17-08-2007

William et Thomas Green

L’ouest canadien se passionne depuis plusieurs semaines pour l’étrange histoire de deux « enfants sauvages » affamés revenus récemment à la civilisation. Ils sont sans papiers et affirment avoir passé presque toute leur vie dans les vastes forêts de Colombie-Britannique. Les frères William et Thomas Green, âgés respectivement de 16 et 22 ans, ont été découverts par des marcheurs tombés par hasard sur leur campement de fortune installé en forêt non loin de la ville de Vernon, à 280 km à l’est de Vancouver. Ils sont depuis hébergés et nourris par ces gens qui leur ont aussi fourni de nouveaux vêtements.

Les jeunes hommes affirment être nés et avoir été élevés en forêt par leurs parents, des Américains, qui se prénomment eux-mêmes Mary et Joseph, mais qui n’ont aucune preuve d’identité. Encore plus inhabituel, ils affirment n’être jamais allés à l’école ni chez un médecin, n’avoir jamais regardé la télévision ni eu des amis d’enfance, raconte Rhelda Evans, une conseillère du député fédéral Darrel Stinson. Ils vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette et leurs contacts avec le monde extérieur se limitaient à de rares sorties en famille dans la ville de Revelstoke pour des achats et à la visite qu’ils recevaient parfois d’un ami de leurs parents.

L’aîné a affirmé à Mme Evans qu’il avait quitté il y a quelques mois la cabane en rondins reculée de ses parents parce que sa mère n’acceptait pas qu’il décide de devenir végétarien. « Elle lui a dit qu’il se laissait corrompre par le monde extérieur. En fait, elle craignait peut-être seulement que, comme végétarien, il ne puisse pas survivre aux hivers de Revelstoke, et lui a donc demandé de partir », a indiqué Mme Evans. Son jeune frère l’a suivi et ils ont fini par se retrouver à Vernon. « Ils venaient ici presque tous les jours mais ils ne parlaient pas beaucoup. Ils étaient timides et évitaient de me regarder, même quand venait le temps de payer », raconte Chandace Chase, la caissière d’une épicerie locale. A la différence d’autres adolescents, ils n’ont jamais acheté de friandises ou autres sucreries, a-t-elle dit.

Les personnes qui les ont pris en charge ont refusé que la presse les rencontre ou les photographie mais, selon Mme Chase, ils sont très grands, très maigres et très pâles. La police fédérale canadienne corrobore le fond de leur histoire, tout en la nuançant. « Il n’y a aucun doute qu’ils vivaient dans un endroit très isolé mais ils avaient un poste de télévision, une radio et un appareil vidéo. Leur cabane était munie de panneaux solaires qui faisaient fonctionner une génératrice. Leurs parents sont éduqués et leur ont appris à lire et à écrire et à se servir des commodités d’aujourd’hui », a affirmé un porte-parole de la police, Henry Proce.

La police cherche maintenant à entrer en contact avec leurs parents ou leurs grands-parents. Plusieurs agences du gouvernement de la province tentent de leur venir en aide mais leurs efforts sont compliqués par le fait qu’ils n’ont pas de certificat de naissance ni d’autre document établissant leur citoyenneté canadienne, ce qui leur donnerait droit à l’aide gouvernementale ou de travailler. (8-11-2003)

Publié par Jean dans Prisonniers de la solitude | RSS 2.0

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