02-07-2007

Kaspar Hauser, par K. Noubi. (29e partie)

Décembre 1833. La fête de Noël approche. Il règne une forte activité à Ansbach où on prépare les festivités.
Kaspar, qui ne travaille pas, ce 14 décembre, est chez le pasteur de la petite ville. Il s’y rend souvent, depuis quelque temps, il se rend à l’église où il s’entretient avec le pasteur. Il s’est découvert un intérêt pour la religion et le pasteur se fait un plaisir de faire son éducation. Mais ce jour-là, il n’est pas venu pour apprendre mais pour aider. Le pasteur prépare, en effet, avec ses enfants, la crèche de Noël et Kaspar veut y participer.
Armé de ciseaux, il découpe dans le carton des figurines. Il est très habile de ses mains et fait de jolies choses.
Vers quinze heures, il jette un coup d’œil sur l’horloge et dit aux enfants.
— Je dois rentrer…
L’un des enfants lui demande de rester encore.
— Nous avons besoin de toi !
— J’ai rendez-vous avec une personne qui doit me révéler le mystère de mes origines… Je dois retourner à la maison pour prendre un voisin avec moi…
Il prend donc congé du pasteur et des enfants et rentre.
Il retourne effectivement chez les Meyer et entraîne un voisin avec lui. Mais il le perd en cours de route et c’est tout seul qu’il se rend au lieu du rendez-vous : le jardin public de la petite ville. Il est quinze heures trente, quand le professeur Meyer sortant à la fenêtre l’aperçoit.
— Tiens, dit-elle, Kaspar revient….
Mais elle remarque aussitôt qu’il a une démarche étrange : il titube, comme s’il avait bu.
Le professeur est prêt à s’emporter et il sort pour aller à la rencontre du jeune homme. Celui-ci vient vers lui. Si tout à l’heure, il titubait, il semble maintenant prêt à s’écrouler.
— Kaspar !
— Professeur….
— Que se passe-t-il, mon garçon ?
Le jeune homme marche en se tenant le flanc. C’est alors que le professeur aperçoit la tache de sang sur la chemise.
— Kaspar, tu es blessé !
— Oui, professeur… Un homme, il m’a frappé avec un couteau…
— Je croyais que tu étais chez le pasteur !
— Non, jardin… jardin public…
— Et qui est cet homme qui t’a frappé ?
— Un homme… il m’a donné une bourse… Je l’ai prise, mais il a pris un couteau et il m’a frappé… J’ai laissé la bourse tombée et je me suis enfui…
L’effort le fatigue. Il veut encore parler mais il ne peut pas. Il tombe dans les bras du professeur, évanoui. (à suivre…)

Publié par Jean dans Feuilleton, Prisonniers de la solitude | RSS 2.0

Une Réponse à “Kaspar Hauser, par K. Noubi. (29e partie)”

  1. Cathy 258 dit :

    Mince ! pas de chance ! évanoui ?

    A suivre = Grrrrrrrrrr…

    sourire !

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