

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La solitude saharienne est singulière. Surtout au lever du jour. Le soleil monte et semble dire : tu devras la gagner cette journée, tu devras en sortir vainqueur ou accepter ta défaite. Les aurores sont courtes et le soleil est dans sa simple évidence. Rien n’arrête ses rayons. La nuit s’efface comme si un dieu muni d’un chiffon nettoyait le ciel et la craie du matin. Et c’est le jour. J’ai toujours ressenti à cet instant une chute, presque un accablement. Comme si la lumière avait un poids, comme si l’on trébuchait dedans. Comme une fatalité. La solitude est totale. Elle vous désigne. Et le soleil l’éclaire encore un peu plus. Une solitude sans ombre. Crue. Nette. Incisive. Le Sahara ce n’est pas que des dunes exotiques, dans sa grande partie, il est plat. Sans rien pour accrocher le regard. Plat, vide. Immensément vide et plat. Avec des petits cailloux poser ici ou là, jamais très gros. Les milliers de kilomètres qui vous entourent sont identiques. Le même après le même. Le même aplati sur du même. C’est un lieu sans lieu. Le regard se perd sur l’horizon, fait un tour et vous revient à l’œil. Dans l’œil. A l’intérieur. Au fond de la tête. Dans toutes les fibres. Le matin, au lever du jour, c’est là qu’il faut croire, car tout ce que l’on verra au cours de la journée est là, quelque soit vos pas, quelque soit la direction. Tout est là, comme après une catastrophe. Ce n’est pas un début. Là, dans ce plat infini, c’est une fin. Plus exactement c’est un reste. Le matin au lever du jour on peut ressentir un accablement ou un découragement. Au sol, il n’y a pas de chemin, pas de talus, même nos pas ont du mal à froisser le sable. On est sans trace. On vient de nulle part. On ne va nulle part. On ne sait qu’être là, comme un reste, ou une méprise, ou un égarement. On ne peut que se rassembler encore plus pour offrir le moins possible de prise au destin, aux menaces, aux heures. Et rien ne nous sépare vraiment de ses petites pierres. Rien. Aucune raison ne tient ici, aucune intelligence, la plus subtile qui soit, ne résiste ici. La pensée s’effrite, s’émiette comme ce sable, là, sous nos pas. Hors tout. Le matin, au lever du jour, dans le Sahara africain, c’est un nouveau naufrage qu’il faudra vivre, sans noyade, sans vent, sans tempête. Mais un naufrage, avec cette peur d’étouffement par ce vide. Voilà étouffer de vide. Trop de rien. Saturation de néant. De silence. Car les paroles sont inutiles ici, puisque tout a été dit, et que se taire s’est encore pouvoir résister. Un peu. Hors tout. Hors de toute signification. La banalité des mots est indécente, déplacée, seul l’instinct, seul l’instinct et la prière peuvent regarder le soleil qui monte. Car il y a, dans chaque lever du jour, dans le Sahara plat et vide, comme une impression de sacrifice, et le goût du sang colle au palais. Le matin, dans le Sahara Africain on est à l’aube du monde, sans famille, sans parents, sans amis. Ici, il n’y a pas de possibilité de racines qui plongeraient vers une mémoire profitable, il n’y a pas de ramures qui monterait au ciel, dans l’espoir de nous sauver, puisqu’ici le ciel n’existe plus, ou si peu, et qu’on ne redoute même plus l’enfer puisqu’on y est, noyé dans ce débordement, dans cet excès d’abandon, de distance, de manque, d’infinité. Rien, aucune image, aucun poème, aucune musique n’est secourable, rien n’interrompt ce trait strident qui perce les chair, rien ne protège, ni la lucidité, ni le rêve, rien, hormis l’hébétude et l’entêtement. Même aimer n’a plus de sens. Car ici, aimer, n’en a jamais eu. Aimer qui ? Aimer quoi ? Car les chagrins sont morts au lever du jour, et les tumultes se calcinent, se sclérosent, et tout s’assèche, se parchemine. Au-delà de la mélancolie, au-delà des larmes et de la pitié, il y cette étendue plate que nul vent ne traverse, qu’aucun son ne fait vibrer, seul le battement du cœur, seul le gonflement des poumons, vous signale ce qui vous reste de vie. Et même cela c’est encore de l’orgueil. Car aimer, ici, n’a plus de sens, et l’élan du sang se resserre jusqu’à n’être qu’un point perdu dans les veines l’infime reste du passée ou de l’espérance.

La solitude saharienne est bien singulière, comme une guerre sans ennemi. Ni le cri ne peut la dire, ni la larme ne saurait où couler tant l’étendue effare l’œil. Et l’ocre sale du sable tapisse la vue, et l’âme est lisse comme l’indifférence. Etre le grain, être poussière, être la pierre, ou le ciel, n’être rien, infiniment rien, sans peur, sans désir, n’être que le pur mouvement qui doit se survivre. Et pas une parcelle de soi ne retient l’ombre. Que de la lumière, que de la lumière brûlante, pas un seul contre jour, pas un seul flottement de l’air, seul l’éclat brutal et sauvage du jour qui s’affirme contre votre souffle, contre votre vie. Il y a dans le jour qui se lève, dans le Sahara Africain, comme défi, et comme un déni. Ici, dans ce temps de l’aurore, aucune forme de peut naître, aucune danse ne peut s’exercer, aucun chant ne peut monter, seul l’instinct et la prière contestent l’inévitable. Seul le murmure contredit le silence, seul l’acquiescement rassemble assez de force pour conserver le vertical besoin d’exister.
Et renouveler le pacte tacite du sixième jour. Il y a, dans le jour qui se lève, dans le Sahara Africain un enjeu qui concerne la grâce, l’extraordinaire puissance de la grâce, celle qui épuise tout, qui précipite tout, la chair et le sang, et qui terrasse et ruine tout orgueil et toute vanité. Ici, et seulement ici, chaque être est au-delà du péché.

Les solitudes sahariennes sont bien singulières, car ce qui sauve le jour c’est le crépuscule et ce qui le sacre, c’est la nuit. Si la constance et l’obstination vous soutiennent jusqu’au bout du soleil, jusqu’au bout de l’immensité plate et vide, alors le crépuscule vous guidera vers la nuit. Car ici, c’est la nuit qui délivre, qui défend et souvent guérit. Car c’est la nuit, et la nuit seulement, une fois que le jour est vaincu, que l’œil et l’âme se reposent du vide et du néant. La nuit du désert est une nuit vivante, et est, et seulement ici, à taille humaine, à la taille des rêves et la certitude. La nuit dans le Sahara Africain, il y a comme une bataille gagnée, et le sang peut battre à nouveau. Dans les nuits du déserts il n’y a pas de fantôme, pas de spectre pour nous hanter, les étoiles sont là et chacune est un mot qui n’a pas été dit, est chacune est une femme aimée, et chacune bat la mesure du temps, et chacune est prière exhaussée, promesse à venir. La nuit, dans la lente respiration du ciel, le regard enfin borné par la multitude innombrable des étoiles tremblantes, on peut enfin pleurer et vivre, et même mourir devient possible.
La nuit est là, ardente, presque blanche, elle est belle et franche et charitable comme une miséricorde. Et c’est enfin le temps du chant, fragile et invincible…

Les solitudes sahariennes sont singulières…
Ainsi de l’écriture et de sa solitude comme seule maison

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10-12-2007

Josa Manuel Caballero Bonald : Un livre, un verre, rien

Chaque nuit je laisse
ma solitude dans les livres, j’ouvre
la porte aux oracles,
je brûle mon âme au feu
du psalmiste

de danger contrarié qui m’éveille
et rompt l’éclatante
soif de vivre de ma parole
.
Chaque nuit je vis inutilement
la frustration du jour, je récupère
les heures mortes de ma liberté,
je suis cela même que j’ai été.
.
(Une main oubliée entre les draps
déchire des papiers, incinère
les décombres de mon rêve.)

sans personne pourquoi
tant de pages vaines, tant
d’hymnes vides ? Regarde
autour de toi, que reste-t-il ?
.
Nous sommes seuls : toute
la vie est contenue entre ma réalité et le rêve. Ici,
mon obstination c’est mon bonheur :
un livre, un verre, rien.

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09-12-2007

Encore un jour sans toi – Tristana

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Encore une nuit de solitude,
Encore une nuit d’incertitude,
Où es-tu Amour de ma vie,
Pourquoi me laisses-tu languir?

Encore une journée d’attente,
Encore une journée perdue,
A espérer que notre amoureuse entente
N‘ait pas été un malentendu.

Encore une nouvelle semaine,
Sans aucune bonne ou mauvaise nouvelle.
Pourrais-je me convaincre de t’appeler ?
Pourrais-je arrêter de pleurer?

Encore une nuit de solitude,
Envahie par la lassitude,
Je m’endors en pensant à toi,
Dans mes rêves, je suis dans tes bras.
  

Lien : Blog de Tristana

Voir aussi : Les mots du coeurje veux un cerveau de mec

Poème découvert chez Véro. 

Lien : Mes Univers  Voir aussi : Penser, L’illusion des mots,

Une idée a retenir : le flash-back. Véroreib fait des ponts entre ses textes. Cela permet au nouveau visiteur de se familiariser avec le blog.

J’ai aimé ce blog plein de poésie.

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08-12-2007

Protégé : 8 décembre : statistiques & commentaires

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08-12-2007

José Guttiérrez : Miroir de jours

071208corpsallonge.jpg

Devant le miroir tu regardes tomber le jour.
La lumière peu à peu se cache, qui annonce
ton abattement aux confins des heures.
Car la peau s’épuise à vouloir toujours
attendre une autre peau et son naufrage,
et comment trouver le bonheur
si un beau corps ne vient éclairer notre vie.
.
Seul, sans volonté, envolée la félicité
de la jeunesse lointaine, tu tu joins
aux premières ombres de la nuit,
tu laisses le temps déposer son lent oubli
sur tes paupières froides, et tu rêves
à ce dieu que tu sais si lointain…
et son sourire te trouble encore.
La armadura de sal

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07-12-2007

37) Une femme seule

Je me rappelle, il y a maintenant beaucoup d’années
Dans un recoin de ma mémoire, je ne puis oublier
Il y a des choses indélébiles qui mutilent, difficiles

Elles épousent ma peau comme un textile
Qui dessinent des ombres qui se faufilent
Ne laissant aucune chance à cette créature
De Dieu qui fut tentée par un reptile.
Souffrant en silence, elle me disait « Ainsi soit-il. »

Elle était née dans un quartier
Où vivaient les immigrés
Famille nombreuse, difficile d’étudier
Pas d’école, la rue détenait le monopole des vols,

Je te prie de croire que sa vie n’était pas drôle.

Ainsi, peu de temps après,
A dix sept ans, elle a décidé de se marier.
Je demande le respect et pour ceux qui le veulent
Écoutez donc le récit de la vie d’une femme seule.

Seule, alors qu’elle voudrait aimer (Oh oh oh).

Elle fut rapidement enceinte et eut un garçon
Par manque d’argent elle perdit le second
Tel un dicton fatal, incontournable, le destin se déchaîne,

Elle accoucha du troisième.
Ils n’avaient pas beaucoup d’argent
Il était souvent absent
Elle nourrissait sa famille avec huit francs
Pourtant
Elle ne veut pas perdre son temps
Comblant son manque d’enseignement
Elle éduquait pendant qu’elle s’occupait
De la maison, de frotter, de laver
Ses fils qui ne comprenaient pas, la regardaient
Se souviennent désormais l’avoir toujours vu trimer.
Elle aspirait au bonheur
Malgré sa main sur son front pris de sueurs
Car elle rêvait un jour de partir
De quitter ce trop plein de déceptions, de mauvais souvenirs.

Mais, cinq ans auparavant ses décisions furent veules
Elle comprit qu’elle risquait de devenir une femme seule.

Je me souviens, cette fois, elle attendait son mari
Des heures entières à la fenêtre en vain ainsi

C’est l’histoire noire qu’il faut croire pour voir
Le courage et la sagesse rare d’une femme seule.

J’ai vu trop de larmes dans ses yeux verts
Résolus à accepter la fatalité
Puis d’écraser sous le poids de son importance
Elle disait seulement ne pas avoir eu de chance
Mais savait au fond d’elle même
Qu’on ne vient qu’une fois sur Terre
Et la malchance
Est une très mauvaise excuse.
L’enfer amer qu’elle vivait comparé à sa bonté

N’était pas mérité pour vous dire la vérité,

Si bien qu’un jour elle a décidé de s’en aller
Loin de Marseille pour pouvoir recommencer
Laissant derrière elle ceux qu’elle aimait le plus:

Ses deux fils. Et beaucoup de soucis
L’attendaient.
Malgré ce, désormais, elle est heureuse.
Elle a beaucoup d’amis et un mari. Sérieuse,
Cependant lucide, en reconnaissant
Que sa vie n’a vraiment commencé qu’à trente cinq ans.
Cela vous semble bête mais songez-y.
Gardez votre jeunesse. Où est le sens de la vie?

Si je vous parle de cette manière sincère,
Ouverte, c’est que cette femme seule… était ma mère

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06-12-2007

102) Carlos Edmundo de Ory (27-04-1923- : La maison morte

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Pas à pas j’ai atteint la grille un jour
en toute solitude et avec ma petite taille
j’ai ouvert la porte et pénétré dans l’obscure
maison qui de haut en bas était vide.

Comme là j’étais à l’abri de la pluie
j’ai dormi d’un sommeil qui dure encore
car jamais je n’oublierai cette aventure
que moi j’appelle mon aventure à moi.

Je suis cette lointaine maison là-bas
et je suis cet homme triste qui l’habite
tout occupé à ne jamais ouvrir sa porte.

Ni le vent passe Ni passe la pluie
Et nul ne s’en approche afin d’éviter
la peur qu’engendre la maison morte.

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06-12-2007

101) Antonio Gamoneda

071206solitude.jpg

Je sais que l’unique chant,
de tous les chants anciens le seul digne,
l’unique poésie
est celle qui se tait et aime toujours le monde
cette solitude qui rend fou et vous dépouille.
Exentos

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04-12-2007

Protégé : 4 décembre : 1035

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03-12-2007

Protégé : 3 décembre : 1ère vidéo

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03-12-2007

100) Marie-Claire Blancquart : Nuit

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Onze heures sonnent sous le vent.
On entend vibrer les vitres de la solitude.

On se dit :
les écorces ont froid

sous la lune
un bizarre printemps blanchit l’extrémité des tiges.

On approche les lèvres de la fenêtre
et la vie apparaît fragile, étrangère
dans ces miroirs au tain de nuit trouée.

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02-12-2007

2 décembre

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02-12-2007

99) Ode à la solitude – José Ángel Valente

071202yalniz.bmp

Ah solitude,
ma vieille, ma seule compagne,
salut.

Ecoute-moi maintenant que
l’amour
comme par noire magie de la main gauche
est tombé de son ciel,
chaque fois plus radieux, pareil à une pluie
d’oiseaux brûlés,
battu jusqu’au brisement, et tous ses os
à la fin furent brisés,
pour une déesse adverse et jaune.

Et toi, ô mon âme,
prends en compte, médite le nombre de fois
que nous avons péché en vain contre personne
et une fois de plus nous fûmes ici jugés,
une fois de plus, ô dieu, sur le banc
de l’infidélité et de l’irrévérence

Ainsi donc, prends en compte,
prends-toi en compte, ô mon âme,
pour qu’un jour tu sois pardonnée,
pendant qu’en cet instant tu écoutes impassible
ou détachée enfin
de ta mortelle misère
la cascade infinie
de la sonate opus
cent vingt-six
de Mozart
qui efface dans une si étrange
suspension des temps
l’image successive de ta faute.

Ah solitude,
solitude mon amie, lave-moi,
comme celui qui naît, dans tes eaux lustrales,
que je puisse te rencontrer,
et, te donnant la main, descendre,
plonger dans cette nuit,
dans cette nuit, à présent,
dans cette nuit septuple du sanglot,
à travers les sept cercles eux-mêmes qui gardent
au cœur de l’air
ton enceinte scellée.

Trois leçons de ténèbres

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02-12-2007

Virginia Woolf (1882-1941)

Citation : Au milieu de cela, comme fatigué par toute cette compagnie, l’esprit s’échappe pour méditer seul ; pour penser, et non agir ; pour commenter, et non participer ; pour explorer ses propres ténèbres, et non les surfaces éclairées des autres. Il se tourne alors vers Donne, vers Montaigne, vers Sir Thomas Browne ; il se tourne vers les gardiens des clés de la solitude.

Le commun des lecteurs, L’Arche 2004, p. 76.

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02-12-2007

Protégé : 2 décembre : les rituels du matin

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