27-07-2007

65) La Solitude

(orthographe modernisée)

Dans ce val solitaire et sombre
Le cerf qui brame au bruit de l’eau
Penchant ses yeux dans un ruisseau,
S’amuse à regarder son ombre.

De cette source une Naïade
Tous les soirs ouvre le portail
De sa demeure de cristal
Et nous chante une sérénade.

Les Nymphes que la chasse attire
A l’ombrage de ces forêts
Cherchent des cabinets secrets
Loin de l’embûche du Satyre.

Jadis au pied de ce grand chêne,
Presque aussi vieux que le Soleil,
Bacchus, l’Amour et le Sommeil
Firent la fosse de Silène.*

Un froid et ténébreux silence
Dort à l’ombre de ces ormeaux,
Et les vents battent les rameaux
D’une amoureuse violence. (…)

Ode, Les Oeuvres du sieur Théophile, 1621.

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

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