22-06-2007

Kaspar Hauser, par K. Noubi. (18e partie)

Tandis que Kaspar lit un texte d’histoire sur Hanovre, le professeur Daumer l’observe attentivement. Les doigts du jeune garçon sont très fins, comme ceux d’une jeune fille, et il y a beaucoup de noblesse dans ses manières. Il est difficile de croire que le jeune homme ait vécu enfermé dans un réduit, tout au long de sa vie. En tout cas, il ne ressemble guère aux enfants sauvages dont la littérature a tant parlé.
Et le professeur de penser : «Et si ce garçon était de noble origine ? Et s’il s’agissait d’un prince qu’on avait enlevé et enfermé quelque part dans la campagne, pour l’écarter du règne ?»
– Kaspar, dit le professeur, arrête de lire…
L’adolescent lève un regard surpris vers son maître.
– Je lis mal, professeur ?
– Non, non, tu lis très bien…. Seulement je voudrais te poser des questions…
– Je vous écoute, professeur !
Le professeur le regarde attentivement, puis pose la première question.
– Dis moi, Kaspar, tu faisais des rêves pendant que tu étais enfermé, dans ton réduit ?
Kaspar réfléchit.
– Oui, professeur, je rêvais souvent…
– Tu peux me décrire certains de ces rêves ?
Kaspar réfléchit encore.
– Oui… Je voyais souvent l’homme en noir…
– Celui qui s’occupait de toi ?
– Oui…
– Tu voyais d’autres personnes ?
– Je voyais des gens, mais pas leurs visages…
– C’est tout à fait normal, puisque des gens, tu n’en voyais plus depuis longtemps… Mais, dis moi, tu ne rêvais pas d’autres lieux?
– Si, dit Kaspar, je voyais parfois une grande et belle maison….
Le professeur sursaute.
– Une grande maison ?
Kaspar prend son livre d’histoire et le feuillette. Il montre l’image d’un château.
– Une maison pareille à celle-là…
– Tu en es sûr ? Ce n’est pas maintenant que tu vois ces images que tu en rêves?
– Non, non, c’était avant… Quand j’étais seul et enfermé… Je rêvais aussi d’un grand jardin et d’un grand cheval de bois, avec lequel je jouais !
– Tu avais un cheval à bascule dans ton réduit…
– Non, celui de mes rêves était plus beau et plus grand ! (à suivre…)

Publié par Jean dans Feuilleton, Prisonniers de la solitude | RSS 2.0

8 Réponses à “Kaspar Hauser, par K. Noubi. (18e partie)”

  1. Cathy 225 dit :

    Merci…
    Pour ta solitude , nous sommes là moi et Bambou !…sourire…

  2. Jean dit :

    Je vais te mettre la suite de Kaspar…

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  3. Jean dit :

    Pas du tout Cathy ! Je sais que ta démarche à toujours pour origine ta gentillesse et à aucun moment tu ne m’as blessé…

    Je suis souvent seul intérieurement et atrocement.

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  4. Cathy 222 dit :

    des fois je dis des choses qui font mals aux gens mais je ne m’en rend pas compte ! :( c’est pourquoi , je ne sais que dire : « désolé » et hier ,j’ai posté dans ton journal après toi et bambou pour votre  » blues » et cela est peut-être quelque chose qui vous a fait du mal…
    Les photos sont partis , une trentaine… ce n’est qu’un dossier…

  5. Jean dit :

    Qu’est-ce qui te rend triste ? Pourquoi aurais-tu dit quelque chose de mal ?

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  6. Cathy 220 dit :

    Bonsoir Jean !

    Je suis triste :(
    J’ai dit quelque chose de mal ?
    Bon je retourne sur mon blog :(
    Je vais t’envoyer ce que je t’ai promis peu à peu …par mail

  7. Jean dit :

    Oui !

    Bonsoir Cathy !

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  8. Cathy 219 dit :

    a suivre ? :(

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