10-04-2007

Hubert Grenier

070410pommier.bmpLa solitude, la solitude il est clair que c’est un état d’âme. Il n’y a de solitude qu’éprouvée, sentie du dedans, vécue par un moi. La solitude ne se définit pas du dehors, comme si c’était quelque chose d’objectif, de géographique. Est seul qui a l’impression d’être seul. Nul ne le sait à part lui. On peut être seul sans aucunement éprouver de solitude, si l’on pense par exemple à ceux que l’on aime, et au milieu d’une multitude, on peut avoir le sentiment d’être totalement isolé. On est isolé dans un groupe, si on n’est pas à l’unisson, si on pressent que si on se mêle vraiment à la conversation, nul ne comprendra réellement ce que l’on veut dire.
Il n’y a donc pas de solitude matérielle. Il n’y a pas de place dans le monde pour de la solitude. Spatialement, tout est rattaché à tout, un point n’est point que par rapport à tous les autres points. La solitude ne saurait être que celle d’un sens. La solitude, c’est le drame du sens, l’échec de la communication.
Le solitaire est enterré en soi-même.

http://cine-philo.blogspot.com

Publié par Jean dans Textes | RSS 2.0

2 Réponses à “Hubert Grenier”

  1. J-c dit :

    Merci d’être venu sur mon blog et d’avoir apporté cette précision. Ce texte effectivement est une approche différente de la solitude.

    Bonne nuit.

    Dernière publication sur Iwazaru 言わざる : 64-143

  2. ollivier pourriol 01 dit :

    Bonjour jc,

    un petit mot pour préciser que le texte que vous citez est d’Hubert Grenier. c’est un extrait de « La liberté heureuse », un recueil de ses cours que j’ai fait paraître chez Grasset.
    Merci d’avoir aimé ce texte!

    OP

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