07-08-2007

69) Le prince de solitude – Aegimios

Mon aimée, souviens toi de ce temps qui se conjugue au passé.
Vois-le ronger nos cœurs et étouffer de lierre rêche le présent.
Je marche le long de la Seine, dans l’air frais du printemps.
Ma main te cherche mais ne peut que saisir le vide trépassé.

As-tu encore en mémoire ces pépites de bonheur éperdu ?
Nous les ciselions ensemble, enlacés dans l’Eden de Cupidon.
A présent, je m’assois seul sur ce banc où naquit notre passion.
Des couples défilent devant moi ; requiem pour un amour perdu.

La fumée de ma cigarette s’envole en tourbillon dans le vent.
Depuis trop d’années maintenant, tu as volé mes sourires.
Le sang de mon cœur s’écoule en rigole dans ton souvenir.
Enlacé dans mon grand manteau de solitude, j’attends.

Parmi les promeneurs du dimanche, je suis peinture morte.
A mes pieds gisent ces larmes invisibles d’être trop retenues.
Je suis le prince d’un royaume en friche, de tous inconnu.
Il hurle pour le retour d’une reine mais trouvera-t-elle la porte ?

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

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