23-10-2007

Brassens et la solitude

58201georgesbrassens.jpg…il est vrai que Brassens est un homme solitaire, d’une certaine manière. Nous pouvons reprendre ses mots : » Une espèce de solitude – si vous voulez – de pensée ». Brassens vit entourés d’amis. Mais au fond, il ne vit pas à travers ses amis. Il s’en nourrit, mais garde en permanence une opinion personnelle sur tout ce qui l’entoure. Brassens garde un recul critique sur tout ce qu’on lui dit, il est toujours campé sur ses bases, lorsqu’il discute avec ses amis. Brassens a un tempérament fort. Lucienne Cantaloube-Ferrieu fait un rapprochement fort intéressant – dans son anthologie de la chanson française – entre la posture de Brassens et les théories de Max Jacob. Dans ses « conseils à un jeune poète », le poète dit la chose suivante :

« Le premier geste du travail est la séparation. Il faut, présent et visible, se séparer de ce qui est présent et visible. Creuser un abîme entre le toi et le moi, bâtir une citadelle du moi. « 

Lucienne Chanteloube Ferrieu fait ce commentaire, dans une partie intitulée « le choix de la solitude » :

« Seule la solitude permet, d’après lui, la vie intérieure, qui non seulement donne la force de vivre individuellement et non en bourgeois c’est-à-dire en troupeau, en cadres, mais surtout rend attentif et perméables. « 

En passant de longues matinées à se plonger dans une vaste introspection, Brassens se forge un jugement autonome à l’épreuve des plus proches amitiés. Brassens restera donc toujours quelque peu seul au milieu de ses amis.

Publié par Jean dans Auteurs | RSS 2.0

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