Archives pour novembre 2007

30-11-2007

98) Hosai Ozaki

Sabishii zo hitori go-hon no yubi o hiraite miru

Tellement seul
J’ouvre pour voir

Mes cinq doigts

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30-11-2007

36) Charles Level – Jean-Pierre Festi – Yves Ouazana : Seule avec moi – 1974

070730lepetitdjeuner.jpg

Il est huit heures à peine
Et la maison s’éveille
Une radio chante chez le voisin

Je beurre des tartines
Debout dans la cuisine
Car tu as toujours faim dès le matin

Puis chacun se dépêche
Sur ta joue toute fraîche
Je te caresse en disant « à ce soir! »

Et tu t’en vas très vite
Et derrière ma vitre
Moi je te fais un signe d’au revoir

Tu es parti
Et je reste là
Je reste seule
Seule avec moi
Toute ma vie
Je la passe là
Je reste seule
Toute seule chez moi

J’ai ce que je désire
Le meilleur et le pire
La vie dorée
Et l’envie de partir

On dit que j’ai de la chance
Mais je pleure en silence
Sur mon grand lit
Et sur mon avenir

Derrière mes grimaces
On ne voit pas la trace
De ces envies qui déchirent le cœur
Pour le Monsieur d’en face
Le jeune homme qui passe
Pour un instant d’amour
Pour un quart d’heure

Tu es parti
Et je reste là
Je reste seule
Seule avec moi
Toute ma vie
Je la passe là
Je reste seule
Toute seule chez moi

Voilà ma vie rose
Faire toujours la même chose
En suivant le chemin qu’on m’a tracé
Comme toutes les femmes
J’ai le même programme
et « Aujourd’hui Madame » à la télé

Personne ne suppose
Que je pense à des choses
Que j’ai parfois envie de voyager
C’est fini l’aventure
Malgré moi je suis sûre
Que rien jamais ne pourra m’arriver

Tu es parti
Et je reste là
Me voilà seule
Seule avec moi
Toute ma vie
Je la passe là
Est-ce que vraiment
Le bonheur c’est ça?

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29-11-2007

Protégé : 29 novembre : pub

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28-11-2007

Toutecrue : le goût de la solitude

 

071128caf.jpg

un matin d’il y a peu
je suis à une terrasse
avec mon chien

je suis arrivée à me glisser dans un rayon de soleil
le seul de toute la terrasse
j’ai le journal
et mon livre dans mon sac

j’ai envie que le café soit bon
que la cigarette soit délicieuse
j’ai envie de fermer les yeux
et de penser un court instant
que je suis bien dans ma peau
que tout va bien
et que la vie est belle
juste un court instant
pourquoi pas

alors un monsieur me demande l’âge de mon chien
puis son nom
il est anglais
alors il s’assoit à ma table
et me parle de son chien qui est mort
de son malaise ( à lui, l’anglais)

de son bref séjour à l’hôtel Dieu
de son ex femme
de ses enfants
de son métier dans la banque

à londres

c’est un peu long
et je n’ai toujours pas lu une ligne de mon journal
alors une dame assez âgée
me demande où se trouve la place des vosges
puis regarde mon chien
le caresse
me demande son âge
son nom
et tout de go
me sort une photo de son chien
qui est mort

finalement elle s’en va
et l’anglais me dit
« elle savait où est la place des vosges
mais elle avait envie de parler de son chien
et de montrer sa photo »

(oh did she?)
et il continue à me raconter sa vie
sa maladie
sa douleur

puis je rentre chez moi
avec mon chien
mes cigarettes
le goût du café
et un autre goût
plus rude
dans la bouche….

J’aime la fraîcheur de ce texte et son apparente désinvolture Et si un jour elle publie j’achète. .

Lien : Toute crue (1)

Lien : http://toutecrue.blogspot.com/

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28-11-2007

28 novembre : froid

071128solitude.jpg

Donnie Wanner Solitude

Lu : http://filledelautomne.unblog.fr/2007/11/25/solitude/

La solitude dans la vie courante, au milieu de tout le reste et qu’on ne remarque presque pas, mais qui fait souffrir.

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26-11-2007

Barbara : Mon Enfance

J’ai eu tort, je suis revenue,
Dans cette ville, au loin, perdue,
Où j’avais passé mon enfance,
J’ai eu tort, j’ai voulu revoir,
Le coteau où glisse le soir,
Bleu et gris, ombre de silence,
Et j’ai retrouvé, comme avant,
Longtemps après,
Le coteau, l’arbre se dressant,
Comme au passé,
J’ai marché, les tempes brûlantes,
Croyant étouffer sous mes pas,
Les voix du passé qui nous hantent,
Et reviennent sonner le glas,
Et je me suis couchée sous l’arbre,
Et c’était les mêmes odeurs,
Et j’ai laissé couler mes pleurs,
Mes pleurs,

 

J’ai mis mon dos nu à l’écorce,
L’arbre m’a redonné des forces,
Tout comme au temps de mon enfance,
Et longtemps, j’ai fermé les yeux,
Je crois que j’ai prié un peu,
Je retrouvais mon innocence,
Avant que le soir ne se pose,
J’ai voulu voir,
La maison fleurie sous les roses,
J’ai voulu voir,
Le jardin où nos cris d’enfants,
Jaillissaient comme sources claires,
Jean, Claude et Régine et puis Jean,
Tout redevenait comme hier,
Le parfum lourd des sauges rouges,
Les dahlias fauves dans l’allée,
Le puits, tout, j’ai retrouvé,
Hélas,

 

La guerre nous avait jetés là,
D’autres furent moins heureux, je croix,
Au temps joli de leur enfance,
La guerre nous avait jetés là,
Nous vivions comme hors-la-loi,
Et j’aimais cela, quand j’y pense,
Oh mes printemps, oh mes soleils,
Oh mes folles années perdues,
Oh mes quinze ans, oh mes merveilles,
Que j’ai mal d’être revenue,
Oh les noix fraîches de Septembre,
Et l’odeur des mûres écrasées,
C’est fou, tout, j’ai tout retrouvé,
Hélas,

 

Ils ne faut jamais revenir,
Au temps caché des souvenirs,
Du temps béni de mon enfance,
Car parmi tous les souvenirs,
Ceux de l’enfance sont les pires,
Ceux de l’enfance nous déchirent,
Vous, ma très chérie, ô ma mère,
Où êtes-vous donc, aujourd’hui,
Vous dormez au chaud de la terre,
Et moi, je suis venue ici, pour y retrouver votre rire,
Vos colères et votre jeunesse,
Mais je suis seule avec ma détresse,
Hélas,

 

Pourquoi suis-je donc revenue,
Et seule, au détour de ses rues,
J’ai froid, j’ai peur, le soir se penche,
Pourquoi suis-je venue ici, où mon passé me crucifie,
Elle dort à jamais mon enfance

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26-11-2007

Solitude

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25-11-2007

Louise Otto : Alleine

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Allein, allein! – die Liebe ist begraben,
Ich selbst bin nur die bleiche Trauerweide,
In deren Zweige sich verwandelt haben
Mein Liebesjubel, meine Liebesfreude!
Und was mich sonst an andre Herzen band
Mich hieß als Epheu einen Stamm
Das hab ich all als nicht’gen Traum erkannt:
Der Epheu muß allein im Freien schwanken.

Allein, allein! doch Du bist mir geblieben,
Die mit dem Kind zu Spiel und Fest gegangen,
Die für der Jungfrau frühlingselig Lieben
Die Töne fand, die nur von Liebe klangen!
Du, die mir ihren Zauberstab verlieh
Die Nacht zu hellen, wo sie mich umdunkelt -
Du bist mir treu, bist mein, o Poesie!
Sei auch der Stern, der diese Nacht mir funkelt!

Ja, sei ein Stern an meinem Abendhimmel
Sei du mir selbst ein milder Hesperus,
Doch in des Lebens, in der Zeit Gewimmel
Strahl Andern mit des Morgensternes Gruß!
Ob abendlich mein Aug’ in Thränen taut
Ob in mir Nacht – was brauchts die Welt zu wissen?
Die Welt, für die ein neuer Morgen graut,
Der sie aus Traum und Schlummer aufgerissen?

Und diesem Morgen jauchz auch ich entgegen,
Wo wir der Freiheit Sonnenaufgang feiern,
Den heißen Erntetag, wo reichen Segen
Von langer Saat wir sammeln in die Scheuern.
Das Los, das einer jungen Blüte fiel -
Wer wird nach dem bei solcher Ernte fragen?
Ob sie verwelkt, geknickt an ihrem Stiel -
Nehmt sie zum Festkranz auf den Erntewagen!

Nein, nicht allein! – will mich auch niemand lieben,
Will niemand meines Herzens Qual verstehen,
Muß jedes Band zerreißen und zerstieben,
Weithin zerflatternd in die Lüfte wehen.
So nehm’ ich dieses Herz, das ungezähmte
Und leg es meinem Vaterland zu Füßen -
Das sich um eines Menschen Schicksal grämte
Dies Herz soll nur dem Ganzen sich erschließen,

Und an die Armen sei’s dahin gegeben,
Die obdachlos vor prächtgen Häusern stehen,
Und hungerbleich die leere Hand erheben,
Auf die verächtlich stolz die Reichen sehen;
Die kleine Münze, die ich euch kann geben
Ihr Armen lindert wenig Euren Schmerz -
Doch hör’ ich Euer Rufen, Euer Flehen,
So fleh ich Euch: nehmt Ihr, nehmt Ihr mein Herz!

O könnte ich aus allen Euren Jammern
Aus allen Freveln, die an Euch geschehen
Aus aller Not in Euren öden Kammern
Vor denen Laster als Versucher stehen:
Könnt ich ein Lied aus diesem allen weben
Und könnt es laut auf allen Gassen singen,
Da sollten wohl viel starre Herzen beben,
Viel Augen übergehn, viel Ohren klingen.

Nein, nicht allein! ich will nicht fürder träumen
Vom eitlen Herzen, das nach gleichem strebte!
Will »Herz und Schmerz« nicht – »Not und Brot« nur reimen
Und will es büßen, daß ich selbst mir lebte.
Mir giebt des Himmels Gnade doch die Lieder
Wenn er mir auch verweigert Gut und Gold.
Was er mir giebt – den Armen sei es wieder
Mit treuem Sinn als Liebespfand gezollt.

Alleine = seule

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25-11-2007

Allein in Freiheit

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25-11-2007

Seul – de Brel chanté par Barbara

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On est deux mon amour,
Et l’amour chante et rit,
Mais à la mort du jour,
Dans les draps de l’ennui,
On se retrouve seul.

On est dix à défendre
Les vivants par des morts,
Mais cloué par leurs cendres
Au poteau du remords,
On se retrouve seul.

On est cent qui dansons,
Au bal des bons copains
Mais au dernier lampion,
Mais au premier chagrin,
On se retrouve seul.

On est mille contre mille
A se croire les plus forts,
Mais à l’heure imbécile
Où ça fait deux mille morts,
On se retrouve seul.

On est millions à rire
Du million qui est en face,
Mais deux millions de rires
N’empêchent que dans la glace,
On se retrouve seul.

On est mille à s’asseoir
Au sommet de la fortune,
Mais dans la peur de voir
Tout fondre sous la lune,
On se retrouve seul.

On est cent que la gloire
Invite sans raison
Mais quand meurt le hasard
Quand finit la chanson
On se retrouve seul.

On est dix à coucher
Dans le lit de la puissance
Mais devant ces armées
Qui s’enterrent en silence
On se retrouve seul.

On est deux à vieillir
Contre le temps qui cogne,
Mais lorsqu’on voit venir
En riant la charogne
On se retrouve seul.

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25-11-2007

Protégé : 25 novembre : 100 000

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24-11-2007

24 novembre

Lu : http://gulululu.unblog.fr/2007/11/23/la-gulu-elle-bouffe-sa-solitude/#

La Gulu elle aimerait…
être amoureuse
avoir quelqu’un à qui penser
tomber amoureuse d’elle même aussi!
mettre du piment dans sa vie
ne pas rester en pyjama toute la journée
oublier la saveur coupable du chocolat
arrêter de se détruire
arrêter d’écrire ce genre de choses sur mon blog…
ôter la sensation ancrée au fond de son cœur, qui lui dit que la vie est difficile, que la vie ne la veut pas, qu’elle n’y arrivera jamais avec la vie.
La vie est faite de montagnes pour la Gulu
Alors elle crée les montagnes sur son corps, pour lui permettre d’oublier celles que lui réservent la vie.
La gulu bouffe sa solitude et elle en crève.
Crises depuis deux soirs. J’ai découvert la cachette à biscuit. En fin d’après-midi, comme d’habitude; Plus rien ne compte à part MANGER. Manger, bouffer, avaler, encore et encore.
Mon Dieu mais pourquoi je fais ça?
Alors que ça me fait souffrir je continue.
Une crise de boulimie est une atrocité que l’on s’inflige à soi même. Plusieurs crises plusieurs jours de suite, c’est ……. un calvaire.
Je veux tellement m’en sortir, si vous saviez. Mais je ne suis pas assez forte. Je n’y arrive pas. Plus.
ça me rend folle si vous saviez!!

Une certaine forme de solitude. Celle de l’absence de celui qui n’est pas encore venu.

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23-11-2007

35) Danielle Messia : Pourquoi tu m’as abandonnée ?

Pourquoi tu m’as abandonnée, 070726tsolitude.jpg
T’as donc pas vu que j’suis trop p’tite ?
{x2}
Trop p’tite pour marcher
Toute seule, toute seule, toute seule
{x2}

La fallut qu’j'apprenne à marcher
La fallut qu’j'apprenne à m’aider
j’me suis même prise pour mon image
La fille du risque et des voyages
Mais tout au fond, de chaque cotés
J’ai deux guitares, toutes écorchées.
La la lala, lalalala {x2}

C’est des béquilles je te dis {x2}

Pourquoi tu m’as abandonnée,
J’aurais pu jouer du violoncelle?
{x2}
Des belles fugues en La
Pour toi, pour toi, pour toi, {x2}
La la lala lala lalala; La la lala lalalala

Un jour j’ai trouvé ma guitare
J’aurais voulu la jouer Mozart
Mais la musique qu’en est sorti
Ça r’semblait plutôt à un cri
Et tout au fond comme en écho
J’ai des chansons en porte à faux
La la lala lalalala {x2}

C’est des guenilles je te dis {x2}

Pourquoi tu m’as abandonnée…

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22-11-2007

22 novembre : pluvieux

071122sol01.jpg

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22-11-2007

Protégé : 22 novembre : les marges

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21-11-2007

97) Narcisse Sellier (1886-1966) : Solitude

Par ce long soir d’hiver, seul avec ma pensée
J’écoute la chanson de la bise glacée
Qui lance dans la nuit son triste chant de mort…
Sur mon bonheur aussi, cette bise est passée
Et je suis un blessé que terrassa le sort.

J’ai crié de douleur au temps de ma souffrance,
J’ai maudit cette vie et son trop lourd fardeau –
Lorsque j’eus tout perdu jusques à l’espérance
De trouver le repos ailleurs qu’en un tombeau
J’ai désiré la mort comme une délivrance !

Souffle, bise du Nord sur la ville engourdie !
Que la mort avec toi vole de tous côtés !
Hurle donc de plaisir car les déshérités
Comme un feuillage mort sont partout emportés
Souffle, ainsi que jadis tu soufflas sur ma vie !

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20-11-2007

20 novembre

071120isa.jpgVu : http://szlachta.unblog.fr/2007/11/18/passion/#respond

Allez voir l’original ! J’ai adoré !

 

 

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19-11-2007

Solitude

071119sol01.jpg

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17-11-2007

Protégé : 16 novembre : froid et ensolleillé

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16-11-2007

34) Barbara : Vienne

070722rosaria.jpgSi je t’écris ce soir de Vienne,
J’aimerais bien que tu comprennes
Que j’ai choisi l’absence
Comme dernière chance.
Notre ciel devenait si lourd
Si je t’écris ce soir de Vienne
Que c’est beau l’automne à Vienne
C’est que, sans réfléchir,
J’ai préféré partir
Et je suis à Vienne sans toi.
Je marche, je rêve dans Vienne
Sur trois temps de valse lointaine.
Il semble que les ombres
Tournent et se confondent.
Qu’ils étaient beaux les soirs de Vienne.
Ta lettre a du croiser la mienne.
Non, je ne veux pas que tu viennes.
Je suis seul
Et j’aime être libre.
Que j’aime cet exil à Vienne sans toi.

Une vieille dame autrichienne
Comme il n’en existe qu’à Vienne
Me logeait dans ma chambre
Tombent de pourpre et d’ambre
De lourdes tentures de soies
C’est beau à travers les persiennes
Je vois l’église Saint-Etienne
Et quand le soir se pose
Ses bleus, ses gris, ses mauves
Et la nuit par dessus les toits
C’est beau Vienne, c’est beau Vienne

Cela va faire une semaine,
Déjà, que je suis seul à Vienne.
C’est curieux le hasard :
J’ai croisé l’autre soir
Nos amis de Lontaccini.
Cela va faire une semaine.
Ils étaient de passage à Vienne.
Ils n’ont rien demandé
Mais se sont étonnés
De me voir à Vienne sans toi.
Moi, moi, je me promène.
Je suis bien, je suis bien.

Et puis, de semaine en semaine,
Voila que je suis seul à Vienne.
Tes lettres se font rares.
Peut être qu’autre part,
Tu as trouvé l’oubli de moi.
Je lis et j’écris mais, quand même,
Ce qu’il est long l’automne à Vienne.
Dans ce lit à deux places
Où, la nuit, je me glace,
Tout à coup, j’ai le mal de toi.
Que c’est long Vienne, que c’est loin Vienne.

Si je t’écris ce soir de Vienne,
Tu sais, c’est qu’il faut que tu viennes.
J’étais parti. Pardonne moi.
Notre ciel devenait si lourd
Et toi, de Paris jusqu’à Vienne,
Au bout d’une invisible chaîne,
Tu me guettes et je pense,
Jouant l’indifférence,
Tu m’as gardé malgré moi.
Il est minuit ce soir à Vienne.
Mon Amour, il faut que tu viennes.
Tu vois, je m’abandonne.
Il est si beau l’automne
Et j’aimerais le vivre avec toi.
C’est beau Vienne, avec toi Vienne.

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14-11-2007

14 novembre : averses de neige

Citation (apportée par Gulu) : C’est cela la vraie solitude : se retrouver seule et apprendre à s’estimer, avancer dans la vie sans autres encouragements, sans autres applaudissements que ceux que l’on s’accorde dans le silence effroyable du tête-à-tête de l’âme. Katherine Pancol, Embrassez-moi

Lu : Les hommes ont besoin de solitude, cette révélatrice de vérité, de la solitude qui engendre la méditation et ressemble à une colline du haut de laquelle on découvre l’ample paysage de la vie. Ralph Waldo Emerson

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13-11-2007

13 novembre : mamzellestelle

Son adresse : http://mamzellestelle.unblog.fr/

Son commentaire ici : http://unesolitude.unblog.fr/2007/11/11/11-novembre/#comment-3680

Son style : J’ai des rêves, des rêves qui tourne, des rêves pleins la tête… des milliers de choses a dire ou plutôt a écrire. Par ou commencer ? Et bien pour commencer je décide de grandir, oui un petit peu, juste le temps de voir le monde d’en haut, de voir le monde de l’extérieur et non comme une poupée qui voie avec ces yeux naïf d’enfant ! Oui, je voudrais m’envoler, voir les truc nul que font les gens, en rigoler ? Bien sur. En écrivant ces quelque lignes j’ai le sourire, juste une envie de rigoler… pour une fille de 16 ans d’exploser de rire sa peut vraiment paraître enfantin parce que logiquement a cette age la on se contrôle. Mais des fois sa fait tellement plaisir de rigoler comme sa pour rien, juste pour souffler et que pour une fois personne ne comprend et tout le monde vous regarde comme si vous étiez une étrangère ! Oui je vous assure sa fait un bien fous.

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13-11-2007

96) Petrarque : Sonnet

071112sol02.jpg

Seul et pensif, les champs les plus déserts
Je vais arpentant, à pas lents et hésitants ;
et je maintiens un regard attentif, pour fuir
les lieux qui portent l’ empreinte de pas humains.

Je ne trouve d’autres abris qui me protège
de la claire connaissance que tous ont, en me voyant, de mon état;
car à mon apparence, où toute joie est éteinte,
Dehors on lit comme dedans je brûle.
(1)

Ainsi je crois désormais que les monts et les plaines,
les fleuves et les forêts savent de quelle nature
est ma vie, que je cache aux autres.

Mais cependant je ne sais pas trouver
de chemins si âpres et si sauvages qu’Amour
ne vienne raisonner avec moi et moi avec lui.
(2)

(1) Je brûle d’Amour
(2) Pétrarque et Amour parlent évidemment de Laure.

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12-11-2007

95) Clément Marot : De celui, qui est demeuré, et s’amie s’en est allée

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Tout à part soi est mélancolieux
Le tien servant, qui s’éloigne des lieux,
Là où l’on veut chanter, danser et rire :
Seul en sa chambre il va ses pleurs écrire,
Et n’est possible à lui de faire mieux.

Car quand il pleut, et le Soleil des Cieux
Ne reluit point, tout homme est soucieux,
Et toute bête en son creux se retire
Tout à part soi.

Or maintenant pleut larmes de mes yeux,
Et toi, qui es mon Soleil gracieux,
M’as délaissé en l’ombre de martyre :
Pour ces raisons, loin des autres me tire,
Que mon ennui ne leur soit ennuyeux
Tout à part soi

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12-11-2007

Protégé : 12 novembre : Catine – Michou

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12-11-2007

Gustave Flaubert à George Sand

071112sand.jpgParis, samedi soir [27 mars 1875.]
     Chère maître,
     Je maudis une fois de plus la manie du dramatique et le plaisir qu’éprouvent certaines gens à annoncer des nouvelles considérables. On m’avait dit que vous étiez très malade. Votre bonne écriture est venue me rassurer hier matin, et ce matin j’ai reçu la lettre de Maurice ; donc Dieu soit loué !
     Que vous dire de moi ? Je ne suis pas raide. J’ai ?… je ne sais quoi. Le bromure de potassium m’a calmé et donné un eczéma au milieu du front.
     Il se passe dans mon individu des choses anormales. Mon affaissement psychique doit tenir à quelque cause cachée. Je me sens vieux, usé, écoeuré de tout. Et les autres m’ennuient comme moi-même.
     Cependant je travaille, mais sans enthousiasme et comme on fait un pensum, et c’est peut-être le travail qui me rend malade, car j’ai entrepris un livre insensé.
     Je me perds dans mes souvenirs d’enfance comme un vieillard… je n’attends plus rien de la vie qu’une suite de feuilles de papier à barbouiller de noir. Il me semble que je traverse une solitude sans fin, pour aller je ne sais où. Et c’est moi qui suis tout à la fois le désert, le voyageur et le chameau.
     Aujourd’hui j’ai passé mon après-midi à l’enterrement d’Amédée Achard, funérailles protestantes aussi bêtes que si elles eussent été catholiques. Tout Paris, et des reporters en masse !
     Votre ami Paul Meurice est venu, il y a huit jours, me proposer de « faire le salon » dans le Rappel. J’ai dénié l’honneur, car je n’admets pas que l’on fasse la critique d’un art dont on ignore la technique ! Et puis, à quoi bon tant de critique !
     Je suis raisonnable. Je sors tous les jours, je fais de l’exercice, et je rentre chez moi las, et encore plus embêté ; voilà ce que j’y gagne. Enfin votre troubadour (peu troubadouresque) est devenu un triste coco.
     C’est pour ne pas vous ennuyer de mes plaintes que je vous écris maintenant si rarement, car personne plus que moi n’a conscience de mon insupportabilité. Envoyez-moi Flamarande, ça me donnera un peu d’air.
     Je vous embrasse tous, et vous surtout, chère maître, si grand, si fort et si doux. Votre Cruchard de plus en plus fêlé, si fêlé est le mot juste, car je sens le contenu qui fuit.

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11-11-2007

Protégé : 11 novembre : 900

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11-11-2007

Honoré de Balzac

Citation : On n’aborde pas la solitude sans provisions morales. Madame de La Chanterie

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11-11-2007

Descartes : lettre à Guez de Balzac

Même vous devez pardonner à mon zèle, si je vous convie de choisir Amsterdam pour votre retraite et de le préférer, je ne vous dirai pas seulement à tous les couvents des Capucins et des Chartreux, où force honnêtes gens se retirent, mais aussi à toutes les plus belles demeures de France et d’Italie, même à ce célèbre Ermitage dans lequel vous étiez l’année passée. Quelque accomplie que puisse être une maison des champs, il y manque toujours une infinité de commodités, qui ne se trouvent que dans les villes ; et la solitude même qu’on y espère ne s’y rencontre jamais toute parfaite. Je veux bien que vous y trouviez un canal, qui fasse rêver les plus grands parleurs, et une vallée si solitaire, qu’elle puisse leur inspirer du transport et de la joie ; mais mal aisément se peut-il faire, que vous n’ayez aussi quantité de petits voisins, qui vous vont quelquefois importuner, et de qui les visites sont encore plus incommodes que celles que vous recevez à Paris. Au lieu qu’en cette grande ville où je suis, n’y ayant aucun homme, excepté moi, qui n’exerce la marchandise, chacun y est tellement attentif à son profit, que j’y pourrais demeurer toute ma vie sans être jamais vu de personne.
Je vais me promener tous les jours parmi la confusion d’un grand peuple, avec autant de liberté et de repos que vous sauriez faire dans vos allées, et je n’y considère pas autrement les hommes que j’y vois, que je ferais les arbres qui se rencontrent en vos forêts, ou les animaux qui y paissent. Le bruit même de leur tracas n’interrompt pas plus mes rêveries que ferait celui de quelque ruisseau. Que si je fais quelquefois réflexion sur leurs actions, j’en reçois le même plaisir, que vous feriez de voir les paysans qui cultivent vos campagnes ; car je vois que tout leur travail sert à embellir le lieu de ma demeure, et à faire que je n’y manque d’aucune chose. Que s’il y a du plaisir à voir croître les fruits en vos vergers, et à y être dans l’abondance jusqu’aux yeux, pensez-vous qu’il n’y en ait pas bien autant, à voir venir ici des vaisseaux, qui nous apportent abondamment tout ce que produisent les Indes, et tout ce qu’il y a de rare en Europe ? Quel autre lieu pourrait-on choisir au reste du monde, où toutes les commodités de la vie, et toutes les curiosités qui peuvent être souhaitées, soient si faciles à trouver qu’en celui-ci ? Quel autre pays, où l’on puisse jouir d’une liberté si entière, où l’on puisse dormir avec moins d’inquiétude, où il y ait toujours des armées sur pied exprès pour nous garder, où les empoisonnements, les trahisons, les calomnies soient moins connus, et où il soit demeuré plus de reste de l’innocence de nos aïeux ? Je ne sais comment vous pouvez tant aimer l’air d’Italie, avec lequel on respire si souvent la peste, et où toujours la chaleur du jour est insupportable, la fraîcheur du soir malsaine, et où l’obscurité de la nuit couvre des larcins et des meurtres. Que si vous craignez les hivers du Septentrion, dites-moi quelles ombres, quel éventail, quelles fontaines vous pourraient si bien préserver à Rome des incommodités de la chaleur, comme un poêle et un grand feu vous exempteront ici d’avoir froid ?

5 mai 1631

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10-11-2007

Protégé : 10 novembre : pluvieux et frais.

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09-11-2007

33) Eric Frasiak : Satanée solitude

070721esperas.jpgQuand la nuit descend sur la ville endormie,
A l’heure où les enfants ont changé de pays,
Lorsque les trains se taisent, quand s’allume la vie,
Quand la rumeur s’apaise et que monte l’oubli,

On s’accoude à des bars avec les solitaires,
Qui savent du regard se parler ou se taire,
Tous ces mecs un peu barges qui s’endorment si tard,
Pas vraiment dans la marge, pas vraiment dans l’histoire,

Satanée solitude, satanée solitude,
T’auras brûlé nos vies à nous aimer comme ça,
Satanée solitude…

Et on ferme les yeux, la tête entre les mains,
Et on fait de son mieux pour aller vers demain,
A jamais dans nos coeurs, nos craintes et nos envies,
Nos angoisses et nos peurs, qui nous maintiennent en vie.

Satanée solitude, satanée solitude,
T’auras brûlé nos nuits à nous aimer comme ça,
Satanée solitude…

Et on donne nos vies à ces filles de passage,
Et on n’a qu’une envie c’est qu’elles ne soient pas sages,
Satanée solitude…

On est des funambules sur le fil du rasoir.
Dans les filles et les bulles, on joue du désespoir.
Et puis un peu défait, tout au bout de la nuit,
Tout seul , on disparait, sans avoir rien guéri…

D’cette satanée solitude, satanée solitude,
Qui aura brûlé nos vies à nous aimer comme ça,
Satanée solitude…

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08-11-2007

94) Charles Baudelaire (1821-1867) : Le guignon

Pour soulever un poids si lourd,
Sisyphe, il faudrait ton courage !
Bien qu’on ait du cœur à l’ouvrage,
L’Art est long et le Temps est court.

Loin des sépultures célèbres,
Vers un cimetière isolé,
Mon cœur, comme un tambour voilé,
Va battant des marches funèbres.

- Maint joyau dort enseveli
Dans les ténèbres et l’oubli,
Bien loin des pioches et des sondes ;

Mainte fleur épanche à regret
Son parfum doux comme un secret
Dans les solitudes profondes.

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08-11-2007

La solitude – Brel , Brassens et Ferré

071108sol01.jpgBREL : …moi, dans l’instant où je joue, je suis aussi seul que dans le tour de chant.

BRASSENS : Ne t’inquiètes pas. De toute façon, tu es toujours seul partout, tout le temps. Et tu n’es pas le seul d’ailleurs !

BREL : Mais bien sûr ! Le type qui me dit qu’il n’est pas seul dans la vie, c’est qu’il est plus Belge que moi !

- Quoi que fassiez, vous êtes toujours seuls ? Est-ce à dire que, pour faire de grandes et belles choses il faut être seul et malheureux ?

FERRÉ : Ah oui ! Les seules choses valables se font dans la tristesse et la solitude. Je crois que l’art est une excroissance de la solitude. Les artistes sont seuls…

BREL : L’artiste c’est un brave homme totalement inadapté qui n’arrive qu’à dire publiquement ce qu’un type normal dit à sa bobonne le soir.

FERRÉ : Plutôt ce qu’un type normal pourrait dire à sa femme le soir.

BRASSENS : Quelquefois, il le dit mieux, quand même ! [rires]

BREL : Oui, mais l’artiste, c’est un timide, c’est un type qui n’ose pas aborder les choses  » de face  » comme on dit, et qui n’arrive qu’à dire publiquement ce qu’il devrait dire d’une manière courante dans la vie… Il est un peu orgueilleux aussi. C’est finalement très clinique, très médical, l’artiste. Cela dit, le pire c’est l’artiste qui n’est pas artiste, le timide qui ne pond pas son œuf. Alors là c’est effroyable, parce qu’on tombe carrément dans le cas clinique.

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06-11-2007

Jiddu Krishnamurti : Sur la solitude (4)

Ce vide, cette vacuité peut-elle être remplie ? Si elle ne peut pas l’être, pouvons-nous la fuir, nous en évader ? Si nous avons tenté une évasion et que nous avons vu qu’elle n’a aucune valeur, ne voyez-vous pas que les autres ne valent pas plus ? Il importe peu que vous remplissiez ce vide avec ceci ou cela. Ce que vous appelez méditaiton est une évasion aussi. Il importe peu que vous modifiez l’itinéraire de votre fuite.

Comment découvrirez-vous la façon de traiter cette solitude ? Vous ne la découvrirez que lorsque vous aurez cessé de fuir. Sitôt que l’on est décicé à affronter ce qui « est » – ce qui veut dire que l’on n’ouvre pas la radio, ce qui veut dire que l’on tourne le dos à la civilisation – cette solitude prend fin parce qu’elle est complètement transformée. Ce n’est plus de la solitude. Si l’on comprend ce qui « est », alors ce qui « est » est le réel. Mais parce que l’esprit ne cesse d’éviter de voir, de refuser de voir, de fuir ce qui « est », il crée ses propres obstacles. Et parce que nous avons érigé tant d’obstacles qui nous empêchent de voir, de comprendre ce qui « est », nous nous éloignons de la réalité. Voir ce qui « est » non seulement requiert une grande vivacité et une lucidité dans l’action, mais veut dire aussi tourner le dos à tout ce que nous avons échafaudé, à notre compte en banque, à notre nom, à tout ce que vous appelez civilisation. Lorsque l’on voit ce qui « est » on voit comment la solitude est transformée. (fin)

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05-11-2007

Protégé : 5 novembre

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05-11-2007

Jiddu Krishnamurti : Sur la solitude (3)

071105seule.jpg

Avez-vous jamais essayez d’être seul ? Essayez, et vous verrez comme c’est extraordinairement difficile et qu’elle intelligence il faut pour être seul, car notre esprit ne nous permet pas de l’être. Il commence à s’agiter, à s’affairer autour d’évasions possibles. Que sommes-nous donc en train de faire à ce moment-là ? Nous essayons de remplir ce vide extraordinaire avec du connu. Nous apprenons à être actifs et sociables, à étudier, à manipuler la radio. Ainsi nous remplissons cette chose que nous ne connaissons pas – ce vide – avec toutes sortes de connaissances, de contacts ou d’objets. N’est-ce pas ainsi que cela se passe ? C’est cela notre processus ; c’est cela, notre existence. Or, sitôt que vous vous rendez compte de ce que vous faites, pensez-vous pouvoir remplir ce vide ? Vous vous y êtes efforcés par tous les moyens. Y êtes-vous parvenus ? Vous êtes allés au cinéma et cela n’a pas réussi, alors vous allez chez votre gourou ou dans une bibliothèque, ou vous devenez très actifs socialement. Etes-vous parvenus à remplir le vide ou l’avez-vous simplement recouvert ? Si vous l’avez simplement recouvert, il est toujours là et surgira à nouveau. Si vous parvenez à une évasion totale, vous vous retrouvez dans un asile d’aliénés ou vous deviendrez complètement stupides. Et c’est exactement ce qui se produit dans le monde. (à suivre)

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04-11-2007

Jiddu Krishnamurti : Sur la solitude (2)

071104sol01.jpgAbordons ce problème en cherchant à voir ce qui se produit réellement, comment nous nous comportons au juste lorsque nous éprouvons ce sentiment de solitude. Nous essayons de le fuir. Vous poursuiviez votre lecture interrompue, vous allez consulter un sage, vous aller au cinéma, vous vous mettez à peindre, ou bien à écrire un poème sur la solitude. C’est cela qui se produit en fait. Prenant conscience de votre solitude, de la douleur qu’elle comporte, de la peur insondable qui l’accompagne, vous cherchez une évasion, et c’est cette évasion qui devient importante ; par conséquent vos activité, vos connaissances, vos dieux, vos radios deviennent importants aussi. Lorsque vous accordez de l’importance à des valeurs secondaires, elles mènent au chaos, car les valeurs secondaires sont inévitablement sensorielles. Et la civilisation moderne basée sur elles vous offre les évasions que vous cherchez, par le truchement de votre emploi, de votre famille, de votre nom, de vos études, de vos expressions artistiques, etc. Toute notre culture est basée sur ces évasions. Notre civilisation est fondée dessus, c’est un fait. (à suivre)

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04-11-2007

Germaine de Stael : …de la solitude

071104endormie.jpgTremois-Chazot : L’Endormie

… s’il est vrai que la solitude soit un moyen de jouissance pour le philosophe, c’est lui qui est l’homme heureux. Non seulement vivre seul est le meilleur de tous les états, parce que c’est le plus indépendant, mais encore la satisfaction qu’on y trouve est la pierre de touche du bonheur; sa, source est si intime, qu’alors qu’on le possède réellement, la réflexion rapproche toujours plus de la certitude de l’éprouver.
La solitude est, pour les âmes agitées par de grandes passions, une situation très dangereuse. Ce repos auquel la nature nous appelle, qui semble la destination immédiate de l’homme; ce repos dont la jouissance parait devoir précéder le besoin même de la société, et devenir plus nécessaire encore après qu’on a longtemps vécu au milieu d’elle; ce repos est un tourment pour l’homme dominé par une grande passion. En effet, le calme n’existant qu’autour de lui, contraste avec son agitation intérieure, et en accroît la douleur. C’est par la distraction qu’il faut d’abord essayer d’affaiblir une grande passion; il ne faut pas commencer la lutte par un combat corps à corps, et avant de se hasarder à vivre seul, il faut avoir déjà agi sur soi-même. Les caractères passionnés, loin de redouter la solitude, la désirent; mais cela même est une preuve qu’elle nourrit leur passion, loin de la détruire. L’âme, troublée par les sentiments qui l’oppressent, se persuade qu’elle soulagera sa peine en s’en occupant davantage; les premiers instants où le cœur s’abandonne à la rêverie sont pleins de charmes, mais bientôt cette jouissance le consume. L’imagination qui est restée la même, quoiqu’on ait éloignée d’elle ce qui semblait l’enflammer, pousse à l’extrême toutes les chances de l’inquiétude; dans son isolement elle s’entoure de chimères; l’imagination dans le silence et la retraite, n’étant frappée par rien de réel, donne une même importance à tout ce qu’elle invente. Elle veut se sauver du présent, et elle se livre à l’avenir, bien plus propre à l’agiter, bien plus conforme à sa nature. L’idée qui la domine, laissée stationnaire par les événemens, se diversifie de mille manières par le travail de la pensée, la tête s’enflamme et la raison devient moins puissante que jamais. La solitude finit par effrayer l’homme malheureux; il croit à l’éternité de la douleur qu’il éprouve. La paix qui l’environne semble insulter au tumulte de son âme; l’uniformité des jours ne lui présente aucun changement même dans la peine; la violence d’un tel malheur au sein de la retraite, est une nouvelle preuve de la funeste influence des passions; elles éloignent de tout ce qui est simple et facile, et quoiqu’elles prennent leur source dans la nature de l’homme, elles s’opposent sans cesse à sa véritable destination. La solitude, au contraire, est le premier des biens pour le philosophe. C’est au milieu du monde que souvent ses réflexions, ses résolutions l’abandonnent, que les idées générales les plus arrêtées, cèdent aux impressions particulières : c’est là que le gouvernement de soi exige une main plus assurée; mais dans la retraite, le philosophe n’a de rapports qu’avec le sejour champêtre qui l’environne, et son âme est parfaitement d’accord avec les douces sensations que ce séjour inspire; elle s’en aide pour penser et vivre. Comme il est rare d’arriver à la philosophie sans avoir fait quelques efforts pour obtenir des biens plus semblables aux chimères de la jeunesse, l’âme, qui pour jamais y renonce, compose son bonheur d’une sorte de mélancolie qui a plus de charme qu’on ne pense, et vers laquelle tout semble nous ramener. Les aspects, les incidents de la campagne, sont tellement analogues à cette disposition morale, qu’on seroit tenté de croire que la Providence a voulu qu’elle devînt celle de tous les hommes, et que tout concourût à la leur inspirer, lorsqu’ils atteignent l’époque où l’âme se lasse de travailler à son propre sort, se fatigue même de l’espérance, et n’ambitionne plus que l’absence de la peine. Toute la nature semble se prêter aux sentimens qu’ils éprouvent alors. Le bruit du vent, l’éclat des orages, le soir de l’été, les frimas de l’hiver; ces mouvements, ces tableaux opposés, produisent des impressions pareille, et font naître dans l’âme cette douce mélancolie, vrai sentiment de l’homme, résultat de sa destinée, seule situation du cœur, qui laisse à la méditation toute son action et toute sa force.

De l’influence des passions

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04-11-2007

Protégé : 4 novembre : automnale

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03-11-2007

Protégé : Dominique Tremois-Chazot : chrysalide

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03-11-2007

Jiddu Krishnamurti : Sur la solitude (1)

071103sol01.jpgVariation sur la solitude – Georges Chich

Savons-nous ce que veut dire la solitude et en sommes-nous conscients ? J’en doute fort, car nous sommes plongés dans les activités, dans les livres, dans des fréquentations, dans des idées qui nous empêchent de nous rendre compte de notre solitude. Qu’appelons-nous solitude ? Le sentiment d’être vide, de ne rien posséder, d’être extraordinairement incertain, sans racines nulle part. Ce n’est pas du désespoir, ni une désespérance, mais une vacuité et un sens de frustration. Je suis sûr que nous l’avons tous ressenti, ceux d’entre nous qui sont heureux, comme ceux qui sont malheureux, les très, très actifs comme ceux qui s’adonnent à l’étude. Nous connaissons tous cela. C’est le sens d’une douleur inépuisable, d’une douleur que l’on peut étouffer, quelque effort que l’on fasse dans ce sens. (à suivre)

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02-11-2007

32) Francis Lalanne : Elle est toute seule

Quand elle se regarde dans la glace
Y a son sang qui se glace
Elle est trop grosse pour les copains
Malgré le régime sans pain
Elle a les cheveux trop gras
Et trop de duvet sur les bras
Elle se croit moche, elle se croit cloche
Elle trouve ses yeux pas assez bleus
Elle en veut au bon Dieu

{Refrain}
Elle est toute seule, toute seule, toute seule
Elle est toute seule

Ses p’tites copines ont toutes un mec
Qu’elles sortent, le joint au bec
Elle ça la fait tousser d’fumer
Alors tu parles s’il faut s’camer
Mais elle veut bien s’droguer
Si ça peut l’aider à draguer
Elle se sent lourde, elle se sent gourde
Tu sais, dans le cœur, ça lui fait comme une plaie
De pas faire c’qui lui plait

{au Refrain}

Avec ça, y a les jours qui passent
Et toujours rien qui s’passe
Aucun amour à l’horizon
Ça pue le temps dans sa maison
Y a tant de filles comme elle
Qu’on méprise parce qu’elles sont pas belles
Et qui vieillissent et qui finissent pucelles
C’est dur pour une fille d’accepter
Ce genre d’absurdité

{au Refrain}

Pour qu’un jour elle se trouve jolie
Faudrait plus qu’on l’oublie
Faudrait qu’on l’aime à tout casser
Comme une nana papier glacé
Mais tout c’qu’elle a d’beauté se cogne à la publicité
Elle se trouve mal, elle se trouve sale
Tu sais, elle vit des amours magazine
Toute seule dans sa cuisine

{au Refrain}

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02-11-2007

Jiddu Krishnamurti : L’état de relation et l’isolement (6)

071105seule02.jpgBenoit Colsenet

http://www.benoitcolsenet-peintures.com/index.html J’aime sa peinture.

Peut-on vivre dans le monde sans volonté de puissance, sans le désir d’occuper une situation, d’avoir une certaine autorité ? On le peut certainement. On le fait lorsqu’on ne s’identifie pas à quelque chose de plus grand que soi. Cette identification avec un parti, ou un pays, ou une race, ou une religion, ou dieu, est une volonté de puissance. Parce que vous, en vous-même, êtes vide, atone, faible, vous aimez vous identifier avec quelque chose de grand. Ce désir est le désir de vous sentir puissant. Lorsque mes relations avec le monde me révèlent tout ce processus de mes désirs et de mes pensées, elles deviennent une source perpétuelle de connaissance de moi-même ; et sans cette connaissance il est bien inutile d’essayer d’établir un ordre extérieur est un système, sur une formule. L’important est de nous comprendre nous-mêmes dans nos rapports avec les autres. Alors les relations ne sont plus un processus d’isolement mais un mouvement par lequel nous découvrons nos mobiles, nos aspirations ; et cette découverte même est le début d’une libération, d’une transformation. (Fin)

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01-11-2007

Jiddu Krishnamurti : L’état de relation et l’isolement (5)

Une vie isolée est une chose qui n’existe pas. Aucun pays, aucun peuple, aucun individu ne vit isolé ; et pourtant, parce que vous exercez votre volonté de puissance de tant de façons différentes, vous engendrez l’isolement. Le nationalisme est une malédiction, parce que, par son esprit patriotique, il crée un mur d’isolement. Il est si identifié à son pays qu’il construit un mur autour de lui, contre  » les autres « . Et qu’arrive-t-il alors ? C’est que  » les autres  » ne cessent de cogner contre ce mur. Lorsque vous résister à quelque chose, cette seule résistance indique que vous êtes en conflit avec  » les autres « . Le nationalisme, qui est un processus d’isolement, qui est le résultat de la volonté de puissance, ne peut pas donner la paix au monde. Le nationalisme qui parle de fraternité ment ; il vit dans un état de contradiction. (à suivre)

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