06-08-2007

Cent ans de solitude, de Gabriel García Márquez

La solitude

Tout au long du roman, tous les personnages semblent prédestinés à souffrir de la solitude comme une caractéristique innée à la famille Buendia. Le village même vit isolé de la modernité, toujours en attente de l’arrivée des gitans qui amènent les nouvelles inventions; et l’oubli, fréquent dans les événements tragiques récurrents dans l’histoire de la culture que présente l’œuvre.

La solitude est particulièrement évidente pour le colonel Aureliano Buendia dont la maladresse pour exprimer l’amour fait qu’il s’en va à la guerre en laissant des enfants de mères différentes à divers endroits. À certaines occasions, il demande même que l’on trace un cercle de trois mètres autour de lui pour éviter qu’on l’approche. Aussi, après avoir signé la paix, il se tire une balle dans la poitrine pour ne pas avoir à affronter l’avenir, mais il est tellement malchanceux qu’il se rate et passe sa vieillesse dans le laboratoire d’alchimie à fabriquer des petits poissons en or qu’il défait et refait dans un pacte d’honneur avec la solitude. D’autres personnages comme le fondateur de Macondo, José Arcadio Buendia (qui meurt seul attaché à un arbre), Ursula (qui vit la solitude dans la cécité), José Arcadio (fils du fondateur) et Rebeca (qui s’en vont habiter seuls dans une autre maison), Amaranta (qui reste célibataire), Gerineldo Márquez (qui attend une pension qui n’arrive jamais), Pietro Crespi (qui se suicide face au refus de ses maîtresses), entre autres, souffrent des conséquences de la solitude et de l’abandon.

Une des raisons primordiales pour laquelle ils finissent seuls et frustrés est leur incapacité à aimer. Cet état est rompu avec l’union d’Aureliano Balilonia et Amaranta Ursula, qui ne reconnaissent pas leur lien de parenté, provoquant une fin tragique à l’histoire.

Publié par Jean dans Textes | RSS 2.0

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