30-06-2007

47) El presentimiento

Spain was different

Agosto de 1920
(Vega de Zujaira)

El presentimiento (Le pressentiment)
es la sonda del alma (Est la sonde de l’âme)
en el misterio. (Dans le mystère)
Nariz del corazón, (L’instinct du coeur)
que explora en la tiniebla (Qui fouille les ténèbres)
del tiempo. (Du temps)

Ayer es lo marchito. (Hier est ce qui est flétri)
El sentimiento (Le regret)
y el campo funeral (Et le cimetière)
del recuerdo. (Du souvenir)

Anteayer (Avant-hier)
es lo muerto. (Est ce qui est mort)
Madriguera de ideas moribundas (Le gîte de l’idée agonisante)
de pegasos sin freno. (Des Pégases sans frein)
Malezas de memorias (Maquis de la mémoire)
y desiertos (Et deserts)
perdidos en la niebla (Perdu dans le bouillard)
de los sueños. (Du songe)

Nada turba los siglos (Rien ne trouble les siècles)
pasados. (Passés)
No podemos (Nous ne pouvons)
arrancar un suspiro (Arracher un soupir)
de lo viejo. (Aux choses révolues)
El pasado se pone (Le passé revêt)
su coraza de hierro (Sa cuirasse de fer)
y tapa sus oídos (Et se bouche les oreilles)
con algodón del viento. (Avec l’ouate du vent)
Nunca podrá arrancársele (Jamais on pourra lui arracher)
un secreto. (Un secret)

Sus músculos de siglos (Ses torsades de siècles)
y su cerebro (Et son cerveau)
de marchitas ideas (Aux pensées flétries)
en feto (Dans les limbes)
no darán el licor que necesita (N’offriront jamais le breuvage)
el corazón sediento. (Qu’appelle le coeur assoiffé)

Pero el niño futuro (Cependant que l’enfant futur)
nos dirá algún secreto (Ne nous révélera un secret)
cuando juegue en su cama (Lorsqu’il jouera dans sa couche)
de luceros. (D’étoiles)
Y es fácil engañarle ; (Il est aisé de le tromper)
por eso, (C’est pourquoi)
démosle con dulzura (Donnons lui avec tendresse)
nuestro seno. (Notre sein)

Que el topo silencioso (Car la taupe silencieuse)
del presentimiento (Du pressentiment)
nos traerá sus sonajas (Nous rapportera son hochet)
cuando se esté durmiendo (Lorqu’il se sera endormi)

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

5 Réponses à “47) El presentimiento”

  1. Jean dit :

    Victor Hugo a vécu en Espagne durant sa jeunesse.
    Il en est resté marqué.
    De nombreux poèmes font allusion à cette période de sa vie : Gastibelza, ou La légende de la nonne, par exemple, mis en musique par Brassens.

    Je compte sur toi pour enricihir ma culture espagnole.

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  2. Je suis heureuse également de lire de beaux mots sur ton journal…

    J’essayerais de rapporter quelque chose de bonito à partager de ma petite escapade…

    Buenas noches.

  3. Non, je suis française mais 12 ans de vie là-bas ont fait de moi une âme espagnole . Aujourd’hui, Andorre est la terre qui m’accueille. Malheureusement, c’est loin d’être la même chose.

  4. Jean dit :

    Bonsoir Juliette !

    Je suis heureux de te connaitre.

    Tu en as de la chance d’aller à Barcelone ! Tu es espagnole ?

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  5. Bonsoir Jean,
    Merci. J’aime Federico… J’ai humé l’espagne à travers ses écrits… Ses mots passent leurs nuits sur ma table de chevet entre ceux de Jean, de Jim, de Charles,mylène et quelques autres… Je les relis quand les mots des autres deviennent incompréhensibles ou simplement vide…

    Bonne nuit. Je pars à barcelone pour une journée…

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