Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) : L’Exilé

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Oui, je le sais, voilà des fleurs,
Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages;
Mais une onde plus pure et de plus verts ombrages
Enchantent ma pensée, et me coûtent des pleurs.

Oui, je le voie, ces frais zéphyrs
Caressent en jouant de naïves bergères;
Mais d’un zéphyr plus doux les haleines légères
Attirent loin de moi mon âme et mes soupirs.

Ah ! je le sens, c’est que mon cœur,
Las d’envier ces bois, ces fleurs, cette prairie,
Demande, en gémissant, des fleurs à ma patrie :
Ici rien n’est à moi, si ce n’est ma douleur. »

Triste exilé, voilà ton sort :
La plainte de l’écho m’a révélé ta peine.
Comme un oiseau captif, tu chantes dans ta chaîne;
Comme un oiseau blessé, j’y joins un cri de mort.

Goûte l’espoir silencieux !
Tu reverras un jour le sol qui te rappelle;
Mais rien ne doit changer ma douleur éternelle :
Mon exil est le monde… et mon espoir aux cieux.

13 août, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Tonoharu

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Ce roman graphique américain, paru à l’origine en deux volumes, suit Daniel Wells à son arrivée dans une petite ville de la province japonaise au poste d’assistant scolaire. Loin du Japon qu’il espérait, il est bientôt confronté à un pays froid et terne, où le moindre contact social relève de l’exploit. Ce journal d’une solitude semi-autobiographique suit les difficiles tentatives du jeune homme pour s’intégrer à une société étrange et étrangère.

Les points forts de la série:

Lars Martinson propose une sorte de Stupeur et Tremblement ou de Lost in Translation subtil et feutré, où le Japon se dévoile dans un trait dur et dans le silence d’une province grise et monolithique. A l’opposée d’un pays souvent décrit comme excessif,
Tônoharu dresse le portrait d’un Japon très différent, source de désillusion pour l’Occidental plus habitué aux anime et aux frasques de la mégalopole tokyoïte.
La rigidité feinte du dessin, qui révèle l’influence de Chris Ware et de Seth, résonne avec l’immobilisme de la vie du personnage, empruntant parfois au registre des gravures qui ont fait les grands récits de voyage européens.

17 juillet, 2011 à 14.11 | Commentaires (0) | Permalien


Félicité de La Mennais (1782-1854) : L’éxilé

58261jmdelamennais.jpg Il s’en allait errant sur la terre. Que Dieu guide le pauvre exilé !
“J’ai passé à travers les peuples et ils m’ont regardé. Je les ai regardés et nous ne sommes point reconnus. L’exilé partout est seul !
Lorsque je voyais au déclin du jour s’élever du creux du vallon la fumée de quelque chaumière, je me disais : heureux celui qui retrouve le soir le foyer domestique et s’y assied au milieu des siens. L’exilé partout est seul !
Ces arbres sont beaux, ces fleurs sont belles, mais ce ne sont point les fleurs ni les arbres de mon pays. Ils ne me disent rien. L’exilé partout est seul !
Ces chants sont doux, mais les tristesses et les joies qu’ils réveillent ne sont ni mes tristesses ni mes joies. L’exilé partout est seul !
On m’a demandé : pourquoi pleurez-vous ? Et quand je l’ai dit, nul n’a pleuré, parce que nul ne me comprenait. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des jeunes filles sourire, d’un sourire aussi pur que la brise du matin, à celui que leur amour avait choisi pour époux ; mais aucune ne m’a souri. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des vieillards entourés d’enfants, comme l’olivier de ses rejetons, mais aucun de ces vieillards ne m’appelait son fils, aucun de ces enfants ne m’appelait son frère. L’exilé partout est seul !
J’ai vu des jeunes hommes, poitrine contre poitrine, s’étreindre comme s’ils avaient voulu de deux vies n’en faire qu’une ; mais aucun ne m’a serré la main. L’exilé partout est seul !”
Pauvre exilé, cesse de gémir ! Tous sont punis comme toi. Tous voient passer et s’évanouir pères, frères, épouses, amis.
La patrie n’est point ici-bas ; l’homme vainement l’y cherche ; ce qu’il prend pour elle n’est qu’un gîte d’une nuit.
Il s’en va errant sur la terre ! Que Dieu guide le pauvre exilé !

16 juillet, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Sumitaku Kenshin (1961-1987)

Bonne année !
seule la télévision
me la souhaite

9 juillet, 2011 à 5.00 | Commentaires (1) | Permalien


Nakamura Kusatao (1901-1983)

Nakamura Kusatao (1901-1983) dans Poésies 59-090-nakamura--95x150

Grenouilles dans le lointain -
le temps est venu
de vivre seul.

biographie

2 juillet, 2011 à 5.00 | Commentaires (1) | Permalien


Hoshinaga Fumio

Juin coule en pluie -
la solitude
suinte des murs.

25 juin, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Yokoyama Hakkô

Mes chevilles croisées -
solitaire
dans la nuit des Tropiques

18 juin, 2011 à 19.16 | Commentaires (1) | Permalien


John Keats (1795-1821)

Ô solitude ! si je dois avec toi demeurer,
Que ce soit parmi l’inextricable amas
De bâtiments noircis! Escale avec moi la pente escarpée —
Cet observatoire de la Nature — d’où le val
Ses pentes fleuries, sa rivière gonflée de cristal,
Paraissent un empan peut-être; laisse-moi veiller à ta place,
Parmi les rameaux en bannières, où le bond vif du cerf
Effraie l’abeille sauvage hors les doigts de la digitale
Mais quand bien même j’aurais joie à tracer ces scènes avec toi
La douce conversation d’un esprit innocent
Dont les mots sont images de pensées raffinées
Est le plaisir de mon âme; et ce doit être en vérité
Des humains la cime ou peu s’en faut de la félicité
Lorsque vers tes repaires deux âmes-sœurs s’enfuient.

11 juin, 2011 à 8.19 | Commentaires (0) | Permalien


Protégé : Modifs de mai

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31 mai, 2011 à 20.09 | Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires. | Permalien


Paolo Giordano : La Solitude des nombres premiers

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Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l’adolescence à l’âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s’effleurer et de s’éloigner dans l’effort d’effacer les obstacles qui les séparent.

Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

17 mai, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


T. C. Boyle : L’Enfant sauvage

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Un soir d’automne en 1797, des chasseurs capturent un garçon errant, nu, sale et hirsute, dans une forêt du Languedoc. Tout le pays est en émoi, fasciné par la découverte de ce « prodige », qui semble aussi dépourvu d’âme et de raison qu’une bête. Qui est cet « enfant sauvage », vivant défi au siècle des Lumières ?
Traîné d’orphelinats en salons mondains tel un monstre de foire, il sera bientôt abandonné par ses tuteurs à son incurable sauvagerie. Seul le jeune docteur Itard, de l’Institution des sourds et muets à Paris, s’entête à croire que de cet « animal » il saura faire un homme. Des années durant, l’enfant sauvage, rebaptisé Victor, va subir l’apprentissage de la civilisation sous la férule de son maître.
Dans ce bref et intense récit, l’un des plus flamboyants écrivains américains s’empare de la célèbre histoire de Victor de l’Aveyron. Une magistrale leçon de littérature.

10 mai, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Ivo Andric : Contes de la solitude

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Qu’il évoque la révélation mystique d’un vizir déchu, la tragédie d’un menteur invétéré, les frasques d’un aventurier français en pays ottoman, la fin d’un prince aux yeux tristes, qu’il s’attache aux humbles et tragiques destinées d’un directeur de cirque malheureux en amour, d’une prostituée au grand cœur, d’un géomètre jaloux ou d’une esclave qui préfère la mort au déshonneur, c’est avant tout l’homme qui passionne et bouleverse Ivo Andric -dans son infinie grandeur et ses innombrables petitesses, du cher Sarajevo de l’auteur au Sud de la France, des époques légendaires jusqu’à nos jours.

3 mai, 2011 à 22.53 | Commentaires (0) | Permalien


Norbert Elias : La Solitude des mourants

58150elias.gifPrésentation de l’éditeur

A l’heure où les tabous sexuels sont battus en brèche par une société qui veut assumer son humanité, la mort se retire paradoxalement du champ de nos représentations collectives. Abordée au Moyen-Age comme un événement social, auquel proches et moins proches se devaient de participer, l’agonie apparaît aujourd’hui comme un ultime égarement de solitude. Progrès de la médecine contre recul du sentiment religieux, accroissement de l’espérance de vie contre négation de son dénouement inéluctable, c’est cette contradiction entre une existence à la fois mieux maîtrisée dans son déroulement et de plus en plus insaisissable dans son issue que Norbert Elias nous détaille. Mêlant les approches historiques, psychologiques et philosophiques du dernier voyage, « La solitude des mourants » nous invite à regarder en face ces angoisses profondes que l’on peut éluder un moment, mais pas refouler éternellement.

Quatrième de couverture

Si la dissimulation et le secret qui entouraient jadis le domaine sexuel se sont heureusement relâchés, les tabous sociaux se sont déplacés et singulièrement renforcés en ce qui concerne la mort. L’attitude pusillanime de refus et de gêne qui entoure aujourd’hui la fin d’un être humain est tout à fait comparable à celle qui prévalait dans le domaine sexuel a l’époque victorienne. Telle est la thèse que développe Norbert Elias dans ce livre qui, après La Civilisation des mœurs et La Société de cour, viendra enrichir la connaissance d’une œuvre qu’il convient de situer aux côtés de celles de Lucien Febvre ou d’Erwin Panofsky puisque, comme eux, sur des terrains différents, il s’est attaché à reconstituer de grands ensembles de signes formant, pour chaque temps,  » l’esprit du temps « . –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

26 avril, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Protégé : Modifications d’avril

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22 avril, 2011 à 17.40 | Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires. | Permalien


Guillaume Musso (1974- : Que serais-je sans toi ?

Guillaume Musso (1974- : Que serais-je sans toi ? dans Mots d'auteurs

On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C’est la tristesse du premier jour d’école. C’est lorsqu’il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C’est Orly ou la gare de l’Est à la fin d’un amour. C’est l’enfant qu’on ne fera jamais ensemble. C’est quelquefois moi. C’est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d’une rencontre …

17 avril, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Charles Baudelaire (1821-1867) : Mon coeur mis à nu

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Goût inamovible de la prostitution dans le cœur de l’homme, d’où naît son horreur de la solitude. – Il veut être deux. L’homme de génie veut être un, donc solitaire.

10 avril, 2011 à 22.54 | Commentaires (0) | Permalien


Christiane Singer : Derniers fragments d’un long voyage

58115singer.jpgJ’ai accompagné jusqu’au bout amer ma propre solitude, mon propre abandon. Il est bon et juste d’accompagner jusqu’au bout tout ce qu’on ressent, d’aller au plus aigu de la pointe. Pour être délivré de quelque chose, surtout de rejoindre de si près, de si près qu’on sente le souffle du dragon dans la nuque ! Oui seulement si je suis capable d’accompagner ma misère, de l’admettre, de la reconnaître, elle prendra fin ; mais si je tente de surmonter, de succomber à l’héroïsme ou à la seule indignation “c’est horrible”, alors tout se durcit et se prolonge. En prenant dans notre responsabilité ce que nous vivons, ce que nous faisons, ce que nous disons, nous avançons sur le chemin de la paix.

3 avril, 2011 à 5.00 | Commentaires (2) | Permalien


Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : La Chaumière indienne – 1790

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Si la solitude a ses jouissances, elle a ses privations.

27 mars, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie – 1787

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Je me suis fixé dans cette île peu habitée, séduit par la douce température et par ses solitudes.

20 mars, 2011 à 5.00 | Commentaires (1) | Permalien


Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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Tout homme qui a eu beaucoup à se plaindre des hommes, cherche la solitude.

13 mars, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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Si l’on ne se fait une solitude intérieure, d’où notre opinion sorte bien rarement, et où celle d’autrui n’entre jamais…

6 mars, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) : Paul et Virginie

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C’est dans la classe des solitaires que se trouvent les hommes qui poussent le plus loin la carrière de la vie.

27 février, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Karl Kraus (1874-1936) : Aphorismes

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La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu’on évite.

20 février, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Juliette : Un petit vélo rouillé

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement minable
Tourne sur mon oreiller
Une ronde interminable
Il va, le guidon tordu
Brinqueballe, les roues voilées
Indifférent et têtu
Sur le point de dérailler.
Petite reine abimée
Par ces courses sans victoire
Qui laisse mon âme tachée
Du cambouis des idées noires.
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés.

125eme tour : le sentiment de culpabilité laisse place à la parano !

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement bizarre
N’en finit pas de rallier
La raison aux cauchemars
Il va, en suivant sa route
Sans pilote ni passager
Ce n’est rien qu’un petit doute
Dont les freins auraient lâché
Et sur la piste ensablée
Des bas-fonds de ma mémoire
Il fait tintinnabuler
La sonnette des idées noires
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés

653ème tour : l’amour est dépassé par la jalousie mortelle

Un petit vélo rouillé
Dans un grincement sordide
Prend un chemin embrouillé
Et pédale dans le vide
Il va roulant sur la jante
De plus en plus déglingué
Traçant d’une roue méchante
Un cercle vicieux et vicié
Pour n’pas le voir zigzaguer
Je crains qu’il ne soit trop tard
J’ai sur mes deux yeux crevés
La rustine des idées noires
Ainsi vont mes nuits sans toi
A le regarder tourner
En comptant du bout des doigts
Ses tours de piste obstinés

1247ème tour : quelques idées de meurtre font une apparition remarquée

Ainsi vont mes nuits sans toi
Soufflant et suant mille peines
Dans le désert de nos draps,
attendant que tu reviennes
Tu vas d’un mot adorable
Sûr’ment le faire tomber
Ce ptit vélo misérable
Qui m’aura, le cœur, cassé !
Il n’y a que toi pour montrer
Combien il est dérisoire
Tout en pièces détachées
Le cycle des idées noires…

Mais je sais qu’il reviendra
Quand tu auras le dos tourné
Réparé il reprendra
Ses tours de piste obstinés

 

1er tour bouclé pour Le Phénix du vélodrome qui nous revient ce soir en très grande forme !

18 février, 2011 à 17.54 | Commentaires (0) | Permalien


Jérôme Attal

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La vraie solitude c’est d’avoir tout le monde dans le collimateur et personne en vue.

13 février, 2011 à 22.59 | Commentaires (0) | Permalien


Alfred de Musset (1810-1857) : A George Sand

Il faudra bien t’y faire à cette solitude,
Pauvre cœur insensé, tout prêt à se rouvrir,
Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir.
Il faudra bien t’y faire ; et sois sûr que l’étude,

La veille et le travail ne pourront te guérir.
Tu vas, pendant longtemps, faire un métier bien rude,
Toi, pauvre enfant gâté, qui n’as pas l’habitude
D’attendre vainement et sans rien voir venir.

Et pourtant, ô mon cœur, quand tu l’auras perdue,
Si tu vas quelque part attendre sa venue,
Sur la plage déserte en vain tu l’attendras.

Car c’est toi qu’elle fuit de contrée en contrée,
Cherchant sur cette terre une tombe ignorée
Dans quelque triste lieu qu’on ne te dira pas.

 

 

12 février, 2011 à 12.50 | Commentaires (0) | Permalien


Charles Hamel : Solitude de la chair

La solitude de l’esprit est la véritable solitude.

6 février, 2011 à 5.00 | Commentaires (1) | Permalien


Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947)

Il n’y a plus de solitude là où est la poésie.

30 janvier, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Arthur Schopenhauer (1788-1860)

La solitude offre à l’homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier, d’être avec soi-même, et le second de n’être pas avec les autres.

23 janvier, 2011 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Une seule chose est nécessaire. Aller en soi-même et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir… S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être près des choses : elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et dans celui des bêtes, tout est plein d’évènements auxquels vous pouvez prendre part..

2 janvier, 2011 à 23.39 | Commentaires (0) | Permalien


Véronique Samson : mi maître ni esclave

Tout a été dit tout
Dans les chansons mélancoliques
ça t’intéresse pas
ça m’intéresse plus
ça a des relents de déjà vu
Mais quand on a plus d’ espoir
Quand on se sent vraiment tout petit
On a besoin de pleurer tout haut sa rage

Oh non
Je marche dans la neige et c’est lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

Quand on a personne
On se sent tellement minable
On voit des choses abominables
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est son propre maître à bord
Moins que l’ esclave de son remords
La fin du monde est pour demain

Prisonnière du large
Comme un bateau brisé dans les glaces
Je voudrais vous y voir
J’peux plus m’envoler
Je reste figée dans mon cauchemar
ça fait longtemps que j’attends
Que l’on m’aime un peu de temps en temps
J’ai besoin d’air et j’ai besoin d’exister

Oh non
Encore un autre rêve lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

 

Quand on a personne
On rend les gens impardonnables
On se rend mille fois coupable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
D’une liberté indiscutable
La fin du monde est pour demain

 

Et on se perd
Dans un désert impitoyable
Une solitude inoubliable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
Du genre de vie qu’on se prépare
La fin du monde est pour demain

31 décembre, 2010 à 23.17 | Commentaires (0) | Permalien


Gustavo Adolfo Becquer (1836-1870)

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La solitude est très belle quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire.
Lettres littéraires à une femme (1871)

7 novembre, 2010 à 5.00 | Commentaires (0) | Permalien


Ismaïl Kadaré : L’hiver de la grande solitude

57338kadar.jpgPour la première fois de son œuvre, Ismail Kadaré aborde, en 1969, un pan capital de l’histoire contemporaine de son pays : le schisme survenu en 1960-1961 au sein du monde communiste avec, d’un côté, Pékin et Tirana, de l’autre le bloc soviétique « révisionniste ». Sa première version de L’Hiver de la grande solitude achevé en 1971, paraît au printemps de 1973, au moment où le régime déclenche une campagne contre les milieux intellectuels. Elle soulève un tollé. Éloigné de Tirana en 1975, Kadaré est frappé d’une interdiction de publier tout nouveau roman. Il propose alors une seconde version, augmentée, qui paraît en 1978, sous un titre plus sobre, Le Grand Hiver. Cette nouvelle mouture comporte des passages qui laissent penser que le peuple fait bloc derrière ses dirigeants. Ces passages disparaissent dans la version établie dans le présent volume laquelle constitue, grosso modo, un retour à la version originelle.
Le livre s’ouvre et se referme sur la même image d’une tempête qui malmène les antennes sur les toits, antennes par lesquelles le chant du monde atteint tous les foyers et que l’on redresse après la bourrasque comme si le vent de l’Histoire, en définitive, était impuissant à changer le cours de la vie, celle de l’homme éternel. Le succès de ce roman à sa parution en Occident tint pour partie au tableau général qu’il donnait de la sombre Olympe du monde communiste, une Olympe déchirée qui n’hésitait pas à faire couler le sang et à répandre la terreur.

5 novembre, 2010 à 19.59 | Commentaires (0) | Permalien


Geraldine Brooks : La Solitude du docteur March

57332march.jpgDans le Massachusetts, à Concord, un homme quitte femme et enfants pour s’engager auprès des nordistes. Un père aimant, mari fidèle et abolitionniste convaincu : le docteur March.

Enrôlé comme aumônier, March va bientôt voir ses certitudes ébranler par les atrocités commises sur le champ de bataille. Mais rien n’aurait pu le préparer à retrouver celle qu’il n’a jamais pu oublier : la belle et douce Grace, une esclave rencontrée vingt ans plus tôt…

Entre attirance tragique et culpabilité dévorante, engagements humanistes et devoirs familiaux, lynchages publics et mise à sac de plantations, March va devoir affronter des épreuves qui le changeront à jamais. Seul face à lui-même, sur une terre où s’effacent les frontières entre le bien et le mal…

2 novembre, 2010 à 5.01 | Commentaires (0) | Permalien


William Shakespeare (1564-1616)

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Laissez-moi seul avec moi-même.

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31 octobre, 2010 à 6.00 | Commentaires (0) | Permalien


Julien Mudry : Solitude : Un soir de novembre 2007 à Yverdon-les-Bains.

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Allez voir : un (beau) photoblog…

29 octobre, 2010 à 23.30 | Commentaires (0) | Permalien


A.M. Otwell : Song of Solitude – 2002

Dear God,
I set a man up in your place
I guess I needed a human face,
an object,
an idol,
a god I could adore
yet explore
with my fleshly fingers.
I clung to someone I could see,
for what was faith to me?
with such concrete evidence of love
and goodness in the world.
Now I kneel at an empty bed
to pray to you instead.
If only I could feel your touch,
gaze deep into your eyes.

29 octobre, 2010 à 20.56 | Commentaires (0) | Permalien


Georgina Harding : La Solitude de Thomas Cave

57332cave.gif 1616.
Dans une île inhabitée du Svalbard au nord du cercle polaire, un bateau s’éloigne de la rive glacée. Thomas Cave vient de parier avec les marins du Heartsease qu’il peut passer un hiver sur cette terre gelée et déserte. Dans son journal, il décrit minutieusement son quotidien, la chasse des rares animaux, l’équipement de sa cahute, le décompte de la nourriture, la température, les considérations climatiques.
Très vite, il est happé par les vieux fantômes qu’il a fuis en reprenant la mer. La Solitude de Thomas Cave est un livre totalement hypnotique. Marqué par la blancheur du désert de l’archipel, strié du rouge sanglant des scènes de chasse à la baleine et de dépeçage de phoques. Des Indes à Zanzibar en passant par le Pacifique, nul n’avait à ce jour contemplé de solitude aussi profonde que celle de Thomas Cave.
La Solitude de Thomas Cave est le troisième livre de Georgina Harding et son premier roman.

26 octobre, 2010 à 23.47 | Commentaires (0) | Permalien


Thomas de Quincey (1785-1859) : Suspira de profundis

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Personne ne déploiera jamais les facultés de son intelligence
s’il n’intercale, pour le moins, quelques moments de solitude dans sa vie.

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24 octobre, 2010 à 6.00 | Commentaires (0) | Permalien


Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57323kolmar.jpgTu crois que je peux difficilement m’imaginer ton isolement. Tu te trompes. Quand des hommes nagent ensemble dans le grand fleuve, il est bien naturel que celui qui ne plonge pas avec tout le monde, se retrouve relativement isolé sur la rive. Oui, l’isolement est d’autant plus grand que celui qui reste en arrière a plus de connaissances, d’amis, de parents. S’il vit seul extérieurement, il pourra croire que sa solitude intérieure, n’est que la conséquence de sa fermeture au monde, que des amis, s’il en avait, le comprendraient, l’approuveraient. Mais cette illusion, cet espoir n’est pas permis à celui qui ne rencontre aucune âme accordée parmi ses nombreuses connaissances et il se sentira plus seul que celui qui n’a pas d’amis. Ceux que j’appelle  » les grands solitaires » n’étaient pas toujours seuls, ils avaient des partisans, des admirateurs, des amis et des serviteurs, mais une espèce de paroi invisible les en séparait. Est-ce que par hasard tu as lu mon drame de Tibère ? Lui aussi était un solitaire de cette sorte… 22.10.1939 à Hilde, p. 75

20 octobre, 2010 à 15.35 | Commentaires (0) | Permalien


Albert Einstein (1879-1955)

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La solitude est douloureuse quand on est jeune, mais délicieuse quand on est plus mûr.

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17 octobre, 2010 à 6.00 | Commentaires (0) | Permalien


Gertrud Kolmar (1894-1943) : La Solitaire

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je m’entoure de ma solitude
elle est comme une robe chaude
sur moi venue sans pincement ni piqûre
même si les manches tombent profondément sur ma main
un inconnu en a pris les mesures,
le visage étranger se ressent comme souffle trouble ;
Les longs cous noirs des cygnes sont courbés
sur leurs plis : mais seule moi je peux les voir.

Mes regards intérieurs se font ouverts
- un regard de paon qui déploie ses ailes -
et montre l’onde du courant couleur jade,
les bordures débordent lumière et affluent.
Comme un cheveu de l’Elbe elles mouillent.
Elles portent encore le fleuve. Elles halent le profond.
Et l’année est prise dans une ville abrupte,
c’est ainsi qu’un oiseau affolé appelle le jour.
Et tout est maintenant silence. Et l’habit se gonfle.

Je dois grandir, pour qu’encore il m’aille
à l’intérieur des poissons, comme jamais ils ne furent vraiment,
et ma poitrine flotte avec des branchies bleu pourpre.
la pointe de la terre est ensemencée de l’intérieur.
De mes épaules surgit une falaise d’or,
le drap nageant au travers, s’aiguise et se gonfle
et doucement roule en boule sur mon front.

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16 octobre, 2010 à 9.27 | Commentaires (0) | Permalien


Henri de Montherlant (1895-1972)

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Vive qui m’abandonne, il me rend à moi-même. Carnets.

10 octobre, 2010 à 7.00 | Commentaires (0) | Permalien


Christine de Pisan (1363-1430)

A qui dira-t-elle sa peine,
La fille qui n’a point d’ami?

La fille qui n’a point d’ami,
Comment vit-elle?
Elle ne dort jour ne demi
Mais toujours veille.
Ce fait amour qui la réveille
Et qui la garde de dormir.

A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n’a point d’ami?

Il y en a bien qui en ont deux,
Deux, trois ou quatre,
Mais je n’en ai pas un tout seul
Pour moi ébattre.
Hélas! mon joli temps se passe.
Mon téton commence à mollir.

A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n’a point d’ami?

J’ai le vouloir si très humain
Et tel courage
Que plus tôt anuit que demain
En mon jeune âge
J’aimerais mieux mourir de rage
Que de vivre en un tel ennui.

A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n’a point d’ami?

9 octobre, 2010 à 21.49 | Commentaires (0) | Permalien


Alexandra David-Néel (1868-1969)

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Je ne rêve que solitude et silence.

3 octobre, 2010 à 7.00 | Commentaires (2) | Permalien


Francis Bacon (1561-1626)

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La pire solitude est de ne pas avoir de véritables amitiés.

26 septembre, 2010 à 7.00 | Commentaires (0) | Permalien


Gustave Flaubert (1821-1880)

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Or (c’est la conclusion) je suis résigné à vivre comme j’ai vécu, seul, avec une foule de grands hommes qui me tiennent lieu de cercle, avec ma peau d’ours, étant un ours moi-même, etc. Je me fiche du monde, de l’avenir, du qu’en dira-t-on, d’un établissement quelconque, et même de la renommée littéraire, qui m’a jadis fait passer tant de nuits blanches à la rêver. Voilà comme je suis ; tel est mon caractère. Lettre à sa mère le 15 décembre 1850, de Constantinople

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19 septembre, 2010 à 7.00 | Commentaires (0) | Permalien


Eda Le Shan (1922-2002)

Quand on est incapable de vivre seul, cela signifie qu’on n’apprécie pas comme il faut le seul compagnon qu’on aura de la naissance jusqu’à la mort : soi-même.

12 septembre, 2010 à 7.00 | Commentaires (1) | Permalien


Natascha Kampusch : 3096 Tage

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Mercredi a paru en Autriche, « 3096 Tage  » (3096 jours), livre dans lequel, Natascha aidée de deux journalistes raconte son enlèvement et son calvaire. Elle a été enfermée dans une cave de 6 m², affamée, battue jusqu’à 200 fois par semaine, les cheveux rasés, abusée… Son tortionnaire l’appelait : Bibiane. Admirateur d’Hitler il voulait en faire son esclave. Le Livre paraitra chez JC Lattès le 3 novembre.

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7 septembre, 2010 à 21.14 | Commentaires (0) | Permalien


Goerge Bernard Shaw (1856-1950)

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L’indépendance vaut bien que l’on supporte la solitude.

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5 septembre, 2010 à 7.00 | Commentaires (0) | Permalien


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