22-09-2007

Solitude (5) : vaincre la maudite de l’extérieur

La solution à l’isolement se trouve chez l’individu lui-même : dans sa capacité de communiquer. À l’Ère des Communications, nous savons de moins en moins communiquer au plan interpersonnel. Du fait de la complexité des structures de la société.

Certains chercheurs préconisent le développement et la stimulation chez les individus de notre capacité de communiquer.  Une formation à la communication leur paraît indispensable pour survivre dans notre société, au même titre que l’éducation sexuelle est devenue nécessaire. Le programme comprendrait de la psychologie (autre chose que l’étude du conditionnement des rats), de la sociologie, de la dynamique de groupe, une initiation aux techniques de communication et à l’échange verbal, une information sur les problèmes du couple, etc. Ces chercheurs pensent qu’avec un certain bagage d’informations sur la communication, les êtres auraient moins de mal à sortir de leur isolement. Il s’agirait, pour un système d’éducation renouvelé, de préparer les individus à se prendre en charge plutôt qu’à être pris en charge…

070922soltude.jpgCertains s’étonneront de ce qu’il faille aujourd’hui tout apprendre, y compris la communication interpersonnelle… « Autrefois », diront-ils… Ce qui est tout à fait exact : autrefois, l’individu était soutenu, orienté, voire dirigé par les structures sociales; il épousait le plus souvent le fils ou la fille du voisin. Mais aujourd’hui, la fille du voisin, ou son fils, ne parle pas toujours la même langue, met souvent des épices étranges dans son riz, quand il (elle) ne porte pas un anneau dans le nez…

Il paraît de plus en plus évident que nous devrons revenir au concept de la famille, comme solution à plusieurs de nos problèmes, dont celui de la solitude. Je ne pense pas ici à la famille restreinte, dite « nucléaire ». Mais à un modèle élargi de la famille.

Nous devons, à notre époque de changement, revendiquer le droit de vivre autrement. Le droit de vivre à deux, sans former un couple, à trois, à quatre : de créer des communes, des centres de vie communautaire…

La famille élargie, c’est la famille choisie par affinités. Ce pourrait être aussi une façon d’atténuer la ségrégation des âges : les enfants, les adultes, les vieillards redécouvriraient le plaisir de communiquer.

Nous sommes à une époque d’essais et d’erreurs. À une époque où les modes de vie qui s’écartent de la norme étroite sont non seulement possibles, mais nécessaires. Puisque notre civilisation est en train d’éclater et que nous devons en inventer une nouvelle.

Mais, bien souvent, des expériences qui pourraient être pleines d’enseignement suscitent de la méfiance, voire de l’hostilité. Nous devons tendre à une plus grande ouverture devant des modes de vie différents : accepter que d’autres vivent autrement, dans le respect de la liberté individuelle. C’est dans la diversité des modes de vie, je dirais même dans l’éventail le plus vaste possible des modes de vie, que certains pourront trouver une solution à leur solitude.

Il y a en nous une grande résistance au changement. Nous devons reconnaître le droit de vivre autrement à ceux qui cherchent des solutions en dehors de la norme.

Publié par Jean dans Feuilleton | RSS 2.0

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