Archives pour mars 2007

31-03-2007

Alphonse de Lamartine

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. 

J’avais oulié ce grand classique.

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31-03-2007

La solitude

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La solitude, par itomie 

salut à tout le monde
je sais que c’est assez rare que j’écrie des articles !! d’ailleur je sais pas pourqu’oi ?? peut être que je suis pas capable de trouver les mots qui puissent exprimer et refléter se que je sens….
c’est très dure de ne trouver personne lorsqu’on a envie de parler un peu .. c’est assez bizard chaque fois que j’ai envie de discuter , parler je trouve personne , mais si j’avais pas envie , les qques personnes dont je connais sur le net seront là …
vraiment c’est infernale ce sentiment de solitude, de vide que je suis entrain de resentir même lorsque je suis entourée, je me sens dans un monde parallèle désère, terme, habité par des fantômes du passé……..

http://itomie.blog.fr/ 

J’ai découvert ce blog ce soir. Elle a vingt ans. Elle fait des études de comptabilité. Je n’ai pas pu lui laisser un commentaire parce je devais laisser mon adresse et je ne veux pas être inondé de spam. J’aime cette notion de  » monde paralèle « .

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31-03-2007

10) Charles Baudelaire (1821-1867) : A une heure du matin

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Enfin! seul ! On n’entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.

Enfin! il m’est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres! D’abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.

Horrible vie! Horrible ville! Récapitulons la journée: avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l’un m’a demandé si l’on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île); avoir disputé généreusement contre le directeur d’une revue, qui à chaque objection répondait: « - C’est ici le parti des honnêtes gens », ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d’acheter des gants; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m’a prié de lui dessiner un costume de Vénustre; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m’a dit en me congédiant: « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z…; c’est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons »; m’être vanté (pourquoi?) de plusieurs vilaines actions que je n’ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j’ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle; ouf! est-ce bien fini ?

Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m’enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Ames de ceux que j’ai aimés, âmes de ceux que j’ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise!

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30-03-2007

1) Barbara : La solitude

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Je l’ai trouvée devant ma porte,
un soir que je rentrais chez moi,
partout elle me fait escorte,
elle est revenue, la voilà,
la renifleuse des amours mortes,
elle m’a suivie pas à pas,
la garce, que le Diable l’emporte,
elle est revenue, elle est là.

Avec sa gueule de carême,
avec ses larges yeux cernés,
elle nous fait le cœur à la traîne,
elle nous fait le cœur à pleurer,
elle nous fait des matins blêmes
et de longues nuits désolées ;
la garce elle nous ferait même
l’hiver au plein cœur de l’été.

Dans ta triste robe de moire
avec tes cheveux mal peignés,
t’as la mine du désespoir,
tu n’es pas belle à regarder !
Allez va t en ailleurs porter ailleurs!
ta triste gueule de l’ennui,
je n’ai pas le goût du malheur
va-t-en voir voir ailleurs si j’y suis.

Je veux encore rouler des hanches,
je veux me saouler de printemps,
je veux m’en payer des nuits blanches
à cœur qui bat à cœur battant,
avant que sonne l’heure blême
et jusqu’à mon souffle dernier,
je veux encore dire je t’aime,
et vouloir mourir d’aimer.

Elle a dit : « ouvre moi ta porte,
je t’avais suivi pas à pas,
je sais que tes amours sont mortes,
je suis revenue, me voilà,
ils t’ont récité leurs poèmes,
tes beaux messieurs , tes beaux enfants,
tes faux Rimbaud tes faux Verlaine,
et bien c’est fini maintenant.

Depuis elle me fait des nuits blanches,
elle s’est pendue à mon cou,
elle s’est enroulée à mes hanches
elle se couche à mes genoux,
partout elle me fait escorte,
et elle me suit, pas à pas,
elle m’attend devant ma porte,
elle est revenue, elle est là,
la solitude, la solitude.

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30-03-2007

Patrick Dumarché : Solitude

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Solitude de Patrick Dumarché

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30-03-2007

Particules affectives

Solitude

A trop vouloir vous comprendre, je me suis perdu. Au début, c’était un don. Je vous regardais, je vous écoutais et tout devenait clair, derrière les mots, l’autre langage tel une langue maternelle. Je savais vous parler, vous m’estimiez, je me suis pris au jeu. Jusqu’à ce jour, le plus triste d’entre tous, où je me suis vu dans votre regard. Ce que vous aviez fait de moi, une chose comme le reste, rien de plus, il ne pouvait en être autrement, bien sûr. Réduit, modelé, formaté, sans mes souffrances réelles, mes désirs à moi. Je me suis décalé, j’ai fait de grands gestes, en vain, forcément hors cadre. Pourtant il y a quelqu’un là-dedans, derrière ce que vous savez de moi, ce que vous voulez de moi. Oubliez-moi, regardez-moi, faites quelque chose, existez-moi. Je suis si seul.

Source texte Particules Affectives

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30-03-2007

Franz Kafka – Un homme qui dort

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Il n’est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Restes à ta table et écoute. N’écoute même pas, attends, seulement. N’attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s’offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi.

 

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30-03-2007

9) Solitude – Alphonse de Pratz de Lamartine

lamartine1.jpg

Heureux qui, s’écartant des sentiers d’ici-bas,
À l’ombre du désert allant cacher ses pas,
D’un monde dédaigné secouant la poussière,
Efface, encore vivant, ses traces sur la terre,
Et, dans la solitude enfin ensevelie,
Se nourrit d’espérance et s’abreuve d’oubli !

Tel que ces esprits purs qui planent dans l’espace,
Tranquille spectateur de cette ombre qui passe,
Des caprices du sort à jamais défendu,
Il suit de l’œil ce char dont il est descendu ! …
Il voit les passions, sur une onde incertaine,
De leur souffle orageux enfler la voile humaine.
Mais ces vents inconstants ne troublent plus sa paix ;
Il se repose en Dieu, qui ne change jamais ;
Il aime à contempler ses plus hardis ouvrages,
Ces monts, vainqueurs des vents, de la foudre et des âges,
Où dans leur masse auguste et leur solidité,
Ce Dieu grava sa force et son éternité.
A cette heure où, frappé d’un rayon de l’aurore,
Leur sommet enflammé que l’Orient colore,
Comme un phare céleste allumé dans la nuit,
Jaillit étincelant de l’ombre qui s’enfuit,
Il s’élance, il franchit ces riantes collines
Que le mont jette au loin sur ses larges racines,
Et, porté par degrés jusqu’à ses sombres flancs,
Sous ses pins immortels il s’enfonce à pas lents :
Là, des torrents séchés le lit seul est sa route,
Tantôt les rocs minés sur lui pendent en voûte,
Et tantôt, sur leurs bords tout à coup suspendu,
Il recule étonné ; son regard éperdu
Jouit avec horreur de cet effroi sublime,
Et sous ses pieds, longtemps, voit tournoyer l’abîme !
Il monte, et l’horizon grandit à chaque instant ;
Il monte, et devant lui l’immensité s’étend
Comme sous le regard d’une nouvelle aurore ;
Un monde à chaque pas pour ses yeux semble éclore !
Jusqu’au sommet suprême où son œil enchanté
S’empare de l’espace, et plane en liberté.
Ainsi, lorsque notre âme, à sa source envolée,
Quitte enfin pour toujours la terrestre vallée,
Chaque coup de son aile, en l’élevant aux cieux,
Elargit l’horizon qui s’étend sous ses yeux ;
Des mondes sous son vol le mystère s’abaisse,
En découvrant toujours, elle monte sans cesse
Jusqu’aux saintes hauteurs d’où l’œil du séraphin
Sur l’espace infini plonge un regard sans fin.

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29-03-2007

Mon clavier, mon cahier

La solitude…

Vendredi 23 Mars 2007 à 10h41

Elle est là,
Très souvent parfois,
Toujours bien au chaud en moi,
Elle me chuchote des mots tout bas,

Elle me permet de m’évader,
D’aller là où personne ne peut aller,
Elle guide mes pensées,
Avec douceur et subjectivité,

Emotions ou ressenti,
Quel est cet état d’esprit,
Qui m’envahit et m’éblouis,
Sans me demander mon avis,

Cette solitude, je l’a ressens,
Lorsque tous mes sentiments,
En éveil, à n’importe quel moment,
Font de moi, cet être si blessant,

Je l’avoue, j’ai besoin d’elle,
Même si je n‘ai pas la vie plus belle,
Elle me fait quitter le réel,
C’est ma notion de l’essentiel…

http://cyn.journalintime.com/2007/03/23-la-solitude

Petite pépite découverte sur un blog ouvert le 23 mars par une jeune maman. Elle n’autorise pas les commentaires. Dommage.

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28-03-2007

Seule

Dimanche 10 septembre 2006

Seule

J’ai envie que tout ça se termine. Je n’ai pas ma place sur Terre. Je n’ai aucune capacité, je n’ai pas de but précis, je suis bonne à rien, je n’arrive même pas à me faire aimer des autres. Je suis juste là comme potiche. Je n’ai aucun potentiel. Je voudrai mourir, je mourrais et personne n’y pourra rien. Je suis un déchet. J’ai honte de moi, je suis pourrie de l’intérieur. Et je suis seule. On est samedi soir et je suis seule. Enfin non, on est dimanche matin, et je suis seule en larme dans un lit pour deux, dans un appart pour deux, dans une ville pleine de mecs.

http://journaldefauve.over-blog.net/article-5605197.html 

petit bijou de vérité.

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27-03-2007

8) Pierre Reverdy (1889-1959),

La neige tombe
Et le ciel gris
Sur ma tête où le toit est pris
La nuit
Où ira l’ombre qui me suit
À qui est-elle
Une étoile ou une hirondelle
Au coin de la fenêtre
La lune
Et une femme brune
C’est là
Quelqu’un passe et ne me voit pas
Je regarde tourner la grille
Et le feu presque éteint qui brille
Pour moi seul
Mais là où je m’en vais il fait un froid mortel.

Sources du vent, 1929 (recueil composé à Solesmes)

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27-03-2007

7) Pierre Reverdy (1889-1959)

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Je suis dur
Je suis tendre
Et j’ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place ou la foudre a frappé trop souvent
Un cœur ou chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement

La liberté des mers

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27-03-2007

Chateaubriand

Il est seul au fond des forêts, mais l’esprit de l’homme remplit aisément les espaces de la nature, et toutes les solitudes de la terre sont moins vastes qu’une seule pensée de son coeur.

François-René de Chateaubriand, Le Génie du christianisme

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27-03-2007

6) Sully-Prudhomme (1839-1907) : Dernière solitude

Dans cette mascarade immense des vivants
Nul ne parle à son gré ni ne marche à sa guise ;
Faite pour révéler, la parole déguise,
Et la face n’est plus qu’un masque aux traits savants.


Mais vient l’heure où le corps, infidèle ministre,
Ne prête plus son geste à l’âme éparse au loin,
Et, tombant tout à coup dans un repos sinistre,
Cesse d’être complice et demeure témoin.

Alors l’obscur essaim des arrière-pensées,
Qu’avait su refouler la force du vouloir,
Se lève et plane au front comme un nuage noir
Où gît le vrai motif des œuvres commencées.


Le cœur monte au visage, où les plis anxieux
Ne se confondent plus aux lignes du sourire ;
Le regard ne peut plus faire mentir les yeux,
Et ce qu’on n’a pas dit vient aux lèvres s’écrire.

C’est l’heure des aveux. Le cadavre ingénu
Garde du souffle absent une empreinte suprême,
Et l’homme, malgré lui redevenant lui-même,
Devient un étranger pour ceux qui l’ont connu.


Le rire des plus gais se détend et s’attriste,
Les plus graves parfois prennent des traits riants ;
Chacun meurt comme il est, sincère à l’improviste :
C’est la candeur des morts qui les rend effrayants

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27-03-2007

Amour et solitude

Mardi 27 mars 2007

Un autre caractéristique de l’amour, c’est la solitude. Et, nous pouvons toujours se demandé pourquoi la solitude ? Puisque l’amour doit nous apporter la joie, le bonheur et l’harmonie.   

L’amour remplie notre cœur, notre âme et notre pensée. Mais, de l’autre côté, nous apporte, l’incertitude et la peur. Et, c’est cette incertitude et cette peur, qui nous emmène la solitude. 

L’amour à besoin de solitude, pour se renforcer. L’amour à besoin de solitude, pour pouvoir se redécouvrir. L’amour à besoin de solitude, pour mieux se comprendre. 

L’amour, fait en sorte que nous nous mettons en question et pour pouvoir répondre à ces questions, nous avons besoin de la solitude. 

Mais, cette solitude est différente. Car, quand l’amour est là, nous sommes jamais seul. Il/Elle est toujours avec nous, dans notre cœur et notre pensée.   

Nous parlons toujours de l’amour et la passion, d’ailleurs c’est le titre de mon blog. Mais j’aimerai parler de ce que j’appel, le Véritable Amour. 

Qu’est ce que le Véritable Amour ? Pour moi, c’est l’Amour qui reste. C’est l’amour qui grandit de jour en jour. C’est l’amour qui nous donne la force de continuer et la joie de vivre. C’est le bonheur et l’harmonie. 

Nous pouvons dire que tout cela, ce sont les caractéristiques de l’amour et la passion, dans ce cas, qu’est ce qui peut être différent ? 

Donc, il faudra d’abord comprendre qu’est ce que c’est
la Passion amoureuse? 

Remarquons curieusement que le mot passion signifie « douleur ». Voilà une surprise ! Mais en fait, le passionné souffre. ça lui fait mal ! Il vit une douloureuse alternance d’euphorie (quand l’objet de la passion est là) et de manque (quand l’objet de la passion n’est pas là). La passion, c’est comme un feu qui ravage l’être. C’est un feu, que nous ne pouvons pas le maîtriser, et que son fumé nous rend aveugle. 

La passion maîtriser, c’est le Véritable Amour qui dure toute une vie. C’est l’amour que l’Homme est a sa recherche, que peut être, ne le trouvera jamais. 

ULPA

http://ulpa.unblog.fr/amour-et-solitude/

Interessant cette utilisation de la solitude dans l’amour alors que beaucoup de textes donnent pour origine à la solitude l’absence d’un être à aimer.

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26-03-2007

5 ) Solitude – Jean Campion

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À l’heure où l’ombre du mystère
Étends son lourd manteau d’ennui,
Rêvant à l’aube salutaire,
J’accepte le froid de la nuit !

Crois-tu pouvoir réduire en cendres
Mes pauvres souvenirs passés ?
Pour moi, je ne puis me déprendre
De tant de rêves amassés.

Prêtresse de ma solitude,
Puisque me voici désarmé,
Tu peux, en ta sollicitude
Me consacrer au mal d’aimer !

On dit qu’au creuset du silence
Se forge l’espoir du retour…
Peux-tu me donner cette chance
D’ébaucher des rêves d’amour ?…

Déjà, là-bas, perçant la brume,
L’aurore de ses traits dorés
Poursuit la nuit qui se consume :
Pour moi, c’est l’heure d’espérer !

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26-03-2007

Coumarine

Lundi 26 mars 2007 

Solitude (Poème de vie)

Il règne un silence étrangement rigide sur notre petit carré de vie grise. Mais ce n’est qu’illusion. Maman cause, palpite, explique, palabre sans fin. Les mots de Papa, prisonniers derrière des lèvres pourtant entr’ouvertes, n’ont pas de place dans ce cafouillis. Et ma petite sœur chantonne dans son coin. Mes oreilles se sont fermées à l’expression de cette vie trop superficielle. Trop de choses me pèsent, là, au fond de mon cœur. Personne ne veut entendre mes pourquoi et comment. Mes états d’âme dérangent ! J’aimerais communiquer au-delà des apparences, et je me heurte contre un mur de convenances. Les rochers de l’âge adulte ! Ma petite sœur, inatteignable derrière ces lourds manteaux d’habitudes et de traditions établies, que peut-elle bien ressentir ? Je n’aurais qu’un pas à faire hors du cadre pour le savoir, mais par peur de tomber dans le vide, je reste assis. Alors, je pleure à l’intérieur… Et silencieusement, mon cœur se meurt …!

http://coumarine2.canalblog.com/archives/2006/10/25/2987825.html

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26-03-2007

René Char

Les femmes sont amoureuses et les hommes sont solitaires. Ils se volent mutuellement la solitude et l’amour.

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25-03-2007

Désert – Bruce Chatwin

Le mieux est de marcher. Car la vie est une traversée du désert. Bruce Chatwin.

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25-03-2007

Protégé : 3) Blog

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22-03-2007

Milan Kundera (1929- : La plaisanterie

Etre courageux dans l’isolement, sans témoins, sans l’assentiment des autres, face à face avec soi-même, cela requiert une grande fierté et beaucoup de force.

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21-03-2007

4) La Solitude

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La solitude, ça n’existe pas…
Qui a dit ça?
Regardez autour de vous!
Vous en verrez un peu partout.
Ils n’ont plus aucune ambition,
Ils se sont fait une raison.
Passent les semaines, les années,
Pour eux, ils n’y a rien de changé.
Ils voudraient avoir de la compagnie,
Mais où les trouver, ces amis?
L’amitié… on vient qu’on n’y croit plus,
Quand on a beaucoup vécu.
On voudrait bien faire un effort,
Et essayer d’y croire encore,
Car si on pouvait être deux,
La solitude, ce serait merveilleux

http://www.chezmaya.com/sophie/poemes/023.htm

Tellement bien dit ça !!!

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20-03-2007

Paz

La solitude est le fond ultime de la condition humaine.L’homme est l’unique être qui se sente seul et qui cherche l’autre.

Otavio Paz

(Le labyrinthe de la solitude)

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20-03-2007

3) Ma solitude – Virginie Bergeron-Larose

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Dans les yeux je vois toute l’émotion cachée,
Tout ce qui est ressenti et bien enfermé,
La peur, la peine, la naïveté,
La souffrance, la douleur ou la gaîté.
Je peux y décrypter tous les messages possible,
Tout ce qui, à l’oreille humaine, est inaudible.
Suffit simplement de se concentrer,
Et de laisser ses émotions immerger,
Pour y ressentir ce qu’il y a de plus fort.

En un seul regard je comprends les gens,
Toute cette douleur je la ressens,
Comme si j’étais connectée à tous les cerveaux,
Et que je revivais leurs malheurs à nouveau.
Suffit simplement de regarder et d’écouter,
Pour, jour après jour, aider l’humanité.
Je guéris petit à petit toutes les blessures,
Je fais oublier toutes les mésaventures,
Pour pouvoir créer l’inimaginable sur cette terre.

Mais malgré tous les petits miracles que je fais,
La solitude me ronge, je le sais.
Je meurs lentement, à petit feu,
Et, bientôt , plus personne ne s’occupera d’eux,
Car je n’ai jamais de repos,
Jamais personne pour visiter mon cerveau.
Alors j’attends simplement le prochain,
Celui qui me remplacera peut être demain,
Mais je sais, au fond de moi, que j’attendrai très longtemps.

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20-03-2007

Marceline Desbordes-Valmore – (1786-1859) : Elégie solitaire

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Abîme à franchir seule, où personne, oh ! Personne
ne touchera ma main froide à tous après toi ;
seulement à ma porte, où quelquefois Dieu sonne,
le pauvre verra, lui, que je suis encor moi,
si je vis ! Puis, un soir, ton essor plus paisible
s’abattra sur mon cœur immobile, brisé
par toi, mais tiède encor d’avoir été sensible
et vainement désabusé !

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19-03-2007

1) La Solitude – Marc-Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661)

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Oh! que j’aime la solitude !
Que ces lieux sacrés à la nuit,
Éloignés du monde et du bruit,
Plaisent à mon inquiétude !
Mon Dieu ! que mes yeux sont contents
De voir ces bois, qui se trouvèrent
A la nativité du temps,
Et que tous les siècles rêvèrent,
Être encore aussi beaux et verts
Qu’aux premiers jours de l’univers !

Un gai zéphire les caresse
D’un mouvement doux et flatteur.
Rien que leur extrême hauteur
Ne fait remarquer leur vieillesse.
Jadis Pan et ses demi-dieux
Y vinrent chercher du refuge,
Quand Jupiter ouvrit les cieux
Pour nous envoyer le déluge,
Et, se sauvant sur leurs rameaux,
A peine virent-ils les eaux.

Que sur cette épine fleurie,
Dont le printemps est amoureux,
Philomèle, au chant langoureux,
Entretient bien ma rêverie !
Que je prends de plaisir à voir
Ces monts pendant en précipices,
Qui, Pour les coups du désespoir,
Sont aux malheureux si propices,
Quand la cruauté de leur sort
Les force à rechercher la mort !

Que je trouve doux le ravage
De ces fiers torrents vagabonds,
Qui se précipitent par bonds
Dans Ce vallon vert et sauvage !
Puis, glissant sous les arbrisseaux,
Ainsi que des serpents sur l’herbe,
Se changent en plaisants ruisseaux,
Où quelque Naïade superbe
Règne comme en son lit natal,
Dessus un trône de cristal !… …

Que j’aime à voir la décadence
De ces vieux châteaux ruinés,
Contre qui les ans mutinés
Ont déployé leur insolence !
Les sorciers y font leur sabbat ;
Les démons follets s’y retirent,
Qui d’un malicieux ébat
Trompent nos sens et nous martyrent;
Là se nichent en mille trous
Les couleuvres et les hiboux.

L’orfraie, avec ses cris funèbres,
Mortels augures des destins,
Fait rire et danser les lutins
Dans ces lieux remplis de ténèbres,
Sous un chevron de bois maudit
Y branle le squelette horrible
D’un pauvre amant qui se pendit
Pour une bergère insensible,
Qui d’un seul regard de pitié
Ne daigna voir son amitié.

Aussi le Ciel, juge équitable,
Qui maintient les lois en vigueur,
Prononça contre sa rigueur
Une sentence épouvantable
Autour de ces vieux ossements
Son ombre, aux peines condamnée,
Lamente en longs gémissements
Sa malheureuse destinée,
Ayant, pour croître son effroi,
Toujours son crime devant soi…

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17-03-2007

Laurent Cipriani : solitude

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17-03-2007

Anton Pavlovitch Tchekov : Le peuplier

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…là-bas sur la colline se dressait un peuplier solitaire ; qui l’avait planté, et pourquoi était-il là ? Dieu seul le savait. On avait du mal à détacher les yeux de sa silhouette élancée et de son habit vert. Etait-il heureux, cet arbre superbe ? En été, c’est la canicule, en hiver, le froid et les tempêtes de neige, en automne, les nuits effrayantes qui ne sont que ténèbres et où l’on entend que le hurlement insensé et furieux du vent, et surtout, toute sa vie durant, il serait seul… seul

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16-03-2007

1) Guy de Maupassant (1850-1893)

Maupassant

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