23-06-2007

Kaspar Hauser, par K. Noubi (20e partie)

Portrait par François GérardCertes, la ressemblance est établie, mais la question qui revient est : de qui Kaspar est-il le fils ?
On sait, par la lettre qu’il avait sur lui quand on l’a trouvé, que Kaspar est né en 1812. Il suffit donc de chercher quel membre de la famille royale, cette année là, a mis un enfant au monde.
On cherche et on découvre que la mère de l’enfant pouvait être la princesse
Stéphanie de Beauharnais.
Née à Versailles, en France, Stéphanie était la fille du comte Claude de Beauharnais, apparenté à Alexandre de Beauharnais, le premier époux de l’impératrice de France, Joséphine. Napoléon avait adopté la jeune fille, en avait fait une princesse et l’avait donnée en mariage, en avril 1806 au grand duc Charles II Frédéric de Bade. Charles de Bade, réputé être un coureur de jupons, a délaissé sa femme. Ce n’est qu’en 1811 que le couple donne naissance à une fille, Louise, et en 1812, à un garçon.
Dans la hiérarchie de la maison de Bade, Charles II appartient à la quatrième branche, elle-même issue de la première branche de la maison ducale de Bade, lignée dite Ernestine. Un enfant mâle issu de lui pouvait prétendre au trône de Bade.
On devine la joie de Stéphanie en apprenant qu’elle venait de mettre au monde un garçon, mais la joie se transforme vite en cauchemar quand on vient annoncer à la jeune maman que le nouveau né venait de décéder. «Mon fils est bien né vivant !», a-t-elle protesté.
Mais on lui a répondu que l’enfant est mort peut après sa naissance. Il est vrai, qu’à l’époque, beaucoup d’enfants mourraient à la naissance, même dans les familles royales.
Stéphanie a demandé à voir son fils mais on a refusé de lui montrer le cadavre, c’est du moins ce que l’on croit savoir au cours de l’enquête effectuée sur les origines de Kaspar.
C’est alors que la question se pose : «Et si l’enfant de Stéphanie n’était pas
mort ?»
Et si l’enfant avait été enlevé et confié à des paysans, avec ordre de l’enfermer dans un réduit et de l’élever dans le secret le plus complet ?
Et si cet enfant était Kaspar ?
Mais qui avait intérêt à faire disparaître l’enfant de Stéphanie ? La réponse est simple : il faut chercher à qui a profité la disparition !
On découvre qu’en l’absence d’un enfant mâle de Charles II, c’est la comtesse de Hochberg qui est montée sur le trône de Bade : elle a pu ainsi, en toute légalité, évincer la lignée de Charles.
L’histoire est vite construite : la comtesse de Hochberg a substitué à l’enfant, bien vivant de Stéphanie, un enfant mort-né et confié, par un major complice, le petit prince à des paysans qui l’ont alors élevé dans la captivité, comme un animal !
L’histoire passionne l’Europe et beaucoup réclament le rétablissement de la vérité. On oublie que si cette histoire est vraie, ceux qui sont derrière l’enlèvement de Kaspar peuvent réagir (à suivre…)

Publié par Jean dans Feuilleton, Prisonniers de la solitude | RSS 2.0

12 Réponses à “Kaspar Hauser, par K. Noubi (20e partie)”

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  1. Cathy 235 dit :

    non Jean , tu es gentil mais on écrit pas toujours par espoir d’être compris. On écrit parce que l’on aime écrire ce que l’on a ENVIE d’écrire et l’on attend rien en retour . Celui qui attend une reconnaissance n’a plus qu’à poser sa plume car il n’a plus rien à recevoir …

  2. Jean dit :

    On écrit par espoir d’être compris. On ne l’est pas forcément.

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

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