Natascha Kampusch

070823kampusch.jpgNatascha Kampusch est née le 17 février 1988 à Vienne.Elle a seulement dix ans quand elle est enlevée à Strasshof, petite ville Autrichienne à 20 km de Vienne le 2 mars 1998. Sur le chemin de l’école, elle est obligée de monter dans une fourgonnette blanche, par Wolfgang P., alors âgé de 36 ans au moment des faits. Son enlèvement suscite un énorme mouvement de solidarité pour sa recherche dans toute l’Autriche. En vain. L’homme la séquestrera, au sous-sol de son pavillon, dans une cachette de trois mètres sur quatre. La pièce est équipée d’un W.C. et d’une salle d’eau. Elle est insonorisée et fermée par une porte blindée. De temps en temps, Wolfgang la fait sortir ; ils se promène dehors, sans que les voisins ne se doutent de quoi que ce soit. Mais le plus dur pour la jeune fille, c’est de savoir qu’elle se situe qu’à seulement quelques kilomètres de sa maison ! Durant huit années, sa vie se limitera à son ravisseur ; toute son adolescence ne sera que séquestration et frustration. Elle admet même, du bout des lèvres, avoir eu des rapports sexuels avec son ravisseur… Mais la jeune adolescente sera incroyablement forte : elle tiendra tête à Wolfgang plus d’une fois et ne se laissera pas abattre.

Le 23 août 2006, profitant d’un moment d’inattention de Wolfgang, la jeune femme, réussira à s’échapper. A l’arrivée de la police chez lui, son ravisseur s’échappe et va se jeter sous un train. Natascha est alors bouleversée et décide de porter son deuil. Le syndrome de Stockholm ? Peut-être pas : elle avait réussi à « nouer » une relation avec son ravisseur. Huit années ne s’oublient pas d’un trait.
Extrait de sa première déclaration :

  • Mon cadre de vie : ma pièce était correctement équipée, c’était ma pièce et elle n’était pas destinée à être montrée publiquement.

  • La vie quotidienne: elle se déroulait de façon tout à fait réglée. En général, un petit déjeuner dans la règle de l’art – il n’a généralement pas travaillé -, les travaux ménagers, lire, regarder la télévision, discuter, cuisiner. C’était comme ça pendant des années, le tout accompagné d’angoisse liée à la solitude.

    Quant à la relation (au ravisseur) : il n’était pas mon maître. J’étais aussi forte que lui. Symboliquement, il m’a portée à bout de bras tout en me foulant aux pieds. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il était tombé sur la mauvaise personne.

    Il a procédé seul à l’enlèvement. Tout avait été préparé à l’avance. Il a ensuite aménagé avec moi la chambre, qui faisait d’ailleurs plus de 1,60 m. D’ailleurs, je n’ai pas pleuré après ma fuite, il n’y avait pas de raison d’être triste.
    (…)

    Il faisait partie de ma vie, c’est pourquoi d’une certaine manière je porte son deuil. Il est bien sûr vrai que ma jeunesse a été différente de celle de beaucoup d’autres, mais en principe je n’ai pas le sentiment d’avoir raté grand chose. J’ai évité pas mal (de mésaventures) : je n’ai pas commencé à fumer et à boire, ou à avoir de mauvaises fréquentations.
    Message aux médias : la seule chose que la presse doit m’épargner, c’est l’éternelle calomnie, les interprétations erronées et le manque de respect à mon égard.

    Actuellement, je me sens bien là où je réside, peut-être un petit peu sous tutelle. J’ai pourtant décidé de n’avoir avec ma famille que des contacts téléphoniques. C’est moi qui déterminerai quand je prendrai contact avec les journalistes.
    Quant à ma fuite : quand j’ai dû nettoyer et aspirer la voiture dans le jardin, il s’est éloigné à cause du bruit de l’aspirateur. C’était ma chance. J’ai simplement laissé l’aspirateur allumé. D’ailleurs, je ne l’appelais jamais maître, même s’il le voulait. Je pense qu’il voulait se faire appeler comme ça, mais il ne le pensait pas tout à fait.
    J’ai pris un avocat de confiance pour les questions juridiques (…)
    Tout le monde veut sans arrêt poser des questions intimes qui ne regardent personne. Peut-être que je raconterai à ma thérapeute, ou si je devais en ressentir le besoin, ou peut-être jamais. Mon intimité n’appartient qu’à moi.
    La personne qui a conduit le ravisseur à la gare avant que celui-ci ne se suicide « ne doit pas se sentir coupable.
    Il n’y peut rien, c’était la décision de Wolfgang de se jeter sous le train. J’éprouve de l’empathie pour la mère de Wolfgang : je peux me mettre à sa place aujourd’hui et ressentir ce qu’elle ressent. Nous pensons toutes les deux à lui.
    Je souhaite remercier toutes les personnes qui se soucient tant de mon sort. S’il vous plaît, laissez-moi tranquille dans les prochains temps.

À propos de Jean

Ceci est "un blog" de bonne foi, lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne me suis proposé aucune fin, que domestique et privée. Montaigne.

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