24-04-2017

Vera Caïs : Une trop bruyante solitude – 16/11/2011

64-145 caïs-Hanta travaille dans une cave à Prague. Chaque jour, depuis 35 ans, il presse du papier. Il n’est cependant pas très efficace car il ne peut s’empêcher de s’intéresser aux ouvrages qu’il détruit. Il met notamment beaucoup de soin à « faire un nid » au milieu des ballots de papier pressé pour ce qu’il considère comme des chefs d’œuvre. Malheureusement pour lui, Hanta est rattrapé par « une ère nouvelle » où il n’a plus sa place face à la productivité.

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14-04-2017

Idalia Candelas : A solas – 2016

64-128 candelas-La vida de las mujeres solas, orgullosas de su soltería, en la intimidad de sus casas, a través de los ojos de esta diseñadora gráfica mexicana que triunfa en la red.
Idalia Candelas quería dibujar la soledad y acabó dibujándose a sí misma. Por ello, una mañana cualquiera, su teléfono no dejó de sonar. Sucedió de pronto, pero no de manera fortuita. De 300 seguidores en Instagram, la cifra saltó a los 20.000 en pocos días. Los timbres de su móvil anunciaban compras de sus ilustraciones en Estados Unidos, España y Alemania; medios estadounidenses como Vice y The Huffington Post, argentinos como Clarín, peruanos como El Comercio y españoles como El País se fijaron en el fenómeno viral en el que se convirtieron en las redes las ilustraciones de Idalia, que destacaban por levantar a destajo la persiana de la intimidad de la mujer sola. Era la captura gozosa de ese instante en el que una mujer—envalentonada en su soledad y enfundada únicamente en sus bragas—sostiene el mundo con los pies untados en la pared, con su tablet en mano para leer París no se acaba nunca; y con una expresión que solo puede asegurar que «todo está bien».El trabajo de Idalia muestra sin tapujos lo feliz que es una mujer cuando vive sola: un nuevo estilo de vida, un grito de reivindicación gozosa.

 

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10-04-2017

Idalia Candelas : A solas

64-128 candelas2-

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08-04-2017

Marie Uguay

ces îles dont nous parlons depuis des siècles
avec leurs diamants d’os taillés sur d’anciennes vies
avec leur gratitude d’oiseaux inassouvis
avec leur misère toujours pareille

ces îles où nous irons ouvrir la terre
reconnaître le ciel des saisons découpées
aux heures des songes et aux matins d’orange
ces îles à bout de bras
dont nous parlons depuis des siècles

ô ces solitudes

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07-04-2017

Lucy Irvine : Castaway – 1984

64-130 irvine-En 1981, Lucy Irvine, 25 ans, répond à une annonce Écrivain recherche épouse pour une année dans une île tropicale placé par Gerald Kingsland, 49 ans, dans le magazine Time Out London. Choisie parmi plus de cinquante candidates, elle accepte de se marier avec lui pour satisfaire aux lois restreignant l’immigration puis de passer un an dans l’île de Tuin. Ensuite elle retourne en Angleterre pour écrire le livre Castaway relatant cette expérience.

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06-04-2017

Départ

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05-04-2017

Dominique Barbéris :

Quand je la remonte, certains soirs d’hiver, et qu’un sentiment de solitude me saisit, ce sentiment des îles, cette impression confuse d’être « loin », accrus du vide des maisons désertées, je sais qu’il reste « un endroit où aller » qu’il suffit de pousser une porte pour trouver, harmonisés dans un léger fond sonore et dans l’odeur du papier frais, la présence humaine et celle des livres – l’une et l’autre si nécessaires.

J’éprouve alors au plus juste le sens profond, et consolant de la littérature, le sentiment qu’elle pourra toujours me sauver.

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04-04-2017

Océan

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02-04-2017

Domaine de la solitude

vin-

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01-04-2017

Catherine Mansfield (1888-1923) : Poèmes – 1923

Solitude

C’est la Solitude maintenant qui vient la nuit,
A la place du Sommeil, s’asseoir près de mon lit.
Comme une enfant fatiguée je repose et guette ses pas,
Je la regarde doucement souffler la bougie.
 
Elle reste assise, immobile et sans bruit,
Lasse, si lasse, laissant tomber sa tête.
Elle aussi est vieille, elle aussi a livré le combat.
De feuilles de lauriers son front est couronné.
 
Dans l’obscurité morne, la marée lentement descend,
Se brise inassouvie sur la rive stérile.
Un vent étrange passe… puis, le silence. Je voudrais
Me tourner vers elle, la prendre par la main,
La serrer dans mes bras, et attendre ainsi que la terre stérile
Soit remplie par la terrible monotonie de la pluie.

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31-03-2017

Meurtre sur une île déserte – 1993

64-130 bugliosi-Été 1974. Palmyre, un atoll perdu au milieu de l’océan Pacifique. Au mouillage, un splendide voilier, le Sea Wind. Mac et Muff Graham ont décidé de passer là quelques mois en amoureux. Mais bientôt ils voient arriver un vieux rafiot, le Lolae. A bord, Jennifer et Buck, deux marginaux qui fuient la police.
Mac et Muff, Jennifer et Buck… Deux couples que tout sépare et qui vont devoir se côtoyer, jour après jour. Méfiance, jalousie… Quelque temps plus tard, le Sea Wind, repeint et débaptisé, fait son entrée dans une baie de Hawaii. A bord, Jennifer et Buck. Que sont devenus les Graham ?
Quand, des années plus tard, on découvre sur une plage de Palmyre un crâne et des ossements humains, la police inculpe Buck et Jennifer. Pour assurer sa défense, Jennifer choisit Vincent Bugliosi. Un défi pour ce ténor du barreau : peut-on innocenter un suspect que tout accuse ?

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29-03-2017

Promenade sur la plage…

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29-03-2017

Jean Giono (1895-1970) : Les vraies richesses

64-125 giono-[La foule] est comme une solitude. Mais elle est une solitude qui ne vous appartient pas, inféconde ; une solitude qui est séparation et non pas union du meilleur de l’esprit à travers les distances, une solitude qui n’est pas harmonie et divin concert, mais le silence total de l’âme par étouffement.
Et tout ce qu’on a dit sur la poésie et le pittoresque de cette foule n’est que battements de flancs et balivernes. C’est comme la chanson de cet ouvrier de la carrière de grès, là-haut dans la montagne. Ce soir qu’il est saoul il chante La Tosca, mais avant-hier il était couché dans le grand pré, dessous le col de Biache, et il imitait le chant des cailles, et les cailles s’y trompaient. (1937)

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27-03-2017

Voyage …

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26-03-2017

Prieuré de la solitude

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25-03-2017

L’homme seul est inquiet

64-113 science&vie840En groupe, on réagit mieux que seul ; de nombreuses observations sur des mammifères ou des oiseaux montrent que le temps moyen passé par un individu à surveiller ce qui l’entoure diminue en même temps que la taille du groupe augmente.

Deux chercheurs de l’Institut de biologie de l’université de Fribourg, en Allemagne, se sont demandé si on pouvait aussi appliquer cette loi à l’homme.

L’étude a été effectuée… dans deux restaurants universitaires. A partir de l’observation de 821 sujets formant des groupes de cinq au maximum, on a constaté que le temps passé à surveiller l’entourage était toujours plus élevé chez les garçons que chez les filles et, dans les deux cas, décroissait bien avec l’importance du groupe. C’est ainsi que l’étudiant solitaire regarde autour de lui pendant 17,8 secondes par minute, tandis que l’étudiante n’en utilise que 16,5. Pour les groupes de trois, on obtient 6,7 et 5,8. Pour les groupes de cinq, le temps passé est très réduit : 3 et 2 secondes seulement, par minute.

On peut conclure de cette étude que l’homme possède des comportements « reliques » rappelant les époques où il pouvait à tout moment être attaqué par un prédateur. Certains chercheurs soutiennent très fortement que dans les restaurants, les individus isolés préfèrent s’installer le dos au mur et que ceux qui se trouvent par exception au centre, passent encore plus de temps en surveillance.

Mais les auteurs eux-mêmes font état d’une autre interprétation. Plus on est nombreux, plus on est occupé par le groupe et moins on dispose de temps pour surveiller les abords. Cependant, la concordance avec les résultats obtenus en observant les animaux, donne à réfléchir.

[p. 78]

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24-03-2017

Henning Mankell : Les chaussures italiennes – 2006

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A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption.

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23-03-2017

Jakub Schikaneder : Solitude – 1908

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22-03-2017

Chritine Gonzalez

Gonzalez-

@gwenenuts

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20-03-2017

Agnès Audras : une immense solitude

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http://www.agnesaudras.com/

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18-03-2017

Désert

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17-03-2017

Paul Zumbiehl : Un atoll et un rêve -1986

64-128 Zumbiehl- Ah, vivre sur une île déserte ! Fuir la ville, le bruit, les soucis, et paresser au soleil, là où la mer est toujours verte et le ciel toujours bleu…
Ce rêve, Paul et Danièle l’ont réalisé. Ils ont tout quitté pour s’installer sur Ahunui, un atoll inhabité de l’archipel des Tuamotu. Un anneau de corail de six kilomètres de diamètre. Au centre, le lagon. Autour, le Pacifique. Noix de coco; crabes géants et poissons multicolores… Le paradis !
Aventure, certes, mais minutieusement préparée : nos deux rêveurs sont des réalistes qui ne comptent pas vivre d’amour et d’eau salée. Cultiver des huîtres perlières, planter des arbres fruitiers, élever des poulets… Paul a tout prévu… sauf les cinq cyclones qu’ils vont essuyer coup sur coup ! Que faire ? Renoncer ou se battre ? Après tout le paradis, ça se mérite !

Source : J’ai Lu

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15-03-2017

Ascanio Condivi : L’Œuvre littéraire de Michel-Ange

LXII. — Dès sa jeunesse, Michel-Ange s’était adonné, non seulement à la sculpture et à la peinture, mais encore à tout ce qui se rattache à ces arts. Il s’y livrait si studieusement qu’il finit par s’isoler longtemps du commerce des hommes, ne pratiquant que le moins d’amis possible. Les uns, par là, le jugèrent orgueilleux, les autres bizarre et fantasque. Aucun de ces vices n’était sien ; mais, comme on l’a vu chez des hommes supérieurs, l’amour de la vertu et le continuel exercice des arts valeureux le faisaient solitaire et se complaire si bien dans son isolement que la compagnie des hommes, non seulement ne le contentait pas, mais lui déplaisait même, comme si elle eût troublé sa méditation. Il n’était jamais moins seul que lorsqu’il était solitaire, ainsi qu’accoutumait de dire le grand Scipion.

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10-03-2017

Caroline Alexander : Les survivants de l’Antarctique – 1998

64-128Voici la stupéfiante histoire d’une aventure unique : celle qui par un froid battu par des vents titanesques, mena, durant dix-sept mois, de décembre 1914 à mai 1916, les hommes de l’expédition Shackleton à abandonner leur bateau aux glaces de l’Antarctique qui l’avaient emprisonné, à tenter leur chance sur des canots, puis à dériver en mer de Weddell sur des milliers de kilomètres de glace, en quête de leur survie.

Une histoire de vie et de mort, d’astuce et de courage, superbement contée par Caroline Alexander et illustrée des saisissantes photographies originales de Frank Hurley, irremplaçable portraitiste du terrible voyage. (3/12/1998)

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08-03-2017

Evidence

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06-03-2017

José-Louis Luiz Poveda : retrouvé mort chez lui depuis plus d’un an

Le corps de Jose-Louis, un homme de 68 ans, a été retrouvé jeudi mort à son domicile, de Mantes-la-Jolie, Yvelines. Les policiers ont découvert son corps en état de momification. Ils étaient accompagnés d’un huissier de justice envoyé par la bailleur face aux loyers impayés par le locataire.

D’après le courrier accumulé dans la boitre à lettres depuis janvier 2016, l’homme serait mort depuis plus d’un an. Selon les témoignages, l’homme était apprécié de tous ses voisins, pas assez malheureusement pour que l’un d’eux ne s’étonne de son silence durant douze mois.

Additif : José-Louis a été inhumé le mardi 18 mars dans le cimetière de Mantes-la-Jolie près de sa mère. Mis à part les employés funéraires personne ne l’a acompagné. Fils unique il vivait dans la solitude après le décès de sa mère en 2009.

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03-03-2017

Trois naufrages pour trois îles – 1998

64-127 TroisNaufragesCe recueil publie les récits authentiques, par ceux qui les ont subis, de trois naufrages qui se sont produits au 19ème siècle sur les côtes des îles australes françaises :
- l’Aventure à Crozet (William Lesquin) en 1825
- la Favorite à Kerguelen (John Nunn) en 1825
- le Strathmore à Crozet (Ian Church) en 1875

 

 

 

 

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01-03-2017

David Foenkinos : La Tête de l’empoi

J’ai cosulté mon téléphone: je n’avais aucun message. C’est à cela que servent les téléphones portables, à se rendre compte que personne ne pense à vous. Avant, on pouvait rêver que quelqu’un cherchait à vous joindre, à vous parler, à vous aimer. Nous vivons maintenant avec cet objet qui matérialise notre solitude…

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28-02-2017

Fabrice Amadeo – 11e du Vendée Globe

64-130 amadeo-La solitude vous a-t-elle pesé ?
Évidemment il y a eu le manque douloureux de ma femme, de mes enfants, de mes proches. Mais j’ai adoré la solitude et je l’ai apprivoisée. Et je vais maintenant continuer à la chercher quand je serai à terre. C’est un luxe de pouvoir être seul et d’avoir autant de temps pour soi. Tout ça dans l’adversité et en se découvrant soi-même. Cela a été une expérience très riche.

Vous saviez que le Vendée Globe était une aventure humaine unique…
Oui, mais je n’avais pas appréhendé à quel point cela pouvait être puissant d’un point de vue personnel. J’avais sous-estimé l’impact que cela peut avoir d’être seul face à soi-même dans l’adversité, dans des régions sauvages, dans des moments dangereux. Je reviens changé. [Source : Le Figaro]

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28-02-2017

Mort depuis un an !

Le 28 février; à Laval, (Myenne) les policiers découve dans un immeuble le corps d’un homme de 65 ans, décédé chez lui depuis plus d’un an. C’est l’employé du syndic de gestion de l’immeuble, chargé de relevé les compteurs d’eau, qui donne l’alerte après avoir constaté que la comsommation au compteur était rigoureusement la même que celle de l’année dernière.

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24-02-2017

Richard Nelson : L’île, l’océan et les tempêtes – 2003

64-127 nelson-Richard Nelson n’est pas un écrivain comme les autres. Sensible et surprenant, son récit échappe à toute définition. Il fait naître, au contraire, le rêve d’une autre vie. Une île déserte au large des côtes de l’Alaska, offerte à l’océan… Ce lieu vierge de toute trace  » civilisatrice « , l’anthropologue va le découvrir et le partager avec les cerfs, les ours, les aigles, les loutres de mer et les baleines à bosse qui le peuplent. Immergé dans la nature, fort de son savoir mais libéré de ses préjugés culturels, il prend peu à peu possession de l’espace… avant que celui-ci ne s’empare de lui. Richard Nelson transcende cette expérience unique de simplicité avec enchantement et poésie, et nous entraîne dans un monde ancien que peu d’entre nous auront l’occasion de connaître. Ode à la nature, véritable histoire d’amour entre un homme et une terre, L’île, l’océan et les tempêtes réveille, comme par magie, une forme d’innocence perdue. (10/2003)

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22-02-2017

Gilles Lagardinier : Ça peut pas rater

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17-02-2017

Jean-François Petit : Le chant des Kerguelen – 2001

64-126 petit-Jean-François Petit est recruté par l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) pour s’occuper, avec trois autres collègues, des transmissions du district de l’archipel des Kerguelen. Ce qui était une mission professionnelle se transforme en choc de la découverte : des paysages époustouflants, une faune et une flore luxuriantes sont alors restitués dans une description sensible, tout au long d’un carnet de voyage tenu pendant un an. Jean-François Petit, a effectué ce séjour en 1993, alors qu’il était militaire dans l’armée de l’air. Des séjours à l’étranger qu’il a effectués, c’est celui qui l’a le plus marqué, physiquement et affectivem

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10-02-2017

Adolphus Washington Greely : Les Naufragés du pôle -

64-126 Greely-La faim, la folie et la mort… C’est ce que rencontrèrent la quasi-totalité des membres de la petite équipe de scientifiques américains conduite par le lieutenant Greely, qui partit le 4 juillet 1881 à la conquête du pôle Nord. Entamée dans l’enthousiasme, l’expédition prévue pour un an en durera trois : le bateau va s’égarer dans les solitudes glacées et le voyage tourner au cauchemar. Cette aventure tragique nous est connue grâce aux notes rédigées par Greely lui-même, rescapé du drame. Des notes évoquant la monotonie des nuits, la paralysie intellectuelle, les tempêtes, les paysages sinistres et effrayants, les tentatives d’hivernage dans des conditions inhumaines, l’abandon des chiens esquimaux, la mort lente. L’une des pages les plus stupéfiantes – les plus sombres, surtout – de l’histoire des explorations.

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03-02-2017

David Lefèvre : Solitudes australes – 2012

64-125 Lefèvre-À l’ouest de l’île de Chiloé, au Chili, David Lefèvre se retire seul dans une cabane, entre lac et forêt. Son projet : vivre une existence frugale proche de l’autosubsistance et tisser avec le milieu naturel un lien de respect et de connivence. Au fil des mois et des saisons, la vie s’ancre dans ce lieu isolé. L’auteur décrit ses travaux quotidiens, ses escapades au coeur de la nature sauvage qui l’entoure et les réflexions qu’elle lui inspire. C’est aussi l’occasion pour David Lefèvre de s’interroger sur sa solitude, ses racines, son rapport au monde, la signification de l’engagement, le concept de pauvreté volontaire ou encore le besoin d’errance qui l’a poussé à parcourir le monde. Ce voyage immobile est autant un récit sensible tourné vers le dehors qu’une plongée intérieure.

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27-01-2017

Antonio Pagnotta : Le dernier homme – 2013

64-124 pagnotta-Ce récit est l’histoire vraie d’un homme exceptionnel, d’un personnage de légende. Naoto Matsumura, tel un un samouraï sans maître, a refusé en mars 2011 d’évacuer la zone interdite autour de la centrale explosée de Fukushima. Malgré le tsunami et l’apocalypse nucléaire, malgré les réacteurs qui, deux ans après, continuent de cracher de la radioactivité, il a choisi de rester sur la terre de ses ancêtres, dans sa ferme, auprès des quelques animaux encore vivants. Il est aujourd’hui le dernier habitant de Fukushima.

Par cet acte de résistance, le fermier manifeste sa colère face à Tepco, le géant de l’industrie nucléaire, mais préserve aussi son honneur en refusant le sort des habitants évacués des zones contaminées, condamnés à l’errance aujourd’hui et demain aux maladies certaines, pour finir tels des parias. Dans son combat, Matsumura porte toute l’humanité de celui qui refuse de se soumettre à la bureaucratie, à la finance et au lobby nucléaire, dont les choix sont d’abord économiques : sauver le pays de la faillite à n’importe quel coût humain, y compris le sacrifice des enfants.

À travers le lien qu’il maintient entre l’homme et la nature, le respect et le soin qu’il doit aux pierres, aux plantes et aux bêtes, il incarne la lutte de la terre contre le nucléaire, le jour après l’apocalypse. Matsumura est bien plus qu’un militant écologiste ; pour trouver la force de survivre, et sauver sa ville, il puise dans le Japon de la religion et des philosophies ancestrales. (Parution 7 mars 2013)

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20-01-2017

Vassili Peskov : Ermites dans la taïga – 1999

64-125 Peskov-Une famille de vieux-croyants démunis à l’extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis… 1938 : telle est l’incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l’aventure des ermites de notre temps, puis les vains efforts de la plus jeune d’entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga, histoire de femme aussi, ce livre riche et multiple a rencontré lors de sa parution chez Actes Sud en 1992 un succès qui ne s’est jamais démenti. Et Agafia, sa magnifique héroïne, vit toujours, loin du  » siècle « , dans la sauvage solitude de la taïga.

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13-01-2017

Charles Goldstein : Sept dans un bunker – 1967

Sespt dans un bunkerCe livre n’est pas un document de plus sur les ghettos, les camps de la mort, le martyre des Juifs. S’il fallait le comparer à quelque chose, c’est à un Robinson Crusoé d’Apocalypse.
L’auteur, Charles Goldstein, arrêté à Paris, déporté à Auschwitz, a été envoyé de là à Varsovie, pour déblayer les ruines du Ghetto. C’est alors que se déclenche l’insurrection de Varsovie, dirigée par le général Bor-Komorowski. Charles Goldstein se joint à l’insurrection. Quand celle-ci est écrasée, il se réfugie avec six autres Juifs dans la cave d’une maison en ruine. Ils creusent une sorte de «bunker» qui communique avec les égouts.
Pendant quatre mois et demi, jusqu’à ce que les Russes arrivent, ils vont vivre dans la nuit une prodigieuse aventure. Il faut trouver à manger, à boire, assurer sa sécurité. Des égouts peut surgir le salut, mais aussi l’ennemi. Bientôt la neige empêche les sorties nocturnes. Les événements sont à la fois humbles et extraordinaires, comme la découverte d’une source, hélas bientôt tarie.
Parmi les sept, il y a, outre le narrateur, Ignace, ancien boucher, Haskel, petit industriel, Isaac, étudiant en médecine, Daniel, venu de Belgique et qui n’a que dix-huit ans, Samek, étudiant en chimie, et une jeune fille de vingt ans, Hannah.
Leur aventure de Robinsons suffirait à ce qu’on ne puisse laisser cette lecture inachevée. Mais il y a en plus la qualité humaine de ces hommes et de cette jeune fille, leur volonté de vivre, la tendresse qu’ils éprouvent les uns pour les autres, la sagesse et la bonté qu’ils ont découvertes dans le malheur. Il est impossible de ne pas les admirer et de ne pas les aimer.
Dans la nuit de leur bunker, ils recueillent un grand malade, trouvé dans les égouts. L’ironie veut que ce huitième homme soit un prêtre polonais qui, jusqu’ici, n’avait pas pensé à plaindre les juifs. Le prêtre est atteint de typhus et tous acceptent de risquer leur vie pour lui. Il sera sauvé avec eux au terme d’une épreuve où tous auront appris à mieux se comprendre.

Parution : 24/11/1967

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06-01-2017

John Haines : Vingt cinq ans de solitude – Mémoires du grand Nord – 2006

64-123 Haines-

En 1947, John Haines s’installe dans une cabane isolée en Alaska. Il y passera vingt-cinq ans, menant une existence rude et solitaire faite de chasse et de pêche, de pièges et de traques, de pistes tracées au sein d’étendues vierges. Dans un univers où, face au blizzard, un feu qui s’éteint signifie la mort, où le chasseur devient parfois la proie, chaque rencontre est essentielle. Ce récit, servi par une langue précise et forte et un sens aigu de l’observation, nous fait découvrir un des derniers grands espaces sauvages de la planète. Un pays où la neige, le feu, les étoiles sont les seuls livres que lisent ceux qui vivent au rythme des saisons. Avec sérénité, John Haines transforme son expérience intime en un récit initiatique et intemporel, où le moindre événement trouve sa résonance en chacun de nous.

Vingt-cinq ans de solitude est l’histoire incroyable d’un trappeur moderne, un hymne à la vie sauvage et un classique de la littérature du Grand Nord.

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30-12-2016

Patrick White : Une ceinture de feuilles

White-Un gentleman anglais et sa femme font naufrage, vers 1830, sur une plage des côtes australiennes. Les rescapés abordent sur une plage où ils sont massacrés par les indigènes. Seule Mrs Roxburgh est épargnée, mais c’est pour devenir l’esclave de la tribu. Elle partage pendant des mois la vie des sauvages, vêtue d’une ceinture de lianes où elle dissimule son alliance, avant d’être sauvée par un forçat évadé.
De toutes les figures féminines si vivantes qu’on rencontre dans l’œuvre du prix Nobel australien, Helen Roxburgh est peut-être la plus émouvante et la plus vraie. Outre le puissant intérêt du récit, ce roman offre le portrait d’une femme déchirée entre deux univers, la fidélité au souvenir d’un mari très civilisé et l’attachement à un être violent et frustre.

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23-12-2016

Henri Bourdens : Croisière cruelle – 1968

64-131 Bourdens-Âpre lutte pour l’existence sur une Ile déserte

Singa Betina navigue à travers calmes et grains, d’une ile à l’autre du Grand Archipel d’Asie. C’est la route des galions, des épices, intouchée depuis les premiers découvreurs. Mais entre Célébes et Moluques les choses se gâtent : le gréement est en si mauvais état que Henri Bourdens décide de se dérouter vers Timor. Hélas, un cyclone souffle sur la mer d’Arafura : Timor ne pourra être atteint, et après une longue traversée, essayant de gagner Darwin, Singa Betina, drossée par les courants et les vents, s’échoue sur le rivage de l’ile Bathurst, à 100 milles au nord de l’Australie.

Une petite quantité de matériel a été sauvée; un camp est dresse, dans lequel une existence précaire s’organise. Pendant deux mois, Henri et José Bourdens vont lutter pour survivre et rejoindre le monde civilisé. Les vivres sont épuisés, et les ressources locales quasi inexistantes. Inlassablement, ils tentent de traverser ou de contourner l’ile, dans une perpétuelle tragédie. Ils découvrent ce qu’est l’Enfer : un marais de palétuviers grouillant de serpents et de crocodiles. Enfin la mousson se renverse et les deux naufragés s’embarquent sur un radeau, préférant les risques du large à la lente agonie de la faim. Apres quatrevingts heures au cours desquelles l’engin s’enfonce lentement, un bâtiment australien croise leur route, in-extremis, et c’est le miracle.

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16-12-2016

William Willis : Le chant du Pacifique – 1956

64-1322 Willis-En 1954, l’auteur de ce livre, William Willis, appareillait seul, de Callao au Pérou, sur un radeau en bois de balsa qu’il avait lui-même construit et équipé, pour aborder, 115 jours plus tard, aux Samoa, après avoir franchi, à travers le Pacifique, une distance de 6 700 milles.
Le Chant du Pacifique n’est pas seulement la relation exacte d’un exploit sportif d’une rare audace. Sorte d’épopée de la grande aventure humaine, c’est, tout frémissant de passion et de poésie, le chant bouleversant de l’homme jeté seul dans l’univers, en quête d’absolu.

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09-12-2016

Benjamin Guérif : Pietro Querini – Les naufragés du Röst – 2008

64-132 Querini-En 1431, alors que Venise étend son empire maritime sur la Méditerranée, le capitaine Pietro Querini, patricien cultivé et polyglotte, conduit vers les Flandres un lourd vaisseau de commerce. Â peine le navire a-t-il dépassé Gibraltar qu’une violente tempête l’endommage. Commence alors une longue dérive vers le Nord inconnu, vers le froid et la nuit hivernale arctique, peuplée par l’imagination populaire de monstres et de créatures légendaires… Après avoir enduré d’insupportables épreuves, Pietro Querini et ses hommes débarquent sur l’île de Röst, terre désolée perdue au large de la Norvège. La découverte de cette improbable société  » barbare  » bouleversera leur destin. Porté par une écriture éblouissante, ce livre inspiré de faits réels, fondé sur le journal de bord de Querini et sur des témoignages de marins, est, plus qu’un magnifique récit d’aventures, une réflexion subtile sur l’histoire, l’humanité et l’altérité.

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02-12-2016

Jacques Chancel – Le désordre et la vie

62-332 chancel-Un dimanche parmi tant d’autres. Se lever tôt, se coucher tard, écrire à n’en plus finir, des heures durant, non pas pour faire œuvre mais pour noircir des pages, c’est le lot de la solitude que l’on se donne. Ce que j’aime ce sont les notes jetées à la hâte sur des bouts de papier, les impressions de l’instant souvent mal formulées, les mots du cœur qui tombent libres sur la page et que l’on effacera bien sur, par pudeur souvent, par orgueil parfois. La publication fige les meilleures intentions, fragilise la phrase. Paraître, c’est limiter l’immense espace de l’imaginaire, c’est amenuiser, raccourcir, blesser la rêverie. Mais c’est une nécessite. Glenn Gould s’est arreté un jour de jouer… mais c’était pour mourir.

2950 – [Le Livre de poche n° 9669, p. 303] 

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02-12-2016

Daniel Floch : Les oubliés de l’île Saint-Paul – 1982

64-133 Floch-Ils étaient nos parents ou nos grands-parents. Voulant s’affranchir d’une vie difficile et sans avenir, ils sont partis à la poursuite d’un rêve, celui de la fortune qui devait leur permettre une vie meilleure. « Je vous offre de l’or, l’île Saint-Paul pullule de langoustes, il suffit de se baisser pour les ramasser » : quand, en 1928, René Bossière décide de coloniser l’île Saint-Paul, à quelque 13 000 kilomètres de la Bretagne, non loin des Kerguelen, il n’a aucune difficulté à convaincre quelques dizaines de Bretons de s’engager pour une saison de pêche. Comment résister à de telles sirènes ? Mais les promesses du recruteur sont restées à quai. La réalité se révèle bien différente. Sur Saint-Paul, tout est à faire pour ces pionniers : la pêche elle-même, la construction d’une conserverie et celle des baraquements pour se loger. Les relations s’enveniment alors rapidement, d’autant plus que l’île n’offre guère de distractions : le paysage est désertique et le rocher battu par les tempêtes. Lorsque « L’Austral », seul navire de l’île, quitte Saint-Paul, les quelques gardiens pensent qu’ils vont vivre une courte période d’isolement qui sera récompensée par un ravitaillement en produits frais. Mais les mois passent, l’hiver s’installe et « L’Austral » n’est toujours pas au rendez-vous. C’est l’enfer qui commence. La maladie – cette fois-ci le scorbut – frappe ces « oubliés ». Des sept Bretons demeurés dans l’île, abandonnés et sans secours durant neuf mois, quatre mourront, trois autres pourront être sauvés. La détermination de René Bossière n’est pourtant nullement entamée. Les tentatives suivantes se soldent par de nouveaux et dramatiques échecs. Saint-Paul, rêve englouti d’une pêche miraculeuse, fut pour les « oubliés » une terrible tragédie.

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25-11-2016

Thor Heyerdahl : Fatu Hiva – Le retour à la nature – 1937

64-134 Heyerdahl-« Nous débarquâmes sans vivres et sans armes, décidés à vivre de ce que nous pourrions réaliser de nos mains nues. Il n’y avait pas d’autres blancs sur l’île et nous ne connaissions pas la langue marquisienne. La baleinière retourna vers la goélette qui attendait au large, après que le capitaine nous eût promis de revenir dans un an. Nous étions abandonnés sur une plage de l’île sans radio ni autres moyens de communication avec le reste du monde. »

Thor Heyerdahl écrivit ces lignes en 1937, lors d’une première expédition aux îles Marquises. Il raconte, dans ce livre, l’expérience d’un retour à la nature, qu’il fit avec sa jeune femme, dans l’île luxuriante et sauvage de Fatu Hiva. A cette époque Thor Heyerdahl essaya de fuir la civilisation et de découvrir d’autres valeurs, comme Gauguin l’avait fait avant lui quelques quarante ans plus tôt dans ces mêmes îles. « Fatu Hiva » est avant tout le récit d’un grand scientifique à la recherche de la vraie nature de l’homme. Au cours de cette aventure, Thor Heyerdhal aura l’intuition de théories sur les migrations polynésiennes qu’il vérifiera plus tard lors de ses célèbres expéditions du Kon-Tiki et d’Aku-Aku.

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18-11-2016

Jean-Claude Brouillet : Lîle aux perles noires – 1984

64-134 Brouillet-Perdue dans le bleu, une île. Introuvable, secrète, inaccessible. Centre de nulle part comme le Paradis. Au cœur de l’île, un lagon de saphir. Et dans l’abîme du lagon, veillées par les requins, plus somptueuses que les nuages, plus rares que le diamant, les perles noires. Nées d’un rêve et d’une nacre. Nacre inconnue, rêveur connu : Jean-Claude Brouillet. Son destin s’inscrit dans les neuf lettres de son nom : B, comme Béarnais. R, comme réussite. O, comme orgueil. U, comme un. I, comme imaginaire. L et L, comme lion et liberté. E, comme espace. T, comme trajectoire. La sienne. Unique. Qui l’a mené, de coups de gueule en coups de poing, de coups d’audace en coups de reins, de la jungle du Gabon aux atolls du Pacifique dans une éblouissante course au soleil où la vie, pour une fois, est plus vraie qu’un roman.

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11-11-2016

François Leguat (1635-1735) – Aventure d’un protestant et de ses compagnons exilés en deux îles désertes de l’océan Indien : 1690-1698

64-136 Leguat-Les Français possédaient un Robinson (publié avant celui de Defoe) et ils l’avaient oublié ! Et le plus fort de l’affaire est que l’ouvrage qui nous conte ses aventures n’est pas un roman : François Leguat a bien existé, il a bel et bien vécu (entre 1690 et 1698) l’impossible histoire qu’il nous relate ici par le détail – et, dernier miracle, il a eu l’âme assez généreuse pour en faire un grand livre. Lui et ses compagnons font partie de la triste cohorte de ces protestants exilés que Louis XIV, sottement conseillé par la Maintenon, avait chassés de France en révoquant l’édit de Nantes. Réfugié en Hollande, Leguat, secondé par une poignée de gaillards sans expérience, se voit dépêché par les autorités d’Amsterdam au beau milieu de l’océan Indien afin de mettre en valeur les îles Mascareignes. L’île Bourbon – aujourd’hui La Réunion – n’étant alors peuplée que par une poignée de malheureux un peu oubliés par la France, c’est d’abord vers elle qu’on les a dirigés (Maurice était pour lors possession hollandaise). Mais Louis XIV se décidant enfin à s’occuper de son île, ils échouent sur la plage d’une terre parfaitement déserte – qui répond au beau nom de Rodrigue. Cette robinsonnade, contée avec vivacité par un Rousseau avant la lettre, ferait déjà un bon livre, mais les choses ne tardent pas à mal tourner… et la seconde « isle » où échouent nos exilés sera celle de l’horreur. D’où le livre de l’infortuné Leguat va tirer – pour notre âpre édification – une altitude inattendue…

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04-11-2016

Dean King : Les naufragés du Sahara –

Mise en page 1

En 1815, douze marins et leur capitaine, en route du Connecticut vers les îles du Cap-Vert, s’échouent au large de la Mauritanie actuelle. Faits prisonniers par des marchands d’esclaves, ils effectuent avec eux une véritable odyssée à travers le Sahara, pendant laquelle ils sont confrontés à l’insoutenable. Se basant sur les écrits de deux survivants, dont le capitaine Riley, et sur sa propre expérience du désert, Dean King nous fait revivre avec brio cette expérience infernale. Il en profite pour nous instruire sur les diverses coutumes des peuples, la géologie et l’histoire naturelle du désert.

Nus, les pieds écorchés, sous un soleil mordant, affamés, assoiffés, battus, méprisés en tant qu’infidèles, assaillis par des tempêtes de sable et des invasions de sauterelles, les captifs marchent sans fin dans un milieu hostile. Ils apprennent comment tenir en se nourrissant d’insectes séchés, de moelle animale, ou d’urine concentrée. Cette abondance de détails scabreux ne sombre pourtant jamais dans le sordide.

Nous avons là à la fois un manuel de survie, un incroyable livre d’aventures vécues où l’horreur le dispute à la fascination, et une relation sans fard de la douleur physique. Ce récit constitue en fait une véritable ode au courage et au dépassement de soi. On ne sort pas indemne de cette histoire inoubliable.

 

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02-11-2016

Jacques Chancel : Le désordre et la vie

62-332 chancel-J’ai toujours en ligne de mire Les Trois Mousquetaires, Vingt mille lieues sous les mers et Robinson Crusoé. Je me faisais un monde, comme Michel Mohrt qui publie en ce moment L’Air du large : qui n’a rêvé de se trouver un jour sur une île déserte, libre des contraintes de la civilisation, maître de son temps et de soi comme de l’Univers ? Robinson Crusoé est vraiment devenu un mythe, au même titre que Don Quichotte ou Faust, et Mohrt a raison de rappeler que l’histoire racontée par Daniel Defoe nous passionne plus encore aujourd’hui. « Robinson incarne l’un des grands thèmes de la civilisation occidentale : le triomphe de l’homme sur la nature qu’il sait utiliser, exploiter, pour subvenir à ses besoins. » Il m’est arrivé de trouver des îles mais chercher est plus exaltant. Beautés de la quête, de l’inaccessible étoile.

[Le Livre de poche n° 9669, p. 21/2]

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