15-04-2007

17) Voeu – Paul Verlaine

070415coucherdesoleil.jpg

Ah ! les oaristys ! les premières maîtresses !
L’or des cheveux, l’azur des yeux, la fleur des chairs,
Et puis, parmi l’odeur des corps jeunes et chers,
La spontanéité craintive des caresses !

Sont-elles assez loin toutes ces allégresses
Et toutes ces candeurs ! Hélas ! toutes devers
Le printemps des regrets ont fui les noirs hivers
De mes ennuis, de mes dégoûts, de mes détresses !

Si que me voilà seul à présent, morne et seul,
Morne et désespéré, plus glacé qu’un aïeul,
Et tel qu’un orphelin pauvre sans sœur aînée.

Ô la femme à l’amour câlin et réchauffant,
Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,
Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !

Publié par Jean dans Poésies | RSS 2.0

Laisser un commentaire

Chawki |
Une autre vision du monde |
Y'en A Marrrrrre |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | rednoize propaganda
| La vie d'une copropriété
| DES BOUTS DE NOUS...