26-09-2007

Quand, la fin de cela ?… – carpe diem

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Il y a ton absence… Et il y a tes mots si beaux…

Il y a la lourdeur de l’air qui m’entoure, il y a les longues heures de solitude parmi ces gens que je n’ai pas choisis… et qui sont ma famille.

Il y a l’impression qu’ils ne me laisseront jamais exister. La prise de conscience… Quatre enfants, et trois pour le moment qui se sentent perdus parmi Eux. Car il y a le mur. Il y a les mots que nous avons eu et qui n’ont rien changé.

Car ils ne… Ils nous écoutent, oui, mais dès le lendemain ils parlent de nos conversations en des termes blessants… Ils ressortent avec négligence les mots, que dis-je, les maux que je leur ai livrés. Je l’ai fait après des années de silence, je leur ai confiés, pensant qu’enfin ils sauraient en prendre soin… Mais j’ai eu tort…

Ils ne comprennent pas le don que je leur ai fait, ils jouent avec… Et moi rien que d’écrire cela, j’ai les larmes aux yeux. Pourquoi je me mets dans un tel état à cause d’eux ?…

C’est parce que je n’en peux plus… De vivre en me demandant ce qu’ils vont encore inventer pour m’étouffer davantage, ce qu’ils vont me cracher au visage, cette fois… En me demandant de quelle manière ils vont baisser mon moral, aujourd’hui. Ils y arrivent quasiment quotidiennement.

Ils le répètent, qu’ils souhaitent mon bonheur. Et croient même prendre les moyens de me rendre heureuse. Mais je m’en fous, de tous les plaisirs matériels qu’ils m’accordent. Et quand je demande leur accord pour ce qui me tient réellement à cœur, c’est le refus. Parce que mon âge. Parce que je suis une fille. Parce que de leur temps.

Parce qu’ils regardent leur jeunesse, et n’y voient pas la mienne.

Je les imagine, d’après leurs récits… Ne ratant jamais une occasion de sortir, voir du monde, futiles et drôles, pas très bosseurs, mais suffisamment pour qu’on leur foute la paix. Respectueux de leurs parents… Bref, comme la majorité des adolescents.

Oui mais voilà. Moi je n’aime pas danser, je n’aime pas sortir pour voir des gens que je connais à peine. Je n’aime pas les éclats de rire si faux, les sourires hypocrites.

Moi, je m’évade autrement. Mes amis n’auraient pu être les leurs.

Mes goûts ne sont pas ceux de l’adolescente-type… Je ne me préoccupe pas du maquillage, ni de la mode, ni des garçons, ni des potins… Tout ça me passe au dessus.

En fait, je suis tellement différente d’eux qu’ils sont perdus… Et puis, je leur donne une image de moi qui n’est pas entièrement vraie… Mais c’est pour me protéger, et j’ai vu ce que ça faisait, quand j’enlevais un peu de ma carapace…

[Et leurs mots m'atteignent si durement... Ma mère, au repas "Mais tu as peur de tout, toi !", d'un air ironique visant à me ridiculiser. Si elle savait à quel point c'est vrai... Ses mots m'ont surprise. Je ne savais que répondre... Car elle avait raison, mais elle n'en mesurait pas la portée. Elle ne comprenait pas.]

La seule chose que je leur demande, ce qui me permettrait d’être heureuse… Cela serait d’être libre… Libre de penser, libre d’aller où je veux, libre de voir qui je veux, libre d’aimer, libre de vivre…

Je n’ai pas ces libertés. Le mensonge s’est instauré entre eux et moi. Je l’avais toujours refusé, mais je n’ai pas pu faire autrement… Et à chaque fois que je doit mentir, ça me sert le cœur. Dès qu’ils me parlent de confiance…

Quand, la fin de cela ?… Lorsque j’aurai dix-huit ans ?… Et encore. Lorsque j’aurai pris mon envol, lorsque je n’habiterai plus ici.

Je me demande où je vais, comme ça… Il reste beaucoup de temps, avant que je ne sois indépendante… La situation va-t-elle empirer ? Le peut-elle ?…


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Publié par Jean dans Paroles de solitaires | RSS 2.0

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